patoche77

425 votes

  • Le murmure des victimes

    David Coulon

    4/10 Bon il en fallait une, c’était sûr qu’il allait m’arriver un jour une déconvenue, et bien voilà c’est fait. J’ai passé un mauvais moment de lecture, j’en suis désolé pour l’auteur, je n’ai pas adhéré du tout à son type de roman.
    Au départ c’est ma faute, je me suis trompé de choix, trouvant un thriller psychologique très noir alors que j’attendais plutôt du fantastique. Rien n’a matché, je n’y ai pas cru une seule seconde, impossible de rentrer dans ce roman et pourtant je suis allé au bout, je me suis forcé, il est vrai que j’ai sauté quelques passages pour y arriver. Echec total.
    Pour plusieurs raisons :
    - l’écriture bien particulière de l’auteur, beaucoup de phrases courtes répétitives
    -l’histoire que je ne trouve pas crédible du tout
    -Pas d’empathie pour les personnages
    j'avoue , le cumul m'a disloqué l'envie de lire ce roman
    Pas grand-chose à m’accrocher et pourtant, ce roman a des super notes sur la toile et a donc trouvé un public. Tant mieux !
    Je ne fais pas partie de ceux là et c’est une déception.

    10/08/2026 à 14:58 2

  • Boomtown

    A. F. Carter

    9/10 Encore un nouvel auteur américain, enfin peut-être pas parce qu’apparemment c’est un pseudonyme et on ne sait pas grand-chose de ce qui se cache derrière. A.F Carter n’est pourtant pas un petit nouveau tout du moins du côté des states car « Boomtown » est le troisième d’une série en comprenant déjà cinq . Le pitch m’a tout de suite plu et comme je ne suis pas raisonnable je l’ai acheté direct sans rien connaitre de l’auteur. C’est en consultant notre base de données que je me suis aperçue que c’était le troisième de la série et le premier traduit en France. Ça peut être chiant et je ne vois pas trop le principe de la maison d’édition mais bon c’est comme çà. C’est peut-être parce que ce roman a été nominé au Edgar Awards, gageur de qualité normalement. Bon il faut avouer, après lecture ce n’est pas rédhibitoire, on a quelques indices ou faits racontés qui nous montre bien qu’il y a eu d’autres intrigues avant mais c’est vraiment léger et non dérangeant. Mais quand même je ne comprends pas le principe. Mais tout ça est balayé par la qualité de ce roman, un formidable thriller tirant sur le noir avec une structure pas innovante car déjà vu mais super bien faite. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très fort pour nous sortir ce genre de polar rural exploitant les problèmes sociales de cette Amérique dite profonde.
    C’est un roman choral ou l’on suit trois personnages principaux, pas des héros mais des personnages forts, des gens plutôt simples, même le méchant est empathique et j’oserais dire humain …mais pas tout le temps, un réel roman d’ambiance. Je ne vais pas vous raconter l’histoire, le pitch très explicite s’en charge mieux que je le ferais. C’est un polar qui peut devenir brutal dès la page suivante, une critique sociale américaine comme je les aime. J’ai eu l’impression que l’auteur avait allumé une mèche au début du roman et que cela allait finir par exploser mais tu ne sais pas quand, tu ne sais comment et pour quelle condition. Une intrigue lancinante bardée d’humour subtil.
    Je n’ai pas mis 10 mais on n’en était pas loin à cause de petites longueurs surtout en début de roman , il faut bien présenter tous les personnages .Mais aussi dû à des explications sur la Baseball auquel, il faut bien l’avouer je ne comprends rien. Mais je vous mets au défi de ne pas lire d’une traite les deux derniers tiers du roman.
    Un auteur à suivre sans aucun doute.

    09/08/2026 à 10:45 4

  • L'île hallucinée

    Julien Freu

    9/10 Je n’avais pas prêté attention que je finissais une trilogie, il est vrai que ces trois histoires sont compétemment indépendantes avec cependant un des point commun les années 90. En tout cas ce dernier roman est pour moi le meilleur, pas de point noir dans ma lecture.
    J’adore le mélange des genres dans les bouquins et force à dire que Julien Freu excelle dans cette catégorie et ce n’est pas si courant chez les auteurs français. J’avais déjà dit que l’auteur étais le roi du chamboule tout et je le maintiens. Dans cette histoire, nous passons du polar au thriller, du noir au surnaturel, de l’historique à l’horrifique de multiples fois et toujours avec une fluidité dingue. On rajoute à ça une écriture immersive et parfois même poétique qui ne gâche rien.
    Le choix du lieu est bien choisi, quoi de mieux pour créer une ambiance particulière que de choisir une ile. On y rajoute un historique bizarre, on y rajoute des relents de sorcellerie, on y rajoute des jeunes, Ahn et Jonas, qui vous feront penser obligatoirement à Chris Whitaker, on y rajoute des policiers pas banals, de l’humour hallucinée que je n’attendais pas à ce point, des personnages secondaires haut en couleur, de vilaines histoires qui remontent à la surface, des vengeances qui prennent leurs temps le tout englobé dans une atmosphère allant jusqu’au surnaturelle flippant.
    A ce sujet le petit chapitre ou l’on voit, plutôt que l’auteur nous fait ressentir, une sensation, une onde qui traverse toute l’ile impactant tous les habitants est un petit bijou d’écriture angoissante.
    J’ai adoré ce roman qui se veut dérangeant, ou le surnaturel viendra vous troubler ou l’empathie des personnages principaux viendra vous……halluciner.

