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Le Cercle de pierres
8/10 Tu as des bouquins comme çà
Tu ne sais pas trop pourquoi, tu vois la couverture et le titre, tu te sens tout de suite attiré même sans avoir lu le pitch.
C’est une sorte de sixième sens que tu as parfois, tu ne connais pas l’auteur ni rien mais faut que t’achète ce roman, t’est sûr que tu vas te régaler.
Bon, faut être honnête, parfois tu te gourre .et à ce moment-là, et bien …surtout tu ne commences pas ta critique comme je viens de le faire sous peine d’être pris pour un bouffon.
Cela s’est donc bien passé avec M.W.Craven et son roman « le cercle de pierre »,premier d’une série outre-manche mettant en scène le héros Washington Poe ainsi que son extraordinaire coéquipière Tilly Bradshaw .
Roman écrit en 2018, il est lauréat du Gold Dagger award en 2019, une sorte de prix littéraire du roman policier britannique. Cinq ans pour traverser la manche, c’est dommage.
Les personnages principaux sont empathiques avec un Washington, inspecteur anti conformiste, pas très aimé par sa hiérarchie et ses collègues, plus ou moins déchu mais remis dans son service parce que très doué pour trouver des meurtriers et Tilly, génie informatique complètement asociale mais très douée également. Le duo fonctionne à merveille.
Ces deux-là vont être confronté à un meurtrier qui assassine, mutile et brule sauvagement de vieux messieurs au milieu de cercles de menhirs. Un gars qui ne rigole pas quoi !
L’intrigue est bonne, beaucoup de bonne humeur malgré les faits avec un humour so british, on peut juste reprocher peut-être un peu de lenteur parfois.
Un roman sympathique , sans prétention et dont je suis impatient de découvrir la suite12/08/2023 à 19:45 5
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La Vérité sur l'affaire Harry Quebert
8/10 Pour moi « la vérité sur l’affaire Harry Quebert » a duré 19h et 19 minutes, vu que c’était à l’écoute, p’tain.
On n’a pas idée de faire des romans aussi longs, je vous jure, j’suis content de l’avoir écouté plutôt que lu, vous connaissez mon aversion au pavé et j’ai décidé que maintenant sauf exception ce sera à l’écoute ce genre du bouquin.
Le plus drôle, pour la petite histoire car il y en a toujours une avec moi, c’est que j’avais oublié que ce bouquin faisait déjà parti de ma PAL papier, vu que celle-ci n’est a priori pas du tout à jour. Et donc en croisant ma deuxième fille, celle qui essaie de ressembler à tanguy (si elle lit çà, je vais me faire exploser), elle me dit :
-tiens Papa, j’ai trouvé ce bouquin de Joel Dicker dans ton bazar, ça tombe bien je voulais l’acheter, je te le pique.
Pas que je fus surpris de cette demande, je me doutais bien que ma fille savait lire, nous n’avions jusqu’à maintenant jamais partagé ce style de bouquin.
Tout ça pour vous dire, qu’en ce moment on est à fond sur le Joel chez les patoches.
Bon sinon quoi !
Ecriture fluide et simple, écoute très facile quand je n’ouvre pas les fenêtres de ma voiture (j’écoute que dans mon auto qui a la chance en plus d’être mobile), çà c’est plutôt bien passé.
J’ai beaucoup aimé les personnages secondaires Tamara Quinn et la mère de Marcus qui apportent un comique jubilatoire au roman.
J’ai quand même eu peur dans le premier tiers du roman.
Maintenant je comprends que la mise en place des faits et des protagonistes étaient inévitable pour la compréhension du roman, mais bon j’ai trouvé ça long, quelque peu redondant et je me demandais presque si je n’allais pas être le seul à ne pas aimer ce bouquin sur notre formidable et chaleureux site que nous aimons tous.
Puis, l’intrigue apparaissant, je fus petit à petit happé par ce roman pour finir par avoir beaucoup de peine à m’en détacher chaque fois que j’arrivais à destination …Vu que je suis en automobile, je répète car j’en vois deux ou trois qui ont l’air perdu.
J’ai beaucoup aimé la structure non conventionnelle de ce roman avec énormément de retour en arrière, mais tellement bien fait que tu ne te perds pas une seconde.
Beaucoup de surprises, un peu d’humour comme je les aime, un roman finalement très facile à lire. Bon, je ne dis pas qu’un peu de mièvrerie m’ont un peu énervé avec tous ces « Harry chéri ou Nola chérie », mais comme ma valeureuse épouse me le dit assez souvent « arrête de faire ton vieil ours ». Je suis qu’à moitié d’accord, pour l’ours oui mais pourquoi vieux !
J’ai trouvé également que certaines scènes étaient relativement irréalistes voir impensable mais bon, c’est une fiction et puis ça passe plutôt bien.
Au final, assurément un bon roman et je lierais sans aucun doute la suite des aventures de Marcus Goldman.
12/08/2023 à 12:20 9
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Lumière Morte
8/10 J’avais dit en finissant le huitième de la série Bosch, il y a trois semaines environ, que je m’attaquerais rapidement au neuvième et j’ai tenu parole avec mes petits bras musclés des fois que cela soit des paroles en l’air, je connais la chanson.
