patoche77

343 votes

  • Okavango

    Caryl Férey

    8/10 « J’irais revoir mon Okavango avec ses réserves pleines d’animaux «
    Cà pourrait commencer comme çà si c’était une chanson mais bon là, c’est un roman du sieur Caryl Férey .
    Deuxième roman que je lis de cet auteur, après led et ses paysages sibériens nous voilà en pleine Afrique australe avec Okavango, sacré choc thermique que voilà.
    Pour les moins érudits dont je faisais parti mais je suis vite revenu, Okavango est un énorme fleuve qui a la particularité de se jeter dans un delta et non dans la mer et l’Afrique australe, eh bien c’est juste au-dessus de l’Afrique du Sud, mais bon j’arrête là mon cours de géographie, google ou une mappemonde vous renseigneront petit patapon beaucoup mieux que moi.
    En tout cas, on peut dire que les plus grandes réserves d’animaux sauvages et hélas les dernières se situent dans cette zone.
    Au moins avec Caryl Ferey , on voyage et il nous fait découvrir du pays que cela soit historiquement ou humainement avec au milieu de tout çà des héros irréfutables , tout en mélangeant l’histoire d’ un thriller imaginatif mais surement tiré d’une histoire vraie ou approchante , bref çà fait véridique et çà fout les abeilles .L’humain est parfois un gros dégueulasse et je pèse mes maux .
    Je ne connais pas assez cet auteur, je vais rattraper mon ignorance avec ses anciens romans déjà sorti, mais bon une chose est sûre, il sait de quoi il parle vu qu’il va sur place, c’est un romancier globetrotter et je deviens fan de ce genre de type qui mouille la chemise.
    Son intrigue tient la piste (on est en Afrique), les héros sont de vrais héros très empathiques et on suit cette histoire accrochée grave au bouquin.
    Vous vous doutez bien qu’on va parler de braconnage, de meurtres d’animaux pour les fantasmes de certains humains en manque d’érection, une autre forme de perversité des plus débiles.
    C’est choquant et malgré mon Age avancé j’ai encore découvert que certains humains sont encore pires que je croyais et que pour s’enrichir, il n’y a pas de limite.
    Car je ne doute pas une seconde de la véracité de cette histoire ou d’un truc approchant.
    Si vous cherchez un thriller de qualité, dépaysant aussi bien que dérangeant, avec une écriture fluide, de vrais héros empathiques qui défendent leurs valeurs bec et ongle, eh ben je vous conseille cet agréable roman qui certes est sans concessions mais bon le monde est comme çà.
    J’ai adoré

    24/12/2023 à 18:49 8

  • La Porte de Bosch

    Christophe Vasse

    5/10 Le premier mot qui me vient après cette lecture, c’est déception.
    J’en attendais beaucoup plus de ce roman de Christophe Vasse, roman dit fantastique et il l’est, je suis frustré.
    Couverture sympa, titre intriguant, sujet sur le peintre Jheronimus Van Aken dit Jérôme Bosch ou Jhéronimus Bosch, ce dernier nom, je ne sais pas pour vous, me rappelant fortement un autre héros de mes lectures préférés. Bon sujet qui m’a permis de découvrir ce peintre avec des toiles bien fantastiques dans tout les sens du terme.
    Déception parce que je n’ai pas trouvé ce bouquin mauvais mais très inégal dans l’intérêt que le lui ai porté. Un peu trop de simplicité dans la compréhension de l’intrigue avec une histoire qui évolue avec un manque évident d’explication qui au bout d’un moment m’ont rebuté.
    Pourtant, y’avais de quoi faire avec de très bonnes idées imaginatives de l’auteur, de l’occulte, du surnaturel enfin bref, du fantastique vraiment fantastique.
    Mon intérêt a cruellement fluctué suivant les moments qui pouvaient être aussi intenses et addictifs que creux et manquant de liens.
    On va dire une simplicité scénaristique qui laisse trop de questions sur le côté et automatiquement un gout d’inachevé

