228 votes
-
Retour à Oldforest
9/10 Cela faisait un moment que j’avais acheté ce dernier tome de la saga « Oldforest » de Pierre-Yves-Touzot. Je suis toujours un peu anxieux quand j’aborde le clap final d’une série que j’ai adorée, peur d’être un peu déçu et en même temps besoin de savoir comment l’auteur va essayer de s’en sortir. D’abord, point positif, j’ai eu l’impression de ne pas avoir quitté Oldforest, tout me revenait facilement et je me suis replongé avec plaisir dans ce roman singulier qui fait la part belle entre naturewriting, fantastique et thriller. Il est bien entendu indispensable de lire cette trilogie dans l’ordre, sinon vous perdez tout l’intérêt de ce dernier tome qui apporte des réponses et clos de façon habile cette trilogie. De nombreux rebondissements, une atmosphère envoutante, ce qu’il faut d’écologie, beaucoup de cohérence, un univers particulièrement immersif, du suspens, je me suis régalé et je ne peux que remercier l’auteur pour les très bons moments passés indirectement en sa compagnie. Une lecture que je ne peux que conseiller !
hier à 09:09
-
Dimensions
7/10 Je me suis lancé dans le roman « Dimensions » de Nathalie A. Cabrol avec un pitch qui avait tout pour me séduire : Léonard de Vinci a laissé après sa mort des carnets cachés qui réapparaissent et suscitent de nombreuses convoitises pendant que dans un même temps des artefacts mystérieux s’écrasent au Chili dans l’Altiplano. A partir de là, l’autrice va nous plonger dans une aventure qui mélange réalité et fiction, histoire et sciences, spiritualité et philosophie, c’est parfois ardu et il faut s’accrocher car on touche à la complexité avec notamment la physique quantique. Il y a là un travail de recherche considérable qui force le respect avec de louables intentions quand aux messages que l’autrice cherche peut-être à faire passer, c’est dense, parfois trop et j’ai eu le sentiment de me perdre tant les informations/connaissances prenaient le pas sur l’intrigue.
J’ai regretté que le roman perde progressivement en intensité narrative alors que son démarrage m’avait captivé, avec ce savant mélange d’ésotérisme et de grande aventure qui s’est progressivement essoufflé dans la complexité du récit. Cela reste néanmoins une belle découverte qui me donne envie de continuer avec cette auteure si elle poursuit dans cette voie.avant hier à 19:39 1
-
Le sixième sens
8/10 J’aime bien les romans de JR Dos Santos, car ils font la part belle à une certaine érudition et sont stimulant d’un point de vue cognitif tout en ayant ce côté mystère et aventure qui sied bien à son personnage récurrent Tomás Noronha. On se laisse prendre par une intrigue qui commence avec la mort mystérieuse d’un homme qui tombe du dixième étage d’un hôtel en laissant quelques mots énigmatiques qui vont lancer Tomás dans une enquête passionnante. Malgré quelques longueurs, je dois avouer que j’ai eu beaucoup de plaisir à me plonger dans cette lecture alternant aventure, suspens et connaissances souvent très (trop) bien documentées sur notamment les enthéogènes et sur le concept de perception dans une acception plutôt spirituelle. C’est à une lecture exigeante presque philosophique que nous confronte JR Dos Santos dans la lignée de « La formule de Dieu », et on ne ressort pas déçu de cet enrichissement et de ce questionnement en filigrane sur le sens de la vie.
Au final, un roman ambitieux qui ne déçoit pas et un très bon moment passé en compagnie de notre historien Tomás Noronha.avant hier à 14:14 1
-
Ici
Thomas Enger, Johana Gustawsson
8/10 « Ici, tout le monde ment » , la couleur est annoncée d’entrée et on ne sera pas déçu. Le duo Gustawsson/Enger nous propose un roman plutôt bien ficelé avec une nouvelle « héroïne » Kari Voss, comportementaliste travaillant pour la police d’Oslo. L’intrigue va nous amener à explorer les méandres de la mémoire à partir d’un double crime qui va replonger notre héroïne dans sa propre douleur avec la disparition inexpliquée de son fils des années auparavant. Rechercher la vérité, c’est se confronter aux mensonges et Kari est particulièrement adaptée pour les débusquer en tant que comportementaliste spécialisée dans le langage corporel. Un vrai page turner, mais toujours à un rythme nordique, on se laisse embarquer par cet exercice de style autour de la mémoire et du doute, où les certitudes sont mises à rude épreuve, c’est brillant et addictif. On en redemande !
avant hier à 13:37
-
Sans âme ni conscience
9/10 Après un break dans mes retours de lecture, je me replonge dans mes notes pour mettre à jour mes commentaires sur les livres lus il y a quelque temps. Pour commencer je démarre avec un auteur que j’apprécie particulièrement, c’est Michael Connelly avec « Sans âme ni conscience » qui met en scène Mickey Haller que j’ai eu plaisir à retrouver avec toute son équipe et en bonus un Jack Mc Evoy plutôt en forme.