Mon médecin temporelle qui se trouve au fin fond de ma tête, que je me demande comment il a fait pour rentrer sans que je m’en rende compte m’as dit :
Patoche chéri (oui on est très un team), afin de te faire patienter et surtout de te faire penser à autre chose qu’a ta future retraite, ce qui t’éviteras je l’espère de trucider deux ou trois personnes de ton entourage. Je te conseille pour soigner ton manque d’appétit livresque du moment, de remettre le couvert avec la suite des romans d’Harry Bosch. Tu verras « Lumière morte est sympa et en plus, ça tombe bien Harry a quitté la police et pris sa retraite dans ce roman.
Ni une, ni Troyes, je sais çà n’as pas de Sens, je m’y suis attelé.
Bien sûr, je suis tombé, sans me faire trop mal, encore sur un très bon opus.
Nous Découvrons l’après vie de flic de notre héros, qui afin de s’occuper, décide d’élucider une affaire de meurtre d’une jeune femme lié sans doute quelques jours plus tard à un hold-up . Une affaire qui l’avait marqué à l’époque des faits mais sans pouvoir la solutionner.
Alors bon, Harry s’aperçoit qu’enquêter sans son insigne de policier est beaucoup plus ardu. Il comprend néanmoins qu’il approche de la vérité car on lui fait comprendre sévèrement de laisser tombé l’affaire sous peine d’avoir des ennuis. Bah vous connaissez le bonhomme, ça va le motiver encore plus.
On retrouve beaucoup d’ancien personnages de ses romans précédents, j’aime bien çà de Michael Connelly, dont Eleanor Wish son ex-femme.
Seul contre tous, pourra-t-il encore réussir dans sa quête de justice en étant toujours droit dans ses bottes et toujours aussi solitaire et têtu. Suspens !
Et puis en plus, en toute fin de roman, on a le droit à une petite surprise, pour le coup surprenante et qui donc m’as surpris.
Une sorte de cerise sur le gâteau qui devrait encore faire changer notre sombre héros dans son futur zénith romanesque.
Sinon , je vais bien merci !
30/07/2023 à 12:55 7
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Les Nuits de la peur bleue
9/10 Ceux qui me connaisse, savez bien ce que je pense de la peur bleue, ça me fait carrément schtroumpfer.
Mail là non, je ne schtroumpfe pas, cependant j’ai encore adoré ce troisième volet des aventures de l’inspecteur Verne et de sa nouvelle équipe.
Mauvaise nouvelle, c’est une trilogie et donc le dernier de la série, je n’ose y croire tellement j’en lierais bien encore un petit dernier. Bah on ne sait jamais, çà peut évoluer.
Il y a encore peu de temps, je n’appréciait pas spécialement les thrillers historiques. Eric fouassier fait partie de ces auteurs qui m’as fait grandement changer d’avis et je prends dorénavant un plaisir certain à en lire quand le roman est de qualité. Et celui l’est assurément.
Alors c’est sûr, vaut mieux avoir lu les deux premiers pour profiter pleinement de l’évolution des personnages mais bon vous faites comme vous voulez.
Le service du bureau des affaires occultes s’est agrandit avec Aglaé, protégée de Valentin et première femme policière, de Tafik, mamelouk de Napoléon et accessoirement majordome de Valentin et de l’Entourloupe, ancien cambrioleur reconverti. Tout ce beau monde forme une équipe bien sympathique.
J’en entends certain qui disent « c’est quoi un mamelouk ». M’enfin, mais les mamelouks étaient une unité de cavalerie légère d'origine égyptienne, crée par Napoléon Bonaparte à son retour d’Égypte, p’tain faut tout vous dire ou quoi !
L’intrigue est intéressante, nous sommes en 1832 en plein épidémie de choléra (la peur bleue) et un psychopathe en profite pour trucider bizarrement des gens.
On retrouve avec plaisir de vrais personnages qui participent à l’histoire comme Vidocq et Georges Sand ou encore Casimir Perrier, l’époque ainsi que Paris sont divinement détaillées, les dialogues et le vocabulaire somptueux, bref on s’y croirait.
Faux semblant, suspens, fausse piste, amour gloire et beauté (mais non ! ) tout est là et ceux qui sont sages apprendront en finissant le roman le pourquoi du comment de l’immonde vicaire.
L’excellente plume d’Éric Fouassier vient mélanger doucement la réalité et la fiction dans de parfaites proportions, prends il est vrai, quelques libertés avec l’histoire mais ne nuisant en rien au réalisme du roman .
Je désespère d’une suite …Éric si tu me lis !!!!!
30/07/2023 à 00:53 4
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Toujours vivantes
6/10 Ce troisième roman de Nicolas Leclerc fut des plus ardus à finir.
C’est un roman pourtant court mais j’ai dû faire une pause de quelques semaines avant de finir les soixante dernières pages qu’il me restait.
Pas que ce bouquin, ne soit pas bon, non, Mais le sujet et le contenu ne sont pas des plus facile à traiter et à développer. Les images sont dures, très dures, trop dures et parfois trop c’est trop.
C’est noir, c’est triste, c’est lugubre et le pire le dedans c’est que ça colle à la réalité, celle-ci étant poussé à son paroxysme d’où « le trop c’est trop ».
L’histoire, une sorte de road movie d’un jeune couple guinéen qui essaie de fuir leur pays et de se rendre en Angleterre. Et bon, ça se passe très mal et le mot est faible.
On commence le roman vers la fin du périple de nos deux migrants avec une prise d’otage d’un couple bourgeois français afin que ceux-ci les fassent traverser la France.