    05/11/2023 à 11:47

  • Le Jeu de l'assassin

    Nils Barrellon

    7/10 Mesdames et messieurs les jurés.
    Nous sommes dans ce tribunal pour juger un homme, un écrivain qui vient d’écrire son premier roman.
    En tant que défenseur du sieur Nils Barrellon, je m’insurge contre les faits qui lui sont reprochés sournoisement.
    Car que peut-on reprocher à ce premier roman ?
    On ne peut pas lui reprocher d’avoir sans doute été légèrement influencé, et cela reste à prouver, par Frédéric Dard.
    On ne peut pas lui reprocher de copy cat ou de plagiat avec les concordances des meurtres De Jack l’éventreur lui -même.
    On ne peut pas lui reprocher une certaine morosité, L’auteur manie l’humour avec virtuosité tout le monde en conviendra.
    On ne peut pas lui reprocher d’avoir flirter avec l’ennui avec ses chapitres courts, un rythme constant, de l’action et des rebondissements.
    Vous ne pouvez pas décemment, mesdames et messieurs les jurés condamner cette jeunesse, ce souffle nouveau même si cela reste une intrigue classique.
    Alors quoi !
    Parce que la fin a été moins convaincante et sans doute trop rapide, vous voudriez ranger ce roman dans le fin fond d’un cachot littéraire.
    Non ce n’est pas sérieux et j’en appelle à votre clémence, à votre probité , réfléchissez avant de prendre une décision finale , je vous en conjure.
    Une seule condamnation est possible à mes yeux, qu’il en écrive un second.
    Pour voir.

    28/10/2023 à 10:31 5

  • Los Angeles River

    Michael Connelly

    7/10 Harry Bosch, level 10 validé. Pas de panique, il en reste plein.
    Encore un bon Connelly qui tient la route même si je préférais quand Harry était au LAPD.
    Pas que cette deuxième enquête comme privé soit moins bien écrite, mais bon disons que je suis moins à l’aise avec Harry, qui comme l’as bien trouvé également Charlice, est des plus perspicace.
    Notre héros deviendrait -il voyant extralucide ? J’exagère bien sûr, mais bon le fait est que c’est un petit peu trop par moment.
    Roman qui commence bizarrement quand on apprend de but en blanc, la disparition d’un des personnages importants vus déjà, si je ne trompe pas dans deux romans.
    D’un autre côté, une fois cette mauvaise nouvelle consommée, on a envie que d’une chose, c’est de savoir, non mais c’est vrai quoi, il nous fait quoi le Michael.
    Et c’est là qu’entre en jeu deux autres personnage déjà vu dans des romans antérieurs ce qui m’amène à dire, un de perdu, deux de retrouvés, le compte y est.
    J’avoue que j’ai eu du mal parfois à décrypter la méthode d’enquête et de réflexion de notre Harry et j’ai trouvé ça gênant par moment.
    Cela reste néanmoins un bon roman policier, toujours aussi pro.
    Harry reste un de mes héros, qu’il se rassure même si je suis content d’apprendre en fin de roman qu’il a décidé de réintégrer son ancien poste au LAPD.
    Bien , voyons çà prochainement .

    22/10/2023 à 15:26 4

  • La Faille

    Franck Thilliez

    10/10 La faille.
    Je n’ai pas fait gaffe et suis tombé dedans, rien vu venir, rien vu arriver, deux, trois pages d’écoute et le tour était joué, j’étais solidement ferré.
    Bon cela ne pouvait que difficilement finir autrement, Franck Thilliez étant mon auteur préféré et Sharko mon héros préféré, c’était pratiquement joué d’avance.
    Mais quand même, l’auteur n’as pas mégoté, il a encore tapé très fort avec cette nouvelle histoire qui m’as remué sévèrement dans certaines de mes convictions.
    Je me demande si ce n’est pas le meilleur des Sharko, mais bon je dis çà à chaque nouveau bouquin, en tout cas ce roman, il interpelle.
    Une histoire très noire, peut-être même la plus noire jusqu’à maintenant avec que des sujets hypers marrants, la mort dans toute sa splendeur, les trafics d’organes et bien d’autres festivités toutes plus sombre les unes que les autres.
    Tout ça est recherché, intelligemment fait car on approche la frontière du surnaturelle, la limite du crédible sans jamais la dépasser et bien sûr, on découvre des recherches ou des avancées scientifiques qui interrogent au plus profond de nos âmes.
    Et puis, des fois que tout ça ne suffisait pas, l’auteur viens faire percuter son intrigue avec de vraies faits de vies que l’on ne peut pas avoir oublié tellement les finalités peuvent devenir choquantes parce que l’humain reste l’humain et qu’il est dangereux et pas facile de prendre certaines décisions que seul un dieu pourrait prendre si tant est qu’il en existe un.
    L’auteur comme à son habitude n’épargne pas l’équipe de Sharko , on souffre avec eux , pas facile d’être un héros de Thilliez .
    Vous allez peut être penser que je manque d’objectivité avec ce 10 que je suis le premier à mettre et vous avez sans doute raison,
    j’y réfléchirais plus tard, promis, il y a des coups de cœur comme çà….

