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Wanted
8/10 Philippe Claudel nous livre ici un très court texte (137 pages en format poche, écrit gros) sous forme d'une politique-fiction où Elon Musk, bras droit de Donald Trump, met sur la tête de Poutine une prime d'un milliard de dollars pour qui le tuera. Ce sont d'abord deux des plus proches de Poutine (dont le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov) qui sont assassinés. Poutine donne alors rendez-vous à l'humanité pour un discours qui annonce le pire...
On pourrait regretter la concision du propos de Claudel mais en quelques dizaines de pages, il cerne tout à fait le monde particulièrement déstabilisant dans lequel nous sommes. Un monde où le pouvoir de l'argent est le réel pouvoir, ou la "wild diplomacy" et les "faits alternatifs" (pour ne pas dire "mensonges éhontés"...) ont pris le pas sur le dialogue, la science, le factuel. Sous des airs bouffons, c'est une novella tragi-comique que nous avons là, pas si éloignée de ce que nous vivons, notamment depuis le 2e mandat de Trump. Les dernières pages nous montrent que même si les acteurs (tré)passent, leur passage sur Terre risque d'avoir des conséquences sur un temps bien plus long que nous pourrions l'imaginer...26/09/2026 à 10:56 1
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Personne ne sort d'ici vivant
7/10 Peut-être le plus abouti des romans (traduits en français) d'Adam Nevill.
Et pourtant je n'ai rarement eu autant envie d'abandonner la lecture d'un roman que dans les 150 premières pages de Personne ne sort d'ici vivant. Je retrouvais, à mon grand désespoir, les mêmes défauts que dans Appartement 16, à savoir des scènes hyper répétitives, dans un schéma qui ne semblait guère laisser de place aux surprises. Mais j'ai bien fait de m'accrocher car la suite est vraiment intéressante. Déjà parce que je n'ai pas vu venir le virage pris par l'intrigue à partir de la page 327. Et puis parce que les "racines" du Mal qui hante le 82, Edgehill Road, sont expliquées, donnant une sorte de "légitimité" aux évènements précédents (attention, on reste dans le thriller fantastico-horrifique).
Mais au fait, de quoi ça parle ? Ca parle de Stéphanie, très jeune femme, orpheline de père, ayant hérité seulement d'une belle-mère cinglée, qui fuit un foyer toxique et qui, en prime, se retrouve célibataire sans vraiment le vouloir... Infiniment vulnérable, elle est la proie idéal pour les "habitants" de Edgehill Road, à commencer par Knacker, le "propriétaire" des lieux, ou encore le terrifiant Fergal (j'ai rarement croisé à un tel psychopathe dans mes lectures), sans parler des phénomènes inexpliqués (bruits, odeurs, apparitions...) qui ne cessent de croître à mesure que les jours défilent pour Stéphanie. Ce qu'elle souhaitait être un refuge devient petit à petit une effroyable prison...
Vulnérabilité, pauvreté, exploitation du corps des femmes, prostitution, chantage, exploitation de la misère, isolement... Derrière ce roman horrifique se cache un ouvrage bien plus dense qu'il n'y paraît. Quant à la deuxième partie, j'ai vraiment aimé la parcourir, peut-être parce qu'elle donne des clés de compréhension, tout en permettant au lecteur de souffler un peu (même si l'horreur n'est pas bien loin...).
Oui, décidément, Personne ne sort d'ici vivant me semble être le roman le plus abouti d'Adam Nevill.26/09/2026 à 10:43 1
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Le monde selon Oz
8/10 Suite et fin du diptyque centré sur Sister Oz. Et de nouveau un très bon tome au sein d'une série de grande qualité.
C'est un véritable siège que doivent subir Miss Prairie, Crow et Eleanor Winthorp. On en apprend plus sur la "foi" qui anime Sister Oz grâce à des flashbacks. La tension quasi permanente du tome nous fait tourner rapidement les pages, avide de savoir comment tout cela va finir. La fin, peut-être un poil trop rapide, ne réserve pas tant de surprises que cela. La 4e de couverture annonce un 9e tome, intitulé "Ceux du dernier jour...", hâte de le découvrir.13/09/2026 à 19:31 2
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La Banque des morts
6/10 Marc Morel, amnésique, se réveille la jambe plâtrée dans un lit, une chambre qu'il ne connaît pas. A son chevet, un médecin, une famille qui est la sienne et qu'il ne reconnait pas non plus. On lui assure qu'il est le grand scientifique Henri Malécourt et qu'il a eu un accident. Pourtant Marc en est sûr, il n'est pas Malécourt. Sauf que tout semble prouver l'inverse, y compris les coups de fil qu'il passe, à sa maison d'édition par exemple. Les semaines passant, Marc commence franchement à douter...
