QuoiLire

369 votes

  • Noir septembre

    Inger Wolf

    7/10 Comme je le disais déjà pour Mauvaises eaux, Inger Wolf est un romancière de romans policiers classiques. Ne vous attendez pas à un roman bourré d’actions, de rebondissements comme chez Jo Nesbo, de scènes fortes comme chez Jean-Christophe Grangé, ou d’ultra-réalismes comme chez Olivier Norek.

    Cependant, cela ne veut pas dire que cette histoire est de mauvaise qualité. En effet, même si l’histoire est sans grande surprise, elle a le mérite de laisser place à la psychologie des personnage.Nous (re)découvrons donc Daniel Trokic, flic légèrement torturé, célibataire, archétype du justicier solitaire, qui se trouve confronter à un meurtre avec un symbolique étrange.

    Mais cette histoire offre aussi l’originalité de prendre place dans une ville de taille modeste. Cela nous change des traditionnelles capitales européennes ou mégalopoles américaines. Les moyens policiers sont donc essentiellement accès sur l’humain et moins sur la technique, où les relations professionnelles tiennent presque de liens familiaux.On se plait à suivre l’évolution de ces relations en place d’une enquête policière compliquée

    Et comme l’écriture est agréable, fluide, avec de de temps à autres une pointe d’humour, la lecture de ce livre est agréable.

    Notation

    15/03/2016 à 19:54 1

  • Tout est Fatal

    Stephen King

    4/10 Ce livre est sorti dans la période la moins faste de Stephen King. On comprend aisément qu’il a été créé en collectant des nouvelles parues dans les années 80 et 90 ou tout simplement restées au fond d’un tiroir.

    La qualité des histoires est donc inégale mais certaines valent vraiment le coup d’être lues. Ma préférée étant celle ouvrant le roman où le personnage principal est témoin de sa propose autopsie. La tension est digne d’une scène de Hitchcock, où périodiquement on approche du moment fatidique mais à chaque fois un élément externe vient perturber le passage à l’acte final.

    Le gros avantage de ce genre de livre à nouvelles est d’avoir différents genres littéraires dans lequel le maître du suspense excelle : thriller, dark fantsy (on trouve par exemple un épisode de la Tour Sombre), polar.

    Donc un livre à lire pour connaître toute l’œuvre de Stephen King, ou par morceaux, nouvelle après nouvelle, entre deux livres pour se faire un petit break.

    15/03/2016 à 19:53 1

  • 13 à table ! 2016

    Ouvrage collectif

    8/10 Je ne pourrais jamais assez bien souligner la bonne initiative que ce livre à la veille de noël au profit des Restos du Cœur.

    Cette initiative est d’autant plus louable que les textes proposés sont des textes d’une très grande qualité. L’écriture de nouvelles est un exercice très difficile car il faut assoir une histoire et des personnages très rapidement, de saisir tout de suite le lecteur pour l’embarquer dans une histoire courte et qui ce doit donc intense.

    Avec le style et le domaine qui leur sont propres, on a ici 12 textes (le 13ème invité à table étant le lecteur) de sensibilités différentes qui nous permettent de faire connaissance avec des auteurs que nous n’avons pas l’habitude de lire, ou au contraire d’aborder un aspect différent d’auteurs que nous affections particulièrement.

    Tantôt classiques tantôt surprenantes, toutes les histoires constituent un véritable plaisir de lecture.

    Alors, faites vous plaisir et vous ferez en même temps une bonne action.

    15/03/2016 à 19:52 5

  • Toutes les vagues de l'océan

    Víctor Del Árbol

    9/10 Vous recherchez un roman policier plein d’actions et de rebondissements dans l’enquête : passez votre chemin.

    Ici, Toutes les vagues de l’océan est avant tout une aventure histoire, une saga de personnages, de familles, tout au long du XXème siècle. Et ce n’est qu’en parcourant leur histoire que l’on découvre, au final, l’origine, les racines, des crimes perpétrés et racontés au début de ce gros livre.

    Même si comme moi vous n’êtes pas particulièrement attiré par l’histoire et la politique de l’Europe du XXème siècle, Victor Del Arbol a un talent de conteur pour nous la faire découvrir de manière plaisante. Il se sert des aventures d’Elias Gil pour nous amener dans l’URSS stalinienne, de la déportation massive vers l’enfer des goulags, puis de la guerre civile espagnole, la fuite vers la France (l’histoire se répète malheureusement en 201 avec d’autres réfugiés) le tout sur fond d’engagement envers le communisme et d’espionnage.