    22/10/2023 à 10:22 5

  • Comme une caresse sur la joue

    Ana Kori

    7/10 J’avais découvert Ana Kori l’année dernière, découvert mais pas lu, d’ailleurs personne ne l’a encore fait sur ce site jusqu’à ce jour .
    Heureusement que je suis là, p’tain , pour rattraper cet oubli parce que quand même c’est pas mal comme lecture .
    Intéressante, cette écrivaine qui sort « je ne sais combien » de bouquins en deux ans dont quelques uns en autoédition, pas banal dans tous les cas.
    Alors bon, vous allez me dire sans doute à juste titre, et alors ? qu’est -ce que ça prouve ?
    Rien vous réponds-je (çà gratte) d’un sourire sournois et quasi vainqueur se donnant un air important de celui qui sait, mais bon je triche car je viens juste d’en finir un de ces bouquins, vu que sinon je ne vois pas pourquoi je me crèverais la nénette à écrire ces lignes. Et tout ça pour vous distraire, voyez comme j ’essuie ! (Rappel de l’éponge, ah bah oui hein c’est du haut de gamme)
    Finalement, j’ai bien fait de le lire ce roman car j’y ai passé un moment agréable.
    « Comme une caresse sur la joue » n’est pas le premier roman de Mme Kori mais le premier d’une trilogie mais je ne suis pas sûr de cette information. Disons qu’il y en a déjà trois de la même série.( Il s'avère qu'un numéro 4 sort en decembre 23 ,information post critique )
    C’est un roman court, thriller fluide et très bien rythmé avec un mélange bien proportionné de roman noir, de policier, de psychologie enfin bref une belle découverte.
    Nous découvrons et suivons la commandante Jade Fontaine et son équipe nouvellement constituée aux prises avec ce qu’on peut appeler un sérial killer qui est sacrément secoué.
    Disons qu’après avoir sévèrement émasculé ses victimes, ce qui doit être très désagréable pour tout homme normalement constitué, il les pourfend d’innombrable coups de couteaux .
    On suit deux histoires qui devrait se rejoindre obligatoirement mais ça ne tue pas le suspens pour autant, ce n’est pas là le plus important vu que c’est bien fait, enfin je trouve.
    J’ai bien aimé la fin qui ne s’arrête pas brutalement avec la découverte et l’arrestation du tueur. Ce qui se passe après est expliqué, ce que deviennent tous les protagonistes de l’histoire et je trouve ça bien.
    Lecture sympa, distrayante et addictive avec un petit truc en plus , j’en ai la forte impression .

    21/10/2023 à 10:59 2

  • Au revoir là-haut

    Pierre Lemaitre

    9/10 Pour moi, ce roman de Pierre Lemaitre est une re -re- redécouverte.
    En effet, d’abord je l’ai lu en version poche, puis je l’ai vu dans l’excellente adaptation cinéma d’Albert Dupontel et maintenant je viens de l’écouter avec comme lecteur, qui de mieux que l’auteur, Pierre Lemaitre lui-même.
    Ce qui est marrant ou curieux, c’est la perception différente que j’ai eu suivant le support. N’exagérons pas, l’histoire est bien la même ou pas loin avec la version cinéma, mais quand même, j’ai eu l’impression par moment de redécouvrir ce roman ou peut être devrais-je dire, de découvrir certaines choses qui m’avait sans doute échappé ou que j’avais lamentablement oublié.
    Alors bon, 10 ans environ ont passé pour cette expérience qu’on va qualifier d’unique, c’est la première fois pour moi, c’est déjà ultra rare que je relise un bouquin.
    C’est normal de ressentir les choses différentes, presque logique mais quand même, çà a été une expérience intéressante, surprenante et très plaisante.
    Les trois versions m’ont plu, faut dire que le roman est un prix Goncourt quand même, d’ailleurs je pense que c’est la première fois que je lisais un prix Goncourt.
    La base était bonne.
    Que j’adorais déjà l’écrivain avec la série Verhoeven, qu’Albert Dupontel est depuis très longtemps un de mes chouchous que ce soit en comique, acteur ou réalisateur, j’aime le personnage, et que le livre audio avec comme narrateur Pierre Lemaitre apporte fondamentalement un plus.
    Bah l’histoire, vous la connaissez tous ou pas loin, je ne vais pas m’amuser à vous la résumé, c’est génialement bon, vous le savez bien ….
    épicetou .

