Mephisto

184 votes

  • Retour de service

    John Le Carré

    4/10 Pénible. Incompréhensible. Chiant. Et pourtant, l'histoire commençait plutôt bien avec ce côté un peu excentrique, décalée, très british avec ce jouer de badminton maître espion. Ce Retour de Service étant pour moi l'occasion de découvrir pour la première fois celui que l'on considère comme le maître du roman d'espionnage, j'y allais sans méfiance. Avec un certain appétit même. John Le Carré prend son temps, nous décrit de l'intérieur les états d'âme de son héros, ainsi que les luttes picrocholines au sein des différentes branches des services secrets britanniques et étrangers. Le récit avance sans éclat, ponctué de quelques scènes amusante, comme une confession d'un père (Nat) à sa fille sur un remonte-pente aux sports d'hiver, ou les conversations après badminton entre Nat et Ed, fervent anti-Trump et anti-Brexit. Mais à la moitié du livre, on commence à se demander quand tout cela va vraiment démarrer.

    29/06/2020 à 18:29 1

  • Il était deux fois

    Franck Thilliez

    8/10 En matière de mise en place, et de mise en situation, Franck Thilliez est plus que diabolique. C'est comme si, grand lecteur lui-aussi, il voulait sans cesse relancer l'intérêt de celui qui ouvre l'un de ses livres. Et Dieu, ou plutôt Diable, il y réussit. Avec ce one-shot qui fait pourtant écho dans sa 2ème partie à l'un de ses précédents romans (Le Manuscrit Inachevé, que je n'ai pas lu, mais rassurez-vous, cela ne nuit aucunement à la découverte de celui-ci), l'écrivain nordiste brasse tous les thèmes qui lui sont chers, quitte à vous envoyer sur quelques fausses pistes et à ne pas livrer toutes les clés de certains phénomènes étranges qui viennent émailler cette histoire. Vous y trouverez donc du fantastique, du confinement, des lieux étranges et sordides, des personnages abjects, mais aussi des clins d'oeil à Bernard Minier (l'auteur de Glacé qui sort ces jours-ci... La Vallée), des allusions à Stephen King et quelques-unes de ses obsessions, comme un certain cygne noir. Ultra-efficace, fignolé avec un duo d'enquêteurs forcés de travailler ensemble malgré eux, ce nouveau roman vous brûlera vite les doigts. S'il y avait un bémol à signaler, c'est que la fin, si elle s'avère surprenante (et tant mieux !), s'emballe tellement vite que le ou les méchants restent un peu désincarnés, trop in-humains d'une certaine façon.

    02/06/2020 à 00:38 12

  • Vindicta

    Sire Cédric

    8/10 8 ou 8,5/10... Jusque-là, après une tentative infructueuse, j'évitais avec soin les romans de Sire Cédric, devenu Cédric Sire. Trop gothiques, trop fantastiques pour mes goûts. Autant dire, ou plutôt écrire que j'ai ouvert Vindicta avec un peu de circonspection, prêt à tout remballer. Mais bon, l'avis enthousiaste d'une proche, puis d'une libraire énamourée de Cédric Sire, tout cela m'a poussé à persévérer. Et bingo ! Précision, en inversant l'ordre de son nom et prénom, Cédric Sire a voulu aussi marquer une nouvelle étape dans son écriture. Vindicta fait partie de ces thrillers qui vous hantent et que vous avez beaucoup de difficultés à lâcher. Lu l'été dernier, j'ai du le ratiboiser en trois jours maxi. Côté écriture, cela mériterait parfois d'être un peu plus resserré, mais cela reste très agréable à lire. Les chapitres sont courts. Efficaces. Côté personnages, c'est aussi parfois un peu leste. C'est à dire que les personnages sont silhouettés, parfois un peu improbables dans leurs aspérités mais il y a quelque chose. Voilà pour les petites critiques... Mais côté imagination et mécanique, difficile de ne résister à la cavalcade dans laquelle vous entraîne l'auteur. Juste bluffant, ultra maîtrisé, et abominablement noir et sans espoir.