Mauvaise pioche, encore une fois le couple n’en ai pas vraiment un, de couple.
L’histoire est entrecoupée de chapitre ou l’on remonte le temps et l’on découvre ce que chacun des protagonistes a vécu dans le passé.
Et là, rien ne nous a été épargné. L’excision, l’esclavage, mariage forcée, les drames, les arnaques, le meurtre, les viols, la maltraitance, la traversée de la méditerranée, l’exclusion, la violence conjugale, ces salopards de passeurs et j’en oublie surement.
Je n ‘ai pas réussit à m’accrocher à l’histoire, disons pas complètement. Je n’y ai pas vraiment cru, d’où un manque d’empathie de ma part que je trouvais gênant mais que je n’ai pu empêcher.
Trop de sujet, trop de survol, trop noir, trop triste, voilà ce à quoi ressemble mon ressenti pour ce roman.
La bonne nouvelle, c’est que Nicolas Leclerc m’as encore surpris, et çà en revanche c’est bien même avec ce ressenti mitigé.
29/07/2023 à 09:12 2
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L'Oeuvre noire
7/10 Pour la petite histoire, dès que j’ai vu le titre et la couverture, j’ai été attiré par ce roman sans avoir lu le pitch. Cependant, celui-ci s’étant avéré attirant, tout sentait le futur achat. En effectuant des recherches, peu de vote par ci par là. Philippe Lyon, l’auteur, inconnu au bataillon pour moi, des notes mitigées suivant les sites. Tout ceci ne me rassurait pas vraiment. J'ai découvert que l’auteur étais en fait un réalisateur et scénariste et que ce roman était en fin de compte son premier, bah çà ce n’est pas grave, faut bien commencer un jour. Je me retrouvais donc avec peu d’info sur le net que cela soit sur l’auteur ou sur le bouquin, j’ai trouvé cela étrange mais bon, j’étais ferré et je me le suis procuré quelques temps plus tard.
Tout ceci, pour vous dire que c’est bizarre parfois le monde littéraire, on peut passer à coté d’un bon bouquin ou d’un auteur méconnu parce que le battage médiatique n’y était pas ou que le bouche a oreille a parfois ces limites.
Cela étant dit, Kesquivaut ce thriller ?
Bah c’est pas mal même si j’avoue, j’ai été un peu déçu.
Entendons nous bien, c’est un bon thriller mais je pense que je m’étais fait un film dans la tête et j’en attendais trop de ce roman. J’ai commis l’erreur de penser que c’étais une pépite avant de le lire. Grossière erreur qui a en plus légèrement gâché ma lecture malgré une qualité certaine de l’histoire.
Cela reste néanmoins un bon thriller bien noir, un peu compliqué au début avec plusieurs histoires qui s’entremêlent sur deux temporalités différentes que je n’avais pas détecté, ce qui a provoqué chez moi de l’incrédulité par moment.
D’un coté un psy qui fait des expériences pas très naturelles sur des humains, et de l’autre on suit une équipe de policiers sympathiques aux prises avec des méchants très méchants sur fond de combats illégaux mortels sur le Darknet.
C’est bien écrit, très visuel avec de bons dialogues mais bon il m’a manqué quelques choses pour être vraiment accroché. Un sentiment de déjà vu ou d’avoir lu des histoires similaires et quelques confusions m’ont quelque peu gêné, disons que l’histoire ne sort pas vraiment des sentiers battus.
Je l'ai lu , il y a plus de deux mois , encore très difficile à noter aujourd'hui ,avec une histoire qui revient difficilement en mémoire .
Peu être pas lu au bon moment ce roman, il y a des périodes moins propices à ce genre de lecture, c’est comme çà .
Cela reste un thriller de bonne facture, n’oublions pas que c’est un premier roman.
12/07/2023 à 10:10 4
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Wonderland Avenue
8/10 En ces temps incertains de mes dernières lectures, je veux dire par là que celles-ci ne m’ont pas fait d’effet whaou, il me fallait du solide pour me redonner envie de lire, de retrouver un roman dont je tournerais les pages avec assiduité à une vitesse déconcertante, de bouffer une histoire afin de satisfaire une envie de policier thriller de qualité que tout mon corps réclamait.
Il me fallait donc du solide, du certifié et donc mon choix s’est tourné apparemment du bon côté en choisissant un Connelly, le huitième de la série Harry Bosch en l’occurrence.
On peut dire ce qu’on veut, mais un Connelly, c’est quand même une référence dans le genre et je n’ai jamais été déçu.
Cette suite même s’il est vrai, que ce n’est pas le meilleur de la série, ben y’as pas, çà tiens la route et c’est du tout bon.
A ce sujet, il faut vraiment, à mon avis, lire cette série dans l’ordre. Alors oui, je sais, ce n’est pas facile parce que notre auteur a été productif depuis plus de trente ans et que donc la route sera encore longue avant que moi-même arrive à rattraper ce retard abyssal.
L’histoire continue avec notre héros, on continue à décortiquer sa vie à travers ses enquêtes, c’est précis, çà se lit avec une facilité déconcertante, c’est du pro de chez pro, on a du pot.
Cette fois ci, on a affaire à un cold case qui va remuer pas mal Harry que cela soit professionnellement, sentimentalement et psychiquement.
