Omnivore

4 votes

  • 8/10 Polar très sympa à lire. J'ai bien aimé le ton décalé, c'est gore mais rigolo...

    23/12/2025 à 09:44 guimouts (445 votes, 7.8/10 de moyenne) 2

  • 8/10 Stupeur et tremblements à la télévision ! L’émission vedette La Surprise du chef, qui met en scène la journaliste Rita Chandler entrant à l’improviste dans les cuisines des restaurants, tombe sur une scène incroyable : le chef Karl Angus, à L’Abeille dorée, en train de débiter un corps humain. Le marmiton est aussitôt arrêté avant de prendre la fuite. Pour les policiers Toulouze et Kuklinski, l’affaire est d’autant plus urgente que Rita Chandler a disparu, probablement enlevée.

    Ce roman d’Olivier Bocquet sidère dès ses premiers chapitres par son ton inclassable : l’auteur mêle avec délectation et un talent certain plusieurs genres qui coexistent avec bonheur. Le scabreux du cannibalisme côtoie des instants beaucoup plus légers, et c’est cette concomitance qui offre toute sa saveur à ce livre. L’histoire est solide, les pages défilent rapidement, et les éléments qui viennent s’immiscer dans l’histoire (les articles journalistiques, les extraits des réseaux sociaux, les transcriptions d’audition, etc.) apportent des parenthèses bienvenues. Les personnages des enquêteurs sont réussis, notamment Rachel Kuklinski qui est enceinte et a encore du mal à se remettre de l’agression qu’elle a vécue, ou encore William Toulouze très maladroit en société et vêtu de slips censés limiter ses possibilités de procréation. Karl Angus compose également un protagoniste singulier, conscient de sa déviance, souvent cruel et froid, mais dont le passé explique ce penchant anthropophagique tandis qu’un court chapitre explique à mots à peine couverts le mal dont il souffre. On se régale aussi de la traque menés par les policiers, les réactions de divers pans de la société face à ce fait divers qui prend très rapidement l’envergure d’un cas international : Olivier Bocquet analyse avec beaucoup de finesse autant que d’acide le comportement de ses contemporains, d’une manière presque jubilatoire.

    Un ouvrage atypique, où les ténèbres de ce tabou voisinent avec quelques bulles d’un humour salvateur. Remercions sincèrement Olivier Bocquet de n’être jamais tombé dans le piège du gore ou de la grivoiserie. Son œuvre est celle d’un brillant équilibriste.

    15/12/2025 à 06:58 El Marco (3767 votes, 7.2/10 de moyenne) 4

  • 8/10 On retrouve le duo Rachèle - Toulouze avec joie.
    Il faut avoir le cœur bien accroché pour lire cet opus car on y cuisine beaucoup de chaire humaine !
    Le récit est entrecoupé d'article de journaux, d'extrait de site web, de PV de police, du journal de Rachèle. Et cela rend la lecture très vivante.
    Un très bon moment de lecture.

    30/11/2025 à 16:22 calimero13 (1190 votes, 7.4/10 de moyenne) 4

  • 8/10 J’ai encore dévoré ce troisième roman d’Olivier Bocquet, vous me direz « elle est facile celle là » vu le titre du roman, je vous rassure je ne l’ai pas vraiment ingéré.
    Première et dernière question piège, c’est quoi un omnivore ?
    Déjà pour ceux qui n’ont pas suivi ou qui serait tète en l’air, je vous rappelle que c’est le titre du bouquin. Je n’étais pas sûr de la définition et de la différence entre un omnivore et un cannibale et donc j’ai consulté non pas un toubib mais notre ami google presque toujours de bon conseil. Alors en gros un omnivore est quelqu’un qui mange de tout et là on parle de régime alimentaire alors qu’un cannibale est quelqu’un qui peut manger ses congénères mais à titre exceptionnel et là on parle de pratique alimentaire. La différence parait clair sauf si je mange mon gentil voisin par exemple, alors je passe d’omnivore à cannibale. Je pense qu’il fallait préciser cette différence qui n’avance en rien malgré tout la compréhension du roman.
    Parce que oui, on mange de la viande humaine dans ce bouquin mais je vous rassure ce n’est pas gore comme histoire, enfin disons pas trop. Personnellement étant un viandard invétéré je n’ai jamais essayé ou tout du moins on ne me l’a pas dit, j’ai bien essayé le végan une fois mais seulement 10 minutes, faut pas déconner non plus.
    J’adore Olivier Bocquet, son écriture me vas à ravir avec des bouquins atypiques et un style rarement vu chez les autres auteurs. Avec lui l’horreur devient amusante, l’humour noir jouissif ,les scènes burlesques s'accumulent ,les codes polars sont bousculés et cela devient même irrévérencieux quand il se moque gentiment des réseaux sociaux, de la presse et des institutions. Et puis quel plaisir de retrouver le couple infernal Rachel et Toulouze, équipe policière de Fontainebleau plus qu’attachante toujours aussi drôle et déphasée mais efficace .Mention également à Rita, journaliste à la tv qui se fait enlever par le cuistot omnivore/cannibale et qui va nous développer par écrit ce qu’est vraiment le syndrome de Stockholm.
    Ce thriller culinaire m’a encore bien amusé même si j’ai préféré le roman précèdent de l’auteur « Du plomb dans la tête ». En effet, j’ai trouvé que çà partais en vrille parfois, peut-être un peu moins abouti mais bon même comme çà c’est génial.

    19/11/2025 à 18:05 patoche77 (386 votes, 7.7/10 de moyenne) 5