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8/10 Une nouvelle fois, Jake Hinkson qui, une fois n'est pas coutume s'éloigne de son thème de prédilection (la religion), nous offre un roman très agréable à lire et doté de très bons personnages. Dans ce roman choral, les dialogues sont assez nombreux ce qui est plaisant, tellement de nombreux romans actuels font plus la part belle à de trop importantes descriptions, au détriment des personnages et de l'histoire. Jake Hinkson continue, lui, à se concentrer sur le plus important, ses personnages et leurs interactions, pour notre plus grand bonheur.
avant hier à 18:00 ericdesh (1071 votes, 7.4/10 de moyenne) 3
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9/10 Attention, cet avis n’est pas du tout objectif. Je préfère avertir tout lecteur que je suis un fan de Jake Hinkson. Son nouveau polar intitulé Ainsi va le monde est une réussite. Ce livre se laisse lire facilement et avec plaisir.
Cette histoire est racontée par plusieurs protagonistes :
- Alice Hardy, enseignante universitaire, est victime d’une agression dans une ruelle de Chicago. En état de légitime défense, elle donne un coup de couteau dans le cou de l’agresseur, le blessant mortellement. Sortant de chez son amant, et enfin de ne pas mettre à jour sa relation adultérine, elle décide de ne pas alerter la voiture de police qui venait de passer juste à ce moment-là. D’ailleurs, elle décidera de taire ces faits, à part à son amant. Quelques minutes plus tard, revenant sur les lieux du drame avec son amant elle constatera que son agresseur n’est plus là, ni le couteau. De retour chez elle, elle décide de jeter ses habits souillés de sang et déchirés à la poubelle. Le lendemain et les jours d’après, Alice, rongée par la culpabilité, souhaite savoir si les médias font état d’un mort dans une rue. Mais aucun signe d’un meurtre par blessure au cou dans une rue.
- Owen Pall est l’archétype du parfait détective privé loser. C’est le mal-aimé de la police de Chicago, car il ne traite que des cas de femmes trompées. En plus, en faisant chanter le mari trompeur, il peut se faire deux fois plus de thunes. Mais là, en suivant un mari soupçonné de tromper sa femme, il l’enregistre avec sa caméra en train d’agresser au couteau une femme qui, en se défendant le laisse avec une grosse blessure au cou. Il sent qu’il tient quelque chose qui pourrait faire envoler sa carrière…
Ce résumé tient en seulement quelques pages. On découvre rebondissements sur rebondissements (sans parler du final insoupçonnable) cette histoire sans comprendre où Jake Hinkson va emporter son lecteur. C’est parfois drôle, parfois émouvant, quelques fois horribles… L’écrivain américain déballe un panel de sentiments qui tient en haleine celle ou celui qui ouvrira Ainsi va le monde. Parfois, on se dit qu’on pourrait tenir un scénario d’un film, dont les frères Coen pourraient admirablement tirer. Mais, à chaque instant, on sait que l’on tient quelque de bon et jouissif. C’est tout simplement le talent de Jake Hinkson.
Je vous avais prévenu que mon avis n’était pas du tout objectif. Quoique…23/03/2026 à 15:35 JohnSteed (781 votes, 7.7/10 de moyenne) 8
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7/10 Quelques fois mettre 7 peut faire penser qu'on saque un roman et que sous le 8 c'est "j'ai perdu mon temps".
Ici le temps n'est pas perdu, j'ai passé un bon moment, livre lu très rapidement et pas de regrets.
Mais au final en y réfléchissant je m'aperçois que je l'aurais quand même vite oublié.
La structure en chorale est bonne et entraînante mais pas révolutionnaire non plus, les persos bons mais pas immémoriaux. Il me manque quelque chose sans savoir quoi, un peu de sel peut être...
Reste la fin qui, pour une fois, m'a plutôt plu par son originalité.
Et je l'aurais plus vu chez Sonatine que Gallmeister vu le thème et le décor mais bon...
En bref bon moment
05/02/2026 à 18:37 JohnBlacksad (177 votes, 7.9/10 de moyenne) 8
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8/10 Les critiques de romans peuvent s’avérer difficile à formuler parce qu’il faut faire attention à ne pas trop en dire pour ne pas gâcher le suspens ou les surprises tout en donnant des orientations générales de l’histoire. Ben là, ce n’est pas trop possible d’en parler sans divulguer l’intrigue, tout juste peut-on dire que le roman est bon sans être exceptionnel, voilà c’est tout.
Bon juste un petit peu mais c’est parce vous insistez.