La fin a dû être terrible pour les afficionados de l’auteur, je parle de ceux qui courent chez leurs libraires des la sortie d’un nouveau opus. Avec cette fin, difficile d’imaginer la suite et l’attente a dû être longue pour eux, un an en fait. En effet, avec cette fin, on pouvait tout imaginer, suite, pas suite arghhh….
Pour moi lecteur sur le tard, bah c’est plus facile parce que je sais qu’il y en a encore 19 qui sont sortis après.
Et donc bien obligatoirement, il y aura un neuvième pour moi et çà risque d’être rapide.
11/07/2023 à 09:51 6
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Madame B.
6/10 Malgré une certaine originalité du thème de l’intrigue, je n’ai pas été complètement conquis par ce roman de Sandrine Destombes .
J’ai malgré tout passé un bon moment mais j’avoue, il était temps que j’arrive à la fin de cette histoire, j’ai trouvé la trame un peu lente.
Comme l’as remarqué Charlice , c’est vrai que çà part dans tous les sens ce bouquin histoire de perdre le lecteur , ce qui part d’un bon sentiment , mais là on est un peu trop perdu parfois .
Bon çà a son charme c’est sur mais quelques rebondissements en moins n’aurait rien gâché.
En tout cas, on ne peut renier l’imagination de l’auteure qui nous présente là, un thriller alambiqué bien complexe dans sa conception.
On y retrouve notre héroïne Blanche Barjac, qui a un métier assez méconnu, elle est nettoyeuse. Mais d’un genre un peu particulier, car elle nettoie des scènes de crimes ce qui vous avouerez n’est pas commun surtout que ce sont généralement des tueurs à gage ou des meurtriers qui demandent ses services pour faire disparaitre toute sorte d’effractions ou de meurtres.
Et donc son boulot consiste à nettoyer complétement une scène de crime et de faire disparaitre les corps, pas banal.
Elle est reconnue dans le milieu comme étant une bonne professionnelle, seulement voilà son dernier contrat ne se passe pas comme il faudrait.
En effet, on lui vole Le corps qu’elle doit faire disparaitre, des coups de téléphone anonymes la mettent en porte à faux avec ses commanditaires. Il est clair que quelqu’un essaie de la discréditer en la faisant chanter.
Et nous suivons donc notre nettoyeuse qui essaie de démêler cette intrigante histoire et de sauver sa peau en se méfiant de tous ses contacts.
Bon thriller donc, malgré une action que j’ai trouvé un peu lente, on est à la limite de tourner en rond parfois.
Mais çà se lit facile , y’as de l’imagination ,c’est audacieux voir un peu trop mais c’est distrayant et puis j’aime bien cette auteure ,na .
10/07/2023 à 18:39 3
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La Griffe du chat
6/10 Si vous avez envie d’un polar sympathique sans effusion de sang et humoristique, çà pourrais le faire avec ce roman de Sophie Chabanel « La griffe du chat ».
Alors oui, on ne peut parler de ce bouquin sans le comparer aux fameux « poulets » de Sophie Henaff, il y a une certaine ressemblance avec des points communs mais le fond est quand même bien différent.
Ça commence déjà par le même prénom des auteures, Sophie, çà continue par leurs héroïnes, commissaire de police atypique, qui dénote parmi leurs confrères mais qui ont forcé finalement leur respect dans ce monde plutôt macho avec leur intelligence, leur coté décalé et surtout leur liberté de penser. On peut rajouter que ce sont de véritable mère poule avec leur équipe.
La différence se situe au niveau de l’humour, tu rie facilement avec Hénaff et tu souris plutôt avec Chabanel et après, on arrête là les comparaisons car chacune à sa personnalité propre. (Je me demande si çà se dit une personnalité sale, ah la langue française !)
Sinon, j’ai trouvé l’intrigue un peu faible ou tout du moins, ce n’est pas vraiment le point fort de ce roman et j’avoue avoir peiner dans le premier tiers à m’accrocher à l’histoire.
Peut-être parce que, justement, j’ai voulu comparer ces deux auteures et c’est une grosse erreur à mon avis de le faire.
La deuxième partie s’est mieux passé, je pense tout simplement que j’ai mieux compris l’auteur et que j’ai découvert des profondeurs insoupçonnées dans son récit assez plaisant. Comme quoi la comparaison, quelquefois, n’as pas que du bon.
Cela reste un roman sympathique, un divertissement qui ne vas rien révolutionner du tout, que l’on peut même trouver un peu light par moment mai bon cela a son charme si on veut se donner la peine de le chercher.
Curieux de lire la suite
10/07/2023 à 10:09 2
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Sacrifices
7/10 On prend presque les mêmes et on recommence, tout çà pour dire que l’on peut considérer « Sacrifices » comme une suite direct de « Rituels ». D’ailleurs l’action se passe six mois après la clôture du premier roman.
Ce qui ne veut pas dire qu’on ne peut pas commencer par ce second roman, c’est très possible mais je vous le déconseille si vous avez l’idée de lire son premier roman plus tard, çà spolie dur.
J’ai retrouvé avec curiosité Sayer Altair, agent du FBI et neuroscientifique et bon l’étude des psychopathes c’est son dada en quelques sortes.
Curiosités car mes souvenirs étaient plutôt vagues quant à l’intrigue du premier volume. Peu de souvenirs mais que des bons donc je partais confiant.
