213 votes
-
Je suis un ange perdu
8/10 Deuxième tome des aventures de Eva Rojas notre psychiatre atypique et un peu « déjantée » que l’on avait découverte dans le très bon « Je suis leur silence ». Une intrigue qui mêle le foot, les néo-nazis, la prostitution et les magouilles immobilières, bref un mélange hautement explosif et cerise sur le gâteau on en découvre un peu plus sur la famille de notre charmante psychiatre. Le graphisme est toujours aussi agréable et cette histoire avec une temporalité inversée aborde avec humour des thématiques sérieuses. Bref, un sans faute pour Jordi Lafevre, hormis le fait qu’ Eva devrait songer à diminuer sa consommation de cigarettes.
hier à 11:52 1
-
L'autre moi
7/10 Impossible pour moi de rater la sortie d’un nouveau roman de Franck Thilliez et de retarder davantage la lecture de celui-ci. Pas « fana » des romans faisant la part belle aux rêves et autres univers proche de la folie car ils permettent souvent aux auteurs de nombreuses libertés, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans cette histoire « onirique » dans laquelle j’ai trouvé que l’auteur surjouait de cette frontière entre le vrai et le faux, entre la réalité et le rêve. Du coup on se retrouve avec un récit où se sont presque trois histoires qui cohabitent, si on considère celle des rêves, et cela m’a embrouillé (but du jeu forcément ) et au final dérangé dans ma lecture. C’est peut-être à cause de cela que j’ai eu du mal à ressentir de l’empathie pour des personnages qui sonnaient faux (et pour cause !) et cela à forcément joué sur ma capacité à me mettre à leur place et ressentir les émotions nécessaires à une réelle immersion. J’ai également regretté une fin un peu expéditive, presque trop facile au regard de la complexité du roman, mais il fallait bien retomber sur ses pieds, et ce n’était pas chose aisée. Malgré ces quelques bémols, j’ai pris encore grand plaisir à lire ce nouveau roman de Franck Thilliez et serais présent assurément pour son prochain ouvrage.
05/05/2026 à 18:24 3
-
Ruptures
9/10 Dans cet opus, pas de Servaz, mais retour de Lucia Guerrero dans un thriller que j’ai trouvé très politique. Bernard Minier nous propose dans ce roman à la fois une intrigue captivante mais également un sujet de réflexion engagé mêlant avec beaucoup d’intelligence (pas artificielle!) réalité et fiction (encore que !). L’auteur pose un regard sans concession sur notre monde actuel où la plutocratie règne en maître, où l’IA devient inquiétante, où les les pseudo-décideurs ne contrôle plus grand-chose, où les geeks semblent dépassés par leurs propres découvertes sans pouvoir s’arrêter… C’est cette proximité avec la réalité qui fait de ce thriller à la fois un excellent moment de lecture, mais aussi une sorte de lanceur d’alerte, un éveilleur de conscience qui nous invite à nous inquiéter de ce changement de paradigme qui guette notre monde et inquiète la Démocratie. Un bel exercice de style en tout cas dont Bernard Minier et Lucia Guerrero sortent à court terme presque gagnants, mais la suite reste à écrire et nous avons légitimement quelques raisons de nous inquiéter maintenant que nous sommes alertés.
02/05/2026 à 12:39
-
L'évangile des ombres
6/10 Retour sur « L’évangile des ombres » de Nicolas Nutten, roman mélangeant histoire et fiction. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans cette histoire à cause probablement d’une lecture un peu décousue et d’une double temporalité qui ne m’a pas facilité les choses, l’impression d’être perdu et de ne pas avoir eu « ce je ne sais quoi de plus » qui m’emporte. J’ai trouvé que cela n’avançait pas vraiment avec ce côté un peu club des cinq au départ et il m’a fallut arriver sur la troisième temporalité pour avoir vraiment envie de continuer ma lecture. Je dois reconnaître l’intérêt historique de certains passages notamment de cette période franquiste très sombre, mais cela n’a pas suffit à me convaincre. Au final un retour en demi-teinte, une lecture pas désagréable, mais qui ne m’a pas enthousiasmé plus que cela.