    09/08/2026 à 09:24 5

  • Derrière la chair

    Stanislas Petrosky

    6/10 Nous avons là un polar procédurier, un peu trop pour moi mais néanmoins pas inintéressant avec cette histoire ou la police médico-légale est mis à l’honneur.
    C’est mon premier roman de Stanislas Pétrosky et je ne m’attendais pas trop à ce genre de roman. D’abord parce que les thèmes des bouquins précèdent de l’auteur sont plutôt variés à en juger sa biographie. A priori surtout deux séries, l’une apparemment tournée polar humoristique avec « Requiem », et une seconde « Surin d’apache » tournée sur l’historique mais déjà avec du Medico- légale de l’époque. Mais bon n’ayant pas lu ces bouquins, peut-être me gourrais-je. Il est intéressant de savoir également qu’il exerce le métier de thanatopracteur, qui comme chacun sait sauf moi, est un professionnel spécialisé dans la conservation et la préservation des corps des défunts pour les obsèques, alliant techniques de soin et accompagnements des familles. Et donc on comprend que l’auteur sait de quoi il parle dans ce roman « Derrière la chair ».
    Deux faits, d’une part des hold-up sanglants et d’autre part un carambolage sur route faisant une cinquante de brulé vif, eh oui ça ne rigole pas, vont se percuter dans cette histoire ou l’on suit Rachid, officier de l’UPIVC qui comme chacun sait est l’unité police d’identité des victimes de catastrophes, et la commissaire Rosen aux trousses elle des bandits
    Alors, comme je l’ai dit en préambule, si vous aimez les polars ou les procédures sont expliquées avec précision, la découverte de la médecine légale genre presque documentaire, ce roman vous plaira sans doute et c’est vrai que c’est plutôt intéressant.
    J’ai été beaucoup moins passionné par les héros de cette histoire, pas beaucoup d’empathie pour nos deux protagonistes principaux, voir même pas du tout. Rachid, un peu trop réponse à tout et ceci tout le temps et notre commissaire pas très douée pour la comprenette. Tu rajoute à çà des dialogues froids qui ne font pas naturelles, un style d’écriture sans doute voulu trop simple, pas de suspens ou peu, j’avoue que j’ai peiné à accrocher par moment.
    Il me faut saluer quand même l’originalité de ce court roman.

    06/08/2026 à 13:34 2

  • Disco Inferno

    Jean-Christophe Grangé

    8/10 Je ne suis pas trop disco, il n’y a qu’a voire j’écoute du Rammstein en écrivant cet avis, cependant je peux être avec une facilité déconcertante d’après mes proches complètement inferno et puis malgré quelques déceptions ces dernier temps, j’aime Christophe Grangé en n’oubliant pas, qu’il est un des auteurs qui m’a fait découvrir les thrillers, les vrais, ceux qui te prennent aux tripes. J’ai quand même mis 18 mois avant d’entreprendre ce diptyque, on n’est jamais à l’abri d’une déception.
    L’attente fut donc longue mais le ressenti est plutôt positif en attendant que j’entreprenne le second roman clôturant cette histoire. J’ai aimé le style, le rythme, le surplus d’humour pas toujours rencontré sur ses bouquins précèdent, le choix de l’intrigue que j’imagine délicat, le travail de l’auteur pour nous rendre une immersion totale de ces années 80 et de l’univers gay parisien de l’époque qui était, il faut bien le dire, plutôt hardcore avec une liberté sexuelle sans tabous. J’ai aimé aussi qu’il nous soit montré le désarroi des toubibs face à ce nouveau cancer, le Sida, qui changea avec le temps nos modes de vies pour ceux qui comme moi ont connus cette époque.
    Au bout de quelques dizaines de pages, j’ai trouvé des traits de similitudes avec un de ses précédent roman » Les promises » que j’avais apprécié également. Alors bon, pas le même pays, pas la même époque, pas la même histoire bien sûr, mais on y retrouve un trio de « héros » hétéroclites. Rappelez-vous un SS, un psy, une riche héritière un peu déjantée s’occupant d’un asile sur « les promises » et sur ce roman on a un flic, un toubib et une lycéenne surdouée d’origine allemande. Ces deux trios m’ont rendu la lecture facile, l’auteur jouant avec le désarroi, l’absurde, l’humour, la force et les faiblesses de ses personnages.
    Personnellement l’auteur m’a chopé très rapidement malgré une histoire des plus sombre avec des meurtres sauvages d’homosexuels mais aussi historiquement fascinante d’un monde à part culturellement. Je lierais très bientôt le second volume.