    20/10/2023 à 09:08 9

  • Sang d'encre au 36

    Hervé Jourdain

    6/10 Après avoir été très emballé par la lecture de « Femmes sur écoute » du même auteur, j’avais envie de prendre un risque en me confrontant au premier roman écrit de Mr Jourdain.
    Pourquoi dire « prendre un risque » me demanderez-vous ?
    Parce que c’est souvent le cas qu’un premier roman soit moins abouti ou qu’il ne vous apporte pas ce qui vous a plu dans les suivants. C’est comme s’il y avait comme une sorte de rodage dans l’écriture de l’auteur.
    D’un autre côté, c’est rassurant. Cela prouve que l’auteur évolue dans le bon sens et c’est bien pour lui et pour nous.
    Alors voilà, pour moi ce roman policier est une demi-déception. Il me manque des choses et j’oserais dire, c’est presque normal, je m’y attendais.
    Nous avons là pourtant une bonne intrigue avec un tueur rotor qui mets à mal le fameux 36.
    Le lecteur peut avoir l’impression de vivre l’enquête de l’intérieur, toutes les procédures sont expliquées, détaillées, çà peut ressembler presque à un documentaire parfois. Tout ça est donc ultra réaliste et c’est un des points positifs de ce roman.
    Pour moi c’est là le problème, le « trop » réaliste m’as gêné. Du réalisme mais pas assez passionnant et qui déclenche je trouve, une certaine lenteur ennuyeuse
    Vivre en immersion totale comme on dit, c’est bien mais il faut faire attention de ne pas s'y noyer .
    Il m’a manqué du romanesque, de l’empathie pour les personnages principaux et pleins de petites choses.
    Toutes ces critiques n’en font pas un mauvais roman , la preuve avec celles qui m'ont précédé .
    Disons qu’il est moins à mon gout, il m'en faut plus.

    10/10/2023 à 08:50 1

  • Venge-Moi

    Patrick Cauvin

    7/10 Je n’aime pas les histoires tristes mais bon ce roman à deux atouts pour me contrer, il est court et il est bien écrit.
    Je n’avais jamais lu Patrick Cauvin et j’ai beaucoup aimé son écriture.
    Mais bon c’est triste et il faut bien le dire aux antipodes de mes lectures habituels.
    Honnêtement, je me suis demandé ce que je faisais là au bout de quelques pages, mais j’ai persévéré et me suis surpris à prendre petit à petit de l’intérêt avec l’histoire sombre de ce roman noir.
    Je ne suis pas à l’aise avec ces histoires vraiment triste et pleine de sensibilité et de constat morose. J’ai l’impression de n’être pas à la hauteur alors que si j’y réfléchit bien, c’est juste une sorte de protection de ma personne, pour éviter un excès de sensibilité, un trop plein de compassion, parce que j’aime rire, parce que nous les hommes, en tout cas moi ,aimons bien cacher certaine chose , je sais c’est con .
    Cà raconte la tragédie d’une vie, qui vient bouleverser toute une famille avant, pendant et après des évènements extrêmes comme fut la guerre 39/45 pour la population juive.
    Emotion, trahison, vengeance et tout ça pour la même raison, l’amour.
    Parfois, l’amour nous joue bien des tours !

    09/10/2023 à 08:53 5

  • L'Illusion du mal

    Piergiorgio Pulixi

    6/10 Bah quand même, j’ai beau me torturer l’esprit, le constat final de cette lecture n’est pas des plus enthousiasmante. On est plus proche de la déception et j’en suis contrarié.
    Contrarié parce que je me faisais un plaisir de découvrir une nouvelle enquête avec nos deux inspectrices Mara et Eva et que çà ne l’as pas trop fait.
    Pourtant le début était prometteur avec une intrigue intéressante avec le vilain qui se sert des réseaux sociaux comme d’un tribunal, avec comme jurés le peuple et comme jugement final, deux choix la vie ou la mort. On rajoute à çà que le jugé, qui est préalablement enlevé, n’est pas exempt de tout reproche dans la vie, comme on dit il mériterait. Pour couronner le tout, si je puis dire, notre vilain s’essaie au métier de dentiste mais bon, il n’est pas doué.
    Dangereux pour une démocratie tout ça, très actuel aussi ou presque, bref çà commençais pas mal du tout cette histoire.
    Mais bon voilà, le soufflé est retombé sévèrement et j’ai effleuré délicatement l’ennui à plusieurs reprises en faisant attention de ne pas tomber dans le côté obscur parce que bon c’est un Pulixi quand même, que j’avais aimé le premier opus, que je l’avais même mis en mot de passe sur l’ordi du boulot, et que bon quoi, faut respecter le travail de l’auteur.
    La faute à un troisième personnage principal de cette histoire, un criminologue Vito Strega , qui m’est apparu avec peu d’empathie et beaucoup trop caricatural , vraiment mais vraiment trop cliché .
    La faute à une intrigue qui malgré un départ en fanfare, m’est apparu moins approfondi, moins dompté, moins préparé.
    La faute à mon envie, jamais rassasié celle-là, qui devient de plus en plus exigeante.
    Il faut rester objectif, c’est un bon thriller, la preuve par les retours plutôt positif des lecteurs en général, j’en attendais peut-être trop.
    J’en suis le premier peiné car, moi je voulais aimer ce second roman, je vous promets.