02/05/2026 à 12:04
-
La Mémoire du temps
7/10 Un retour pas totalement convaincu sur « La mémoire du temps » de Franck Leduc, peut être des difficultés à adhérer à cette mémoire cellulaire qui m’a fait penser à la psychogénéalogie découverte dans un roman de Mélodie Miller. A défaut d’adhérer aux théories « scientifiques », j’ai particulièrement apprécié ce côté historique très bien documenté qui m’a fait découvrir cet épisode tragique de la catastrophe du Hindenburg. Le roman reste agréable à lire, très visuel, avec une construction bien pensé pour peu que l’on accepte l’idée de cet héritage transgénérationnel. Un roman atypique mais qui renforce mon sentiment que Franck Leduc est en capacité de surprendre, et c’est souvent ce que j’attends d’un auteur.
30/04/2026 à 10:14
-
Invisible
5/10 Je ressors un peu déçu du roman « Invisible » de Jacques Saussey au regard des nombreuses critiques positives qu’il reçoit, peut-être en attendais-je trop ! J’ai trouvé que cela manquait de « punch » pendant une bonne partie du roman malgré des chapitres courts, mais rien à voir avec cette tension et ce rythme auquel l’auteur m’avait habitué. Deux histoires en parallèle trop différentes qui ne m’ont pas passionné et une traque que je n’ai pas trouvée très réaliste, tout cela m’a semblé un peu artificiel. Bref déçu ! Cela ne m’empêchera nullement de revenir vers cet auteur que j’apprécie beaucoup.
30/04/2026 à 09:37 1
-
Personne sur cette terre
9/10 Premier roman que je lis de Victor Del Arbol et celui-ci renforce mon impression que le roman policier/noir se porte bien en Espagne. L’auteur mélange deux intrigues, une policière bien noire et l’autre plus introspective avec l’histoire de Jullian, malade et en quête de rédemption. J’ai particulièrement apprécié l’encrage historique de l’auteur qui nous fait découvrir une Espagne toujours en proie à ses démons. Le style de Victor Del Arbol est percutant, incisif, immersif et force est de reconnaître qu’il ne nous épargne rien de la noirceur de l’âme humaine. C’est un roman dur par sa violence et dont on ne ressort pas indemne, avec heureusement une once d’humanité à travers certains personnages et puis il y a ce narrateur, ce tueur anonyme qui nous attend pour une suite que j’espère à la hauteur de cet excellent premier opus.
28/04/2026 à 21:21 5
-
La Dame de Reykjavik
5/10 « La Dame de Reykjavik » trainait depuis un long moment dans ma PAL, et puis je me suis enfin décidé à lire ce roman de Ragnar Jónasson. Bilan, je suis resté un peu sur ma faim, j’ai eu du mal à rentrer dans le livre d’un point de vue émotionnel, trop froid, trop lent, trop long, un peu trop lisse sans réels rebondissements, bref, déçu. Pourtant j’aime bien les romans nordiques, et l’idée de suivre Hilda future retraitée avait de quoi séduire, (à condition de ne pas en surjouer !) mais à mon regret, je n’ai pas réussi à m’attacher à elle. J’attends un peu avant de tenter une nouvelle expérience surtout à l’aune de cette fin qui reste la seule véritable surprise de ce roman
28/04/2026 à 18:34 1
-
Le monde est fatigué
8/10 Deuxième roman pour moi de Joseph Incardona avec « Le monde est fatigué » après le très bon « Stella et l’Amérique ». Un roman court lui aussi, mais beaucoup plus noir, plus cynique, plus fataliste et désabusé. C’est une fable satyrique moderne où l’héroïne, Éve, est une sirène professionnelle qui si elle vend du rêve, ne rêve elle, que de se venger de celui qui l’a laissé en morceaux au bord d’une route. Plus que l’histoire d’une survivante qui puise son énergie dans cette quête de vengeance, l’auteur nous livre une analyse sans fard de cette société fatiguée, matérialiste et consumériste de plus en plus déshumanisée dans laquelle nous vivons. C’est avec une plume toujours poétique et humoristique qu’il nous dresse le profil de cette société outrancière et superficielle où paraître semble plus important qu’« être » et dans laquelle est contrainte de surnager notre sirène. Un peu moins déjanté (encore que ! ) et beaucoup plus noir que « Stella », ce roman questionne, émotionne, éveille, mais ne fait pas rêver contrairement à Éve qui elle a réussi à m’emporter. Il est difficile de résister au chant des sirènes !
