3 votes
-
7/10 Est-ce bien sérieux tout çà, enfin je veux dire, lire « Python » de Stéphane Gendron.
Non pas du tout, mais alors pas du tout du tout. Nous avons là du roman noir qui au premier abord peut paraitre déjanté, loufoque, grotesque mais faites attention quand même car l’auteur ne fait que nous étaler devant nos yeux offusqués, tous les mauvais côtés que l’on peut trouver chez l’humain, il est vrai avec le curseur pousser au maximum. Et croyez-moi, vous serez content de ne pas vous reconnaitre dans les personnages de ce roman tellement le vice, l’immoralité, la méchanceté imprègnent férocement ce roman vraiment atypique. On ne lit pas ce roman comme çà, n’importe comment, il faut absolument un bilan de santé impeccable afin d’éviter toutes mauvaises surprises et un esprit des plus ouvert. Bon moi, je m’y étais bien préparé avec une première lecture, il y a quelques temps du roman « Chevreuil » qui dans son genre n’est pas mal non plus et ou j’avais éclaté de rire plusieurs fois. Bon sur celui-ci, je n’ai fait que sourire parce que c’est beaucoup plus sombre comme histoire mais c’est quand même bien accrocheur. Si j’osais, je dirais que l’on est comme un montagnard qui grimpe une falaise abrupte, on ne veut pas lâcher, on est en quelque sorte accroché au piton.
L’auteur essaie de nous perturber dès le début avec un prologue qui n’as rien à voir avec l’histoire qui suit, il en avait usé aussi sur le premier roman, à part que sur celui-ci , cela réapparait aussi sur la fin. Ne cherchons pas, cela prendra sans doute tout son sens avec le futur prochain roman « Chiens » de ce triptyque bientôt disponible. Je me suis fait avoir aussi quelques temps, bon j’avais des doutes, sur le lieu de l’histoire basé à Washington, mais bon dès que j’ai découvert qu’on parlait de TGV et de gendarmerie, j’ai compris qu’on était bien en France mais dans un lieu imaginaire, il est taquin cet auteur.
Si vous aimez les satires sociales poussées à l’extrême, ce bouquin est pour vous. Personnellement je l’ai trouvé un ton en dessous du premier, parce que peut-être un peu moins drôle et passionnant, mais tout aussi jouissif quand on voit comment l’auteur brutalise ses personnages. C’est un écrit d’un internaute qui m’y a fait penser et je trouve ça assez judicieux de sa part, cela rappelle un journal que les plus vieux d’entre nous auront connu « Hara-Kiri le journal bête et méchant » …ben voilà ce bouquin est aussi bête et méchant.
18/01/2026 à 17:15 patoche77 (392 votes, 7.7/10 de moyenne) 1
-
9/10 Très bonne découverte pour moi de cet auteur, avec un livre qui m'a beaucoup plu et amusé. Un bon cadre qui passe de tranquille voir ennuyant qui s'anime avec une mort et l'apparition d'un animal réel ou fruit de l'imagination collective. Deux très bons personnages principaux.
Je poursuivrai donc avec cet écrivain et cette série part "Chevreuil" très prochainement.19/11/2025 à 10:40 Grolandrouge (1755 votes, 6.6/10 de moyenne) 5
-
9/10 Washington. Une cité résidentielle née dans les années 70 – un lotissement – quelque part en France. Cinquante rues. Texas, Calidornie Iowa Trois cents pavillons édifiés sur le même moiule. Mille habitants. Pas de clôture. Pas de véhicules garés dans la rue. Locataires interdits.
C’est dans une de ces rues que vit Constance Detheil
Constance s’arrête à la hauteur du 19 de l’avenue du Texas. Une voiture est à cheval sur le trottoir. A côté une jeune femme de vingt ans, et un mort – le dentiste.
Après avoir remisé le macchabé dans le pavillon qu’il occupait, Constance Detheil croise, Lucas Daux. Un curieux zigue – Lucas Daux, louche et étrange– qui semble s’être installé dans un pavillon voisin.
Constance Deltheil, qui n’a jamais aimé son fils – Hyppolite. On peut naturellement la comprendre. Il a cinq ans, il est cruel, il est méchant, il mort, il griffe. Elle a décidé de fuir seule au bout du monde - en Inde. Elle a de l’argent dans un coffre d’une banque, des faux papelards et son billet d’avion. Malheureusement, la mort de son mari – retrouvé dans sa voiture victime d’un accident vasculaire – a tout chamboulé.
Tandis que dans la cité, un python vit dans les canalisations des eaux vanne et fout la panique dans chaque WC.
Roman déjanté, sombre et drôle
Deuxième volet du Cycle « Le grand livre des animaux ».17/05/2025 à 12:15 Max (871 votes, 8.1/10 de moyenne) 5