Voilà un roman bien étrange qui m'a bluffé jusqu'à son milieu. Puis p. 128 est dévoilée la raison première des grandes manœuvres expliquant les pages précédentes et là j'ai été déçu tant ça parait invraisemblable. J'ai trouvé ce roman génial par moments, presque grotesque à d'autres. La démonstration est bancale alors que le potentiel était immense.
Je sais que je ne suis pas prêt d'oublier La Banque des morts mais j'en retire avant tout un sentiment de frustration.09/09/2026 à 17:18 2
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Le Passé n'oublie jamais
5/10 Lecture laborieuse malgré une intrigue originale, certains passages prenants mais un ensemble un peu chaotique et je n'ai pas été mécontent de finir ce roman afin de pouvoir passer à autre chose. Aucun personnage attachant (peut-être Christine, la mère de Franck/Francis), une héroïne que l'on peine à cerner, une "enquête" qui semble ne plus finir et une fin que j'ai trouvée rapide, presque expédiée.
05/09/2026 à 21:43 4
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Oncle Charles s'est enfermé
8/10 Mais pourquoi donc Charles Dupeux, modeste comptable dans l'entreprise de son beau-frère plus gros épicier de Rouen, s'est-il tout d'un coup, en rentrant du travail, enfermé dans le grenier familial en refusant tout contact ?
Comme toujours chez Simenon, c'est la part psychologique de chacun des personnages (et ils sont ici nombreux, à commencer par la famille Dupeux/Babin, entre les enfants, les oncles/tantes, les petits amis des filles etc...) qui sert de terreau à l'intrigue. Une atmosphère mystérieuse et du suspense (sortira-t-il un jour ? pourquoi une telle réaction ?) et un homme simple, discret et effacé qui va découvrir le pouvoir qu'il peut avoir sur certains proches...
J’ai beaucoup apprécié ce roman qui dévoile les secrets, les mensonges et les tensions qui se cachent derrière les apparences d’une famille populaire ordinaire de province.
Les choix de Charles peuvent étonner mais tout semble s'éclairer grâce à la dernière phrase du roman.
Encore un très bon Simenon.28/08/2026 à 14:53 2
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La Raison des femmes
7/10 Il est rarement pertinent de prendre une série en cours. Cela a été confirmé lorsque j'ai débuté La Raison des femmes, 4e opus dédié à la mathématicienne Gloria Parker-Simmons. J'ai été un peu perdu concernant les personnages récurrents, leur histoire personnelle, les liens entre eux. Je suis arrivé à m'y faire au bout de quelques dizaines de pages pour me concentrer avant tout sur l'intrigue principale qui est la traque d'un tueur en série aux motivations qui pourraient être assez anciennes, traque d'abord par la police de Boston puis par le FBI lorsque l'on découvre que l'arme du crime a déjà servie à une autre époque, dans un autre Etat. On navigue durant l'histoire entre le Massachussetts, la Virginie et la Californie. La personnalité de Gloria, l'héroïne torturée (au propre comme au figuré...), est un peu déroutante mais l'on la comprend mieux à mesure que l'on découvre son sordide passé, sûrement évoqué plus en détails dans les tomes précédents (et suivants).
Lorsqu'il est sorti en 1999, je pense que ce titre était parmi ce qui se faisait de mieux en matière de thriller dans le paysage français. Je ne dirais pas qu'il a mal vieilli mais plutôt que ces histoires de tueurs en série très en vogue à l'époque et dans les deux décennies suivantes ne sont plus ma tasse de thé (peut-être en ai-je trop lu).27/08/2026 à 20:45 1
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Meurtre au Savoy
8/10 Après une pause de quelques années, j'ai repris la lecture de cette série qui a inspiré tant d'auteurs, notamment scandinaves. Dans ce 6e opus un puissant homme d'affaires est assassiné lors d'une soirée à l'hôtel Savoy à Malmö. Les policiers ont un mal fou à faire la lumière sur cette affaire. Il faut dire qu'entre manque de compétences, manque de moyens et délinquance qui explose, ils ne savent plus où donner de la tête. Plusieurs pistes s'offrent à eux, tant le personnage, Victor Palmgren, était à la fois un requin en affaires et un homme qui compte, tant économiquement que politiquement. L'affaire est donc sensible et toute la chaîne politico-policière est sur les dents. On craint en effet un meurtre politique, en lien avec les affaires peu flatteuses menées par Palmgren en Afrique, notamment dans les colonies portugaises...