12/04/2026 à 15:06 4
-
Ezkaton
7/10 Une plongée dans l’univers de Glenn Cooper avec ce nouveau roman « Ezkaton ». Voilà un livre qui n’est pas sans rappeler les ouvrages de Dan Brown, un illustre professeur archéologue à Harvard qui s’associe avec une belle astronome grecque dans une quête pour, pas moins que la survie de l’humanité. Une intrigue qui « mixe » religion, mythologie et érudition (bien entendu avec Glenn Cooper), de la romance, de l’aventure, de la géopolitique et un peu de fantastique. De quoi passer un moment agréable car effectivement Glenn Cooper reste un excellent conteur avec notamment des retours dans le passé intéressants, mais il m’a manqué des « je ne sais quoi » pour être totalement emporté : quelques invraisemblances, un peu de redondance, un poil de facilité et une fin peu trop prévisible …
12/04/2026 à 13:42
-
Noir Alpha
8/10 Plaisir de retrouver celui qui pour l’occasion se fait appeler Mano Lander, notre héros au « grand coeur » toujours prompt à sauver la veuve en détresse, même si elle est mariée comme c’est le cas dans ce nouveau roman de Marco Pianelli. On ne change pas une équipe qui gagne et l’auteur reprend un scénario bien rodé où notre ex-militaire va se confronter à des tas de vilains, même si on le sent un peu plus fatigué, et où il va pouvoir montrer les muscles mais aussi son intelligence au combat. Pas de prise de tête, notre taciturne et invincible héros va pour notre plus grand plaisir nous régler tout ces petits soucis en deux temps et trois mouvements, plus quelques coups de révolvers bien entendu, et je suis près à repartir pour une suite tant c’est jubilatoire.
12/04/2026 à 13:03
-
Jeunes disparues
8/10 Moment de détente avec la découverte de « Jeunes disparues » roman de Lisa Regan mettant en scène Josie Quinn inspectrice dans la petite ville de Denton en Pennsylvanie. Une héroïne comme bien souvent un peu atypique, à la fois fragile d’un passé douloureux mais qui puise dans la résilience une force et une détermination pour se mettre au service des autres et ce malgré la mise à pied qui lui est imposée. L’histoire s’ancre autour de la disparition de jeunes filles et très vite on se trouve pris par une intrigue plutôt bien ficelée avec moult rebondissements et un suspense savamment entretenu. J’ai apprécié cette lecture sans prise de tête, qui fait le job en offrant un bon moment de lecture.
12/04/2026 à 12:02 1
-
Les Démoniaques
9/10 « Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir » chantait Johnny, et bien c’est un peu pareil avec Mattias Köping que je découvre avec « Les Démoniaques ». Je dois avouer que compte tenu des commentaires, j’étais à la fois attiré par cette lecture et en même temps pas certain de supporter une trop grande noirceur. Je me suis finalement lancé et je ne regrette absolument pas cette plongée dans la souillure humaine, dans cette part de ténèbres que peuvent receler certains individus. C’est une lecture oppressante, avec des passages où il est préférable de rester en apnée avant de pouvoir reprendre son souffle tant les propos et les scènes sont crus, dérangeants et difficiles à supporter. Rien ne nous est épargné, viols, inceste, drogue, prostitution, pédophilie, meurtres …
Ce qui fait la force de Mattias Köping c’est de nous montrer cette noirceur sans fard, de façon crue, directe, violente mais tellement réelle que cela fait peur.