    31/07/2026 à 12:42 4

  • Seul le silence

    R. J. Ellory

    7/10 Orages, oh désespoir, oh sécheresse ennemie.
    Vous allez dire « kesquilalepatoche »il nous fait un point météo ou quoi. Ce matin il a plu 4mm, pas de quoi pavoiser mais bon j’espère que cela fera du bien à notre belle forêt de Fontainebleau, et puis surtout que cela aidera nos pompiers valeureux, mis hélas à une énorme contribution et cela dans toute la France. Hommage à eux et courage aux sinistrés.
    J’ai un problème avec R.J. Ellory. Il est vrai que je ne le connais pas énormément vu que je n’ai lu que deux romans de cet auteur. Mais il est clair qu’il ne me satisfait pas complètement. C’est un bon écrivain, çà il n’y a pas de doute mais comme sur le premier roman lu « Au nord de la frontière »je n’ai pas adhéré à 100%.
    Alors attention, c’est une belle histoire qui se déroule au milieu du 20e siècle en Georgie, c’est bien écrit et l’on suit notre héros sur une trentaine d’année confronté à un psychopathe qui tue des fillettes. Ces meurtres vont le traumatiser jusqu’à l’obséder toute sa vie qui elle est jonchée de drames et d’injustices. C’est noir, très noir et sans doute trop pour moi.
    J’ai aimé la première partie quand il est ado, la suite est très immersive aussi mais j’ai été gêné par des longueurs, des lenteurs, un rythme que j’ai trouvé parfois « usant » pour mon moral de lecteur trop explosif. Personne n’est parfait et surtout pas moi et il m’a manqué un peu d’espoir, un peu de joie pour vraiment me contenter pleinement.
    Cela reste un bon roman d’une grande profondeur émotionnelle, c’est à lire et je continuerais à découvrir d’autres œuvres de l’auteur

    30/07/2026 à 10:59 6

  • Une évidence trompeuse

    Craig Johnson

    8/10 Bon ben voilà quoi, j’ai passé un très bon moment de lecture, si je vous jure, il n’y a pas de raison que je ne me mette pas à la mode moi aussi non mais ho !

    Sinon j’ai passé une excellente nuit, je parais en pleine forme, y’as rien qui pendouille nulle part, j’ai mal à peu près nulle part, je suis content voilà voilà !

    Je suis content de ma lecture que j’ai lue, c’est plus pratique …ouf y’as quoi, trois semaines environ. Mais je suis toujours content.

    C’est pas mal ce nouveau concept, pas de prise de tête, la simplicité même, c’est cool.

    Comment ?
    Vous parlez du bouquin, bah pour quoi faire puisque je vous dis que j’ai passé un bon moment de lecture, c’est bien déjà non.

    Non ?
    Bon d’accord, moi je pensais bien faire hein.

    Ce douzième roman de la série Walt Longmire est composé de 384 pages, est proposé en format 18 X 11, pages fines mais solide avec une couverture qui couvre bien. Il tient manifestement bien dans les mains, pèse un poids raisonnable qui vous permet de le lire dans n’importe quelle position, bon je n’ai pas essayé le poirier, pas envie de me tordre un machin ou un truc. Les écrits sont relativement bien imprimés mais sans excès et petit plus, il est livré avec un marque page de qualité dans une sorte de plastique imprimé recto verso que j’espère recyclable parce que c’est bon pour la planète. On y découvre étonnement deux recettes de cuisine non littéraire mais qui ont l’air appétissante, bon je ne savais pas que ce qui y est présenté se mangeait mais bon pourquoi pas.

    Comment …un bout d’avis ?

    Ok, bon ce roman m’a encore enivré dangereusement pas au point de ne pas prendre la route après mais bon faut faire gaffe. On y retrouve mes trois personnages préférés, Walt, Vic et Henri dans encore une intrigue assez complexe, y’as des motos, y’as des loubards, y’as des meurtres, y’as des dialogues de fous, y’as des expressions de Sherlock Holmes , on apprend pourquoi la voiture de l’Ours s’appelle Lola, une atmosphère sympa, des vilains , des surprises inattendues que justement on n’attendais pas, le Wyoming en fond, des gentils ,c’est drôle mais pas que et profondément humain, enfin bref il y a de quoi passer un bon moment de lecture.
    Voilà, Voilà !

    28/07/2026 à 11:01 3

  • Douze balles pour Marie-Thérèse

    Paul Beaupère

    7/10 Parfois, il faut persévérer car on n’est pas toujours à l’abri d’une bonne surprise et c’est tout à fait le cas avec ce roman de Paul Beaupère. Auteur inconnu pour moi qui est aussi scénariste mais aussi écrivain surtout de polars jeunesses. D’ailleurs « Douze balles pour Marie Thérèse » est son premier roman considéré comme adulte .Bon comme j’ai un petit plus de 18 ans, que cela avait l’air plutôt rigolo genre thriller déjanté ,je me suis dit que cela pouvait être pour moi une lecture divertissante .Comme tout le monde ,je fais attention aux notes de mes camarades ,la première fut plutôt démoralisante, ça m’a refroidi gravement .Bien qu’en ce moment c’est plutôt sympa d’être refroidi ,la deuxième plutôt bonne m’a remis en selle bien que je ne sois pas d’humeur cavalière ces derniers temps .Allais-je tenter cette lecture ,le suspens était total ,la guerre était déclaré un peu partout mais surtout dans mes neurones pour faire ce choix .Et puis en fin de compte , c’est mon porte-monnaie qui à décidé pour moi ,il est terrible celui là .En effet , ce roman m’a été proposé sur un site à un prix défiant toute concurrence ,pas que je sois pingre , mais le risque du coups devenait mineur ,ma banquière épouse serait plutôt contente et j’espérais l’être aussi en retour .
    Et j’ai trouvé le début plutôt sympa, beaucoup d’humour avec une Marie Thérèse atypique dans tous les sens du terme. Elle joue de l’orgue dans une chorale ainsi qu’à la messe, elle fume, bois, jure, chasse le gros gibier, de plus est tireuse d’élite au fusil et pourtant très humaine, le tout à 70 ans dans les bois glacés des Vosges. Par des faits que vous découvrirez en lisant le bouquin, elle est obligée de tuer 12 personnes malfaisantes afin d’éviter la prison. Et c’est là que j’ai eu un doute, avec une certaine redondance, toujours beaucoup voire trop d’humour et j’ai repensé à la fameuse première note précitée. J’ai persévéré et bien m’en a pris avec une deuxième partie du roman ou tout a changé. Direction Versailles ou un psychopathe ingénieux est apparu avec une équipe de policiers atypiques à ses trousses, on se demande le lien avec notre héroïne mais rassurez-vous il viendra petit à petit. Et là on plonge dans le burlesque comique. L’humour déjanté passe mieux, le bouquin reprends vraiment un deuxième souffle avec ses deux histoires qui bien sur viendront se percuter pour notre plus grand bonheur.
    Finalement, ce fut pour moi un roman distrayant, alors bien sur il faut aimer l’humour, ne pas être rebuter par l’absurdité avec une intrigue non crédible, aimer l’humour noire complétement immoral, mais cela reste original et drôle. Alors certes, il m’a fallu un temps d’adaptation à l’écriture de l’auteur, » tenir le coup » sur la fin du premier tiers du roman mais le jeu en valait la chandelle. Les dialogues sont drôles, une sorte de mix entre San-Antonio et Audiard. C’est un roman qui n’a qu’un seul leitmotiv …vous amuser.

