patoche77

407 votes

  • Toutes les nuances de la nuit

    Chris Whitaker

    10/10 J’ai commencé ce roman comme d’habitude avec un livre qui dépasse les 800 pages…à reculons. On ne se refait pas, j’ai toujours une sorte appréhension négative, ce n’est pas une peur panique, je suis un grand garçon maintenant mais quand même les pavés, je ne suis pas fan. En plus je ne connaissais pas l’auteur, jamais lu, et donc tu as toujours un doute. Pourtant je me doutais bien que ce roman était bon vu les retours de plusieurs camarades sur ce site mais bon comme je l’ai déjà dit, on ne se refait pas. J’avoue que j’ai été rassuré de voir des chapitres de 3 ou 4 pages, 261 chapitres en tout, ça commence à causer et je me suis dit « tiens donc pas banal ». Et puis j’ai commencé à lire. Je me suis dit que j’en aurais pour une petite dizaine de jours, je l’ai lu en quatre ,pour la simple et bonne raison que c’est une pépite ce bouquin, une pépite émotionnelle. De l’émotion à l’état pur que je n’avais pas ressenti à ce point depuis belle lurette.
    Chris Whitaker nous raconte une histoire d’amitié lumineuse, mais aussi d’amour profond, qui débute entre deux jeunes adolescents et que l’on suit sur une trentaine d’années. Une véritable saga magistrale mais aussi un thriller avec un psychopathe qui va venir exploser l’avenir des personnages principaux. Parlons-en des personnages principaux, il y déjà Patch et Saint. J’ai tellement aimé ces deux-là que j’ai souvent pensé que j’aurais aimé connaitre en vrai de tel personne. Mais il ne faut pas s’arrêter à ces deux-là, beaucoup de personnages sont inoubliables comme Norma la grand-mère de Saint, Sammy le bon samaritain de Patch, Misty la survivante et sa fille Charlotte sans oublier Nix le policier. Des personnages authentiques, vivants qui combattent avec force et abnégations leurs traumatismes respectifs. C’est un des points fort de ce roman, l’empathie te ruisselle entre les doigts.
    Cela aurait pu être un roman sombre, çà l’est bien évidemment, mais c’est aussi un hymne à la vie, un combat contre la fatalité ou l’amour quoiqu’il arrive sera toujours le plus fort. On ressort de ce bouquin plein d’humanité gonflé à bloc prêt à affronter les affres de la vie avec ce petit sourire radieux de celui qui est heureux.

    30/04/2026 à 23:32 5

  • Douce France

    Céline Cléber

    6/10 Nous avons là un bouquin avec une histoire bien particulière qui nous raconte comment la France tombe dans la guerre civile avec une facilité déconcertante. Rassurez-vous, c’est une fiction …enfin normalement car c’est terriblement crédible.
    Céline Cleber est un pseudonyme, l’auteure en réalité baigne ou surnage dans la politique depuis 30 ans. C’est une haute fonctionnaire mais si ça se trouve ce n’est pas une histoire de taille (facile et gratuite). Un pseudonyme et çà se comprends car elle démonte gentiment nos institutions et administrations qu’elles soient politiques, policières, judiciaires, militaires ou religieuses. Président, ministres, préfets mais pas que, il y en en a pour tout le monde. Comme elle le dit dans un interview, l’auteure a voulu nous montrer l’envers du décor, nous faire rentrer dans les réunions ou tout se décide et comment ça se décide. Moi, vous me connaissez, je n’aime pas dire du mal, mais bon ça ressemble à un beau bordel ou tous les vices sont permis et ça peut raisonnablement nous foute les trouilles nous autres citoyens, car l’auteur insiste là-dessus, le roman s’appuie sur la réalité des institutions et des gens qui les composent.
    C’est une sorte de dystopie très proche, voire très très proche, ou on assiste à l’embrasement de la France à la suite d’un fait divers, le meurtre d’un curé chaldéen par un islamiste en herbe et çà part en cacahuète très rapidement. Bon soyons honnête, c’était pour d’autres raisons mais ça peut nous rappeler les faits de l’affaire Nael, il y a quelques années. A part que là, l’auteure nous raconte volontairement la version la pire qui puisse arriver. C’est d’un réalisme effrayant de voir avec quelle facilité, la situation peut dégénérer. Aucun vrai nom n’est cité mais on reconnait assez facilement quelques hommes politiques. D’ailleurs dans ce bouquin, il ne fait bon d’être politicien, lâcheté, irresponsabilité, magouilles en tout genre, ambitions venimeuses, mensonges, trahisons, rien ne leur sera épargné. C’est pareil pour les islamistes, les gens du narcotrafic ou les voyous des banlieues sont largement dénoncés. Bon en règle générale, et sans parti pris, suivant l’idéologie du lecteur, certains ne vont pas aimer du tout ce roman mais pas du tout.
    J’ai trouvé ce roman intéressant, le fonctionnement des institutions et des diverses administrations est surprenant de l’autre coté de la barrière mais il faut avouer ce n’est pas facile à lire. Beaucoup de personnages, beaucoup d’acronymes et d’abréviations qui nous renvoient à de multiples annexes complexifient la fluidité du bouquin . On peut reprocher certains passages qui font plus documentaire que roman ainsi que quelques longueurs , c'est tres complet mais on ne peut guere faire autrement. J’ai découvert ce roman car le pitch a piqué ma curiosité mais bon c’est quand même très spécial comme lecture.La fin n’est pas une fin car une suite sortira fin aout 2026 intitulé « Par la force ».
    Une note de 6,5 se rapprocherait plus de mon ressenti .

