LeJugeW

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  • Meurtre au Savoy

    Maj Sjöwall, Per Wahlöö

    8/10 Après une pause de quelques années, j'ai repris la lecture de cette série qui a inspiré tant d'auteurs, notamment scandinaves. Dans ce 6e opus un puissant homme d'affaires est assassiné lors d'une soirée à l'hôtel Savoy à Malmö. Les policiers ont un mal fou à faire la lumière sur cette affaire. Il faut dire qu'entre manque de compétences, manque de moyens et délinquance qui explose, ils ne savent plus où donner de la tête. Plusieurs pistes s'offrent à eux, tant le personnage, Victor Palmgren, était à la fois un requin en affaires et un homme qui compte, tant économiquement que politiquement. L'affaire est donc sensible et toute la chaîne politico-policière est sur les dents. On craint en effet un meurtre politique, en lien avec les affaires peu flatteuses menées par Palmgren en Afrique, notamment dans les colonies portugaises...
    C'est un portrait acerbe de la société suédoise que dressent les deux auteurs marxistes et notamment de sa police. D'une façon plus profonde, ils dénoncent les effets du capitalisme et de la social-démocratie suédoise qui produit de la misère et de fortes inégalités. On retrouve ces inégalités dans le traitement fait aux victimes, le meurtre de Palmgren passant avant toute autre affaire.
    J'ai beaucoup apprécié ce titre (dont l'original est un jeu de mots suédois, en lien avec l'intrigue), et je me réjouis de savoir qu'il me reste encore 4 titres de la série dédiée à Martin Beck et intitulée "le roman d'un crime".

    23/08/2026 à 09:33 2

  • Mister Prairie

    Xavier Dorison, Ralph Meyer

    8/10 Voilà plus de 4 ans que je n'avais pas lu un opus de cette série pourtant très réussie. Du coup, j'avais oublié pas mal de choses mais ce 7e tome ouvre un nouveau diptyque qui ne nécessite pas d'avoir les intrigues précédentes en tête (sauf la relation entre Miss Prairie et Jonas Crow). Ce dernier reçoit une missive signée R. Prairie mais en se rendant sur place (au Texas) il découvre que c'est Randolph et non Rose Prairie qui l'a convié. Randolph étant le mari de Rose...
    Le personnage principal de ce tome ne fait pas partie du trio : il s'agit de "Sister Oz" de la Ligue pour la suppression du vice, une redresseuse de torts partie en croisade contre les impies. Sa cible principale, les femmes qui avortent et c'est justement ce que Randolph, médecin, s'apprête à faire, avorter une jeune femme.
    Un tome dans la lignée des précédents, très bon, avec ici une dénonciation de l'extrémisme et de l'intolérance religieux, qui fait forcément écho à l'actualité américaine.
    Le tome se termine sur une scène pour le moins tendue et donne très envie de se précipiter sur le tome suivant, "Le monde selon Oz".

    18/08/2026 à 10:30 2

  • Le Fil de l'espoir

    Keigo Higashino

    8/10 Le roman s'ouvre sur une tragédie : la mort de deux enfants dans le séisme de Chūetsu en 2004 (séisme qui a vraiment eu lieu). Leurs parents, désormais sans enfants, choisissent pour se relever de faire à nouveau un enfant... Quinze ans plus tard une femme qui tient un salon de thé très apprécié est poignardée mortellement. Deux évènements qui n'ont a priori rien à voir... Et une nouvelle fois l'immense et regretté auteur japonais arrivera par une histoire à l'intrigue comme toujours ingénieuse et des personnages touchants, à emboîter toutes les pièces d'un puzzle difficilement imaginable.
    Paternité, secrets de famille et effet papillon seront les principaux ingrédients d'un roman sensible et émouvant. Une grande humanité se dégage des histoires de Keigo Higashino. J'espère que malgré son décès, la maison d'éditions Actes Sud poursuivra la traduction de ses dizaines d'ouvrages non encore parus en France, ne serait-ce que pour rendre hommage et faire honneur au génie de l'auteur japonais.