    23/05/2020 à 21:38 6

  • Les Cicatrices

    Claire Favan

    7/10 oujours aussi implacable et effrayant. Economie de mots, de descriptions, l'écriture de Claire Favan va à l'essentiel, un peu trop parfois. On (c'est à dire moi ;-) !) aimerait qu'elle prenne parfois son temps pour donner plus de relief à ses personnages mais sa grande force, c'est le pouvoir de son imagination. Rien n'est inenvisageable dans ses livres, et si cette fois, j'ai un peu senti venir le truc aux deux tiers du roman, on reste souvent soufflé par son culot, sa noirceur et surtout ses personnages féminins qui osent vraiment tout. Des huit thrillers ou polars publiés par cette auteure française, Les Cicatrices n'est peut-être pas mon préféré (le plus dingue étant, à mon avis, Dompteur d'anges, paru en 2017), mais cela reste très au-dessus de la plupart de ce que j'ai lu récemment. Du noir qui ne fait pas semblant et vous tabasse jusqu'au bout.

    21/05/2020 à 05:56 4

  • L'affaire Clara Miller

    Olivier Bal

    8/10 L’auteur des Limbes entraîne le lecteur dans un polar étrange, insidieux mais très maîtrisé sur les ravages de la célébrité. Ce qui est étonnant dans ce livre, c'est que tout semble familier mais pas tant que cela... Déjà, ce Mike Stilth dont la silhouette évoque un loup alpha que l'âge commence à rouiller, un type dont on arrive difficilement à savoir si c'est une saloperie ou une victime. Même chose pour Paul, le journaliste de faits divers dont la vie bascule après une interview avec cette rockstar adulé. L'écriture de Bal est très évocatrice, les paysages se dessinent sans mal sous les yeux du lecteur, comme les caractères. Une drôle de thriller, assez singulier pour être difficilement rattaché à ce qui se fait en France. J'ai pensé (un peu) pour l'atmosphère au Signal de Maxime Chattam lu l'an dernier, ou encore à un Stephen King mais sans que cette Affaire Clara Miller ne soit jamais un copié/collé. Plutôt une évocation avec un vrai charme insidieux

    19/05/2020 à 18:42 4

  • La Fabrique de la terreur

    Frédéric Paulin

    8/10 .. ET C'EST COMMENT ?
    Avec un vrai brio, mais surtout avec une construction implacable, l’écrivain Frédéric Paulin décortique une guerre qui n’a pas cessé, n’est sans doute pas près de cesser, une guerre que l’on ne sait pas toujours très bien nommer, ni très bien situer. Pour donner un point de comparaison, Frédéric Paulin serait un peu l’équivalent de l’écrivain américain Don Winslow lorsque celui-ci écrit sur la politique, la drogue, les Etats-Unis, les narcos dans les difficilement contournables La Griffe du Chien, Cartel et La Frontière, sauf qu’ici le territoire géographique de ce Parisien devenu Breton d’adoption, c’est le Maghreb et la France. Comme le confie, Frédéric dans une interview remontant à 2019 publiée sur ce blog : « La littérature, ce sont des mots qui ont un sens, qui donnent un sens à la vie parfois. Un bon livre, c'est suffisamment de mots qui ont un sens, les uns à la suite des autres. » S’il y a un roman noir à découvrir en ce drôle de printemps, c’est cette Fabrique de la terreur. C’est dense, mais c’est écrit à hauteur d’homme.