C'est un portrait acerbe de la société suédoise que dressent les deux auteurs marxistes et notamment de sa police. D'une façon plus profonde, ils dénoncent les effets du capitalisme et de la social-démocratie suédoise qui produit de la misère et de fortes inégalités. On retrouve ces inégalités dans le traitement fait aux victimes, le meurtre de Palmgren passant avant toute autre affaire.
J'ai beaucoup apprécié ce titre (dont l'original est un jeu de mots suédois, en lien avec l'intrigue), et je me réjouis de savoir qu'il me reste encore 4 titres de la série dédiée à Martin Beck et intitulée "le roman d'un crime".23/08/2026 à 09:33 2
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Mister Prairie
8/10 Voilà plus de 4 ans que je n'avais pas lu un opus de cette série pourtant très réussie. Du coup, j'avais oublié pas mal de choses mais ce 7e tome ouvre un nouveau diptyque qui ne nécessite pas d'avoir les intrigues précédentes en tête (sauf la relation entre Miss Prairie et Jonas Crow). Ce dernier reçoit une missive signée R. Prairie mais en se rendant sur place (au Texas) il découvre que c'est Randolph et non Rose Prairie qui l'a convié. Randolph étant le mari de Rose...
Le personnage principal de ce tome ne fait pas partie du trio : il s'agit de "Sister Oz" de la Ligue pour la suppression du vice, une redresseuse de torts partie en croisade contre les impies. Sa cible principale, les femmes qui avortent et c'est justement ce que Randolph, médecin, s'apprête à faire, avorter une jeune femme.
Un tome dans la lignée des précédents, très bon, avec ici une dénonciation de l'extrémisme et de l'intolérance religieux, qui fait forcément écho à l'actualité américaine.
Le tome se termine sur une scène pour le moins tendue et donne très envie de se précipiter sur le tome suivant, "Le monde selon Oz".18/08/2026 à 10:30 2
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Le Fil de l'espoir
8/10 Le roman s'ouvre sur une tragédie : la mort de deux enfants dans le séisme de Chūetsu en 2004 (séisme qui a vraiment eu lieu). Leurs parents, désormais sans enfants, choisissent pour se relever de faire à nouveau un enfant... Quinze ans plus tard une femme qui tient un salon de thé très apprécié est poignardée mortellement. Deux évènements qui n'ont a priori rien à voir... Et une nouvelle fois l'immense et regretté auteur japonais arrivera par une histoire à l'intrigue comme toujours ingénieuse et des personnages touchants, à emboîter toutes les pièces d'un puzzle difficilement imaginable.
Paternité, secrets de famille et effet papillon seront les principaux ingrédients d'un roman sensible et émouvant. Une grande humanité se dégage des histoires de Keigo Higashino. J'espère que malgré son décès, la maison d'éditions Actes Sud poursuivra la traduction de ses dizaines d'ouvrages non encore parus en France, ne serait-ce que pour rendre hommage et faire honneur au génie de l'auteur japonais.17/08/2026 à 10:57 3
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Micmac maison
7/10 Carré Noir, c'est une collection de près de 600 titres, tous issus de la Série Noire. Derrière des couvertures pas très inspirées (euphémisme)... il y a pourtant des titres qui valent le détour. Micmac maison, publié en 1947 aux Etats-Unis et n°29 de la Série Noire (1949), en fait-il partie ?
Mais revenons d'abord à l'intrigue.
Le corps nu d'une très jeune femme est retrouvé dans la chambre d'un sénateur. Ce dernier nie farouchement avoir un lien avec la victime. Après une enquête éclair (se déroulant sur environ 24h) menée notamment par un vieux roublard du journalisme porté sur la bouteille, Stoney Hawk, et quelques cadavres plus tard, la lumière sera faite sur cette sombre histoire mêlant politique, trafics et ambition. Une foule de personnages peuple ce roman qui débute comme un roman noir mais se termine façon whodunit à la manière d'un Hercule Poirot.
C'est assez agréable à lire même s'il faut parfois s'accrocher tant les personnages sont nombreux. A noter que l'auteur a fait un "one-shot", ne récidivant pas dans le genre polar après, donc, cet unique titre.16/08/2026 à 09:56 3
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Face d'ange et les petits Français
5/10 Dans cet énième opus dédié à l'espion Face d'Ange, cap sur le TFAI. Le quoi ? Le Territoire français des Afars et des Issas, aujourd'hui Djibouti. Sur place le capitaine Flaud (un dur-à-cuire de l'armée française, grand spécialiste des pires méthodes, misogyne et raciste), la très ouverte Paula Domantier et la plus réservée Sylvie de Bellegarde (toutes deux épouses d'hommes haut-placés) sont faits prisonniers par un groupe révolutionnaire, l'Armée Populaire de Libération.