C’est un roman passionnant et tellement d’actualité que nous propose M. Connelly, avec dans le box des accusés un ado qui a été poussé au crime par l’IA. Les joutes de prétoire sont excellentes et la documentation apportée « questionnante » sur les pouvoirs de cette IA qui s’immisce dans le quotidien de chacun de façon tellement insidieuse et potentiellement dangereuse notamment chez les jeunes.
Du suspense, de la réflexion, des rebondissements et cet éclairage toujours très didactique sur le fonctionnement de la justice américaine, et pour mélanger fiction et réalité un ancrage sur des faits réels en plongeant le lecteur dans la période des incendies qui ont ravagés des quartiers de Los Angeles. Un très bon Connelly et un excellent Mickey Haller qui gagne en humanité avec plus de sensibilité et de fragilité et que j’aurais beaucoup de plaisir à retrouver.avant hier à 11:19
-
La Colline
9/10 Avec « La colline » Mathilde Beaussault, nous propose un roman social sombre qui met en scène le destin de Monroe, jeune fille de 17 ans qui accouche. A partir de là, l’auteure mélangeant passé et présent, béton de la cité et nature de la « Colline », profite de ce roman choral pour donner le parole à des personnages humains, fragiles, parfois abimés, ici pas de héros mais des gens vrais, ordinaires. Ce qui frappe le plus, c’est l’écriture de Mathilde Beaussault, des phrases courtes qui claquent de façon juste et sensorielle, imagées, avec de belles métaphores mais parfois également avec une surabondance de comparaisons qui alourdissent le propos. C’est violent, émouvant, profondément humain, tellement vrai que cela fait peur, mais heureusement l’altruisme de ces gens ordinaires fait chaud au coeur et apporte une note optimiste, un peu de lumière dans cette noirceur et évite l’écueil du misérabilisme.
07/06/2026 à 09:50 5
-
L'île hallucinée
9/10 C’est avec « L’île hallucinée » que j’ai découvert Julien Freu et je dois reconnaître que j’ai été conquis par ce roman atypique presque kaléidoscopique tant les genres se mélangent dans une intrigue originale et captivante. Ce roman, c’est déjà un lieu à part, cette île d’Hurlin, presque une entité, avec ses légendes, son passé, ses croyances, son isolement, son atmosphère et c’est également une galerie de personnages tout aussi intéressants, singuliers et mémorables les uns que les autres, et comment ne pas résister à Anh et Jonas avec cet amour solaire. C’est un roman déroutant, dans lequel l’auteur joue avec habileté de la limites entre les frontières du réel et du surnaturel et nous embrouille, nous manipule pour nous mieux nous emmener dans « son pays d’Oz ». C’est avec une écriture fine, poétique, parfois drôle et souvent magique, que Julien Freu nous livre ce récit sombre et pour autant tellement lumineux. Une belle réussite !
04/06/2026 à 17:27 4
-
XX
8/10 J’avais bien apprécié le premier roman de Sam Holland « L’imitateur » et j’ai voulu voir ce que donnait son nouveau thriller « XX » paru récemment. Cela démarre fort par une scène de crime avec pas moins de cinq corps qui vont emmener l’Inspecteur Bishop dans une course contre la montre éprouvante. Des chiffres romains sont en effet retrouvés auprès des corps et tout indique qu’il s’agit d’une sorte de compte à rebours instauré par un tueur impitoyable ce que la suite du roman va confirmer avec de nouvelles victimes. Une ambiance anxiogène, oppressante, et bien sanglante qui heureusement connaît quelques moments de répit avec des alternances de voix bien venues. Une intrigue prenante et bien ficelée, ce qu’il faut de rebondissements, un soupçon de romance, des questionnement sur l’héritage chromosomique et familial, un bon moment de lecture qui confirme le ressenti positif du premier roman de cette « série », à cependant ne pas mettre entre toutes les mains !