Heureusement, ce roman c’est aussi une petite lueur d’espoir avec cette rencontre improbable entre deux êtres traumatisés, (aidé par le pouvoir de la lecture!!) qui vont hélas, rechercher leur salut en s’unissant dans une quête compréhensible de vengeance.
Il y a une véritable finesse d’analyse des personnages et de la complexité de la psyché humaine qui convoque toutes les émotions et fait de ce roman un grand roman dont je comprends pleinement les retours positifs malgré l’extrême noirceur du propos. Il me reste pour parachever mon initiation à aller me plonger dans « Le Manufacturier » mais, après quelques lectures plus reposantes.26/03/2026 à 10:17 4
-
5 jours de crépuscule
8/10 J’ai moi aussi été attiré par le commentaire « élogieux » de Patoche77 sur ce roman dont je ne connaissais absolument pas l’auteur. J’ai eu un peu de mal au départ à me faire au « style » Milo Galez et à cette doublette de anti-héros pour laquelle je n’ai pas ressenti spontanément d’empathie. Et puis, je me suis surpris à rentrer dans cette histoire, à apprécier ce style direct, ce langage fleuri, cet humour parfois décalé, cette grivoiserie assumée, cette intrigue tortueuse et ces losers tellement caricaturaux qu’ils en deviennent effectivement attachants. Une belle découverte qui va m’obliger à poursuivre avec cet auteur pour voir comment il va faire évoluer ses personnages.
26/03/2026 à 09:29 4
-
Les Navigateurs
Stéphane De Caneva, Serge Lehman
9/10 Une BD qui m’a sautée aux yeux lors de mon passage à ma Médiathèque, une belle couverture et des graphismes en nuances de noir et de blanc particulièrement soignés. Une histoire étrange qui n’est pas sans rappeler l’univers de Lovecraft, un mélange de fantastique, d’onirisme, d’histoire, d’art, d’amitiés et de résilience qui va nous emmener à découvrir un monde parallèle surprenant.
Malgré l’ambiance pesante et la tension permanente que l’auteur distille à chaque page, il y a de la poésie dans cette histoire qui évite le gore et mélange savamment le réel et le fantastique avec un scénario brillant et des graphismes qui retranscrivent magnifiquement ce basculement dans un monde parallèle. Une belle découverte !23/03/2026 à 09:58 2
-
Traqué
9/10 J’avais particulièrement apprécié « Duel » de Franck Leduc avec Talia Sorel négociatrice au RAID et quand j’ai su qu’elle était de retour dans un nouveau roman, je me suis précipité dessus. Cela démarre par l’évasion surprenante de Simon Kepel, détenu qui avait fait la une avec le meurtre d’une actrice française au firmament de sa gloire. A partir de là s’en suit une véritable traque pour retrouver ce « petit instituteur », cet homme brisé, devenu l’ennemi public N°1. Celui-ci va faire preuve de ressources insoupçonnées pour poursuivre sa quête de vérité, tandis que la commandante Talia Sorel vise avant tout à rétablir l’ordre et mettre fin à cette cavale. Mais, son passé de négociatrice, son empathie vont lui permettre de tisser des liens avec ce « criminel » peu ordinaire et soulever progressivement les voiles d’ombres d’une inculpation douteuse. Des personnages attachants, du rythme, de la tension, une plume incisive avec des chapitres courts, tous les ingrédients d’un très bon page-turner. Beaucoup de plaisir avec ce nouveau roman de Franck Leduc, auteur dont je vais continuer à explorer la bibliographie.
23/03/2026 à 09:13 3
-
Stella et l'Amérique
9/10 Un roman très original et plutôt déjanté que celui de Joseph Incardona avec cette fable moderne, ce road-trip avec la lumineuse mais néanmoins pécheresse Stella. En effet Stella, prostituée de son état, guérit les personnes malades ou éclopés avec qui elle a des rapports sexuels. Un vagin miraculeux qui bien entendu ne plait pas beaucoup au Saint Siège qui va s’efforcer de régler ce problème de façon expéditive. A partir de cette intrigue loufoque et improbable, l’auteur avec une plume très cinématographique, belle mais incisive, également tendre et poétique nous propose une satire sociale jubilatoire surement caricaturale (quoi que !) de l’Amérique et bien entendu de la religion. C’est totalement jouissif, délirant et en même temps bien décapant avec ce « combo » sexe et religion. Un roman qui se dévore et avec lequel je me suis régalé.