    07/10/2023 à 10:08 5

  • Glen Affric

    Karine Giebel

    9/10 Ma chronique va commencer par un coup de gueule, non mais ho !
    Comment fait-on pour écrire des choses aussi tristes, aussi noir et sans espoir, c’est la petite fille des Thénardier Karine Giebel ou quoi ?
    Cette femme est dangereuse, faut l’empêcher d’écrire, c’est de l’ordre de la sécurité nationale, j’ai failli y perdre la vie, moi avec ce bouquin.
    Enfin la vie pas vraiment, j’ai voulu me jeter par la fenêtre de désespoir à la fin du roman, mais bon j’avais oublié que je n’avais que des portes fenêtres chez moi et donc je suis tombé de 3 cm, les dommages sont minimes.
    Minimes mais profond.
    Non mais c’est quoi le leitmotiv d’écrire ce genre de livres qui fait du mal à ma petite personne, qui vient contrarier cette fureur de vivre que m’envierait même feu James Dean ,qui me désespère de tourner des pages toutes aussi noires les unes que les autres , qui m’arrache des larmes à faire pâlir un crocodile , qui te fait passer pour un zombie pour tes collègues préférés parce que tu as eu le malheur de lire quelques pages de ce bouquin satanique avant d’aller travailler, parce que c’est pas possible comme histoire , c’est un rêve , que dis-je un cauchemar ,et je vais me réveiller ,parce que des émotions comme celles-là , c’est dangereux , cela peut réveiller de vieux souvenirs que tu avais profondément enfoui dans les pages noires de ta jeunesse , que çà libère en toi quelque chose qui n’est pas facile à expliquer , c’est douloureux et bienfaisant en même temps , que çà déclenche des émotions surprenantes que tu n’as plus l’habitude , parce que quoi qu’on dise la tristesse est belle parfois , parce que tu redeviens un humain sensible , que tu peux sentir la peine , la joie , l’amour et que tu trouves çà beau ,que tu est surpris de ne pas l’avoir ressentit ces derniers temps et qu’enfin vaincu ,tu remercie l’autrice de t’y avoir aider.
    Mon premier Giebel , un truc de ouf !

    30/09/2023 à 10:30 3

  • La Glace

    John Kåre Raake

    7/10 Voilà un roman pas facile à noter.
    Parce que çà se lit relativement facilement mais j’ai quand même une certaine retenue sur l’échelle de plaisir de lecture que je me suis inventé dans ma tête à moi et moi seul.
    Lecture facile, chapitres courts, le pôle Nord comme terrain de jeu, une tempête de neige à faire pâlir Louis Bodin, une intrigue au premier abord sympathique avec pleins de morts mystérieuses, un huis clos grandiose écrit par un scénariste avec un nom qu’on n’oublie pas, John Kåre Raake .Tout ne se présentais pas trop mal, attacher vos ceintures, ça va bientôt commencer.
    En fait je n’ai eu qu’un problème lors de cette lecture, pas insurmontable, pas gênant, disons plutôt contrariant, Impossible d’avoir une franche empathie pour l’héroïne Anna Aune.
    Ancienne des forces spéciales, froide, mystérieuse, en fin de compte la sœur jumelle et la copie quasi conforme de Sarah Geringen, l’héroïne de Nicolas Beuglet . J’avais eu du mal avec Sarah, j’en ai eu avec Anna.
    C’est dommage pour moi et je me demande bien pourquoi ce genre d’héroïne ne fait pas l’unanimité dans l’hémicycle de mes neurones. Le mystère reste entier et je dois à chaque fois dégoupiller le 49.3, cher à notre Elisabeth à nous, pour verrouiller les récalcitrants démoniaques et impurs qui trainent négligemment tout au fin fond de mon cerveau désopilant. Fatiguant p’tain.
    Cela reste un honnête thriller qui tire sur l’espionnage en fin de parcours, parfois un peu trop irréaliste mais c’est ce qui fait son charme.
    Pas complétement convaincu malgré une lecture fluide et facile .

    30/09/2023 à 09:18 1

  • Les Poupées

    Alexis Laipsker

    8/10 Cette fois je ne me suis pas trompé, j’ai bien écouté « les poupées » D’alexis Laipsker .
    J’ai encore bien aimé ce roman que je trouve un peu plus abouti que le précédent, avec une version audio, et je rejoins Charlice et Ironheart à ce sujet, qui est parfaite.
    Alors certes, l’histoire ne sort pas vraiment des sentiers battus mais je me suis laissé entrainé dans l’intrigue avec une facilité déconcertante.
    C’est ça qui est intéressant avec Alexis Laipsker , y’as rien de nouveau mais tu as l’impression que si ,enfin c’est l’effet que cela me fait . Et donc tu t’abandonnes et prends un plaisir certain de lecture.
    C’est un thriller tout simple en fin de compte.
    Le policier bourru et la jeune psy qui mène l’enquête sur des corps retrouvés dans une chapelle abandonné , la fausse voyante qui commence à voir des choses , le meurtrier qui nous étale des pans de sa vie qu’il en devient presque sympathique .Tu rajoute à çà un peu d’humour dans les dialogues et voilà çà le fait .
    Rien de nouveau dans le monde du thriller, mais moi je suis attiré par ce genre lecture , je trouve çà distrayant et j’adore me distraire .
    Et donc j’aime .