04/06/2026 à 11:47 1
-
Ne jamais trembler
7/10 Quand j’ai vu que ma Médiathèque avait le dernier roman de Stephen King « Ne jamais tremblez », je n’ai pas hésité car j’avoue avoir un faible pour Holly Gibney. Deux enquêtes menées presque de front par notre détective privée qui va même à l’occasion de ce roman devenir garde du corps d’une militante féministe proavortement. Stephen King profite de ce roman pour afficher son engagement politique et poser un regard lucide et sans concession sur une Amérique « à la dérive », où l’horreur n’est plus à à chercher du côté du surnaturel mais juste à puiser dans le quotidien. Malgré quelques longueurs et une fin presque un peu convenue, j’ai eu plaisir à retrouver Holly, Izzy et les Robinson’s avec une belle découverte que le personnage de Sista Bessie, bref un bon moment de lecture.
04/06/2026 à 09:32 2
-
8,2 secondes
7/10 Retour sur « 8,2 secondes » de Maxime Chattam, auteur que j’avais particulièrement apprécié dans ses romans très noirs, mais qui m’avait un peu déçu dans d’autres registres. Je dois reconnaître que j’ai bien apprécié cet opus mais sans pour autant retrouver le Chattam des débuts qui m’avait conquis. Deux histoires qui évoluent en parallèle et qui bien entendu finiront par se rejoindre avec deux femmes Constance, la scénariste et May, la policière que l’on va suivre en alternance. Deux voyages introspectifs, deux destins amoureux, avec deux rythmes différents, la traque d’un tueur en série d’un côté et une forme de huis-clos de l’autre, le tout dans une atmosphère oppressante qui va crescendo jusqu’au twist final bien mené. On peut reprocher un côté un peu cliché et regretter quelques longueurs, cependant, l’ensemble reste agréable mais ne me laissera pas un souvenir impérissable.
30/05/2026 à 19:15 1
-
Douze balles pour Marie-Thérèse
2/10 Je m’étais imaginé avec « 12 balles pour Marie Thérèse » me plonger dans un roman de la veine d’un Philippon, mais non cela n’a pas fonctionné avec moi. J’ai rapidement été lassé de cet humour dont l’auteur sur-abuse pour n’importe quel personnage et également pour la narration. Trop c’est trop et à force l’humour décalé et l’argot ne suffisent plus à rendre crédible et agréable à lire une histoire qui semble totalement « hors sol » et où tout paraît artificiel et cliché . Je dois reconnaître qu’au bout de 100 pages, j’ai abandonné, ce n’était pas pour moi. Tant pis !
27/05/2026 à 15:51 1
-
Les crimes de la maison bleue
8/10 Très content de découvrir un nouvel auteur, qui plus est plébiscité en son pays comme l'annonce la campagne de lancement qui accompagne l'ouvrage : « LE MAÎTRE ABSOLU DU MYSTÈRE JAPONAIS, PLUS CULTE EN SON PAYS QU'AGATHA CHRISTIE ». La barre est placé très haute tant j'affectionne certains romans de cette auteure anglaise et cela débute dans une sorte de remake de son roman « Les dix petits nègres » avec un club de jeunes étudiants (es) passionnés (ées) de littérature policière qui vont se retrouver sur une île qui a été le théâtre d'un crime où le coupable n'a jamais été retrouvé. Parallèlement à ce « whodunit » sur l'île, on va suivre l'enquête d'un ancien membre de ce club qui sur le continent a reçu un lettre de menace le rendant responsable lui et ses camarades sur l'île de la mort d'une jeune fille. Ce sont donc deux enquêtes que l'auteur nous propose, une sur cette petite île mystérieuse où des crimes vont bien entendu avoir lieu et une sur le continent où différents protagonistes vont s'entraider pour tenter de résoudre cette histoire de lettres accusatrices. L'intrigue est habile et on se prend au jeu de chercher à trouver le coupable avec les indices et multiples pistes que nous propose avec ingéniosité l'auteur dans ce roman à énigmes où les amateurs de policier à l'ancienne se régaleront. L'auteur nous plonge dans une ambiance anxiogène, mystérieuse et délétère ou tout le monde soupçonne tout le monde, pour un final que je n'attendais pas. Une lecture très agréable, peut être m'a t-il manqué un peu de culture japonaise pour profiter pleinement de certaines subtilités de l'auteur, en tout cas, un très bon moment passé avec ce roman paru en 1987 dans son pays.