    27/07/2026 à 11:14 3

  • Le Temps des Tourments

    John Connolly

    8/10 Ce quatorzieme roman de la série Charlie Parker m’a contenté solidement comme les treize premiers d’ailleurs. Ce n’est pas loin d’être ma série préférée, il faut dire que l’écriture de John Connoly me convient fortement avec un mélange des genres que j’apprécie au plus haut point. Je ne cesserais jamais de vous rappeler qu’il faut les lire chronologiquement pour profiter au maximum de l’ambiance de ces bouquins. Il est clair que je déconseille de tenter de découvrir cet auteur en commençant par ce tome, c’est la catastrophe assurée ou au mieux, vous aurez des zones d’ombres de compréhension qui vont obligatoirement vous gêner. Ce sont des histoires indépendantes mais avec comme fil conducteur l’évolution des divers personnages. Donc pas le choix si on veut profiter pleinement de cette série, il faut tout la lire dans l’ordre.
    Dans ce tome Charlie Parker, en voulant aider à la rédemption d’un soi-disant pédophile, a fort à faire avec une communauté nommée « L’entaille ». Une sorte de secte ultraviolente pleine de psychopathes paranoïaques passablement dérangés et plus ou moins dominé par « un roi mort ». Intrigant non !
    J’ai encore adoré même si, comme vous l’a noté Jackbauer, notre héros préféré est plus en retrait dans cet opus.

    26/07/2026 à 14:58 4

  • L'autre moi

    Franck Thilliez

    7/10 Encore un bon roman pour notre « thrillerman » préféré. Il n’y a pas de doute, tout est maitrisé, tout est à sa place pour nous ferrer gentiment avec son lot de rebondissements et de surprises. Et puis faire un rêve dans un rêve, fallait oser, pas de quoi nous perdre mais fallait oser. Bref tout ça tient la route, on peut difficilement critiquer ce roman c’est du solide ,mais bon moi vous me connaissez je vais le faire quand même. A toute fin utile, je vous rappelle qu’il est déconseillé de jeter quoi que ce soit sur ma personne, ni de me vilipender de n’importe quelques manières choisis. Ma vengeance serait terrible...
    Et oui, malgré que je n’aie aucune honte à dire que j’ai aimé globalement ce roman, il y a quand même deux trois trucs qui m’ont embêté, voir agacé ou plutôt gêné mais sans m’ennuyer ou pas trop. J’ai eu de temps en temps un sentiment de presque déjà lu. Les sujets traités par l’auteur en l’occurrence, le rêve, la mémoire, le labyrinthe, souvenirs altérés, la manipulation ont été traité de nombreuses fois par l’auteur et cela a terni légèrement ma lecture et mon avis sur ce bouquin.
    Bon, rien de grave hein mais cela m’a amené un ressenti mitigé quelquefois et c’est dommage vu la qualité de cette histoire. Mais force à dire que j’ai eu moins d’émotions que d’habitude avec ce nouveau roman de Franck Thilliez.