    17/08/2026 à 10:57 3

  • Micmac maison

    Bill Goode

    7/10 Carré Noir, c'est une collection de près de 600 titres, tous issus de la Série Noire. Derrière des couvertures pas très inspirées (euphémisme)... il y a pourtant des titres qui valent le détour. Micmac maison, publié en 1947 aux Etats-Unis et n°29 de la Série Noire (1949), en fait-il partie ?
    Mais revenons d'abord à l'intrigue.
    Le corps nu d'une très jeune femme est retrouvé dans la chambre d'un sénateur. Ce dernier nie farouchement avoir un lien avec la victime. Après une enquête éclair (se déroulant sur environ 24h) menée notamment par un vieux roublard du journalisme porté sur la bouteille, Stoney Hawk, et quelques cadavres plus tard, la lumière sera faite sur cette sombre histoire mêlant politique, trafics et ambition. Une foule de personnages peuple ce roman qui débute comme un roman noir mais se termine façon whodunit à la manière d'un Hercule Poirot.
    C'est assez agréable à lire même s'il faut parfois s'accrocher tant les personnages sont nombreux. A noter que l'auteur a fait un "one-shot", ne récidivant pas dans le genre polar après, donc, cet unique titre.

    16/08/2026 à 09:56 3

  • Face d'ange et les petits Français

    Adam Saint-Moore

    5/10 Dans cet énième opus dédié à l'espion Face d'Ange, cap sur le TFAI. Le quoi ? Le Territoire français des Afars et des Issas, aujourd'hui Djibouti. Sur place le capitaine Flaud (un dur-à-cuire de l'armée française, grand spécialiste des pires méthodes, misogyne et raciste), la très ouverte Paula Domantier et la plus réservée Sylvie de Bellegarde (toutes deux épouses d'hommes haut-placés) sont faits prisonniers par un groupe révolutionnaire, l'Armée Populaire de Libération.
    Que viennent faire Face d'Ange et son indéfectible acolyte Bassowich dans cette histoire ? Se "renseigner"...
    Une histoire où l'intrigue tient sur une feuille de papier à cigarette tant elle est mince, l'auteur réservant sa verve à la description des scènes torrides (pas un chapitre ou presque n'y échappe) donnant lieu parfois à des moments drôles tant ils sont ridicules. Face d'Ange n'est qu'un protagoniste parmi d'autres, Adam Saint-Moore donnant davantage de place aux trois captifs (avec une "nouveauté", des paragraphes entiers où l'on a accès aux pensées des personnages, à la première personne).
    Le roman ne permet pas d'en savoir vraiment plus sur l'histoire de Djibouti, ce TFAI n'étant qu'une pièce dans l'échiquier géant qu'est la Guerre froide. Dommage, ce "roman de gare" vite lu ne restera probablement pas longtemps dans ma mémoire...

    13/08/2026 à 11:26

  • L'Affaire chaperon rouge

    Adam Saint-Moore

    7/10 Simone Montagne est une jeune orpheline de 18 ans. Vivant chez son affreuse tante ("Tata-la-Grosse"), elle travaille dans une cartonnerie et rêve d'une vie meilleure, tout en volant dans les grands magasins. Elle se fait surprendre par une grande et belle femme blonde qui ne la dénonce pas et au contraire lui propose de la suivre. Cette femme, c'est l'épouse du milliardaire Hezberg. Maserati 5000 GT, Jaguar Mark X, grande propriété arborée... c'est un monde de luxe que va alors découvrir Simone, à qui Mme Hezberg a proposé une place de secrétaire, alors même que la jeune femme n'a aucune formation en la matière... Et si, derrière cette offre des plus alléchantes, se cachait un piège pour que le Chaperon rouge se fasse manger tout cru par le Grand Méchant Loup... ?

    C'est toujours avec un goût d'aventure et de curiosité que l'on se plonge dans ces vieux titres Fleuve Noir des années 50-60-70 (ici 1969). Surtout quand le résumé est sibyllin, qu'il n'existe pas d'avis sur le Net. C'est alors un peu la loterie, on peut tomber sur des navets comme sur de bonnes surprises. L'Affaire "Chaperon rouge" fait partie de cette dernière catégorie. Adam Saint-Moore, connu pour sa série d'espionnage "Face d'Ange", crée une ambiance pesante, faite de faux-semblants. L'écriture n'est pas déplaisante bien au contraire et l'histoire prenante. J'ai bien apprécié ma lecture. La fin est un peu rapide (les révélations s'enchaînant un peu trop vite à mon goût). Les personnages quant à eux sont réussis, que ce soit la "petite" Montagne, le couple Hezberg, leur difforme de fils ou encore le commissaire Paolini, dont je ne sais si Adam Saint-Moore en a fait un personnage récurrent (ce qui serait pertinent).
    Bref, une découverte des plus agréables, le meilleur Saint-Moore lu jusqu'ici. 7,5/10.