    18/05/2020 à 18:08 6

  • Un jour, tu paieras

    Pétronille Rostagnat

    6/10 Un thriller assez court (260 pages) dont, en gros, les deux premiers tiers se laissent avaler sans effort. L'écriture est fluide (beaucoup de dialogues), pas de fioritures, les personnages plutôt bien campés, et Pétronille sait doser ses effets pour faire basculer son lecteur d'un point de vue à l'autre sans l'égarer. Alors... Alors, quoi ? Un dernier tiers qui ne tient pas vraiment la route, tellement téléphoné ou plutôt tarabiscoté qu'on finit par survoler l'histoire et se désintéresser des ultimes rebondissements. Comme si cela n’avait plus d’importance, et tout s’empilait jusqu’à ce que : pschiiiit. Dommage, car je confesse sans mentir que je m'étais laissé guidé en douceur et que j'espérais sinon une fin en apothéose, au moins une intrigue bien bouclée. Un mois après l’avoir fini, j’ai refait trois petits tours sur les premiers et derniers chapitres par acquis de conscience, mais non… Ca coince. Par contre, le début est toujours aussi (sur) prenant. En résumé, une auteure à suivre, mais encore un peu tendre.

    17/05/2020 à 19:07 3

  • City of Windows

    Robert Pobi

    9/10 Juste impossible à lâcher. Le vrai bouquin qui se dévore. Chaque fin de chapitre vous donne une irrépressible envie de commencer le prochain. Est-ce que c'est bien écrit ? Oui, sans doute mais c'est surtout construit comme une nasse. Au début, vous vous y plongez en prenant un peu de marge et en vous disant "Bon, ok, un bon petit polar qui ne casse pas des briques." Mais voilà, dès que vous avez glissé le début de l'extrémité d'une nageoire, pardon, d'un membre, vous serez irrésistiblement attiré vers la fin. L'auteur canadien de L'Invisible (2012) et des Innocents (2015) n'est pas du genre à gratter du papier à tire-larigot, mais ce fan de Motörhead (vraiment ?) réussit avec ce 3ème roman un petit exploit. Le meilleur polar ou thriller paru en ce début d'année, écrit en pesant vraiment ces mots.

    30/03/2020 à 23:10 8

  • Une fille comme les autres

    Jack Ketchum

    9/10 Tout le talent de Ketchum (qui emprunte son pseudo à Jack Ketch, le nom d'un bourreau anglais du XVIIème siècle particulièrement craint) est de faire monter la température peu-à-peu, comme si vous étiez un simple crustacé plongé dans une casserole d'eau bouillante. Quand vous serez cuit, il sera déjà bien trop tard. Le genre de lecture à éviter seul la nuit, sinon insomnie garantie.

    07/02/2020 à 19:20 5

  • De bonnes raisons de mourir

    Morgan Audic

    6/10 ... Tout ce qui concerne la vie en Ukraine sonne véridique mais pas dans le sens journalistique, presque vécu, et c'est un plaisir de se plonger dans le début de ce roman plutôt original quant à sa géographie (Franck Thilliez s'y était intéressé avec l'intrigue d'Atomka en 2012). Par leur côté très cinématographique, les meurtres du ou des tueurs en série à l'oeuvre dans ce 2ème livre de Morgan Audic (Trop de morts au pays des merveilles) m'ont paru très tarabiscotés, particulièrement élaborés, mais j'avoue que quelques mois après la fin de ma lecture, j'ai complètement oublié l'intérêt qu'avait l'assassin a signé son passage avec des oiseaux empaillés....

    27/01/2020 à 15:47 4

  • Cari Mora

    Thomas Harris

    3/10 Chiant est ici un euphémisme. Et pourtant, c'est bien Thomas Harris (j'ai revérifié dix fois le prénom et le nom sur la couverture), oui, Thomas Harris, l'auteur de Dragon Rouge, du Silence des Agneaux, de Black Sunday et d'Hannibal. Que des titres qui claquent, certains étant même entrés dans la culture populaire grâce aux films qui en ont été tirés. Mais là, qu'est-ce qu'il a pris à Thomas Harris de publier ce livre qui ressemble à un brouillon, une sorte de série Z insipide avec une héroïne à laquelle on n'arrive absolument pas à s'attacher et un grand méchant caricatural (Son fantasme ? S'introduire dans la villa d'Escobar en tenue de latex blanc "dérobée" lors d'une convention sadomaso... Je vous laisse méditer sur l'intérêt de dérober ce genre de combinaison lorsqu'on est une sorte de terroriste international). J'ai tenu jusqu'à la page 71.