    26/07/2026 à 11:43 4

  • Power

    Michaël Mention

    7/10 C’est seulement mon deuxième Mention, vous me direz deux mentions sur son CV, c’est pas mal. Mais comme on parle de Michaël Mention et de son talent, ce n’est sans doute pas assez. Je ne connais encore que trop peu cet auteur atypique, si j’en crois tous mes camarades lecteurs, il est vrai que son écriture est bien particulière et son style percutant dans le sens que tu en prends plein la face pour rester poli.
    Je ne vais pas résumer le bouquin, est-ce possible d’ailleurs avec la mine d’informations que tu ingurgite tout le long de ta lecture. Point de vue historique ou j’avais quelques connaissances, j’y ai appris pourtant pas mal de choses sur cette époque balayant les années 60 à 70 des states, la machine à souvenirs a également tourné à plein régime que ce soit pour des faits ou musicalement. Bon ce n’est pas un euphémisme de dire que c’était une période délicate ou suivant ton idéologie, ta couleur de peau, ton besoin de liberté ou la géopolitique du pays, ta vie pouvait devenir un enfer. Cependant, je connaissais moins le mouvement Black Panther et on ne peut que saluer le travail de recherche de l’auteur qui a dû être faramineux.
    Alors ce bouquin qui a gagné le prix Polars Pourpres en 2018, je n’étais pas encore né …sur ce site, et que l’on m’a vivement conseillé m’a-t-il plu ?
    Oui mais pas tout
    J’ai adoré la partie historique qui est venu colmater les manques de ma connaissance, J’ai moins aimé la fiction ou tout du moins pas toute. L’idée du point de vue de l’histoire à travers trois personnages est bonne mais j’avoue qu’une certaine redondance lascive, un manque de compréhension de ses personnages (je ne sais pas trop l’expliquer clairement), m’ont perturbé. Tu rajoutes à çà, le style bien particulier de l’auteur que je n’ai pas encore totalement intégré (mais j’y travaille ardument). Finalement, j’ai eu un sentiment bizarre, celui d’être heureux d’avoir lu ce roman mais j’étais également content d’en voir la fin.
    Il me reste à découvrir pas mal de choses de Michaël Mention .

    18/07/2026 à 07:54 6

  • Tuez-les tous

    Christopher Bouix

    7/10 Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas commencer par rendre hommage à l’auteur mais à la personne qui m’a permis ou plutôt qui m’a dirigé sur ce roman. En effet c’est grâce à Yvan du célèbre blog littéraire « EmotionS » et à sa chronique décalée sur le bouquin de Christopher Bouix que çà m’a donné envie d’y voir d’un peu plus prêt. Et j’ai décidé de lui rendre hommage car Yvan est excellent et m’a souvent dirigé vers des romans qui me convenaient. Voilà la pub méritée est faite et t’inquiète pas Yvan c’est gratos hein, entre gens exceptionnel, on se comprends …et ça fait du bien de me dire que je suis exceptionnel même si voilà quoi, ce n’est pas gagné pour moi …mais j’y travaille surtout depuis que je suis, parait-il, un boomer en retraite. A ce sujet je suis inquiet, je me demande si je vais exploser un jour…ou pas.

    Petit intermède météo, ce matin à exactement 11h11, çà ne s’invente pas, record battu 37.5 degré, je parle de la température du dehors hein, soyons clair.

    Je n’avais jamais lu Christopher Bouix qui étais apparemment un auteur plutôt tourné « polar jeunesse » mais qui depuis a sorti quelques thrillers pour les vieux. Bon, c’est un roman, comment dire, complètement inclassable, barrée et sérieusement loufoque et cela aussi bien sur le fond que sur la forme.
    L’intrigue se passe dans une petite ville au bord de mer, quelques jours avant Noel, il s’y passe des évènements inattendus et horrifiques que même le Père Noël quand il a lu le script, s’est fait porter pale expliquant qu’il n’était pas payé pour contribuer à ce genre de conneries. En effet, ce bouquin est peuplé de psychopathes d’un nouveau genre, en l’occurrence ce sont des enfants qui tuent tout ce qui est adulte …ah ouais quand même. Et donc on y voit des choses peu courantes pour nos petits bouts à la limite du surnaturel. L’histoire n’est carrément pas résumable de toute façon tellement c’est méchamment cintré. L’intrigue nous fait apparaitre une multitude de personnages adultes plutôt loufoque tel qu’une CPE déguisée en vulve avant un cours d’éducation sexuel, une réceptionniste d'hotel qui récite les définitions du dico, et plein d’autres personnages que l’on suit introspectivement. L’auteur en profite pour démonter gentiment notre mode de vie, on passe du rire à l’effroi à de multiples reprises. La structure du roman, pour moi, c’est du rarement vu mais est aussi à découvrir également par curiosité.
    Que dire de plus, je n’en sais rien moi. C’est un roman bien spécial qui m’as plutôt plu pour le délire de l’auteur et son imagination mais il faut avouer que ce ne sera pas à la portée de tous

    PS 11H52 …38.5

    23/06/2026 à 11:53 3

  • Le Mambo des deux ours

    Joe R. Lansdale

    9/10 Je profite qu’il fasse un peu frais ce matin, il ne fait que 36 degrés ce matin (vers 11h), pour rattraper mon retard de critique. Comme ça, je n’ai pas le cerveau en ébullition et cela m’évite de raconter n’importe quoi ou c’est l’inverse, je ne sais plus.
    Ce fut encore un plaisir de retrouver Lansdale avec son duo magique Hap et Léonard pour ce troisième épisode de la série. Il fait partie de ces auteurs qui réussissent à me distraire avec une facilité déconcertante grâce à ses histoires multigenres. On n’est pas enfermé dans une histoire uniforme, les ingrédients sont divers avec une base noire et sociale, relevé avec de l’humour et de l’amitié ainsi que beaucoup d’humanité, pimenté avec de l’action, du suspens et des dialogues somptueux et une pointe de vulgarité et de loufoquerie qui donnent un arrière-gout de dingue.
    Cette fois ci, nos deux héros sont envoyés de force et surtout pour éviter la prison à la recherche d’une jeune femme, ex de Hap, déjà apparu dans le numéro 2, à cause de Léonard qui a encore fait des siennes avec ses voisins dealers. Le problème étant que le patelin ou ils sont envoyés en plein Texas est plus ou moins dirigé par le KKK. Quand on sait que Léonard est noir et homosexuel, on se doute que cela ne va se passer sans encombre. Et nous voilà parti pour une nouvelle histoire pleine de bonnes et mauvaises surprises.
    C’est addictif, attachant, brutal, le tout dans une ambiance rurale texane, un délice.