    30/04/2026 à 00:20 1

  • XX

    Sam Holland

    9/10 La découverte l’année dernière du premier roman paru en France de Sam Holland « L’imitateur » m’avait ni plus ni moins retourné l’esprit, estomaqué, ensorcelé, ébahi, médusé, stupéfié, abasourdi, époustouflé, éberlué, épouvanté, sidéré, surpris et étonné. Knock out premier round, ko littéraire. C’était le thriller que j’attendais depuis je ne sais combien de temps, celui qui te fait baver à en devenir gênant. Vous allez dire que j’en fait des tonnes, comme si c’était mon style p’tain. Bon j’en conviens que parfois j’exagère légèrement mais je vous l’ai déjà dit quand j’aime, j’aime, je suis comme çà.
    Notre belle britannique car Sam Holland contrairement à ce que son prénom pourrait faire penser est une auteure reconnue de l’autre coté de la manche qui signe également ses romans sous le nom de Louisa Scarr mais qui ne sont pas encore, à ma connaissance, publiés en France. En revanche, j’ai appris qu’Harper Collins France avait signer pour deux nouveaux romans de la série Major crimes après « XX » qui en est le second en sachant que le cinquième sortira prochainement le 21 Mai in England. C’est chiant ses délais d’attente.
    « XX » qu’il faut lire vingt est donc le deuxième d’une série mais à la particularité de n’être pas une suite directe de « l’imitateur » contrairement à ce que l’on pourrait penser vu la fin de celui -ci. C’est une histoire indépendante même si on y retrouve quelques personnages du premier mais qui ont des rôles très secondaires. A ce sujet, j’ai lu quelques critiques d’internautes comme quoi Adam Bishop, l’un des protagonistes principaux de ce roman apparaissait dans le premier roman « l’imitateur », je n’en ai aucun souvenir personnellement. Le gros point commun de ces deux romans ce sont des meurtres au nombre de 20 dans ce dernier, pratiqué par un autre psychopathe implacable. Des suites sans suite direct mais avec des personnages que l’on peut retrouver dans les trois romans suivants, je trouve cela assez marrant et intéressant.
    « XX » est un thriller psychologique féroce et troublant avec des descriptions de meurtres qui pourront effrayer certain pas au fait de ce genre de roman mais néanmoins loin d’être gore seulement voilà c’est super bien détaillé. C’est addictif, captivant et complètement tordu. Si vous faite attention à votre lecture, vous pourrez découvrir quelques indices qui vous dirigerons sur l’identité du serial killers. Chapitres courts, atmosphère clivante, surprises, rebondissements, suspens de plus en plus intense avec ce compte à rebours mortel, bah du thriller de qualité quoi.
    Intrinsèquement, j’ai moins apprécié ce second volume, bon on se calme hein, j’ai mis quand même 9, sans doute à cause d’une enquête plus classique, d’une moins grande surprise, je commence à connaitre l’auteure. Cela reste néanmoins très efficace.
    J’aime.

    23/04/2026 à 10:42 3

  • Tu ne tueras point

    Robert Pobi

    7/10 Robert Pobi nous a sorti là le troisième tome des aventures du Dr Lucas page et force à dire qu’il déménage aussi sévèrement que les deux premiers. C’est du thriller hollywoodien très cinématographique, du page turner féroce. N’y chercher pas de profondeur de personnages ou des trucs comme çà, ce n’est pas vraiment la première qualité de ce bouquin. C’est plutôt orienté action, humour et un petit peu d’émotion, de toute façon, tu n’as pas le temps de réfléchir çà va trop vite.
    On ne change pas une équipe qui gagne et on y retrouve notre astrophysicien préféré encore bien abimé (voir la fin de sérial Bomber) raffistolé avec des bouts de ferrailles un peu partout dans et sur le corps ainsi qu’Alice toujours agent de FBI qui a bien morflé aussi, aux prises avec devinez quoi, ben des meurtres pardi. Beaucoup. Vraiment beaucoup. Lucas page voit les choses comme des équations avec des chiffres qui finissent par révéler une anomalie. Et là le décès d’une trentaine de personnes du monde hospitalier vendu comme suicide, maladie ou accidents domestique le font tiquer sérieusement, il est sûr qu’une personne est derrière tous ces décès.
    Et nous voilà parti pour une course poursuite, les morts s’accumulent, 500 pages de page turner avec des chapitres courts, rebondissements et pression constante. C’est du thriller maitrisé et efficace avec des héros atypiques. Çà ne révolutionneras pas le genre , disons qu’il faut le prendre comme un bon divertissement qui se lit vite avec un plaisir coupable.

