Un désert froid et sans visage

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  • 9/10 Ce deuxième roman des aventures de Scott Sirius m’a encore transporté dans des contrées époustouflantes et fantasques du polar noir comme hélas rarement cela m’arrive. C’est comme quand t’essaie de nouvelles baskets et que tout de suite tu es bien dedans, tu as l’impression d’être dans des chaussons et que tu commence à imaginer tous ce que tu pourras faire avec, à la limite les records Usain Bolt te paraissent plus que raisonnable à atteindre et que tu as presque l’impression que le monde est à toi, qu’une nouvelle ère commence et que tu vas la dominer de toute ta puissance parce que putain, tu es vachement bien dans ses baskets. Bon je m’emporte un peu là, disons que ce roman m’a contenté au plus haut point, pas loin de l’Everest. Ce roman, c’est ce que je recherche dans mes lectures, c’est ce que j’aime. Ça se trouve, il y a des lecteurs qui n’aimeront pas, eh bien tant pis pour eux, je garderais cet auteur pour moi tout seul en disant et martelant au monde entier « pardonne leur, ils ne Savent pas ce qu’ils ratent tous ces renégats ». Mais je m’emporte encore une fois, faut que je fasse gaffe à ma tension, attention.
    Milo Galez est un auteur français mondialement inconnu et il ne le mérite pas …à mon avis. Son premier roman « 5 jours de crépuscule » m’avait ébloui, le deuxième m’a confirmé que je vais devoir prendre rdv avec mon ophtalmo, j’ai peur d’avoir les rétines abimées. J’ai déjà son troisième roman sur ma table de séjour et j’ai l’impression qu’il se rapproche un peu tous les jours, genre comme aimantés, de mon canapé favori de lecture et qu’il va dans un avenir proche me sauter dans les mains, balayant la lecture que j’ai commencé ce matin, pourtant c’est le dernier Nicolas Druart p’tain. Mais je résiste pour l’instant à la tentation, la douleur est vive mais aussi affectueuse et comme on dit il faut savoir souffrir pour devenir beau et ce n’est pas gagné pour moi, il y a du boulot.
    Milo Galez c’est du roman multigenre. C’est noir, du comique plein d’ironie et de cynisme, une pointe de surnaturel qui perturbe et rend l’intrigue plus surprenante, une atmosphère étrange mais exceptionnellement addictive. Le personnage de détective privé de Scott Sirius est un vrai anti-héros avec des réflexions puissantes, une sorte de looser qui peut paraitre détestable et pourtant plein d’humanité et qui vous surprendras presque toujours parce que quand même, il est borderline et original le garçon. Il ne faut pas oublier les personnages secondaires, d’ailleurs sont-ils secondaires, tous plus ou moins atypiques et loufoques qui viennent contrecarrer le côté sombre de notre héros. L’intrigue est vaste, mais l’auteur est arrivé à faire un savant mélange pleins de mésaventures, de surprises, d’actions, d’introspections, d’étrangeté et bien sûr d’amour.
    Alors faut il les lire dans l’ordre, ma réponse sans équivoque est oui. Ce sont des suites, on retrouve dans le second, des intrigues non réglées dans le premier roman et la découverte des personnages est super importante dans le premier.
    Un gros coup de cœur pour ce roman original, plus sombre que le premier avec une fin qui m’a rendu perplexe et du coups l’impatience me gagne.

    16/01/2026 à 12:04 patoche77 (392 votes, 7.7/10 de moyenne) 3