    22/06/2026 à 12:31 4

  • Scopolamine

    Efsy Washington

    9/10 Pas facile de parler de ce bouquin et de ne pas se faire que des amis surtout quand comme moi, on a aimé ce roman.
    Rassurez-vous, Je ne vais pas faire ici de la géopolitique parce que d’abord cela ne m’intéresse guère, j’ai passé l’âge de croire au Père Noel et il en faut pas mal pour me convaincre du bien pensé du monde actuel. C’est sans doute pour ça que j’aime les bouquins D’Efsy Washington qui sont au bas mot irrévérencieux pour sans doute pas mal de personnes. Il est clair que l’auteur démonte pas mal d’idéologies et prends un malin plaisir à critiquer les dérives sociales de nos vies actuelles tels que la censure, les dangers de L’IA, la liberté d’expression, les réseaux sociaux, les dérives idéologiques et J’en passe. Bon, en gros et sans parti pris (un peu quand même), je déconseille ce roman au wokes et progressistes pour l’idéologie, et aux fragiles ou hyper sensible genre bisounours pour des scènes assez horrifiques qui tabassent gentiment l’esprit.
    A noter que ce bouquin commence par une dédicace à Boualem Sansal ce que j’ai trouvé plutôt bien senti et deuxième chose qui a son importance, on ne sait toujours pas qui est vraiment Efsy Washington. L’auteur se met en scènes, c’est lui le personnage principal et il nous narre une intrigue parsemée d’introspection de sa vraie vie si bien qu’on ne sait pas trop ce qui est réel ou si cela fait partie de la fiction, bon on se doute un peu. Car oui c’est une fiction, certes un thriller engagé mais aussi gravement addictif ou l’auteur ne s’interdit pas grand-chose.
    L’histoire commence à la sortie de « La Gula », son précèdent roman, et après nous avoir raconter comment il a peiné à trouver un éditeur et afin d’éviter de stresser des la sortie du bouquin, décide de partir en vacances en Espagne dans un hôtel un peu particulier. En effet, c’est un hôtel dédié au années 80 et donc téléphone interdit, pas d’internet, tenues vestimentaires d’époques, musique de ces années-là même les programmes tv sont des rediffusions de cette époque. Situé en périphérie de toute ville et au bord la mer, un endroit en quelques sortes coupé du monde. Bon après ce n’est plus trop raisonnable, j’en conviens, avec des meurtres, une tempête catastrophe qu’inonde tout (comme en vrai, rappelez-vous), un thriller violent pur et dur angoissant et perturbant.
    J’ai adoré ce roman qui sort réellement de l’ordinaire dans la lignée de « La Gula ». Alors oui, la plume de l’auteur est incisive et implacable. L’auteur nous montre les dérives sociales actuelles en les étayant intelligemment tout en nous captivant avec une intrigue effrayante et dérangeante.

    PS pour Efsy
    Peux-tu (on se tutoie hein, on est copain maintenant) éviter sur tes prochains romans, de détailler les fringues de chaque personnage, j’avoue çà m’énerve un peu mais bon tu fais comme tu veux.

    17/06/2026 à 14:00 6

  • Un dernier verre avant la guerre

    Dennis Lehane

    9/10 J’ai découvert Denis Lehane sur le tard, c’est seulement le troisième roman que je lis et force à dire que je ne suis pas déçu bien au contraire. J’ai commencé par le dernier puis continué par un formidable « mystic River » et donc j’ai décidé de reprendre ses bouquins par le début, en l’occurrence la série Kenzie et Gennaro. Et c’est très bon. Cela faisait quelques années que je lorgnais sur cette série sans jamais franchir le pas. A cause de fausse idée, on imagine des choses parfois qui sont fausses ou erronées, çà n’a pas fait tilt dans mon cerveau qui pourtant est plein de curiosité et c’est bien dommage. Je craignais de trouver des trucs qui ne m’auraient pas plu, du déjà vu, des histoires sans trop de relief, des personnages « gnangnan », enfin bref je me suis complètement planté de chez planté, faut que je revoie d’urgence mon logiciel d’estimation de bouquins qui est à la rue sur le sujet Denis Lehane en tout cas sur cette série.
    C’est peut-être parce que ce roman est estampillé roman noir, c’en est un parce que c’est un polar plutôt sombre mais il a également bien d’autres qualités qui m’ont fait chavirer rapidement. Déjà un duo d’enquêteurs formidable que l’on aime tout de suite avec une complicité sans faille, un humour qui va bien avec, des problèmes de vie comme tout le monde, ils sont humains quoi. Une femme et un homme qui sont un couple d’amis d’enfance solide, ce qui n’est pas si courant dans nos lectures, pas d’histoires d’amour entre ces deux-là enfin pas encore (peut-être que cela évoluera dans les suites), mais cela n’empêche pas de ressentir une belle émotion .
    C’est un roman complet superbement maitrisé, c’est un roman noir avec pleins de thèmes abordés, fracture sociale, raciale, politique véreuse, guerre des gangs dans la ville de Boston, autre icone des romans de l’auteur dans les années 90. Mais c’est aussi un polar plein de suspens, ça bouge pas mal, beaucoup d’humour dans les dialogues avec quelques vulgarités que je n’attendais pas mais ce n’est pas dérangeant, tout ça fait que c’est addictif et très efficace.
    Cela fait du bien de lire ce genre de roman, qui malgré une intrigue classique, m’a apporté un plaisir profond de lecture. Vivement le prochain.