    13/04/2026 à 22:54 2

  • A la chaîne

    Eli Cranor

    7/10 Je rencontre des difficultés avec les romans d’Eli Cranor, pas des grosses parce que vous aurez remarqué que je lui ai mis un 7, c’est pas mal et même assez honorable mais voilà je ne suis toujours pas complètement convaincu. J’avais espéré mieux et suis donc partiellement déçu. Ce n’est pas la faute de l’écrivain mais la presse et beaucoup de médias nous l’ont présenté comme le nouveau Cosby ou encore Joy, bon super mais moi je ne trouve pas, même si certaines qualités sont belles et bien là mais ne me suffisent pas. Les humains aiment les comparaisons et comme je me considère comme tel, malgré quelques mauvaises langues chargées de quolibets honteux et jaloux qui prennent plaisir à considérer que je suis souvent dans la lune, j’ai bien les pieds sur terre sauf la nuit quand je dors dans mon lit. Et donc la comparaison pour moi n’est pas en faveur D’Eli Cranor.
    C’est un roman noir social et rural ancré dans l’Arkansas ou deux mondes rentrent en collision, les patrons blanc nantis contre les ouvriers mexicains pauvres et sans papiers. L’intrigue nous montre deux couples de ces deux classes sociales que tout oppose et qui malgré tout les réunis à cause d’un fait que vous découvrirez en lisant le bouquin sinon c’est moins marrant. L’auteur les décortique littéralement en nous montrant ou démontrant leurs forces et leurs faiblesses, leurs failles de vies qu’aucun des quatre protagonistes n’as su dompter.
    Alors vous allez me dire, ok mais c’est quoi qui ne t’as pas plu mon patoche parce que jusqu’à là, ça parait sympa ton histoire.En fait, j’ai peiné à avoir des sentiments qu'ils soient positif ou négatif pour les personnages , peut-être tout ça est trop caricatural avec un manque de crédibilité sur certains faits ou actions. Personne ne réagirait comme le font parfois les protagonistes ou je n’y ai pas cru ce qui reviens au même.
    Cela reste à mes yeux un bon roman noir qui fait le boulot point de vue qualité d’écriture mais ou il m’as manqué surprises et émotions .

    12/04/2026 à 23:26 4

  • Hors la brume

    Julien Freu

    8/10 - Atmosphère, atmosphère, est -ce que c’est un roman d’atmosphère ?
    -oh que oui ma petite dame indéniablement.
    Julien Freu est un auteur à part dans le paysage littéraire, c’est le roi du chamboule tout. Ça commence comme un thriller et puis çà s’éclate dans tous les sens pour rendre un roman inclassable, multigenre qui balaye large dans les catégories allant du noir au social sans oublier le fantastique le tout ancré dans les années 90.
    Ah les années 90 quel pied. Alors rassurez-vous, je ne vais pas faire le vieux machin aigri qui martèle bêtement que c’était mieux avant. Pour ma part ces années m’attirent parce que j’avais l’âge de découvrir pleins de choses de ma vie d’adulte toute nouvelle à peine sorti du giron des parents. Découvrir la vie, être maitre de soi-même, pas de portable, pas de réseau social, pas d’internet, l’interaction étais humaine et cela avait son charme. Un autre style de vie même si honnêtement je n’aimerais pas y retourner sauf si on me garantissait de garder mes connaissances actuelles et que j’ai de nouveau 26 ans. P’tain je ferais des ravages dans de nombreux domaines.
    On en était où ?
    Ah oui, il chamboule tout le Julien, dans une ambiance étrangement inquiétante. Beaucoup de personnages, certains assez décalés qu’on n’attendaient pas spécialement et qui viennent perturber le lecteur dans le bon sens du terme, le tout entrecoupé de retours nostalgiques de faits divers de l’époque. C’est copieux et ça peut perturber, on ne sait pas trop ou l’auteur va nous emmener, c’est l’aventure, on aime ça, on s’y retrouve facilement, ça change des romans stéréotypés.
    Ce deuxième roman de Julien Freu est tout aussi atypique que le précédent, ça baigne dans une atmosphère lourde et étrange, te fais parfois sourire, parfois t’horrifie mais qui pour moi une chose est sûre a piqué ma curiosité.

    11/04/2026 à 06:48 4

  • L'Arbre à bouteilles

    Joe R. Lansdale

    8/10 De nos jours, avoir la patate et embrasser la vie les bras grands ouverts n’est pas si évident que cela vu le tumulte mondial de ces derniers temps ou je me demande d’ailleurs si quelqu’un y comprend quelques choses, j’en doute et c’est angoissant pour beaucoup. Pour beaucoup mais pas pour moi ah ah ...Pas que je sois un surhomme, et pourtant, ni un je-m’en-foutiste bargeot, quoi que là certaines mauvaises langues feraient courir le bruit que j’en ai les aptitudes prononcées… mais tout simplement en ouvrant un bouquin de ce bon vieux Joe R Lansdale. Croyez-moi, c’est d’une efficacité dingue pour te distraire et t’amuser, te faire découvrir une amitié entre deux hommes à te rendre jaloux, de traiter de sujet plutôt pas sympa et sensible sans que tu ne penses ni au suicide, ni à l’extermination de masse. Enfin bref un roman irrévérencieux mais sain, tout en contraste quoi !
    Ce numéro deux des aventures de la série Hap et Léonard a été une bouffée de bonheur et ça fait du bien. En deux romans, l’auteur m’a ferré grave et je pense sereinement que cela sera pour moi une des grandes découvertes de l’année l’ami Joe. Les deux héros sont empathiques, malgré une intrigue bien glauque, tu souris, les dialogues sont incroyablement bons, les pensées et l’idéologie des deux amis saines et rassurantes.
    J’adore !