    16/09/2023 à 08:43 6

  • Janvier Noir

    Alan Parks

    7/10 Alan Parks, n’en déplaise à certains haricots, est écossais.
    C’est tiré par les cheveux mais bon, je n’avais rien d’autre en stock et puis bon moi, ça me fait rire.
    Et je me lance donc dans une nouvelle série avec les aventures de l’Inspecteur McCoy dans la ville de Glasgow en 1973.
    Roman tout en contraste avec un titre « Janvier Noir » alors qu’il neige pratiquement tout le long du roman et que tout est blanc et glissant.
    Etiqueté roman noir, pour moi c’est un roman policier noir et je dirais plutôt classique mais pas sans intérêt.
    Déjà, il faut s’habituer à McCoy, le personnage principal, qui sans être antipathique dès le début est plutôt difficile à cerner, on se doute qu’il a tout de l’anti-héros et çà se confirmera au fil des pages.
    Faut dire qu’il est un brin spécial notre inspecteur légèrement déluré avec des fréquentations plus que douteuses avec le milieu, de multiples problèmes avec sa hiérarchie et collègues, n’est pas contre un joint de temps en temps voir pire, des problèmes avec l’alcool comme tout bon écossais (là je vais me faire des copains) et pour couronner le tout une petite amie prostituée et droguée. Sans omettre son meilleur ami avec qui c’est à la vie à la mort depuis leur pauvre jeunesse. Meilleur ami, vous vous en doutez, qui est très très, allez j’en remet un, très peu fréquentable.
    Pour moi c’étais une lecture agréable et l’empathie est venu petit à petit avec le défilement des pages qui vous le remarquerez en lisant ce roman se tourne très facilement.
    Un premier tome ou l’on découvre tout ce petit monde imaginé par Alan Parks, des sujets de société relativement noir et glauque, une mise en place des personnages et une enquête qui est le fil rouge de cette découverte.
    L’auteur nous fait déambuler dans la ville Glasgow, là traitant sans ménagement ni concession avec ses quartiers difficiles, d’où sort tout ce qui il y a de plus mauvais de la société écossaise.
    Malgré un certain classicisme que j’ai ressenti fortement au début, l’auteur a su me rendre son roman intéressant et pertinent, d’où ressort une envie de découvrir la suite avec « l’enfant de Février » .
    Mon petit doigt me dit, l’effronté, que je pourrais bien m’enticher de cet inspecteur McCoy et de son jeune adjoint Wattie .
    Il se trompe rarement.

    09/09/2023 à 10:24 6

  • Le Mangeur d'âmes

    Alexis Laipsker

    7/10 Vous vous êtes déjà trompé de bouquin, moi oui.
    Je voulais écouter « les poupées » d’Alexis Laipsker et je me suis écouté « les mangeurs d’âmes » du même auteur.
    J’ai cliqué sur le mulot un peu n’importe comment à priori lors de l’achat. Oui je sais mais bon çà ne pouvait arriver qu’a moi ou tout du moins je ne suis pas surpris. Le pire là-dedans, c’est que je ne l’ai découvert qu’au bout d’une vingtaine de minutes d’écoute. Bon, pas d’inquiétude, j’irais consulter un de ces quatre.
    De toute façon, je voulais découvrir cet auteur, bon pas dans cet ordre mais après coups, je me demande si je n’ai pas bien fait. Découvrir un auteur dans l’ordre chronologique d’écriture à son charme et puis surtout je suis tombé sur un bon roman.
    J’ai bien aimé le style, l’intrigue est excellente, c’est simple et efficace, c’est frais et çà a un petit gout de reviens-y sympathique.
    Alors bon, j’ai relevé quelques coquilles, quelques petites erreurs ou invraisemblances mais ça passe plutôt bien, j’ai quand même baissé ma note pour cela.
    Sinon j’ai bien aimé la double intrigue avec des personnes qui se tuent de manière, on va dire original, et la disparition inquiétante de jeunes garçons d’une dizaine d’années.
    Les enquêtes sont menées par un duo police/gendarmerie par deux flics homme/femme, le duo fonctionne bien, très empathique avec des dialogues simples et joyeux qui contraste avec la situation.
    L’auteur entretien le mystère et l’irrationnel tout au long du roman, les pages tournent vite.
    J’ai aimé ce roman et vais suivre le sieur Laipsker de près dorénavant, et je m’en vais jouer aux poupées …ben maintenant.