L’intrigue est bonne avec un cold case qui vient percuter des meurtres plus récents. En effet, on découvre dans une grotte non répertoriée et donc inconnue d’un parc national de Virginie d’anciens ossements, mais ho surprise on y découvre aussi deux cadavres plus que récent, Ça sent le psychopathe à plein nez.
Ellison Cooper nous sert là un bon thriller, çà tiens la route et çà se lit facile.
Bon deux, trois trucs m’ont dérangé, qui ne remette pas en cause la qualité de ce bouquin, ce ne sont que des remarques personnelles.
Tout ça est très américain, le traitement de l’histoire, et pas mal d’autres choses te font penser aux séries policières américaines, de même que je trouve notre héroïne un peu trop parfaite, même pas un petit défaut à raconter, c’est moins marrant.
J’ai eu aussi un petit coup de mou au milieu de l’enquête malgré pas mal de rebondissements, il est vrai parfois à la limite du réalisme.
Mais bon dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment, çà ne sort pas vraiment des sentiers battus comme on dit, mais bon çà fait le boulot
Et je continuerais à découvrir la suite des aventures de Sayer Altair avec son troisième roman intitulé « Superstitions »
21/06/2023 à 08:45 5
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Pietà
6/10 Je reste dubitatif quelques jours encore après avoir fini ce thriller de Daniel Cole quant à la satisfaction de cette lecture.
Bah oui, j’ai aimé mais pas trop mais quand même c’est pas mal, parfois, mais pas tout le temps, enfin bref j’ai comme qui dirait un sentiment plutôt confus, ce qui engendre une sensation de manque alors que promis, je ne me drogue pas, enfin pas encore ! …que je sache hein !
Donc pas totalement convaincu malgré une bonne idée d’intrigue, un bon début bien flippant, un humour toujours présent à la british et ma foi une structure de l’enquête que je n’attendais pas.
Alors quoi, ou est-ce que çà cloche bon sang de bonsoir.
J’ai trouvé tout çà assez brouillon et très inégal, l’auteur m’as rattrapé de justesse plusieurs fois mais bon l’important c’est qu’il m’est rattrapé après tout. Preuve qu’il y avait toujours quelques choses pour me retenir. Mais il faut avouer, ce fut sportif de remonter plusieurs fois la montagne de désespoir qui m’étreignait sauvagement et indubitablement, ne trouvant que difficilement le chemin de mes envies avec tous ces sommets dans un brouillard bien britannique et me posant mille questions de savoir où ce fichu auteur voulait m' emmener voir me perdre l’effronté.
On peut y rajouter, un manque d’empathie envers les personnages principaux qui sont certes sympas et même parfois drôle mais il manque un je ne sais quoi, une émotion, une saveur particulière qui te ferais chevaucher fièrement à leurs coté jusqu’au bout des temps ……mais je m’égare.
Daniel Cole et moi, c’est du 50/50, j’ai lu ses quatre romans, en ai vraiment aimé deux, le premier et le troisième.
Si la logique est respectée, je vais aimer le prochain, chouette !
20/06/2023 à 17:50 3
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Les Disparus de Blackmore
8/10 Je ne suis pas raisonnable et ne le serait sans doute jamais, mais quand même, va falloir que je me surveille un tantinet plus sérieusement.
C’est vrai quoi, est-ce raisonnable d’arriver à mon âge avec des gouts certains de lecture et de laisser de coté un auteur comme Henri Loewenbruck, la réponse est non bien sûr.
C’est seulement ma deuxième incursion dans l’univers de cet auteur, j’ai pourtant quelques autres de ses bouquins dans ma PAL , mais voilà on ne peut pas tout lire et trop de choix peut apporter de mauvais choix .
Tout çà pour dire que j’ai encore beaucoup aimé ce roman « Les disparus de Blackmore », Un thriller d’antan écrit de nos jours et pourtant on s’y croirait, une véritable belle écriture d’époque.
Le vocabulaire, les dialogues m’ont beaucoup plus avec tous ces « diantre », tous ces « fichtre », tous ces anciens mots appartenant à un vocabulaire que l’on utilise plus et qui ont pourtant fait le bonheur de notre chère langue française.
Un roman donc historique, puisque l’intrigue se passe il y a une centaine d’année, un policier mi thriller mi aventure avec deux héros charismatiques et un lieu superbe pour ce genre de roman. En effet, que peut-on trouver de mieux qu’une ile pour rendre encore plus angoissante une histoire.
Des héros donc empathiques avec deux enquêteurs, Lorraine Chapelle, la parisienne au caractère bien trempé, véritable casse-cou (bien trouvé Iron ‘ avec Yvonne Chen) et Edward Pierce réellement so british.
Ces deux-là vont subir bien des aventures avec des recherches de disparus et des meurtres perpétués sur cette ile Anglo normande imaginaire, le tout avec beaucoup d’humour et une pointe de surnaturel.
Un roman d’ambiance, qui ravira sans aucun doute les férus du genre Doyle ou encore Lovecraft.
J’espère une suite.
18/06/2023 à 12:43 5
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Reine rouge
8/10 Des auteurs espagnols, je n’en lit pas beaucoup, il faut dire que j’en connait peu, plutôt par méconnaissance du sujet que par manque de choix ou de qualité d’aiileurs .
En tout cas ce roman « Reine rouge » de Juan Gómez-Jurado , qui est le début d’une série à priori , m’as bien accroché ,une petite lecture sympa .
Nous avons là un thriller vivifiant avec un duo de héros atypique et empathique, un style d’écriture fluide portée par des vaguelettes d’humour, d’action et de suspens.