Que viennent faire Face d'Ange et son indéfectible acolyte Bassowich dans cette histoire ? Se "renseigner"...
Une histoire où l'intrigue tient sur une feuille de papier à cigarette tant elle est mince, l'auteur réservant sa verve à la description des scènes torrides (pas un chapitre ou presque n'y échappe) donnant lieu parfois à des moments drôles tant ils sont ridicules. Face d'Ange n'est qu'un protagoniste parmi d'autres, Adam Saint-Moore donnant davantage de place aux trois captifs (avec une "nouveauté", des paragraphes entiers où l'on a accès aux pensées des personnages, à la première personne).
Le roman ne permet pas d'en savoir vraiment plus sur l'histoire de Djibouti, ce TFAI n'étant qu'une pièce dans l'échiquier géant qu'est la Guerre froide. Dommage, ce "roman de gare" vite lu ne restera probablement pas longtemps dans ma mémoire...13/08/2026 à 11:26
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L'Affaire chaperon rouge
7/10 Simone Montagne est une jeune orpheline de 18 ans. Vivant chez son affreuse tante ("Tata-la-Grosse"), elle travaille dans une cartonnerie et rêve d'une vie meilleure, tout en volant dans les grands magasins. Elle se fait surprendre par une grande et belle femme blonde qui ne la dénonce pas et au contraire lui propose de la suivre. Cette femme, c'est l'épouse du milliardaire Hezberg. Maserati 5000 GT, Jaguar Mark X, grande propriété arborée... c'est un monde de luxe que va alors découvrir Simone, à qui Mme Hezberg a proposé une place de secrétaire, alors même que la jeune femme n'a aucune formation en la matière... Et si, derrière cette offre des plus alléchantes, se cachait un piège pour que le Chaperon rouge se fasse manger tout cru par le Grand Méchant Loup... ?
C'est toujours avec un goût d'aventure et de curiosité que l'on se plonge dans ces vieux titres Fleuve Noir des années 50-60-70 (ici 1969). Surtout quand le résumé est sibyllin, qu'il n'existe pas d'avis sur le Net. C'est alors un peu la loterie, on peut tomber sur des navets comme sur de bonnes surprises. L'Affaire "Chaperon rouge" fait partie de cette dernière catégorie. Adam Saint-Moore, connu pour sa série d'espionnage "Face d'Ange", crée une ambiance pesante, faite de faux-semblants. L'écriture n'est pas déplaisante bien au contraire et l'histoire prenante. J'ai bien apprécié ma lecture. La fin est un peu rapide (les révélations s'enchaînant un peu trop vite à mon goût). Les personnages quant à eux sont réussis, que ce soit la "petite" Montagne, le couple Hezberg, leur difforme de fils ou encore le commissaire Paolini, dont je ne sais si Adam Saint-Moore en a fait un personnage récurrent (ce qui serait pertinent).
Bref, une découverte des plus agréables, le meilleur Saint-Moore lu jusqu'ici. 7,5/10.07/08/2026 à 09:54 3
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Solak
7/10 Un huis clos sur une presqu'île dans l'Arctique, pour un drapeau. Quatre personnages principaux, le narrateur, le vieux Piotr, là depuis 20 ans. Là, c'est Solak. Il y aussi Roq, une brute épaisse et Grizzly, un scientifique. Et puis le "petit" dernier, fraîchement hélitreuillé au mois d'août avec le ravitaillement. On va suivre ces 4 là pendant 8 mois, d'août à mars, à mesure que la Grande Nuit et l'embâcle s'étendent...
Un récit à l'écriture particulièrement travaillée, un regard particulièrement pertinent sur la nature humaine, une tension permanente et croissante tout au long du très (trop ?) court ouvrage. Un texte remarqué par la critique et distingué par plusieurs prix. Un premier roman incisif, pas particulièrement plaisant à lire mais aux qualités indéniables. 7.5/10.05/08/2026 à 13:27 3
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Le Couple d'à côté
8/10 Très bon. L'autrice nous met face à une situation de départ crédible et nous emmène sur une multitude de pistes tout aussi crédibles (les faits divers sont là pour le démontrer...). C'est vrai que de découvrir assez rapidement une partie de ce qu'il s'est passé durant la nuit peut, en apparence, gâcher la lecture. Mais cette découverte n'explique pas tout, loin de là ! Les différents protagonistes, notamment les parents de la petite Cora, passent par différentes émotions et l'on partage (malgré tout...) leur terrible angoisse. Les réflexions sur la dépression post-partum sont par ailleurs touchantes. La lecture avance rapidement, les rebondissements s'enchaînant sans donner le tournis au lecteur (livre audio pour ma part).