    10/04/2026 à 22:31 7

  • La plupart des hommes

    Simon François

    8/10 J’avais hâte de découvrir le nouveau roman de Simon Francois qui m’avais époustouflé avec son précèdent roman « La proie et la meute «. Alors il est vrai que l’histoire m’as un peu moins plu mais, car il y a un mais, je dirais même un énorme mais, c’est compensé très largement par une écriture talentueuse, une écriture vraie qui t’emmène par moment beaucoup plus loin dans le plaisir de lecture que tu ne puisses l’imaginer. Je crois que çà s’appelle le talent et l’auteur n’en manque pas.
    Le roman se passe à Gien, ville du sud Loiret que je connais pas mal et que je n’aime pas, ben comme l’auteur qui l’assombrit beaucoup plus que mon ressenti. Gien, c’est la Loire majestueuse et dangereuse, son musée de la Chasse, sa faïencerie et sa centrale nucléaire et puis pas grand-chose de plus mais bon cela n’engage que moi. L’auteur nous fait découvrir cette région à travers un roman noir voir très noir, rural et sociétal avec des thèmes de fond sombres tel que la violence familiale, l’exploitation des travailleurs sans papiers, la bêtise des idées bien ancrés des gens parce que préconçu comme çà depuis des lustres. L’auteur y rajoutant une intrigue sombre qu’il décortique avec réalisme que cela soit pour les personnages, les lieux ou les secrets de famille.
    Même si j’ai eu des moments de moins bien, je ne sais pas trop expliquer pourquoi
    - Peut-être trop noir.
    - Peut-être un suivi de l’histoire plus difficile.
    - Peut-être avec encore trop dans la tête le roman précédent.
    Il y a de quoi avec ce roman passer un agréable moment et je le conseille vivement.

    06/04/2026 à 12:24 4

  • Murthy

    Jean-Marc Souvira

    8/10 Je découvre Jean-Marc Souvira avec son dernier roman et le moins qu’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçu. L’auteur est un ancien commissaire divisionnaire et sait donc de quoi il parle. On connait tous des auteurs anciens policiers ou gendarmes mais ce n’est pas toujours un gage de qualité, il y a du bon et du moins bon. Bon, généralement, ils savent tous de quoi il parle l’ayant vécu mais encore faut t’il pouvoir le transposer dans un bouquin, le rendre immersif et fluide, avec de bons dialogues, une intrigue qui tiens la route mêlant du vrai surement vécu et de la fiction, le tout pour ’avoir un rendu intéressant et addictif. Par bonheur, l’auteur coche toutes ses bonnes cases avec ce roman, j’ai vraiment pris de plaisir à le lire. Et puis j’ai été surpris, encore un bon point pour l’auteur. Malgré un quatrième de couverture très explicite, je ne m’attendais pas au genre d’intrigue que j’y ai trouvé. Bien sûr il y a le fond mais l’histoire est beaucoup plus vaste avec des thèmes vraiment différents mais qui s’emboite parfaitement. Et puis la dernière chose et surement la meilleure, j’ai eu l’impression de lire une histoire vraie tellement çà colle à notre réalité.
    Uin polar social humain hyper réaliste que je conseille vivement.

    16/03/2026 à 11:19 2

  • Sous les branches de l'arbre au loup

    Milo Galez

    9/10 Je vous ai déjà parlé de Milo Galez ou pas, m’en rappelle plus ?
    Mais si, vous savez bien, c’est cet auteur français méconnu qui est devenu en l’espace de trois romans mon chouchou numéro 1, celui-là même qui m’a fait sauter au plafond que je me suis presque assommer et qui en plus me fait baver, j’espère de plaisir, avec une mine complètement béate et un sourire niais que l’on pourrait croire que j’ai eu un orgasme littéraire .En tout cas mon épouse s’en inquiète, elle hésite entre le 15, le 17 ou le 18, peut être devrait-elle jouer au loto tiens après tout .Ces trois lectures m’ont complétement électrisé , Je suis un excellent conducteur qu’il disait Dustin Hoffman, ben moi aussi ,j’espère néanmoins disjoncté dans peu de temps parce que c’est fatigant quand même d’être au jus constamment .Mes ondes ne sont que positives et comme tout bon aimant j’en ai besoin de négatives afin de me stabiliser émotionnellement , j’ai même eu un coups de téléphone d’EDF qui m’a demandé d’arrêter mes conneries , que soit disant çà déstabilise la consommation .Il ont peur d’une surtension pourtant j’ai regardé ce matin ,j’ai 14.9 , pas de quoi fouetter un chat ,je ne veux pas d’ennui avec la SPA moi ,ce serait trop bête .
    Ce troisième roman de Milo Galez est une suite directe des deux premiers. On ne peut pas plus direct car on retrouve Scott Sirius au même endroit ou on l’a laissé à la fin du deuxième, c’est-à-dire dans sa voiture en train de fuir mais je ne vous dirais pas quoi, ni comment, ni ou, ni à quelle heure ni rien. On ne me la fait pas à moi.
    C’est toujours noir, difficilement définissable tellement c’est un multigenre maitrisé tout à fait dans le créneau littéraire Patochien . Notre bon vieux Scott est encore plus détestable et catastrophique, flirte avec le carton rouge à de multiples reprises mais miracle de la littérature, je ne peux plus m’en passer de cet anti-héros. C’est addictif, très fluide, plein de cynisme et d’humour noir et j’ajouterais un peu plus sombre que les deux premiers . Bon, je vous l’accorde, c’est un roman atypique très loin du polar classique mais c’est justement cet originalité qui pour moi fait la différence. D’ailleurs à ma connaissance, c’est une originalité peu vue dans la littérature française. J’insiste sur le fait que si vous décidez de lire cet auteur, de grâce commencez par le premier.