Duo composé donc par Jon Gutiérrez, la quarantaine décevante, policier basque en passe d’être déchu, très costaud mais pas gros se plait il à rappeler et accessoirement roux, homosexuel, vivant chez sa mère, un bon gros nounours très empathique.
De l’autre Antonia Scott, petite femme bizarre au talent fou, une sorte d’intelligence artificielle sur patte à elle toute seule, avec un passé et un présent pas si simple que cela, une curiosité de la nature.
Ce nouveau duo est dirigé par un mentor qui porte bien son nom, parce qu’il se nomme justement Mentor, personnage énigmatique, patron d’un service qui l’est tout autant, une sorte de service pas vraiment d’espionnage, pas vraiment policier, pas vraiment officiel mais plutôt puissant dans tous les sens du terme.
Deux personnages que leurs défauts rendent sympathiques et qu’on prend plaisir à suivre dans une histoire bien compliquée sur des meurtres et des enlèvements assez déconcertant.
Du bon thriller, pas sans défaut mais qui se laisse lire avec une facilité déconcertante et qui donne envie de découvrir la suite des aventures de ce duo infernal.
Ce que je ferais sans aucun doute dans un futur proche .
11/06/2023 à 09:38 5
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Les Refuges
8/10 Ma deuxième incursion dans les romans de Jérôme Loubry, après « le douzième chapitre » qui m’avait moyennement convaincu.
On ne peut le nier, c’est un roman original, je dirais même surprenant, à la limite du déstabilisant enfin bref, je suis passé par tout les états au cours de cette lecture.
C’est un roman psychologique, voir même plutôt psychiatrique pleins de faux semblants, ou on imagine pas du tout la finalité. J’ai eu l’impression de changer de roman avec quatre parties bien distinctes qui m’ont foncièrement déstabilisé.
On est à fond dans l’étrange, un peu trop pour moi mais bon c’est moi, mais d’un autre coté l’auteur a bien réussit son affaire, c’est-à-dire m’intéresser et surtout me perdre. Quand je dis me perdre, c’est dans le sens de surprise et c’est donc agréable.
Alors ce bouquin me fait penser à deux autres.
Un que je n’ai jamais lu et je le regrette « Shutter Island » de Dennis Lehane, cependant j’ai vu l’excellent film de Martin Scorsese. D’ailleurs je ne sais pas si je le lirais un jour, maintenant que j’ai vu la fin, je n’aurais sans doute plus la même perception avec la surprise en moins.
L’autre un thriller de René Manzor « A vif » que j’ai lu il y a quelques temps.
Ces trois romans traitent, malgré des histoires bien différentes, a peu près du même thème, le pouvoir de la folie sur l’humain au-delà de notre imagination structurelle pour un être normalement constitué.
Que connait- on de la folie pure après tout, pas grand-chose, il y a encore un océan d’incertitude à ce sujet.
Roman particulier donc, difficilement résumable sans spoiler dangereusement l’intrigue, un roman qu’il faut lire et aimer ou pas.
Je dois avouer que je me suis posé pas mal de questions le long de la lecture de ce roman mais indéniablement ,j’ai apprécié .
Je me suis bien fait balader et j’aime ça.
10/06/2023 à 10:50 9
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Les Démoniaques
8/10 Je savais que cela allait être une dure lecture et je m’y étais donc préparé psychologiquement et en effet, il faut avouer, c’est bien trash.
Ce n’est pas un bouquin qu’il faut mettre entre toutes les mains. Il est clair que tu si donnes çà à lire à une personne puritaine, le risque d’alerte cardiaque est grand et on peut assimiler çà à de la non- assistance à personne en danger. Au moins pire on peut être offusqué, et c’est moins grave, aux dernières nouvelles on ne meurt pas d’offuscation.
A force de lire toutes sortes de vilaines choses, nous les thrillers men and women, il en faut quand même beaucoup pour nous choquer même si dans son genre, ce bouquin monte assez haut sur l’échelle de la dépravation. Rassurez-vous, normalement vous n’attraperez pas une peur bleue à part peut-être si vous êtes un schtroumpf.
L’action se passe en Normandie et sans en faire un fromage, on apprend qu’il s’en passe des belles dans la région normande, la vache !
Comme je l’ai dit un peu plus haut, on assiste à toute sorte de dépravations, je ne vais pas les énumérer, c’est facile elles y sont pratiquement toutes.
C’est même à la limite du caricatural par moment, tu te dis quand même que c’est gros, pas trop réaliste mais si tu réfléchis bien on est surement pas loin de la vérité si l’on s’en referre à ce que l’on peut subir tous les jours sur BFMTV et consort .
Mathias Köping arrive malgré toutes ses horreurs à nous intéresser et nous sortir une histoire captivante, véritablement addictive ou il faut savoir la fin à tout prix bien que tu la redoute un peu.
Tu la redoute, parce que les héros sont attachants et que toi lecteur warrior que tu es, tu voudrais bien que la justice triomphe encore une fois de ces hordes de barbares psychopathes complètement dézingués mais comme il y a aussi dans ce bouquin, de la mafia albanaise et que tu sais que ces gens-là, il rigole quand il se brule, ben t’es moyennement rassuré sur une fin féérique.