    13/01/2020 à 00:21 2

  • Le Triomphe des Ténèbres

    Eric Giacometti, Jacques Ravenne

    7/10 Trépidant. Marrant. Parfois un peu attendu. Mais quand on ouvre ce genre de roman, on sait un peu à quoi s'attendre. Si l'on est surpris tant mieux, mais même si l'intrigue s'inspire (de très loin) d'une histoire vraie, on est surtout ravi de se retrouver en immersion dans un excellent volet des aventures d'Indiana Jones (cf. Les Aventuriers de l'Arche Perdu), sauf que le héros s'en prend encore plus plein la gueule que dans le film, qu'il est français et ne manipule pas le fouet aussi bien qu'Harrison Ford, mais le bonhomme sait se faire apprécier de la gente féminine. Un bouquin lu à toute vitesse pendant des vacances en Espagne mais qui m'a laissé une très bonne impression. Divertissant avec une bonne couche d'ésotérisme et de complot.

    08/01/2020 à 14:35 1

  • Matière noire

    Ivan Zinberg

    8/10 Un vrai grand polar sous haute tension avec une fin qui surprend sans jouer sur un twist artificiel. Si je cherche quelques noms pour comparer, je n'ai pas de Français qui me viennent immédiatement en tête, mais plutôt des écrivains comme Jo Nesbo, Michael Connelly ou encore Deon Meyer, quand ils sont à leur meilleur et qu'ils téléportent leurs lecteurs en quelques lignes dans leur environnement (Oslo, Los Angeles, Le Cap). Là, c’est du côté de Saint Etienne et de Lyon mais dépaysement garanti.

    06/01/2020 à 14:57 5

  • Paz

    Caryl Férey

    7/10 On peut aimer le projet, l'ambition de Caryl Ferey de documenter via la fiction à travers le monde les déviations du pouvoir (cf Zulu, Mapuche, Condor, Paz) mais à force, cela devient un peu systématique. D'une certaine façon, le romancier breton, fan assumé des Clash, n'est pas si loin finalement d'un Jean-Christophe Grangé quand il écrit Lantano ou Congo Requiem, par ailleurs deux très bons thrillers. Reste que si, à mon humble avis, Paz reste très en deçà de Mapuche, plus subtil, ce bouquin se dévore en trois coups de cuillers à pot.

    04/01/2020 à 12:16 2

  • Le Temps des barbares

    Laurent Obertone

    8/10 Je n'avais jamais lu Laurent Obertone même si j’en avais beaucoup entendu parler (en bien, et en mal !), et en l'ouvrant je me demandais vraiment si ce tome 2 de Guérilla pouvait tenir la route tout seul, comme un grand. Et la réponse est un grand... OUI ! Mais attention, âmes sensibles et cœurs d’artichauts, taillez la route, car on en prend vraiment plein la gueule. Et ce, dès le premier chapitre particulièrement apocalyptique mais qui fait écho à des scènes réelles s'étant déroulé en Syrie, notamment dans la ville de Deir es-Zor. Ce Temps des Barbares se lit comme une suite d'épisodes à suivre, un peu en mode jeu vidéo, ou - pour les amateurs de série – très proche de l’esprit survivaliste des comics et de la série The Walking Dead. Qui survivra à ce chaos ? Qui succombera ? Les "forts" extermineront-ils les "faibles" ?

    07/10/2019 à 17:08 3

  • Le Manufacturier

    Mattias Köping

    10/10 .... ET C'EST COMMENT ?

    Si vous avez lu Les Racines du Mal de Maurice G. Dantec, et si vous vous souvenez de l'écho qu'avait la parution en 1995 de ce polar halluciné et hallucinant, vous devriez être simplement scotché au plafond au fur et à mesure que vous dévorerez les pages de ce Manufacturier. Auteur d'un premier roman, Les Démoniaques, qui étaient déjà un choc, une sorte de relecture de Délivrance (le film) en Normandie, Mattias Köping accroche la barre une vingtaine de barreaux plus hauts avec ce thriller aux ramifications incroyables, qui flirte avec la ligne jaune et puis se décide à passer de l'autre côté, dans un monde vénéneux, dantesque, digne des peintures de Jérome Bosch, où la folie des hommes semble vraiment sans limite. C'est dur, c'est cru, c'est plus noir que noir, mais une fois que vous l'avez commencé, c'est impossible de s'en décrocher. Plus qu'une claque, un tabassage en règle mais que c'est bon.