    17/06/2026 à 11:33 8

  • Requiem pour un cri

    Marie Capron

    8/10 Il m’a fallu attendre un peu plus de deux ans pour avoir ce troisième volet des aventures de Priya Dharmesh. Putain deux ans, c’est long mais bon, cela valait le coup d’attendre car nous avons encore là un bon roman même si un peu diffèrent des deux premiers. Il y a toujours une enquête, enfin plusieurs mais qui se rejoignent, disons que c’est un peu moins gore avec des parties vraiment très noires mais rassurez-vous, il y a encore un peu de gore sinon c’est moins marrant. D’ailleurs c’est moins drole aussi avec moins d’effet comique ou burlesque mais rassurez-vous également, il y en a encore. Ce qui ne change pas, c’est l’empathie que j’ai pour Priya, j’y suis affectueusement attaché, pas dans le sens amoureux mais dans le sens adoration, elle est parfaite, naturelle, en même temps forte et fragile, J’ai l’impression qu’elle existe vraiment.
    C’est toujours une fiction légèrement dystopique mais l’auteure innove en mêlant de vrais évènements historiques. Tout cela va bien sur finir par se percuter pour notre plus grand plaisir. Pourtant dès le départ, cela ne paraissait pas évident de trouver un point commun entre des cris qui manipulent les foules et les évènements degueulasses perpétrés au Canada par des membres du clergé sur de jeunes indiens,une vraie boucherie qui date seulement de la deuxième moitié du 20e siècle, c'étais hier quoi !
    Alors j’avoue que j’ai eu un peu de mal avec la thématique du cri mais bon pourquoi pas. J’ai été horrifié par ce qu’on a fait subir aux jeunes autochtones. J’ai adoré l’introspection familiale de notre héroïne ainsi que l’humour subtil qui vient contrebalancer toutes ces horreurs. Un vrai thriller toujours aussi socialement percutant, toujours aussi atypique, toujours aussi attirant pour le lecteur que je suis.

    11/06/2026 à 23:33 1

  • Retour à Oldforest

    Pierre-Yves Touzot

    7/10 Fin de trilogie avec ce dernier roman qui vient conclure cette histoire de bien belle manière même si, c’est celui qui m’a le moins convaincu. Alors attention, il faut à tout prix le lire pour avoir toutes les réponses aux phénomènes fantastiques voir surnaturels des deux premiers sinon cela n’aurait pas de sens. Des réponses qui viennent te titiller l’esprit et ton imagination fait le reste, comment pouvait-il en être autrement.
    Alors c’est vrai que ce troisième roman est celui qui m’a le moins plu, c’est plutôt embêtant pour un final, disons que je n’ai pas eu le feu d’artifice annoncée d’où une légère déception. C’est toujours aussi immersif, mystique, écrit simplement et efficacement. Sans trop vouloir le divulguer, ce dernier opus ne se passe pas entièrement a Oldforest , cela fait plus roman aventure ce qui n’est pas désagréable mais il m’a manqué parfois l’ambiance de la foret d’Oldforest ,
    Cela reste une très bonne trilogie pleine de mystère, une ode à la nature du grand nord canadien, des romans d’atmosphère curieux, plein de surprises et de mystères.
    C’est fantastique…

    16/05/2026 à 07:13 1

  • La Colline

    Mathilde Beaussault

    9/10 J’avais la certitude, tout du moins cela me laissait le penser, qu’après son premier roman « Les saules », Mathilde Beaussault serait dans le futur une auteure reconnue. Ben elle grandit vachement vite car avec ce second roman « La colline », elle est devenue à coups sur, une grande, une très grande écrivaine. Ce roman a dangereusement remué mon égo de mec qui n’aimes pas plus que çà les romans noirs. L’auteure a pulvérisé toutes les barrières de mes croyances, m’obligeant de convenir que quand c’est bien fait, le noir peut être magnifique.
    Et c’est super bien fait. La plume de l’auteure est toute en sensibilité, l’histoire profondément humaine est bouleversante avec une écriture vraie. Une histoire dure, même très dure mais avec tout au fond un espoir, du moins l’espère-t-on, grâce à des personnages humains décortiqués avec réalisme et justesse. Des descriptions précises et poétiques, des introspections de personnages réalistes parfois pleine d’humour apaisent l’ambiance et viennent compenser une histoire plutôt glauque et sordide.
    C’est un roman noir social mélangeant drame et enquête, qui décrit notre société parfois en négatif mais aussi en positif car vous le savez bien, la bonté et l’amour seront toujours les plus fort même si ……