Mais pour savoir tout ça, votre mission si vous l’acceptez sera ……etc…etc…etc. ………………Bonne chance
03/06/2023 à 10:36 5
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L'Engrenage du mal
6/10 J’en ai fini du troisième épisode de la série Norbert Jemsen,le célèbre procureur suisse toujours secondé par sa greffière(le premier qui pense que l’on parle d’ une chatte va au coin) ainsi que Tanja l’inspectrice .
Même si çà peut se lire indépendamment, bah quand même, vous risquez de patiner pas mal à cause des retours sur les romans précédents, donc je conseille de les lire dans l’ordre.
En plus c’est vite fait, ce sont des romans courts, pageturnerisé à fond, avec pas mal de rythme, çà se fait en cinq heures chronos voir six pour les retardataires.
Bon, sinon quoi, sans être déçu, on ne peut pas dire que j’ai surfé sur une vague de plaisir …de lecture, il s’entend.
La mécanique de l’auteur Nicolas Feuz est toujours aussi efficace, on passe donc rapidement à travers des chapitres de deux à trois pages , avec une histoire sur deux temporalités qui sont sensés (ce qui est vrai il n’y as pas de c ) expliquer le pourquoi du comment et l’on découvre donc l’intrigue petit à petit , c’est plutôt bien fait .
Personnellement, j’ai trouvé l’histoire un peu trop irréaliste. Ce n’est en rien gênant pour une fiction mais j’ai plus peiné que d’habitude à m’accrocher.
En fin de compte j’ai un gros doute, je ne suis pas sûr d’avoir apprécié pleinement ce thriller et je me pose deux questions post lecture.
Aurais -je supporter deux cents pages de plus ?
Va-t-il me rester en mémoire passer un laps de temps ?
Je ne suis pas sûr que cela soit des réponses positives qui me viennent en premier à l’esprit.
Il y a plein de paramètres qui peuvent gâcher ta lecture et j’ai l’impression de ne pas avoir aligner toutes les planètes, si je puis dire, avant de commencer ce roman.
Compliqué, parfois le patoche hein !
02/06/2023 à 08:58 2
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Les Oubliés du dimanche
9/10 Parfois je me surprends, ce n’est pas souvent.
Pas dans le sens de se faire peur en me regardant fortuitement dans une glace, quoique certains matins, du coup, c’est comment dirais-je …glaçant.
Non, je me surprends de découvrir des choses que je ne croyais pas aimer, des choses qui a brule- pourpoint viennent me titiller les glandes émotionnelles d’une fulgurance aveuglante et délicieusement jouissive, alors que non, juré craché si je mens je vais en enfer, je ne l’aurais pas cru, mais encore une fois je me trompais et donc parfois, je me surprends.
Cette chose s’est matérialisée en roman, cette fois ci. Bon c’est encore à cause de cette fée, encore elle, qui n’arrête pas de m’abreuver de bon conseil de lecture.
Je ne sais comment l’on peut définir ce roman de Valérie Perrin, littérature mi blanche mi noire, des mystères certes à éclaircir mais surtout de la poésie, la meilleure, la poésie de la vraie vie ,la poésie de la sensibilité ,la poésie de l’humanité avec pour entourer tout çà un grand A ,immense, qui définit l’amour messieurs dames ……le vrai.
Une vraie belle histoire sur plusieurs temporalités avec ses drames, ses joies, ses surprises, ces moments magiques puis tragique, la vie quoi !
Dans ce roman votre quota émotionnel en prendra un sacré coup, passant du sourire au yeux embrumés, passant du rêve au cauchemar, maudissant cette chienne de vie parfois et chérissant l’espoir que l’amour sera toujours le plus fort.
Je ne vais pas résumer ce bouquin, juste en dessous çà a été divinement fait (comme d’hab !), tout juste je peux vous diriger sur sa couverture.
On y voit une dame portant une valise bleue face à la mer survolée par une mouette …bah voilà, y’as tout çà dedans.
Ce fut une découverte à l’écoute pour moi, une très belle découverte avec une voix incroyable de Maéva Méline .
Je ne peux que vous conseiller ce somptueux roman pourtant aux antipodes de mes gouts habituels.
30/05/2023 à 09:19 7
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Un oeil dans la nuit
8/10 Bernard Minier avait un gros défi avec moi et je peux vous dire qu’il n’en mènerait surement pas large s’il avait été au courant.
Ben oui, hein, je ne le connais pas personnellement Bernard Minier, pas assez en profondeur, je ne suis qu’un pauvre lecteur assidu du susnommé depuis ses débuts avec « Glacé », et surtout je suis un fan non flétrit ou pas encore des enquêtes du commandant Servaz et de son équipe. C’est un peu comme la famille, on est content de les retrouver au bout d’une longue absence.
Gros défi car je n’avais pas apprécié, mais pas du tout, son avant dernier roman « Lucia » et donc quoi, fallait que Bernard remettre les pendules à l’heure, les points sur les i , le clocher au milieu du village ,les pieds dans le plat sans couper un cheveu en quatre et surtout sans pousser pépé dans les orties .
Examen réussit pour l’auteur, même si, je ne sais pas trop l’expliquer, pour moi ce ne sera pas le roman de l’année. C’est un bon roman, ça vaut largement un huit, on flirterait presque avec un œuf, mais je ne sais pas, j’ai une petite gène qui m’en empêche et comme je l’ai dit je n’arrive pas trop à l’expliquer et c’est frustrant.