    12/03/2026 à 12:24 3

  • Nous sommes un

    Damien Eleonori

    6/10 J’ai découvert Damien Eleonori avec ce roman au titre plus qu’énigmatique « Nous sommes un », un thriller légèrement dystopique assez bon mais qui pour moi est assez inégal. J’entends par là que mon intérêt a fluctué avec un suivi de l’intrigue ou j’ai parfois peiné. J’y ai trouvé aussi des invraisemblances mais bon c’est une dystopie et donc pourquoi pas et une fin ouverte qui ne m’as pas convaincu. Malgré tout, j’ai lu ce bouquin très facilement, l’histoire est originale avec son lot de suspens et de surprises qui ont eu comme effet de me remettre en selle quand je m’égarais .
    C’est un thriller et donc il y a quelques passages difficiles mais pas de quoi horrifier un lecteur converti à ce genre de bouquin. C’est une légère dystopie, on n’a pas de date mais on peut penser que l’action se passe dans la dizaine d’année à venir. On est en pleine révolution technologique avec les policiers qui sont suivi médicalement avec des montres connectées et ou tout quidam peut suivre l’avancée d’une enquête en direct live.Vive les réseaux sociaux, je ne vous dis pas le bordel que cela peut engendrer. Ce qui est le plus inquiétant, c’est que le virtuel s’invite dans le réel d’une manière très original à travers un jeu vidéo immersif, une sorte de manipulation de l’individu qui finit comme toujours bien mal.
    Voilà je ne suis pas déçu mais cela aurait pu être mieux, c’est vrai que les sujets abordés ne sont pas mes préférés mais je tiens à saluer L'originalité de l'intrigue et Je suis certain que ce bouquin trouvera son public.

    26/02/2026 à 22:47 1

  • Le Chant des dunes

    John Connolly

    8/10 Je n’en reviens pas !
    Je viens de consulter mes statistiques sur PP et qui vis-je, que mon dernier vote et donc lecture de la série Charlie Parker date du 28 février 2024. Putain, deux ans comme disait le Chirac des guignols de l’info. Le temps passe vite et comme avec le temps tout s’en va, marchons, marchons qu’un sang impur abreuve nos sillons. Oui je sais ce que vos pensez, mais ne vous inquiétez pas pour moi, j’ai des supers cachets pour çà …si je les retrouve vu que … (bon là j’espère que vous avez compris le jeu de mot sinon vous êtes désespérant).
    Cette lecture, de ce treizième roman de la série, ne m’a pas porté malheur et au contraire m’a apporté beaucoup de bonheur, réellement une joie de redécouvrir l’écriture de John Connolly et tous les personnages importants de cette fabuleuse série. J’ajouterais que ce roman est même très important pour la suite des prochains bouquins. Déjà on y apprend, des choses inimaginables qui font flipper sur « je ne vous dirais pas qui mais c’est un être très proche de Charlie » et puis un avenir diffèrent pour notre privé préféré pour son combat contre le mal. Dans cet opus, on retrouve un Charlie diminué qui tente de se remettre des blessures qui lui ont été infligé dans le douzième, et bien sûr coups pas de bol, il va encore tomber sur des vilains sans le vouloir, vu que c’est bien connu Charlie est un aimant à embrouille. On y apprend (ou confirme) pleins de vilaines choses sur la période sombre de l’histoire des camps de concentrations et de l’immigration caché vers les states de tortionnaires de la pire espèce. Alors comme d’habitude, quand John Connolly se saisit d’un sujet, il le traite à fond, ce qui peut apporter à certains lecteurs d’après ce que j’ai pu lire sur certaines critiques, des ressentis de longueurs. Bien que je l’aie peu ressenti, je peux le comprendre avec John Connolly c’est comme çà. La part de surnaturel est plus prononcé et m’a procuré quelques frissons agréables et au contraire j’ai regretté un humour beaucoup moins présent.
    Sus au prochain roman qui porte un titre bien d’actualité « Le temps des tourment »

    25/02/2026 à 07:07 3

  • Shérif malgré lui

    Chris Offutt

    7/10 Je ne vais pas chercher une solution à un problème qui ne nécessite à vue de nez pas d’efforts supplémentaires .En clair ,je ne vais pas chercher midi à quatorze heure ou pour les puristes ,je ne vais pas me casser la nénette ou me creuser les méninges , je n’ai pas le temps pour çà avec le nombre ahurissant de neurones que je perds chaque secondes sans pouvoir y faire quoi que ce soit .C’est la fuite sauvage , la grande évasion , j’en vois même qui ont l’air de se foutre de moi en partant ,sans cœur va ,bah des dégénérés surement comme on voit à la tv en ce moment .Mais je dirais pas qui , c’est dangereux de prendre parti de nos jours vu le nombre de décérébrés que nous sommes obligés de côtoyer .
    Donc je disais, ne cherchons pas, Chris Offutt avec ce dernier roman a fait du Chris Offutt. L’écriture est tout aussi talentueuse, Mike Hardin comme héros est toujours aussi atypique et donc attirant, Le Kentucky et la nature en générale sont mis en avant, çà se lit à une vitesse raisonnable mais constante, mais je dois l’avouer, j’ai ressenti moins de plaisir que d’habitude comme un petit coup de mou. Je ne crois pas pouvoir l’expliquer clairement malgré plusieurs pistes possibles.
    -une intrigue qui ronronne un peu trop et qui ne m’as pas subjugué
    -une introspection un peu trop poussée de Johnny Boy en Corse qui peux perturber la lecture
    -Une action sympathique mais qui arrive bien tard
    - Un héros qui parait lassé
    -Un temps pluvieux qui commence à m’énerver et donc qui joue négativement sur mon moral
    Enfin bref, j’ai eu quelques grains de sable dans les roulements, certains médisant diront qu’à mon âge, ce n’est pas étonnant. Bah rien de grave mais voilà, même avec une écriture addictive et un héros attirant, je me demande si je n’ai pas fait le tour de cette série. On verra sur le prochain roman.

