Captifs

(The Bunker Diary)

7 votes

  • 7/10 Ce roman m'a fait penser au film Cube.
    On y retrouve la même atmosphère, l'instinct de survie, le confinement et les questions sans réponses. Je vous laisse découvrir la fin.

    03/03/2018 à 12:05 boumkoeur (83 votes, 8.4/10 de moyenne) 2

  • 7/10 Linus a seize ans quand il se retrouve dans un bunker souterrain. Il se souvient être tombé dans un piège. Un soi-disant aveugle, un chiffon plaqué sur son visage, et le trou noir. Pas de contact avec son ravisseur, pas de règles établies. Qui est son geôlier et que veut-il en échange d’une éventuelle libération ? Le mystère demeure tandis que l’abri voit arriver d’autres détenus : une gamine, un physicien-philosophe, une jeune bobo, un mastard assez virulent et un vaniteux. Quel lien existe entre ces six êtres ? Et que leur réserve leur cerbère ?

    Dès la première page, dès les premières lignes, on est happé par ce roman. Le style de Kevin Brooks saisit. Il est vif, sec, presque décharné. Pas de temps mort, d’atermoiement en formules ampoulées, en vaines descriptions. Les personnages sont alertes, et l’on est traversé de sentiments – parfois contradictoires – quant aux protagonistes : de l’empathie pour ces individus harponnés dans leur quotidien et plongés sans coup de semonce dans cet univers concentrationnaire miniature. Mais aussi de l’agacement face à certaines attitudes, voire du dégoût ou de la rage. Il faut dire que cette énigmatique sentinelle – que Linus et ses camarades de fortune vont se contenter d’appeler Il leur réserve de sales tours : des caméras, des gaz, des mets empoisonnés, et même un doberman. Face à cette solitude, cette claustration imposée, le sextuor va devoir réfléchir, analyser, agir de concert, tenter de comprendre les motivations de leur bourreau et mettre en œuvre des stratégies de survie. A cet égard, Kevin Brooks réussit son pari : avec une immense économie de moyens, il met en scène cette détention et fait frémir son lectorat. Mais il y a la suite et la fin. Si les deux premiers tiers du récit sont intéressants, prenants et efficaces, on finit par nourrir de grands espoirs pour les événements à venir. Des rebondissements ? Un retournement final ? Non. L’épilogue – ou plus exactement les épilogues – sont à l’image du roman : glauque, sinistre, sans espoir. Mais également exempt d’explications ou de twists. On se plaisait à imaginer une intrigue, peut-être, à la Dix petits nègres d’Agatha Christie. Ce côté émacié, presque famélique, de l’histoire, et son absence de soubresauts décevra probablement certaines personnes. En revanche, le désespoir terminal, achevant cet opus sur ce sombre tocsin, réjouira probablement une autre frange du lectorat. Indéniablement, un ouvrage qui marque et divise, à défaut d’être consensuel et immédiatement séduisant.

    16/10/2017 à 18:42 El Marco (1701 votes, 7.5/10 de moyenne) 5

  • 6/10 Que voilà un roman pétri...de défauts !
    Alors oui, synopsis accrocheur et suspense captivant mais pour le reste...
    Le narrateur est le seul personnage à avoir un peu de consistance, les autres sont des coquilles vides, sans passé et sans âme. Le problème est qu'il a seulement 16 ans et que ses réactions et ses réflexions me semblent inadaptées pour un ado de cet âge.
    Par ailleurs, l'écriture n'est vraiment pas terrible, heureusement que l'auteur glisse quelques notes d'humour et de philosophie ça et là pour relever un peu le niveau. Et que dire de certains passages qui ne servent pas à grand chose ?
    Mais le pire, c'est la fin ! Elle peut se résumer à : "tout ça pour ça" ? Kevin Brooks donne l'impression qu'il ne savait pas du tout comment justifier son histoire, alors il a choisi la facilité. Son scénario, pourtant alléchant, n'a pas été assez peaufiné.
    Un court page turner, un huis-clos efficace, servi par ce thème de la "séquestration mystérieuse" qui plait toujours au lecteur, mais vide de sens et plein de frustration (Toutes ces questions qui restent sans réponse, grrrr !).

    23/07/2017 à 11:35 Ironheart (501 votes, 7.5/10 de moyenne) 6

  • 8/10 Un très bon roman, original et sombre qui se dévore d'une traite

    29/10/2016 à 15:08 lady (131 votes, 7.7/10 de moyenne) 2

  • 5/10 Déjà je trouve que la couverture de ce livre qui résume à mon sens assez bien la quatrième de couverture : une souris enfermée dans un labyrinthe dont on se demande si elle va trouver la sortie. Cela ne peut nous mener qu’à deux hypothèses : soit le livre va se livrer à une lutte pour trouver la sortie, soit cette énigme est le fruit d’une expérience….. à moins que ce ne soit les deux en même temps.

    Si sur le principe cela nous fait penser à certains autres livres à succès du genre comme Battle Royal ou Hunger Games, ou des films d’horreur comme Saw, auquel l’auteur fait lui même référence au travers de l’analyse de la situation par l’un de ses personnages, ce livre fait la part belle à la psychologie des personnages, de l’évolution de leur (dés)espoir, plus qu’à l’action, le stress, ou aux épreuves que le maître du jeu fait subir à ses prisonniers.

    Le lecteur se projettera rapidement dans la situation d’autant plus vite que le roman est écrit à la manière d’un journal intime, et fera en quelque sorte équipe avec ce personnage. Avec lui, nous partageons ses craintes et interrogations sur les raisons de cet emprisonnement, sur les moyens et stratagèmes pour s’en sortir.

    L’écriture est simple et efficace, très fluide à lire, ce qui en fait un bon petit livre qui constitue un très bon intermédiaire entre deux livres au suspense plus marqué.

    13/06/2016 à 22:03 QuoiLire (179 votes, 6.7/10 de moyenne) 2

  • 7/10 Une chose est certaine, c’est que les niveaux de lecture sont multiples. Les thématiques poussent intelligemment à la réflexion (avec ce sentiment lancinant de se projeter dans un univers à la Guantánamo) et la fin ne peut en aucun cas laisser indifférent.

    12/03/2016 à 07:29 Gruz (299 votes, 7.8/10 de moyenne) 1

  • 8/10 Un huis-clos bien noir et sans concession qui se dévore à toute vitesse. L'envie de savoir la suite, mais aussi la crainte de la connaître! Grosse réussite.

    06/03/2016 à 14:22 OttisToole (282 votes, 7.1/10 de moyenne) 1