    07/08/2026 à 09:54 3

  • Solak

    Caroline Hinault

    7/10 Un huis clos sur une presqu'île dans l'Arctique, pour un drapeau. Quatre personnages principaux, le narrateur, le vieux Piotr, là depuis 20 ans. Là, c'est Solak. Il y aussi Roq, une brute épaisse et Grizzly, un scientifique. Et puis le "petit" dernier, fraîchement hélitreuillé au mois d'août avec le ravitaillement. On va suivre ces 4 là pendant 8 mois, d'août à mars, à mesure que la Grande Nuit et l'embâcle s'étendent...
    Un récit à l'écriture particulièrement travaillée, un regard particulièrement pertinent sur la nature humaine, une tension permanente et croissante tout au long du très (trop ?) court ouvrage. Un texte remarqué par la critique et distingué par plusieurs prix. Un premier roman incisif, pas particulièrement plaisant à lire mais aux qualités indéniables. 7.5/10.

    05/08/2026 à 13:27 3

  • Le Couple d'à côté

    Shari Lapena

    8/10 Très bon. L'autrice nous met face à une situation de départ crédible et nous emmène sur une multitude de pistes tout aussi crédibles (les faits divers sont là pour le démontrer...). C'est vrai que de découvrir assez rapidement une partie de ce qu'il s'est passé durant la nuit peut, en apparence, gâcher la lecture. Mais cette découverte n'explique pas tout, loin de là ! Les différents protagonistes, notamment les parents de la petite Cora, passent par différentes émotions et l'on partage (malgré tout...) leur terrible angoisse. Les réflexions sur la dépression post-partum sont par ailleurs touchantes. La lecture avance rapidement, les rebondissements s'enchaînant sans donner le tournis au lecteur (livre audio pour ma part).
    C'est clairement un très bon page-turner, avec toutefois deux bémols : le fait qu'Anne, lorsqu'elle fait certaines découvertes, comprend presque tout d'un coup (j'ai en tête l'épisode du téléphone par exemple). Le deuxième bémol concerne la toute fin. Soit elle appelle une suite, soit elle est de trop.

    03/08/2026 à 20:09 3

  • Imogène, vous êtes impossible !

    Charles Exbrayat

    7/10 Comme pour le tome suivant (je ne lis pas la série dans l'ordre), les innombrables bagarres opposant les pro et les anti-Imogène ont fini par me lasser. Oui Imogène est impossible, franchement exaspérante. L'auteur utilise toujours les mêmes ressorts, avec à son sommet l'opposition Imogène et le sergent McClostaugh. Oui c'est parfois drôle (mais pas du tout lorsque les femmes sont battues comme plâtre par leur mari). Quant à l'intrigue (trouver la personne qui a empoisonné une femme infirme), elle sert de prétexte aux joutes verbales et physiques, en jouant des codes du roman à énigmes.
    Bref, ce tome s'il reste bon dans l'ensemble, n'est pas celui que j'ai préféré, loin s'en faut.

    03/08/2026 à 16:49

  • Le Club des Cinq en randonnée

    Béja, Nataël

    7/10 Voilà un 7e tome plutôt prenant. Un jeu de piste pour le club des cinq afin de mettre la main sur un trésor. Le dessin est toujours agréable et l'intrigue sympa à suivre. Seulement, là encore, la concision de la BD (30 pages) amène à une conclusion précipitée, c'est dommage.

    02/08/2026 à 11:30 1

  • Froid comme la tombe

    Peter Robinson

    8/10 Ce n'est que la 2e fois que je lis Peter Robinson. La première fois date d'il y a plus de 15 ans avec L'été qui ne s'achève jamais (et dont le fond de l'histoire est abordé ici, en fin d'ouvrage) dont je gardais un souvenir flou mais plaisant.
    Dans ce 11e opus des enquêtes de l'inspecteur Banks, il sera question d'une adolescente au caractère bien trempé, fille d'une ponte de la police aux dents longues, ce dernier pourtant honni de Banks lui demandant de retrouver celle-ci. Banks quitte donc le Yorkshire pour Londres...
    Peter Robinson déroule un récit sur presque 600 pages (version poche), où il est question de sexe, de drogues, de trafics en tout genre, de musique, d'un passé problématique, de religion, de fausses pistes et de rebondissements bien dosés. J'ajoute qu'Alan Banks est vraiment un personnage très attachant, profondément humain.
    J'ai vraiment beaucoup apprécié ma lecture, au point que je compte bien lire d'autres romans de la série, si possible dans l'ordre. Un bon 8.5/10.