20/03/2026 à 09:09 3
-
De quel progrès avons-nous besoin ?
9/10 Après le très bon « Le dernier étage du monde » je me suis lancé dans cet essai de Bruno Markov qui par contre n’est absolument ni un policier ni un thriller. En s’appuyant sur le personnage fictif de Pascal, décideur en proie à des cas de conscience sur sa capacité à continuer à prospérer sans projeter davantage notre monde vers un déclin qui lui semble inéluctable, l’auteur nous propose un essai très didactique qui met le doigt sur les contradictions que les personnes, comme Pascal, qui réfléchissent ou sont informées sont logiquement amenés à vivre dans ce conflit permanent entre les évolutions technologiques et les catastrophes écologiques qu’elles engendrent. (Accélérer ou atterrir !) La question devient alors comment faire sauter les verrous systémiques qui bloquent l’émergence d’un nouveau paradigme, plus respectueux de l’environnement ? Cela ne pourra se faire d’après lui qu’en prenant collectivement conscience qu’il faut changer les règles du jeu, basculer dans un jeu plus coopératif pour sortir notamment du fameux dilemme du prisonnier, apprendre à prioriser les usages et miser sur ce qu’il appelle l’intelligence naturelle. Même si la lecture n’est pas toujours aisée, l’auteur réussi à mon sens un tour de force en « vulgarisant » les concepts et en rendant consciente cette urgence qu’il y a à agir collectivement sur cette fuite en avant fatale que semble nous imposer un système qui ne repose quasi exclusivement que sur le modèle de la croissance.
18/03/2026 à 14:23
-
Le serment
6/10 Retour sur « Le serment » de Mélodie Miller, un roman qui m'a permis de découvrir ce qu'est la psychogénéalogie. Au travers d'une intrigue qui mêle passé et présent, deux soeurs vont chercher à se libérer d'une malédiction familiale qui trouve son origine dans un serment passé par une de leurs ancêtres. Ce roman qui flirte avec le fantastique nous emmène à Bruges et plus spécifiquement au Béguinage de la Vigne où ce traumatisme intergénérationnel à pris naissance. Malgré un aspect original et un certain suspens, je n'ai pas été totalement conquis par ce « thriller » qui mélange un peu trop les genres et que j'ai eu du mal à apprécier pleinement.
17/03/2026 à 17:11 1
-
Je suis Romane Monnier
8/10 Je viens de terminer « Je suis Romane Monnier » de Delphine De Vigan et ce roman raisonne à sa façon avec d’autres lectures que je mène parallèlement. A partir de ce qui semble un banal quiproquo, un échange de téléphone, Thomas va se retrouver avec celui de Morgane et être amené en fouillant dans le téléphone que celle-ci lui a, in fine confié, apprendre à la connaître et partager de façon presque empathique la solitude que celle-ci laisse entrevoir dans le puzzle de datas qu’elle a laissé.
L’auteur questionne dans cette fable moderne le rapport que l’on a à cette « extension de soi » et la prison virtuelle dans laquelle elle nous maintient sans que l’on s’en rende vraiment compte. Le paradoxe de ce progrès qui est censé nous libérer et nous connecter est qu’il nous enferme avec cette perte de discernement croissante qu’il engendre, cette immédiateté à laquelle il nous assujetti, cette superficialité dans laquelle il nous conforte et cette dépendance dans laquelle il nous installe. Ici, pas de rebondissements, mais de la tension, des émotions savamment entretenues et un questionnement permanent sur ce que nous sommes (personnes sociales) et ce besoin de liens véritables dont on a besoin dans un monde où le concept de vérité commence à devenir illusoire.
Un bon moment de lecture que ces vies en miroir que nous propose de façon originale Delphine De Vigan13/03/2026 à 15:15 5