27/05/2026 à 07:51
-
14 minutes 2 secondes
8/10 Voilà un thriller qui se dévore facilement tant on est rapidement happé par cette histoire qui débute de façon brutale et dramatique avec l’attaque par un individu armé de ce qui semblait être une paisible maison aveyronnaise. A partir de là, l’auteure nous met sous tension avec un compte à rebours original de 14 minutes et 2 secondes, le temps moyen que mettent les forces de l’ordre pour intervenir et en l’occurence pour essayer de sauver cette famille assiégée. En alternance avec ce décompte fatidique angoissant, Anouk Shutterberg nous délivre des informations sur l’insertion nouvelle de cette famille dans ce petit village rural. Au fil du récit qui se décompose en trois parties distinctes les pièces du puzzle s’agencent pour nous faire découvrir une histoire beaucoup plus complexe et inattendue que celle à laquelle on aurait pu s’attendre. Un très bon moment de lecture !
21/05/2026 à 20:58 4
-
La Voie
10/10 En tant que grimpeur, j’avais été attiré par le titre « La voie » de ce second roman de Gabriel Tallent, et je me suis régalé. Une histoire forte d’amitié entre Dan et Tamma deux adolescents tellement différents mais que la passion de l’escalade et de l’aventure rassemble. Ce sont deux jeunes déjà « abimés » par la vie, chacun à leur manière et qui rêvent d’escalade, de liberté et se retrouvent à un moment face au « crux » de leur vie, face à des choix qui vont les amener à s’engager, à prendre des risques, des trajectoires de vie peut-être différentes. Ils ont construit une cordée, à la fois forte et fragile ou ils trouvent une complémentarité par leurs caractères distincts. D’un côté Dan, jeune garçon calme, brillant, promis à poursuivre des études universitaires et de l’autre, Tamma, écorchée vive, rebelle au langage cru, « imagé », façade qui cache en fait une jeune avec un coeur énorme qui voudrait exister et être aimée.
L’escalade est une sorte de métaphore avec la vie, ces moments où il faut s’engager, où le retour est difficilement possible, où la chute est une probabilité, une épreuve dont on sort grandi comme le dit Gabriel Tallent. « Il songea combien la vie gagnait en couleurs et en perspective quand on évoluait avec courage aux limites du possible »
C’est un livre sur la passion, sur les rêves, sur le déterminisme et les désillusions, mais également un magnifique plaidoyer au droit à la différence et à l’auto-détermination.
J’ai particulièrement adoré ce roman qui propose une lecture particulièrement immersive, peut être trop pour le néophyte en escalade, mais moi, je me suis retrouvé pleinement dans ce que vivent ces deux adolescents, cette passion pour la verticalité, pour l’aventure, dans ces doutes nécessaires où la chute fait partie intégrante du jeu, ces moments lumineux ou rien d’autre n’existe que toi et le rocher et où des équilibres précaires t’apporte cette stabilité personnelle à laquelle tu aspires.
Un très beau roman, profond et émouvant et une belle invitation à découvrir l’escalade.21/05/2026 à 09:51 4
-
Que la mort nous frôle
6/10 Un retour au thriller avec « twist », spécialité de Michel Bussi avec « Que la mort nous frôle » son dernier roman et un retour mitigé de mon côté. Je dois avouer que je n’ai pas été pris par l’histoire, chaque fois que je posais le livre , je n’avais aucune hâte à me replonger dedans, c’est un signe ! L’impression de ne pas savoir à quoi je jouais avec une intrigue qui m’a semblé soporifique, peut être pour endormir ma méfiance, car avec Michel Bussi on est forcément aux aguets pour essayer de déjouer son « entourloupette ». Du coup au lieu de se laisser porter par le récit on cherche les indices, et c’est dommage, car Michel Bussi est un habile conteur, qui là encore convoque l’Histoire, pas toujours belle comme en témoigne ce passé suisse bien sombre, et l’émotion avec un sujet sensible que je ne dévoilerai pas, mais cela n’aura pas suffit à me séduire vraiment.
10/05/2026 à 09:14
-
Je suis un ange perdu
8/10 Deuxième tome des aventures de Eva Rojas notre psychiatre atypique et un peu « déjantée » que l’on avait découverte dans le très bon « Je suis leur silence ». Une intrigue qui mêle le foot, les néo-nazis, la prostitution et les magouilles immobilières, bref un mélange hautement explosif et cerise sur le gâteau on en découvre un peu plus sur la famille de notre charmante psychiatre. Le graphisme est toujours aussi agréable et cette histoire avec une temporalité inversée aborde avec humour des thématiques sérieuses. Bref, un sans faute pour Jordi Lafevre, hormis le fait qu’ Eva devrait songer à diminuer sa consommation de cigarettes.