    30/07/2026 à 18:03 3

  • L'Effet carabin

    Thierry Crifo

    7/10 "Alors toubib, tu rêves ?". Toubib, c'est François Fermier. Fils de docteur, ayant fait deux premières années de médecine, sans réussite. Mais le surnom est resté.
    Sa came ? Le jeu. De cartes précisément. Et s'il rêve, c'est qu'il perd. Gros. 5 000€ à rembourser d'ici 3 jours. Et il ne les a pas... Mais on lui fait confiance pour les trouver. Le fameux "effet carabin".
    Une novela écrite d'une plume noire agrémentée de quelques traits d'humour, d'une écriture singulière. Les turpitudes de Fermier nous font croiser une prostituée poignardée, un richard qui fait une crise cardiaque, une fliquette désespérée et j'en passe. Appréciable, mais probablement pas inoubliable.

    23/07/2026 à 18:20 2

  • Qui a tué grand-maman ?

    Fredric Brown

    8/10 C'est l'histoire d'un homme, Roderick Tuttle qui, après avoir découvert le "frais" cadavre de sa richissime grand-mère, est frappé d'amnésie. Il est assez vite écarté de la liste des suspects. Mais le doute subsiste. Pour Roderick lui-même en premier lieu. Il ne se souvient de pas grand-chose, à commencer par son métier de publiciste, ou encore sa relation avec Robin, écourtée à son grand dam, paraît-il. Alors Roderick va vouloir savoir : a-t-il tué sa grand-mère ?
    Encore un roman réussi de Fredric Brown, même si celui-ci ne figure pas parmi ses meilleurs. J'ai beaucoup aimé tirer le fil du passé de Roderick, jusqu'au dénouement. Un nouveau plaisir de lecture avec cet auteur.

    17/07/2026 à 11:09 2

  • Mémoire assassine

    Thomas H. Cook

    8/10 Steve Farris est un survivant. Le survivant d'une tuerie familiale. Son père a massacré sa mère, son grand frère et sa grande sœur alors qu'il avait neuf ans. Lui n'était pas présent au moment du massacre. Devenu un adulte stable (du moins en apparence), travaillant dans un cabinet d'architecte, ayant femme et enfant aimants, sa vie va de nouveau se dérégler lorsque Rebecca fait sa rencontre. Elle écrit un livre sur les tueries familiales afin d'en décortiquer les racines et les mécanismes. Confronté à son passé, questionnant les choix de son père et les siens, on assiste à la longue descente de Steve vers l'abîme...
    Le roman est bien construit, entre passé et présent, souvenirs qui remontent à la surface, éclairés par l'enquête de Rebecca. Là où je craignais une intrigue cousue de fil blanc, une sorte de chute inéluctable, j'ai été "agréablement" surpris par les choix opérés par l'auteur.
    Mémoire assassine questionne aussi les choix des hommes et la crise de la quarantaine/cinquantaine, l'heure d'un bilan aux conséquences potentiellement désastreuses.

    14/07/2026 à 12:52 5

  • Le club des cinq en péril

    Béja, Nataël

    5/10 Le club des cinq bivouaque le long du lac Vert lorsque l'un d'eux est enlevé. Mais il semblerait qu'il y ait erreur sur la personne...
    Un joli dessin, soigné, qui relève une histoire assez plate, sans grande imagination. Le format court de la BD (30 pages) ne permet pas de développement significatif.

    08/07/2026 à 09:35 1

  • Elma

    Eva Björg AEgisdóttir

    7/10 De retour dans sa ville natale d'Akranes après un début de carrière dans la capitale islandaise, Elma est vite dans le bain avec le cadavre d'une femme retrouvée au pied d'un phare. L'occasion pour elle de montrer ses talents d'enquêtrice malgré une hiérarchie frileuse face à une famille bien établie de la ville et son passé. Un passé peu reluisant où la lâcheté et l'aveuglement des adultes trouvent un écho contemporain particulièrement funeste...
    J'ai bien aimé découvrir cette série, cette enquêtrice et ses failles (très touchantes les toutes dernières pages). Elma reste encore un peu trop lisse à mon goût mais je suis enclin à poursuivre la suite de ses enquêtes.