    05/08/2019 à 18:07 10

  • M Le bord de l'abîme

    Bernard Minier

    8/10 Inspiré, Bernard Minier fait de la grouillante Hong Kong un quasi personnage, jouant avec les codes des films d’action, notamment ceux du cinéaste Johnnie To (Drugwar, Vengance, Election) ou encore ceux d'Andrew Lau et Alan Mak (Infernal Affairs, Infernal Affairs II, Infernal Affairs III). On sent dans chaque début de chapitre le soin qu'il apporte à retranscrire l'ambiance de la ville, par petites touches, comme pour imprégner le lecteur de l'esprit du lieu. D'ailleurs, l'auteur précise dans les remerciements qu'il a bien séjourné là-bas tout en digérant une masse d'informations impressionnantes concernant les réseaux sociaux, les avancées technologiques et les impacts au niveau social et humain. Résultat, on obtient un roman noir, inquiet, terrifié, s’interrogeant sur l’emprise toujours plus grande du numérique dans nos vies. Le final est juste un peu pompier dans son escalade, convoquant les éléments pour en rajouter dans le spectaculaire

    07/05/2019 à 18:29 4

  • J'irai tuer pour vous

    Henri Loevenbruck

    8/10 En s'inspirant d'une histoire a priori vraie ou du moins vraisemblable, Henri Loevenbruck a effectué un travail minutieux d'enquêteur, recoupant les faits et reconstituant l'histoire du terrorisme en France et au Proche-Orient dans les années 80. Résultat, un livre hybride qui n'est ni un thriller ni un témoignage mais un objet aussi étrange que passionnant à lire (même si le dernier tiers est un peu long, et s'effiloche). On referme ce roman/récit en ayant l'impression d'être un peu plus intelligent et d'avoir suivi l'incroyable destin d'un type pourtant sans grande conviction mais capable de choses, et surtout de sacrifices, que peu d'hommes pourraient supporter. Un livre à découvrir, même s'il faut s'accrocher un peu vu sa longueur

    05/04/2019 à 17:07 7

  • Ce qui ne tue pas

    Rachel Abbott

    7/10 C'est le genre de livre qui n'a l'air de rien. Une écriture assez plate, des protagonistes qui paraissent sans grande épaisseur, et puis au fur et à mesure des pages, Rachel Abbott injecte par petites touches de l'étrange, de l'incongru dans le quotidien. Là, la mention d'un enfant emporté par l'océan des années plus tôt. Et puis, plus loin, un procès qui dérape, le témoignage d'une femme fouettée par jeu par un homme... Machiavélique, Rachel Abbott bâtit une subtile intrigue dans l'esprit d'un Harlan Coben ou d'un Douglas Kennedy, des histoires où l’horreur n’est jamais très loin de la « normalité. » Une jolie découverte que ce thriller domestique.

    05/04/2019 à 09:02 5

  • Surface

    Olivier Norek

    8/10 Avec une nouvelle héroïne terriblement attachante, Olivier Norek s'invente un personnage complexe, ambigu, traversé par des conflits affectant jusqu'à sa personnalité, son identité profonde. Qui est-elle ? Est-ce que l'ancienne Noémie a survécu l'opération ? Mais l'auteur évite soigneusement d'en faire des tonnes sur le sujet, et se lance dans une intrigue assez inattendue où tout se retrouve marqué par la dualité : ville contre campagne, présent contre passé, etc. Une histoire qui prend son temps pour se déployer après une longue introduction autour du personnage principal, avant de prendre de la vitesse en mode thriller. Un polar fluide, dense, et surtout profondément humain. Une vraie réussite.

    26/03/2019 à 17:27 12