C'est clairement un très bon page-turner, avec toutefois deux bémols : le fait qu'Anne, lorsqu'elle fait certaines découvertes, comprend presque tout d'un coup (j'ai en tête l'épisode du téléphone par exemple). Le deuxième bémol concerne la toute fin. Soit elle appelle une suite, soit elle est de trop.03/08/2026 à 20:09 3
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Imogène, vous êtes impossible !
7/10 Comme pour le tome suivant (je ne lis pas la série dans l'ordre), les innombrables bagarres opposant les pro et les anti-Imogène ont fini par me lasser. Oui Imogène est impossible, franchement exaspérante. L'auteur utilise toujours les mêmes ressorts, avec à son sommet l'opposition Imogène et le sergent McClostaugh. Oui c'est parfois drôle (mais pas du tout lorsque les femmes sont battues comme plâtre par leur mari). Quant à l'intrigue (trouver la personne qui a empoisonné une femme infirme), elle sert de prétexte aux joutes verbales et physiques, en jouant des codes du roman à énigmes.
Bref, ce tome s'il reste bon dans l'ensemble, n'est pas celui que j'ai préféré, loin s'en faut.03/08/2026 à 16:49
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Le Club des Cinq en randonnée
7/10 Voilà un 7e tome plutôt prenant. Un jeu de piste pour le club des cinq afin de mettre la main sur un trésor. Le dessin est toujours agréable et l'intrigue sympa à suivre. Seulement, là encore, la concision de la BD (30 pages) amène à une conclusion précipitée, c'est dommage.
02/08/2026 à 11:30 1
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Froid comme la tombe
8/10 Ce n'est que la 2e fois que je lis Peter Robinson. La première fois date d'il y a plus de 15 ans avec L'été qui ne s'achève jamais (et dont le fond de l'histoire est abordé ici, en fin d'ouvrage) dont je gardais un souvenir flou mais plaisant.
Dans ce 11e opus des enquêtes de l'inspecteur Banks, il sera question d'une adolescente au caractère bien trempé, fille d'une ponte de la police aux dents longues, ce dernier pourtant honni de Banks lui demandant de retrouver celle-ci. Banks quitte donc le Yorkshire pour Londres...
Peter Robinson déroule un récit sur presque 600 pages (version poche), où il est question de sexe, de drogues, de trafics en tout genre, de musique, d'un passé problématique, de religion, de fausses pistes et de rebondissements bien dosés. J'ajoute qu'Alan Banks est vraiment un personnage très attachant, profondément humain.
J'ai vraiment beaucoup apprécié ma lecture, au point que je compte bien lire d'autres romans de la série, si possible dans l'ordre. Un bon 8.5/10.
30/07/2026 à 18:03 3
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L'Effet carabin
7/10 "Alors toubib, tu rêves ?". Toubib, c'est François Fermier. Fils de docteur, ayant fait deux premières années de médecine, sans réussite. Mais le surnom est resté.
Sa came ? Le jeu. De cartes précisément. Et s'il rêve, c'est qu'il perd. Gros. 5 000€ à rembourser d'ici 3 jours. Et il ne les a pas... Mais on lui fait confiance pour les trouver. Le fameux "effet carabin".
Une novela écrite d'une plume noire agrémentée de quelques traits d'humour, d'une écriture singulière. Les turpitudes de Fermier nous font croiser une prostituée poignardée, un richard qui fait une crise cardiaque, une fliquette désespérée et j'en passe. Appréciable, mais probablement pas inoubliable.23/07/2026 à 18:20 2
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Qui a tué grand-maman ?
8/10 C'est l'histoire d'un homme, Roderick Tuttle qui, après avoir découvert le "frais" cadavre de sa richissime grand-mère, est frappé d'amnésie. Il est assez vite écarté de la liste des suspects. Mais le doute subsiste. Pour Roderick lui-même en premier lieu. Il ne se souvient de pas grand-chose, à commencer par son métier de publiciste, ou encore sa relation avec Robin, écourtée à son grand dam, paraît-il. Alors Roderick va vouloir savoir : a-t-il tué sa grand-mère ?
Encore un roman réussi de Fredric Brown, même si celui-ci ne figure pas parmi ses meilleurs. J'ai beaucoup aimé tirer le fil du passé de Roderick, jusqu'au dénouement. Un nouveau plaisir de lecture avec cet auteur.17/07/2026 à 11:09 2