    04/09/2023 à 19:34 5

  • Tous les démons sont ici

    Craig Johnson

    7/10 J’en ai fini avec ce septième roman de la série de l’ami Craig Johnson.
    Alors je l’avoue, pour moi cela ne restera pas le meilleur des aventures du shérif Walt Longmire, mais c’est très subjectif tout cela.
    J’ai encore pris mon pied, et pourtant je ne suis plus trop souple, avec cette écriture et ces personnages que j’attends toujours avec délectation.
    Mais là, il est vrai que l’histoire est centrée sur le sheriff et une traque infernale d’un vilain dans le grand froid des Big Horn, et les autres personnages habituels m’ont manqué.
    Pas ou peu de Vic, la nation Cheyenne, Lucian et tous les autres et je l’ai regretté.
    Mais bon, On suit notre shérif à la poursuite dans la célèbre montagne du Wyoming d’un groupe de fuyard alors qu’un terrible blizzard vient compliquer la situation.
    Il se lance seul dans une escapade périlleuse, éreintante et frigorifiante .
    Enfin seul non, mais çà vous devrez le découvrir en lisant ce livre sinon ce n’est pas marrant.
    Tout juste, je peux vous dire que y’as pas mal de surnaturel dans cet opus et que les esprits sont de sorties.
    Ami débutant dans le Johnson (il n’y as pourtant rien à cirer) bah vaut mieux pas commencer par celui-ci pour découvrir notre héros.
    Pas mal de mysticisme, un shérif un peu trop indestructible, peuvent parfois perdre ou énerver un nouveau lecteur.
    Sinon nickel çà le fait encore.
    Comme gamille67 que je me permets de citer, « je suis un indécrottable fan de l'auteur et je lui pardonne tout ».

    03/09/2023 à 11:02 4

  • La nuit n'est jamais complète

    Niko Tackian

    8/10 Drôle d’histoire que ce roman de Niko Tackian .
    Enfin quand je dis drôle, c’est dans le sens « pas commun », parce que on ne rit pas beaucoup, même pas du tout. Cependant on se pose des questions, beaucoup de questions. On se demande ou l’auteur veut nous emmener. Enfin, je devrais dire plutôt nous perdre. On est en droit de se demander si c’est du lard ou du cochon cette histoire. Même un boucher charcutier aurait du mal à le définir, j’en suis convaincu. En un mot et un seul c’est bizarre (pour l’histoire et pour convaincu).
    Difficile à cataloguer ce bouquin, il y a un petit mélange sympathique des genres qui sont écrites et ce qui est plutôt chouette, imaginés.
    Ça commence apocalyptique, puis fantastique, puis horrifique, notre raison qui n’est pas toujours raisonnable nous susurre surnaturelle, notre imagination tourne à 2000 à l’heure, ça brule, çà fume de partout dans cet épais brouillard crée par nos neurones en ébullition.
    Serait-ce une science-fiction effrayante ou encore la fin des fins, brutales et inattendues. On imagine tout un tas d’options de clôtures différentes.
    Cela m’a même énervé, au bout d’un moment de ne pas savoir assez vite, heureusement que le bouquin est court.
    C’est bien fait, c’est tellement inimaginable et non rationnel que tu patine grave dans la choucroute. Un manque de rationalité et l’humain est perdu ou tout du moins à plus de mal à réfléchir sereinement.
    D’un autre coté c’est chouette, ça me réconforte, je suis bien un humain et ce n’est pas une boutade mais çà vous l’apprendrez à la fin.
    Une fin que je n’avais pas vu venir ou tout du moins, je ne l’avais qu’entrevu mais pas creusée.
    Bah çà a de la gueule cette fin, quand même.
    Ça me rapproche un peu plus de l’auteur que j’avais délaissé ces derniers temps à la suite de deux lectures peu convaincantes.
    Et c’est tant mieux.

    01/09/2023 à 14:15 4

  • Le Diable en personne

    Peter Farris

    8/10 Je me suis enfoncé dans le noir, pris par une envie soudaine de m’abandonner dans de vilaines contrées merveilleuses, peuplées de mystérieuses populations rurales et sédentaires, cernées par une horde de vilains pas-beau de toute envergure.
    Bon, pour dire plus simple, j’ai lu le bon roman noir de Peter Farris « Le diable en personne ».
    Ça se lit très vite, je me suis fait flashés plusieurs fois par la police de la vitesse des pages tournées, preuve en est que ce roman m’a plu et puis ce n’est pas grave, j’avais encore des points sur mon permis de lecture.
    Ce roman se passe en Géorgie, j’insiste lourdement sur l’accent aigu placé sur le e de Géorgie parce que si vous l’omettez, vous faites un bon de exactement 10606,96 km et là ce n’est plus la même ambiance.
    L’histoire vite fait :
    Un vieil homme excentrique qui est amené à protéger une jeune fille prostituée qui est pourchassée par pleins de gens pas bien du tout qui veulent la zigouiller.
    L’action se passe dans une campagne profonde Géorgienne sur les terres du vieil homme peuplées de forêt, de marais et de gentils crocodiles aux regards mordant.
    L’auteur va à l’essentiel dans ce bouquin entrainant, écrit avec une efficacité rare, effleurant tous les genres avec succès
    De la bien belle émotion.