C’est le problème des séries, on est fan ou pas et quand on l’est, on pardonne plus vite à l’auteur tel ou tel défaut, on est moins objectif.
Mais bon, ce roman m’a apporté aussi beaucoup de plaisir, d’émotions, j’ai même versé une petite larme, y’as du suspens, des drames ,des surprises, y’as des coups de théâtre, c’est du thriller maitrisé…peut-être trop.
Peut-être un problème de rythme aussi, j’avais envie que l’histoire aille plus vite mais bon tout çà , ce sont des perceptions personnelles à un instant précis et qui généralement s’estompent avec l’histoire.
Bon vu la fin, il y aura une suite et c’est tant mieux, je l’aime bien, moi, le commandant Servaz .
28/05/2023 à 09:02 8
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666
7/10 Bon, ben voilà, je me suis fait un Wulc .
Dis comme ça, je me rends compte que cela parait bizarre et neuf personnes sur dix au bas mot te regarde bizarre, si si j’ai même fait le test.
Les gens s’imaginent n’importe nawak, je te jure, ils vont chercher des trucs incroyables quand ils ne savent pas de quoi ils parlent.
On m’a tout sorti (c’est une image, du calme !), « ça fait mal », « c’est quoi ça », « tu as regardé canal plus a minuit samedi dernier », « c’est un chanteur ? », « ce n’est pas grave çà ? », « depuis quand tu prends de la drogue », « c’est avec qui ? », « c’est ta vie mon pote », « et tu es suivi ? », « c’est moche çà non » enfin tout et n’importe quoi je vous dis.
Je les ai rassuré en leur disant que c’étais un jeune auteur français de thriller qui d’ailleurs se prénomme Jérémy. Bon sur le prénom, personne n’a eu rien à redire, c’est bien.
Jérémy Wulc est donc un jeune auteur, comédien, scénariste peu connu apparemment mais ça ne devrait pas durer.
666 est son deuxième roman, c’est du pur polar pageturnerisé , d’ailleurs petit aparté, si quelqu’un pouvait en toucher un mot aux lexicographes patentés pour la rentrée dans le dictionnaire 2024 de pageturnerisé ,je ne demande aucune royalties , c’est cadeau . Je disais donc Pageturnerisé comme je les aime.
Nous avons là une sorte de « Da Vinci code » en plus light mais qui n’est pas sans qualité.
Nous suivons deux flics, le lieutenant Stanislas Diamick et son collègue et ami Khalid qui sont confrontés à des meurtres plus que bizarroïde avec des corps retrouvés en piteuse état sur des monuments parisiens. Ils seront bientôt trois avec l’apport d’une jeune fliquette Justine qui vient se greffer à l’histoire.
Alors, avec un titre comme 666, vous vous doutez bien qu’il y a un coté satanique dans ces meurtres et vous avez raison, il y en a mais pas seulement.
Il y a aussi de la Franc-maçonnerie, et puis pas mal d’architecture car les morts sont retrouvés sur les monuments effectués ou restaurés sous l’ère du président François Mitterrand.
Je n’ai pas encore fait d’amples recherches pour la véracité des faits énoncés sur ses fameux monuments, mais c’est super intéressant en tout cas …si c’est vrai bien sûr.
Pour une fois, pas d’héros alcoolique ou en dépression. Le seul défaut à mes yeux, c’est qu’ils sont accroc à la malbouffe et au soda et c’est vrai que çà revient très souvent dans l’histoire, peut-être trop.
Nonobstant cela, l’intrigue est très fluide, c’est plutôt drôle avec des dialogues qui font vrais, les héros sont empathiques et les méchants sont …méchants.
Une lecture addictive qui n’est pas sans défaut mais qui fait le boulot, c’est-à-dire distraire le lecteur que je suis.
Défaut si, il y en a un, un gros sur la fin que je ne peux pas vous raconter hélas, mais j’ai détesté l’auteur pour çà un bon moment. D’ailleurs si Jérémy Wulc ne fait pas une suite, je lui fais un procès moi, non mais dit dont !
21/05/2023 à 10:42 6
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L'Oiseau des Ténèbres
8/10 Et de sept pour cette série là …aussi,
J’en ai fini avec « L’oiseau des ténèbres et c’était chouette.
Une des particularités de ce roman de Michael Connelly de la série Harry Bosch, c’est que justement Harry n’est pas le héros principal de cette histoire.
En effet, l’auteur fait rencontrer pour cette intrigue, Harry et Terry Mc Caleb, le héros de « créance de sang », excellent roman par ailleurs.
Mickael aime tellement çà de se faire rencontrer ses personnages, que l’on croise, plus furtivement il est vrai, Jack Mc Evoy , un autre personnage d’un de ses bouquins « Le Poète » .
J’allais dire que de héros ! …mais comme il sont trois.
Sinon, une bonne intrigue encore une fois bien détaillée, précise, qui se lit très rapidement, c’est très addictif.
Pour vous appâter, sachez que lors d’une enquête non officielle de Terry Mc caleb , celle-ci amène inexorablement Terry à suspecter Harry d’un meurtre sur une vilaine personne .
Alors qu’Harry lui, est pris au même moment dans un procès difficile avec une autre vilaine personne.
Bon et puis après, il y a la magie Connelly et tout s’enquille admirablement, c’est du méga pro encore une fois.
Et donc on va continuer l’œuvre du bonhomme …évidemment.
01/05/2023 à 07:13 7