    24/02/2026 à 16:22 2

  • Le regard des invisibles

    Anthony Darosco

    7/10 Dans ma série « recherches d’auteurs méconnus si possible talentueux sinon ça ne va pas le faire », j’ai trouvé Anthony Darosco qui est un jeune auteur français de 36 ans et « Le regard des invisibles » est son premier roman. Bon, le résultat est loin d’être parfait mais quand même il y a des choses intéressantes et rappelons le c’est un premier roman.
    Ça commence fort avec un premier chapitre ou l’on assiste en direct live à la mise à mort d’une jeune femme par, ce qu’on croit comprendre, un psychopathe débutant. C’est un peu gore mais sans plus et plutôt bien narré. On continue avec le retour d’un flic dans sa ville natale, en l’occurrence Lilles, un flic bien abimé par des évènements personnels et qui bien sur a peine arriver va enquêter sur le meurtre du psychopathe précité. Et là j’avoue j’ai eu un peu peur, parce qu’un psychopathe, un flic abimé, un retour dans sa ville natale, ça ressemble a pas mal de bouquins que j’ai lu et donc c’est plus difficile de me satisfaire. A mon grand désespoir çà continue moyennement avec d’autres meurtres, tu détecte 2/3 trucs pas trop crédible, des dialogues sans plus et là franchement j’ai craint vraiment de m’ennuyer.
    Et puis miracle, après quelques rebondissements bien sentis, changement total de stratégie, l’auteur passe du thriller au roman noir. Les chapitres sont toujours courts, mon intérêt est en forte hausse, l’intrigue prends forme là ou je ne l’attendais pas, cela devient addictif, l’émotion te gagne avec une histoire révoltante et tu rejoints la fin du roman à une vitesse déraisonnable.
    Je désirais être surpris par cet auteur, je l’ai été avec une deuxième partie de roman tres prometteuse . Je le répète, c’est un premier roman pas parfait à mes yeux mais qui entrouvre, je l’espère, la naissance d’un futur intéressant pour Anthony Darosco.

    08/02/2026 à 19:48 1

  • L'étendard sanglant est levé

    Benjamin Dierstein

    10/10 Comme le dit si bien maxime qui s’y connait en adage « plus c’est long plus c’est bon ». Pas toujours vrai mais là en l’occurrence ce n’est pas faux. Ce deuxième tome de la trilogie de Benjamin Dierstein « L’étendard sanglant est levé » comme son prédécesseur est un beau petit pavé, j’y ai donné une petite vingtaine d’heure de lecture mais n’en ai aucun regret. Ce qui n’empêche pas que je n’aime pas les pavés pour autant, disons que j’ai fait une dérogation exceptionnelle pour l’auteur mais bon il me faut avouer sereinement et calmement « putain de bordel mais c’est quoi ce bouquin de ouf ».La suite des aventures des inspecteurs Lienard et Paolini, du mémorable Vauthier et de l’infiltré Gourvennec sont toutes aussi exceptionnelles voir même supérieures sans aucun temps mort ressenti. De même malgré une multitude de personnages et de faits historiques pour la plupart véridique, la compréhension du roman est d’une simplicité inattendue.
    L’histoire commence ou s’était arrêté le premier tome et cette fois ci on balaye les années 80/82, la fin des années Giscard, l’élection de Mitterrand en 81 et donc tous les changements nombreux que cela a apporté bref on passe de la droite à la gauche et cela ne s’est pas fait sans heurts. C’était une époque également ou on aimait les feux d’artifices, çà pétait un peu partout en France mais pas seulement, le problème étant que les artificiers étaient également terroristes dans de multitudes factions d’extrême d’un peu tous les bords. Ces gens avaient de la suite dans les idées, d’ailleurs 45 ans plus tard c’est-à-dire de nos jours, on retrouve les mêmes idéologies dévastatrices.
    L’auteur a eu une idée de génie de romancer l’histoire de nos quatre personnages principaux parmi la vraie histoire avec de vrais personnages et de vrais faits réels, il faut dire que l’époque s’y prêtait bien ou truand, politicien, barbouze, espion s’entendaient à merveille .et cela dans le monde entier. Tu apprends pleins de choses, parfois des qui énervent un peu d’ailleurs, des qui foutent les trouilles bien que tu te dises que les choses ont changé de nos jours …Ben non en fait.
    Ce deuxième roman est une pure addiction et j’espère découvrir le dernier « 14 Juillet » et bien justement avant le 14 juillet, je me referais une nouvelle dérogation .

    06/02/2026 à 19:27 6

  • Les Mécanos de Vénus

    Joe R. Lansdale

    8/10 Mon premier roman de cet auteur que j’avais envie de lire depuis bien longtemps mais bon cela ait fait maintenant et c’est tant mieux. C’est grâce à Milo Galez, mon nouveau chouchou inconnu dont je suis devenu un fan inconditionnel et justement sur sa biographie, il est marqué que Joe R Lansdale est une de ses sources d’inspirations. Dont act . La difficulté étant de choisir avec quel roman j’allais découvrir l'auteur car il en a écrit une pelletée. Des one shot et une série « Hap collins et Léonard pines ». Moi, vous me connaissez, la série semble allier suspens et humour, Dont act une nouvelle fois et autant donc commencer par le number one. J’ai découvert que l’info de la source d’inspiration de mon chouchou numéro un du moment n’étais pas galvaudé. Les Traits d’écritures se ressemblent beaucoup, on ressent pertinemment l’influence de l’écrivain américain sur notre petit français.
    Je ne sais pas ce que donneras la suite des aventures du duo de ce roman mais je suis sûr de la lire, je suis emballé. On a là une satire sociale rurale ou l’on découvre deux vrais amis Hap et Léonard à qui il arrive de sacrées aventures. Deux personnages différents très accrocheurs et réellement empathique qui ont le don de se fourrer dans de mauvaises combines. Ce bouquin est un mélange des genres qui oscille entre le roman noir, de l’action même s’il faut attendre la deuxième moitié du roman pour que ça chauffe, c’est drôle avec de nombreux dialogues somptueux d’humour bien noir, un peu d’introspection, du suspens et une multitude de personnages secondaires tout aussi déjantés et décalés les uns que les autres. L’auteur y rajoute de l’émotion, mélange tout ça et paf tu passes un bon moment. C’est un roman court ou tu ne t’ennuie pas une seconde. Alors bon, certains y reprocherons pas mal de brutalité et de vulgarité, moi perso la vulgarité m’amuse quand c’est bien fait, et puis tout çà est compensé par beaucoup d’humanité en fond d’histoire.
    Ce roman qui se passe au Texas date de 1990, je m’en veux de ne pas avoir découvert Joe R Lansdale avant. Quoique non, en fin de compte car çà me promet de bonnes prochaines lectures qui devraient m’enchanter. Dont act futur.