    08/05/2026 à 23:34 3

  • Toutes les nuances de la nuit

    Chris Whitaker

    10/10 J’ai commencé ce roman comme d’habitude avec un livre qui dépasse les 800 pages…à reculons. On ne se refait pas, j’ai toujours une sorte appréhension négative, ce n’est pas une peur panique, je suis un grand garçon maintenant mais quand même les pavés, je ne suis pas fan. En plus je ne connaissais pas l’auteur, jamais lu, et donc tu as toujours un doute. Pourtant je me doutais bien que ce roman était bon vu les retours de plusieurs camarades sur ce site mais bon comme je l’ai déjà dit, on ne se refait pas. J’avoue que j’ai été rassuré de voir des chapitres de 3 ou 4 pages, 261 chapitres en tout, ça commence à causer et je me suis dit « tiens donc pas banal ». Et puis j’ai commencé à lire. Je me suis dit que j’en aurais pour une petite dizaine de jours, je l’ai lu en quatre ,pour la simple et bonne raison que c’est une pépite ce bouquin, une pépite émotionnelle. De l’émotion à l’état pur que je n’avais pas ressenti à ce point depuis belle lurette.
    Chris Whitaker nous raconte une histoire d’amitié lumineuse, mais aussi d’amour profond, qui débute entre deux jeunes adolescents et que l’on suit sur une trentaine d’années. Une véritable saga magistrale mais aussi un thriller avec un psychopathe qui va venir exploser l’avenir des personnages principaux. Parlons-en des personnages principaux, il y déjà Patch et Saint. J’ai tellement aimé ces deux-là que j’ai souvent pensé que j’aurais aimé connaitre en vrai de tel personne. Mais il ne faut pas s’arrêter à ces deux-là, beaucoup de personnages sont inoubliables comme Norma la grand-mère de Saint, Sammy le bon samaritain de Patch, Misty la survivante et sa fille Charlotte sans oublier Nix le policier. Des personnages authentiques, vivants qui combattent avec force et abnégations leurs traumatismes respectifs. C’est un des points fort de ce roman, l’empathie te ruisselle entre les doigts.
    Cela aurait pu être un roman sombre, çà l’est bien évidemment, mais c’est aussi un hymne à la vie, un combat contre la fatalité ou l’amour quoiqu’il arrive sera toujours le plus fort. On ressort de ce bouquin plein d’humanité gonflé à bloc prêt à affronter les affres de la vie avec ce petit sourire radieux de celui qui est heureux.

    30/04/2026 à 23:32 9

  • Douce France

    Céline Cléber

    6/10 Nous avons là un bouquin avec une histoire bien particulière qui nous raconte comment la France tombe dans la guerre civile avec une facilité déconcertante. Rassurez-vous, c’est une fiction …enfin normalement car c’est terriblement crédible.
    Céline Cleber est un pseudonyme, l’auteure en réalité baigne ou surnage dans la politique depuis 30 ans. C’est une haute fonctionnaire mais si ça se trouve ce n’est pas une histoire de taille (facile et gratuite). Un pseudonyme et çà se comprends car elle démonte gentiment nos institutions et administrations qu’elles soient politiques, policières, judiciaires, militaires ou religieuses. Président, ministres, préfets mais pas que, il y en en a pour tout le monde. Comme elle le dit dans un interview, l’auteure a voulu nous montrer l’envers du décor, nous faire rentrer dans les réunions ou tout se décide et comment ça se décide. Moi, vous me connaissez, je n’aime pas dire du mal, mais bon ça ressemble à un beau bordel ou tous les vices sont permis et ça peut raisonnablement nous foute les trouilles nous autres citoyens, car l’auteur insiste là-dessus, le roman s’appuie sur la réalité des institutions et des gens qui les composent.
    C’est une sorte de dystopie très proche, voire très très proche, ou on assiste à l’embrasement de la France à la suite d’un fait divers, le meurtre d’un curé chaldéen par un islamiste en herbe et çà part en cacahuète très rapidement. Bon soyons honnête, c’était pour d’autres raisons mais ça peut nous rappeler les faits de l’affaire Nael, il y a quelques années. A part que là, l’auteure nous raconte volontairement la version la pire qui puisse arriver. C’est d’un réalisme effrayant de voir avec quelle facilité, la situation peut dégénérer. Aucun vrai nom n’est cité mais on reconnait assez facilement quelques hommes politiques. D’ailleurs dans ce bouquin, il ne fait bon d’être politicien, lâcheté, irresponsabilité, magouilles en tout genre, ambitions venimeuses, mensonges, trahisons, rien ne leur sera épargné. C’est pareil pour les islamistes, les gens du narcotrafic ou les voyous des banlieues sont largement dénoncés. Bon en règle générale, et sans parti pris, suivant l’idéologie du lecteur, certains ne vont pas aimer du tout ce roman mais pas du tout.
    J’ai trouvé ce roman intéressant, le fonctionnement des institutions et des diverses administrations est surprenant de l’autre coté de la barrière mais il faut avouer ce n’est pas facile à lire. Beaucoup de personnages, beaucoup d’acronymes et d’abréviations qui nous renvoient à de multiples annexes complexifient la fluidité du bouquin . On peut reprocher certains passages qui font plus documentaire que roman ainsi que quelques longueurs , c'est tres complet mais on ne peut guere faire autrement. J’ai découvert ce roman car le pitch a piqué ma curiosité mais bon c’est quand même très spécial comme lecture.La fin n’est pas une fin car une suite sortira fin aout 2026 intitulé « Par la force ».
    Une note de 6,5 se rapprocherait plus de mon ressenti .

    30/04/2026 à 00:20 1