Pour une fois Jake Hinkson ne nous sort pas une histoire ou la religion a de l’importance, çà change. Le système narratif me parait diffèrent également avec une sorte de roman choral et donc on suit l'intrigue à travers tous les protagonistes principaux . Il faut avouer que c’est plutôt bien fait même si çà ronronne un peu par moment. Mon intérêt n’a pas diminué grâce à quelques surprises inattendues et une fin qui m’a étonné agréablement.
L’histoire, bah le début vous l’avez avec le quatrième de couverture et c’est attirant. Le reste, c’est une sorte de chronique sociale, les protagonistes principaux sont loin d’être exemplaire voir même détestable, il y a des proies et des prédateurs mais faites attention tout le monde peut se tromper car la morale n’est pas toujours respectée dans ce roman. On sent que l’auteur prend du plaisir à malmener ses personnages à en devenir scabreux et cruel.
Finalement un bon polar noir thrillerisé (je sais mais je le trouve chouette comme mot) une intrigue ambigüe, un humour bien placé et un titre de roman « ainsi va le monde » qui colle parfaitement au bouquin.
27/12/2025 à 23:26 patoche77 (400 votes, 7.7/10 de moyenne) 7
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8/10 Une bonne histoire, peu de personnages mais très réussis et surtout une intrigue très bien construite.
Du très bon Hinkson comme souvent.20/06/2025 à 18:44 Grolandrouge (1782 votes, 6.6/10 de moyenne) 9
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8/10 Est-ce parce que le dernier Hinkson que j'ai lu, et même si j'ai les 2 suivant dans ma pal, c'est le magnifique Sans Lendemain mais j'ai trouvé celui-ci un petit ton en dessous et un poil plus convenu. Mais chez Hinkson ça reste très bon quand même. Le côté choral du roman est plutôt bien vu, surtout vu qui sont les narrateurs et cette progression finalement assez "immorale" dans leurs choix et à laquelle je n'ai pensé qu'après. Mais ce choix de narration m'a probablement laissé un peu à côté d'eux.
Pour autant cette dernière lecture estampillée 2024 est dans le haut du panier. Il m'aura manqué une Billy Dixon pour sublimer ce récit12/01/2025 à 11:50 Fab (1032 votes, 8.1/10 de moyenne) 10
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8/10 L'auteur, même s'il parle encore un peu de religion, s'éloigne de son sujet de prédilection.
Ici il est plutôt question d'adultère, de violence envers les femmes et de masculinisme.
Le roman est écrit suivant plusieurs points de vue en fonction des chapitres, ce qui dynamise l'écriture.
Attention spoiler....
Et ce que l'on voit rarement, c'est la disparition de plusieurs des principaux protagonistes au fil du récit.
Enfin, un twist final que je n'avais pas vu venir...01/01/2025 à 22:03 calimero13 (1215 votes, 7.4/10 de moyenne) 10
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9/10 Profitant que son mari et son fils sont partis assister à un match de Base-Ball, Alice Hardy, - la première narratrice - qui est professeur dans un lycée religieux, délaisse ses copies qu’elle est en train de corriger, et, part rejoint Jason, son amant. Après une dispute de vieux couple entre amants, Alice en sortant de l’immeuble elle se fait agresser.
Un couteau à la longue lame tombe au sol. Elle le récupère et blesse son agresseur à la gorge. Et le laisse pour mort dans une ruelle.
Alice Hardy, le chemisier souillé de sang et déchiré, ainsi que ses bas, un genou douloureux, file retrouver Jason.
Le corps a disparu. Le couteau également.
Owen Pall, détective privé, minable et à la dérive, spécialisé dans les affaires matrimoniales, le second narrateur, est témoin de l’agression. Il n’est guère apprécié par les flics. A causse d’une affaire, où il n’a pas eu le beau rôle. La vielle, il s’est fait tabassé par un certain Joi Vukop, en tentant de coller un raceur GPS sous la caisse d’une El Camino 1967, mettant en l’affaire l’enquête des fédéraux.
La jupe, le chemisier, les bas, le couteau et la vidéo sont des pièces de conviction, et, des éléments de channtage, et, une garantie de fric. Ces pièces « précieuses » de convictions sont dans son coffre.
Erik Reid, le troisième narrateur, est le plus inquiétant sous un masque de moralité. Ancien secouriste, Aide-infirmier à domicile. Faux ami de Ronnie , détestant toutes femmes, et, surtout Heidi, l’épouse de son collègue. Méthodique et calculateur.
Puis Mary Margaret Holding, Veuve, logeuse…
Un polar qui débute comme un thriller classique et dérive au gré des rebondissements.
Rythmé, sulfureux, et ironique sur l’hypocrisie des petits bourgeois(es), sur l’hypocrisie religieuse américaine.
Owen Pall, le privé, n’est pas le plus minable de tous.
Génial.24/11/2024 à 20:27 Max (880 votes, 8.1/10 de moyenne) 11