    L’écriture est impeccable (et la traduction aussi de fait), elle nécessiterait peut être un peu plus de fluidité, mais rares sont les livres qui me demandent de compulser un dictionnaire à plusieurs reprises. Merci Mr Arbol pour cette écriture précise digne des grands romanciers de la fin du XIXème siècle, sans la lourdeur des descriptions alambiquées et sans fin.

    Un roman qui mérite qu’on lui consacre du temps pour être lu à sa juste valeur.

    15/03/2016 à 19:51 9

  • Criminal loft

    Armelle Carbonel

    8/10 Même si la publication du livre d’Armelle Carbonel a été quelque peu mouvementée (son premier éditeur a mis les clés sous la porte juste après la signature de son contrat), ce livre est un conte de fées à lui tout seul. L’auteur a eu la chance de rencontrer Maxime Chattam avant son passage chez Fleur Sauvage. Séduit par l’idée du livre et l’écriture d’Armelle Carbonel, Maxim Chattam en a fait une relecture intégrale; et l’auteure a pris en compte l’ensemble de ces remarques.

    Nous avons donc un très bon, pardon un excellent, premier livre. Si l’idée est à la fois originale, prometteuse et séduisante, elle est parfaitement exploitée de manière intelligente. Sans répétition, l’auteure arrive à trouver à chaque fois de nouvelles pour repousser ses personnages dans leurs derniers retranchements, de confronter ces meurtriers aux peurs qu’ils suscitent.

    Même certains passages nous font penser au Puzzle de Franck Thilliez et que l’on devine le final, Criminal Loft est un excellent thriller. L’auteur raconte à la première personnage l’histoire d’un meurtrier, en alternant sa vie dans le loft et de courts flashbacks sur son enfance ou sur une des ses aventures de prédateur. On découvre donc au fur et à mesure toute la perversité des meurtriers du loft, et celle de l’organisateur de l’événement.

    L’écriture est impeccable, d’une très grande fluidité, même si les relances de fin de chapitre sont un peu grossières, comme si elles avaient été rajoutées en fin de travail d’écriture suite à la relecture (de Maxime Chattam ?).

    Cette année commence très bien du point de vue littéraire. Présageons que cela continue.

    15/03/2016 à 19:50 3

  • Promesse

    Jussi Adler-Olsen

    5/10 Est-ce le rythme de production des livres que Jussi Adler-Olsen s’est imposé face au succès de ces premiers livres ?, mais Promesse n’atteint pas le niveau de ces prédécesseurs.

    Il faut bien l’avouer, cette nouvelle aventure de Carl Mørck m’a un peu déçu.

    Déjà dans le rythme, la première partie du livre est très lente et j’ai eu du mal à accrocher à l’histoire. De nombreuses répétitions sont faites (si vous le lisez, comptez le nombre de fois où est fait mention la volumétrie des papiers), nombre de personnages sont mis en place et un peu comme le héros principal, on se demande bien si on a affaire à une enquête policière ou pas.

    Heureusement, l’humour nous fait ternir le pavé de 500 pages entre les mains. Les incompréhensions par Assad des expressions sont toujours hilarantes, et i faut souligner que la traduction a su conserver ou transposer en français cet humour.

    Dans la seconde partie, l’enquête avance mais si l’on devine la solution dans les grands axes dès les premières pages.

    Le modèle du livre reste fidèle au modèle de l’auteur : quelques fausses-pistes, un parallèle entre passé et présent, pour un dénouement au quart de tour; avec une écriture toujours aussi fluide.

    Si vous deviez découvrir cet auteur, je vous recommanderais de prendre les volumes de la série dans l’ordre et de réserver ce Promesse pour plus tard.

    15/03/2016 à 19:49 2

  • Level 26

    Duane Swierczynski, Anthony Zuiker

    5/10 Level 26 est un livre de qualité inégale. Si le concept de la classification des criminels est original, l’histoire est assez standard : un flic mis au rebut qui revient sur le devant de la scène pour sauver le monde d’un méchant. L’auteur espère faire adhérer son lecteur avec les descriptions sanguinolentes des scènes de torture et des assassinats; mais pour certains ce sera peut être la chose qui les fera lâcher la lecture de ce livre.