    30/01/2026 à 11:47 6

  • Immersion

    Nicolas Druart

    8/10 Ce septième roman de Nicolas Druart a été encore déroutant tout en étant classique. Comme d’habitude, l’auteur n’a eu qu’une idée en tête, c’est de perdre le lecteur tout en le mettant sous pression par vagues successives jusqu’au tsunami attendu. Et il faut bien l’avouer, il a encore réussi avec moi. J’ai tout lu de cet auteur, j’avais juré qu’on ne m’y prendrait plus ou moins facilement, eh bien il m’a encore eu l’effronté. Du pur Druart qui des les premières pages commence à vouloir te paumer.
    Nous avons là un thriller aussi bien psychologique qu’horrifique avec une intrigue slasherisé pas banale. Pensez donc, des morts subites par dizaine avec comme point commun un gouffre qui fout les trouilles, que tous ces pauvres gens ont visité précédemment ou mieux encore sont décédés pendant la visite. Comme çà, çà parait gros et çà l’est mais vous n’êtes pas encore au bout de vos surprises. Le narratif est complexifié à l’extrême avec plusieurs vues de l’intrigue, bien entendu à des temporalités différentes, qui font avancer l’histoire, qui joue avec la peur, et qui finiront par te perdre et râler comme quoi tu ne comprends plus rien du tout. Du suspens, des cliffhangers à gogo, des chapitres courts, tout est fait pour te ferrer et te poser la question que tu redoute « non mais c’est quoi ça ».
    Et puis le twist arrive, improbable, brutal, inattendu parce que bordel il reste une centaine de pages à lire. Le twist, c’est vers la fin normalement… sauf pour Nicolas Druart. Remarquez c’est le charme de cet auteur, il ne fait rien comme tout le monde. Le Patoche lui tel « Anne, ma sœur Anne ne voit tu rien venir » n’a rien vu venir non plus. Je ne vous parlerais pas de la fin car le problème avec ce genre de roman, c’est que tu ne peux pas le résumer, J’ai même menti honteusement pour ne rien dévoiler, c’est vous dire.
    J’adore cet auteur et je suis surement subjectif en disant que j’ai aimé ce roman même si on peut avoir une vilaine impression de déjà-vu.
    Bah çà ne se commande pas.

    29/01/2026 à 11:51 4

  • Python

    Sébastien Gendron

    7/10 Est-ce bien sérieux tout çà, enfin je veux dire, lire « Python » de Stéphane Gendron.
    Non pas du tout, mais alors pas du tout du tout. Nous avons là du roman noir qui au premier abord peut paraitre déjanté, loufoque, grotesque mais faites attention quand même car l’auteur ne fait que nous étaler devant nos yeux offusqués, tous les mauvais côtés que l’on peut trouver chez l’humain, il est vrai avec le curseur pousser au maximum. Et croyez-moi, vous serez content de ne pas vous reconnaitre dans les personnages de ce roman tellement le vice, l’immoralité, la méchanceté imprègnent férocement ce roman vraiment atypique. On ne lit pas ce roman comme çà, n’importe comment, il faut absolument un bilan de santé impeccable afin d’éviter toutes mauvaises surprises et un esprit des plus ouvert. Bon moi, je m’y étais bien préparé avec une première lecture, il y a quelques temps du roman « Chevreuil » qui dans son genre n’est pas mal non plus et ou j’avais éclaté de rire plusieurs fois. Bon sur celui-ci, je n’ai fait que sourire parce que c’est beaucoup plus sombre comme histoire mais c’est quand même bien accrocheur. Si j’osais, je dirais que l’on est comme un montagnard qui grimpe une falaise abrupte, on ne veut pas lâcher, on est en quelque sorte accroché au piton.
    L’auteur essaie de nous perturber dès le début avec un prologue qui n’as rien à voir avec l’histoire qui suit, il en avait usé aussi sur le premier roman, à part que sur celui-ci , cela réapparait aussi sur la fin. Ne cherchons pas, cela prendra sans doute tout son sens avec le futur prochain roman « Chiens » de ce triptyque bientôt disponible. Je me suis fait avoir aussi quelques temps, bon j’avais des doutes, sur le lieu de l’histoire basé à Washington, mais bon dès que j’ai découvert qu’on parlait de TGV et de gendarmerie, j’ai compris qu’on était bien en France mais dans un lieu imaginaire, il est taquin cet auteur.
    Si vous aimez les satires sociales poussées à l’extrême, ce bouquin est pour vous. Personnellement je l’ai trouvé un ton en dessous du premier, parce que peut-être un peu moins drôle et passionnant, mais tout aussi jouissif quand on voit comment l’auteur brutalise ses personnages. C’est un écrit d’un internaute qui m’y a fait penser et je trouve ça assez judicieux de sa part, cela rappelle un journal que les plus vieux d’entre nous auront connu « Hara-Kiri le journal bête et méchant » …ben voilà ce bouquin est aussi bête et méchant.