    26/08/2023 à 09:55 5

  • Le Livre des Baltimore

    Joël Dicker

    9/10 Je suis inquiet, que m’arrive-t ’il donc bon sang de bonsoir.
    Bon c’est vrai que j’ai eu quelques alertes récemment mais je n’y croyais pas de trop. J’ai bien ressenti quelques prémices, ne le nions pas, mais je ne voulais pas vraiment m’en rendre compte ni le croire.
    Mais là, je n’ai plus le choix, cela devient une évidence, je ne peux que me soumettre à l’impensable.
    Mais en même temps, comme dirait notre cher Président, voire très cher mais cela est un autre problème, cela m’ouvre un avenir différent, et malgré des réticences légitimes et un manque de courage que je combats férocement jours après jour devant mon miroir, je ne peux que me soumettre.
    C’est horrible, mais voilà, je ne peux pas conclure autrement et donc contre toute attente et à la surprise générale, la vérité doit éclater.
    Je me mets à aimer les romans noirs de plus de 591 pages !
    Ah oui, hein, quand même, a vous aussi cela fait un choc, p’tain prévenez la prochaine fois.
    Et oui, mes chers amis, j’ai adoré ce second roman qui a pour héros Marcus Goldman. Comme dirait une amie, j’ai kiffé grave !
    Et pourtant cette « suite » de Joel Dicker est bien différente au premier abord de l’opus précédent.
    Nous avons un roman à suspens avec meurtre et enquête pour le premier et un vrai roman noir, une saga familiale pour le second.
    Comme pour le premier roman sur Harry Québert, j’ai peiné à rentrer sur cette saga des Goldman puis sans m’en rendre compte (ou conte) vraiment d’ailleurs , tu es aspiré dans un tourbillon d’émotion et de tragédie, avec des allers retours incessant dans la temporalité mais toujours à bonne escient et jamais perturbant.
    En fin de compte, l’histoire est différente mais la structure est identique et cela marche à merveille.
    Je ne suis pas sur que cela se fasse de commenter ce genre de bouquin, il y a tellement à en dire.
    Je vais me contenter de l’avoir lu et me le remémorer de temps en temps car ce genre de bouquins ne peut que rester dans tes bons souvenirs livresques.
    Merci la Fée !!!!!

    25/08/2023 à 08:55 6

  • Six versions

    Matt Wesolowski

    6/10 Ce roman de Matt Wesolowski se disait Atypique, et en effet il l’est.
    Comme j’aime bien les auteurs qui osent, ce roman que l’on disait original me faisait de sévères clins d’œil que je ne pouvais ignorer.
    Et en effet, il est original car délivré sous forme d’un podcast et donc il fallait oser car je vous le rappelle, un podcast, c’est plutôt de l’audio et donc, nous avons là un podcast écrit.
    Le sujet :
    Trouver ce qu’il s’est passé vingt ans auparavant avec la disparition d’un ado et puis la découverte un an plus tard de son corps dans des marais du mont Scarclaw, énigme qui n’as jamais été élucidé.
    A travers six interviews et donc six versions des principaux protagonistes de l’histoire, Scott King le concepteur du podcast, nous amène à nous poser des questions et d’essayer de comprendre ce cold case.
    Bon sur le principe du bouquin, je ne suis pas contre. C’est plutôt bien fait, c’est fluide et je suis convaincu que c’est une super idée de concept. Le but du jeu étant de trouver la solution ou le coupable en fin de bouquin et surement après cette fameuse sixième version.
    Sur le contenu, je l’ai été beaucoup moins, la faute surtout à une histoire qui n’as pas réussi à me passionner et donc automatiquement la lecture devient de plus en plus délicate à aimer.
    Même les surprises de fin de roman, car on a droit a une surprise dans une surprise, n’ont pas eu l’effet escompté sur moi, je suis désespérant parfois.
    Voilà, un avis mitigé pour ma part, je n’ai pas su rentrer dans cette histoire mais ce roman, j’en reste persuadé , trouveras son public.
    Moi, je n’ai pas su m’adapter.

    18/08/2023 à 08:59 8