    On peut cependant reprocher un peu de simplicité : le monstre ne joue pas suffisamment avec la police, et se livre presque quasiment à celle-ci alors qu’il leur a échappé pendant plusieurs dizaines d’années. Point d’énigme et ni de petits indices pour remonter la piste; c’est du tout ou rien. Le final est très, trop, rapide, trop évident et sans réel combat.C’est malheureusement

    Est-ce que les vidéos amènent un intérêt ? Je ne le pense pas (et comme bon nombre de personnes qui ont partagé cet avis sur Internet) au point où même le site officiel ne propose plus la totalité des vidéos : la première est aux abonnés absents. Et puis j’avoue que, pris dans l’action, j’ai du mal à suspendre la lecture du livre pour aller sur mon ordinateur visionner la vidéo. Mais cela pourrait être un plus dans une version numérique avec du contenu multimédia embarqué.

    Sinon, le style d’écriture est assez simple, conquis, efficace qui favorise la lecture rapide : un page-turn; mais avec quelques répétitions sur la définition du Level 26, dont on se passerait bien.

    Un roman moyen qui fera un bon intermède entre deux livres plus structurés et approfondis.

    Enfin, un petit conseil pour faire quelques économies : la trilogie a été regroupée dans un seul livre de poche; pour le prix de 2 livres vous aurez la série complète.

    15/03/2016 à 19:47 2

  • Les Brillants

    Marcus Sakey

    8/10 Ce roman est un subtile mélange de thriller, de polar, de science-fiction, et de réflexions politiques.

    C’est avant tout un roman futuriste, où, le monde est confronté à l’émergence d’une nouvelle race génétique : les brillants, des êtres avec des prédispositions. Si dans un premier temps cela nous fait penser à la série des 4400, mais l’auteur a la bonne idée de ne pas tomber dans la facilité de la mode des super-héros. Ici les brillants n’ont de capacité que dans un domaine (analyse des comportements, affinité financière) et ne sont pas invulnérables. Ils ne sont également pas irréprochables, car en vrai humains, des brebis galeuses figurent dans le lot.

    Marcus Sakey ajoute une dose de polar, thriller, voire espionnage. Sous couvert de la recherche d’un terroriste, l’aventure bascule dans une course poursuite effrénée. A ce moment là, le roman passe la seconde vitesse et prend des allures de page turn, ou les rebondissements sont nombreux.

    Cependant, l’auteur fait souffler ses héros, et donc ses lecteurs, en laissant des moments plus calmes, propres à la réflexion. Comment est perçu cette nouvelle race, que ressent-elle, quelle est sa place au sein de la société, quelles décisions doivent prendre les politiques fassent à cette inconnue qui peut constituer un risque pour la nation ? L’auteur n’hésite pas à faire des parallèles avec l ségrégation juive de la seconde guerre mondiale.

    Si ce roman, passionnant, se suffirait à lui seul, il faut savoir que c’est le premier d’une trilogie; dont le second volume vient de paraître en français, et le dernier en anglais.

    15/03/2016 à 19:46 2

  • Revival

    Stephen King

    5/10 Je ne m’étalerai pas sur les qualités narratives de Stephen King, ce petit auteur n’a plus de preuves à faire dans ce domaine. Aussi m’attarderai-je sur la structure du livre qui diffère quelque peu de ce que l’auteur nous a habitué. Le récit se déroule sur 50 ans, en trois parties également échelonnées dans le temps, et fait intervenir l’électricité comme fil rouge.

    Dans un premier temps, le livre s’articule autour de la vie d’une bourgade dans les années 60. Cela n’est pas sans nous rappeler 22/11/63 (voir la chronique sur ce livre). On pourrait alors penser à un nouveau livre « historique » de Stephen King, mais l’auteur profite plutôt de sa précédente écriture pour asseoir l’histoire à une époque qui lui semble chère. Puis il projette ses héros au milieu des années 80 où l’ancien prêtre devient prévaricateur. On pense alors aux bienfaits non-désintéressés du tenancier de Bazaar…. mais ce serait trop facile.

    Ensuite, c’est le suspense s’installe pas à pas, et le lecteur s’interroge sur ce que peut être le dénouement : que nous réserve le maître du suspense ? Sans vous dévoiler le final de ce livre, que l’on devine assez facilement, je tenais à souligner le fait que Stephen King prend un malin plaisir à semer de petits indices deci-delà pour rendre hommage aux auteurs qui ont inspiré son œuvre globalement et plus particulièrement ce livre. A titre d’exemple, faites attention aux noms des personnages, des patients, et vous retrouverez des écrivains célèbres.

    Au final, un Stephen King qui se lit tranquillement, sans réelle surprise, et qui est plus un hommage aux classiques de la littérature d’horreur qu’un livre à suspense qui a fait le succès de cet auteur dans les années 70.

    15/03/2016 à 19:45