    18/01/2026 à 17:15 1

  • Un désert froid et sans visage

    Milo Galez

    9/10 Ce deuxième roman des aventures de Scott Sirius m’a encore transporté dans des contrées époustouflantes et fantasques du polar noir comme hélas rarement cela m’arrive. C’est comme quand t’essaie de nouvelles baskets et que tout de suite tu es bien dedans, tu as l’impression d’être dans des chaussons et que tu commence à imaginer tous ce que tu pourras faire avec, à la limite les records Usain Bolt te paraissent plus que raisonnable à atteindre et que tu as presque l’impression que le monde est à toi, qu’une nouvelle ère commence et que tu vas la dominer de toute ta puissance parce que putain, tu es vachement bien dans ses baskets. Bon je m’emporte un peu là, disons que ce roman m’a contenté au plus haut point, pas loin de l’Everest. Ce roman, c’est ce que je recherche dans mes lectures, c’est ce que j’aime. Ça se trouve, il y a des lecteurs qui n’aimeront pas, eh bien tant pis pour eux, je garderais cet auteur pour moi tout seul en disant et martelant au monde entier « pardonne leur, ils ne Savent pas ce qu’ils ratent tous ces renégats ». Mais je m’emporte encore une fois, faut que je fasse gaffe à ma tension, attention.
    Milo Galez est un auteur français mondialement inconnu et il ne le mérite pas …à mon avis. Son premier roman « 5 jours de crépuscule » m’avait ébloui, le deuxième m’a confirmé que je vais devoir prendre rdv avec mon ophtalmo, j’ai peur d’avoir les rétines abimées. J’ai déjà son troisième roman sur ma table de séjour et j’ai l’impression qu’il se rapproche un peu tous les jours, genre comme aimantés, de mon canapé favori de lecture et qu’il va dans un avenir proche me sauter dans les mains, balayant la lecture que j’ai commencé ce matin, pourtant c’est le dernier Nicolas Druart p’tain. Mais je résiste pour l’instant à la tentation, la douleur est vive mais aussi affectueuse et comme on dit il faut savoir souffrir pour devenir beau et ce n’est pas gagné pour moi, il y a du boulot.
    Milo Galez c’est du roman multigenre. C’est noir, du comique plein d’ironie et de cynisme, une pointe de surnaturel qui perturbe et rend l’intrigue plus surprenante, une atmosphère étrange mais exceptionnellement addictive. Le personnage de détective privé de Scott Sirius est un vrai anti-héros avec des réflexions puissantes, une sorte de looser qui peut paraitre détestable et pourtant plein d’humanité et qui vous surprendras presque toujours parce que quand même, il est borderline et original le garçon. Il ne faut pas oublier les personnages secondaires, d’ailleurs sont-ils secondaires, tous plus ou moins atypiques et loufoques qui viennent contrecarrer le côté sombre de notre héros. L’intrigue est vaste, mais l’auteur est arrivé à faire un savant mélange pleins de mésaventures, de surprises, d’actions, d’introspections, d’étrangeté et bien sûr d’amour.
    Alors faut il les lire dans l’ordre, ma réponse sans équivoque est oui. Ce sont des suites, on retrouve dans le second, des intrigues non réglées dans le premier roman et la découverte des personnages est super importante dans le premier.
    Un gros coup de cœur pour ce roman original, plus sombre que le premier avec une fin qui m’a rendu perplexe et du coups l’impatience me gagne.

    16/01/2026 à 12:04 3

  • Les Secrets d'Oldforest

    Pierre-Yves Touzot

    8/10 Ce deuxième roman de la trilogie « Oldforest » ne m’a pas déçu malgré un démarrage un peu poussif mais c’est très vite rentré dans l’ordre, il m’a fallu une cinquantaine de pages pour me remettre dans le bain puis de nouveau j’ai tourné les pages à une vitesse folle et déraisonnable. J’ai toujours pensé que dans une trilogie, le maillon faible est souvent le second, c’est une sorte de lien entre le premier et le dernier et çà peut être compliqué parfois. Mais là non, Mister Touzot s’en sort haut la main et vu le coup de théâtre des dernières pages, je peux vous dire que je vais me jeter sur le troisième et dernier tome qui sort en avril de cette année.
    Déjà pour commencer, inutile de lire cet opus si vous n’avez pas lu le premier, vous serez à coups sur à coté de la plaque et vous comprendrez que dalle. A moins d’être extralucide, oubliez, même pas en rêve. Il y a pas mal de changements par rapport au premier, déjà l’action se passe quelques temps après le premier, il y a des nouveaux personnages et d’autres anciens qui ont disparu peut-être momentanément (on verra s’il revienne dans le troisième, ce qui ne m’étonnerais pas). Bon je vous rassure, le fond reste le même et on n’apprendra pas encore tous les secrets d’Oldforest dans ce tome.
    D’ailleurs c’est ça qui est « chiant » dans cette critique, on ne peut pas parler ni résumer du tout l’histoire, ce serait déjà trop en divulguer, bah c’est ce qui fait son charme aussi. Tout ce que je peux dire, c’est que l’écriture de l’auteur est simple et efficace, c’est addictif, très visuel et le coté fantastique est bien traité. Il y a un petit côté sympathique « Wayward Pines » même si l’histoire est entièrement différente, je ne peux pas m’empêcher d’y faire allusion.

    13/01/2026 à 16:36 2