    07/07/2026 à 10:16 4

  • Le Chemin s'arrêtera là

    Pascal Dessaint

    7/10 Gris. C'est le mot qui m'est rapidement venu en tournant les pages de ce court roman. Court mais dont ma lecture s'est étalée sur près d'un mois, ce qui n'est pas très bon signe. Si je reconnais un talent certain d'écriture de Pascal Dessaint, son histoire en revanche ne m'a pas accroché plus que cela. Je me suis mélangé les pinceaux entre les différents personnages (roman choral) et les différentes temporalités. En puis c'est quand même glauque (pauvre Mona...) par moments. La partie sur la désindustrialisation du coin et l'impact de décennies d'exploitation sur la nature et les hommes m'a davantage intéressé. C'est vrai qu'il y a un peu de la série "P'tit Quiquin" dans ce livre mais sans l'humour qui va avec.

    05/07/2026 à 12:15 3

  • Alabama 1963

    Ludovic Manchette, Christian Niemiec

    8/10 Pas mal de choses ont été dites dans les précédents commentaires. Je rejoins la grande majorité des avis, Alabama 1963 est un bon polar, écrit à quatre mains, qui nous plonge dans une Amérique ségrégationniste (mais en pleine mutation, cf les nombreuses références à l'actualité nationale de l'époque). Le duo improbable entre Adela, femme de ménage noir analphabète mais au caractère bien trempé et Bud, ex-flic devenu un privé archétypale, fonctionne finalement bien après des débuts à l'image d'une société qui se regarde en chiens de faïence. Un tout petit bémol à mes yeux est la répétition des scènes à mesure que les filles disparaissent et sont retrouvées mortes et violées. On peut aussi regretter que le lecteur sache volontairement avant les protagonistes qui est le tueur en série.
    Il n'empêche, nonobstant ces quelques remarques, j'ai trouvé Alabama 1963 très "plaisant" à suivre et espère retrouver Adela Cobb dans d'autres "aventures".

    24/06/2026 à 09:22 7

  • Hors cadre

    Stefan Ahnhem

    7/10 Premier roman de la série dédiée à Fabian Risk, nouvellement nommé dans sa ville natale d'Helsingborg après une carrière prometteuse à Stockholm mais marquée par un évènement grave (dont on apprendra quelques détails durant le roman). Alors qu'il est en vacances (avant de prendre ses fonctions officiellement quelques semaines plus tard), voilà qu'un tueur en série élimine ses anciens camarades de classe les uns après les autres. Très vite ses nouveaux collègues, aidée par une policière danoise en conflit avec son supérieur, vont se mettre sur la piste du souffre-douleur de l'époque...
    On pourrait croire que l'intrigue sera cousue de fil blanc mais l'auteur a su partir de l'évidence pour amener le lecteur sur un chemin... ignoré. Entre la vie déjà chaotique de l'enquêteur (un couple qui bat de l'aile et un ado renfermé sur lui-même) et les évènements qui s'enchaînent à une vitesse folle, on n'a pas le temps de s'ennuyer (le roman fait plus de 650 pages en poche). C'est d'ailleurs un peu le hic : à force de vouloir assurer un rythme haletant, on perd parfois en vraisemblance (Fabian Risk est à la fois très perspicace et quasi-indestructible physiquement par exemple...).
    Il n'empêche, nul doute à mes yeux que ce thriller est une réussite même si je ne suis plus aussi fan du genre comme il y a une quinzaine d'années.

    26/04/2026 à 21:06 3

  • La Piste rouge

    André-Paul Duchâteau, Tibet

    7/10 Cap sur Chamonix sur la/les piste(s) d'un mystérieux chirurgien prétendument capable de prodiges lorsqu'il s'agit de donner une nouvelle identité aux pires malfrats. Pour Ric ce sera l'occasion de recroiser un ennemi déjà vu dans "Piège pour Ric Hochet" (tome 5 de la série) et "Face au serpent" (tome 8). Les décors neigeux, de nuit, sont agréables à regarder et l'intrigue plaisante à suivre (une pensée pour la mythique Porsche 911 jaune de Ric qui va connaître quelques soucis... mais sera vite remise sur roues !).

    26/04/2026 à 20:58 2