07/05/2026 à 11:52 3
-
L'autre moi
7/10 Impossible pour moi de rater la sortie d’un nouveau roman de Franck Thilliez et de retarder davantage la lecture de celui-ci. Pas « fana » des romans faisant la part belle aux rêves et autres univers proche de la folie car ils permettent souvent aux auteurs de nombreuses libertés, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans cette histoire « onirique » dans laquelle j’ai trouvé que l’auteur surjouait de cette frontière entre le vrai et le faux, entre la réalité et le rêve. Du coup on se retrouve avec un récit où se sont presque trois histoires qui cohabitent, si on considère celle des rêves, et cela m’a embrouillé (but du jeu forcément ) et au final dérangé dans ma lecture. C’est peut-être à cause de cela que j’ai eu du mal à ressentir de l’empathie pour des personnages qui sonnaient faux (et pour cause !) et cela à forcément joué sur ma capacité à me mettre à leur place et ressentir les émotions nécessaires à une réelle immersion. J’ai également regretté une fin un peu expéditive, presque trop facile au regard de la complexité du roman, mais il fallait bien retomber sur ses pieds, et ce n’était pas chose aisée. Malgré ces quelques bémols, j’ai pris encore grand plaisir à lire ce nouveau roman de Franck Thilliez et serais présent assurément pour son prochain ouvrage.
05/05/2026 à 18:24 4
-
Ruptures
9/10 Dans cet opus, pas de Servaz, mais retour de Lucia Guerrero dans un thriller que j’ai trouvé très politique. Bernard Minier nous propose dans ce roman à la fois une intrigue captivante mais également un sujet de réflexion engagé mêlant avec beaucoup d’intelligence (pas artificielle!) réalité et fiction (encore que !). L’auteur pose un regard sans concession sur notre monde actuel où la plutocratie règne en maître, où l’IA devient inquiétante, où les les pseudo-décideurs ne contrôle plus grand-chose, où les geeks semblent dépassés par leurs propres découvertes sans pouvoir s’arrêter… C’est cette proximité avec la réalité qui fait de ce thriller à la fois un excellent moment de lecture, mais aussi une sorte de lanceur d’alerte, un éveilleur de conscience qui nous invite à nous inquiéter de ce changement de paradigme qui guette notre monde et inquiète la Démocratie. Un bel exercice de style en tout cas dont Bernard Minier et Lucia Guerrero sortent à court terme presque gagnants, mais la suite reste à écrire et nous avons légitimement quelques raisons de nous inquiéter maintenant que nous sommes alertés.
02/05/2026 à 12:39 2
-
L'évangile des ombres
6/10 Retour sur « L’évangile des ombres » de Nicolas Nutten, roman mélangeant histoire et fiction. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans cette histoire à cause probablement d’une lecture un peu décousue et d’une double temporalité qui ne m’a pas facilité les choses, l’impression d’être perdu et de ne pas avoir eu « ce je ne sais quoi de plus » qui m’emporte. J’ai trouvé que cela n’avançait pas vraiment avec ce côté un peu club des cinq au départ et il m’a fallut arriver sur la troisième temporalité pour avoir vraiment envie de continuer ma lecture. Je dois reconnaître l’intérêt historique de certains passages notamment de cette période franquiste très sombre, mais cela n’a pas suffit à me convaincre. Au final un retour en demi-teinte, une lecture pas désagréable, mais qui ne m’a pas enthousiasmé plus que cela.
02/05/2026 à 12:04
-
La Mémoire du temps
7/10 Un retour pas totalement convaincu sur « La mémoire du temps » de Franck Leduc, peut être des difficultés à adhérer à cette mémoire cellulaire qui m’a fait penser à la psychogénéalogie découverte dans un roman de Mélodie Miller. A défaut d’adhérer aux théories « scientifiques », j’ai particulièrement apprécié ce côté historique très bien documenté qui m’a fait découvrir cet épisode tragique de la catastrophe du Hindenburg. Le roman reste agréable à lire, très visuel, avec une construction bien pensé pour peu que l’on accepte l’idée de cet héritage transgénérationnel. Un roman atypique mais qui renforce mon sentiment que Franck Leduc est en capacité de surprendre, et c’est souvent ce que j’attends d’un auteur.
30/04/2026 à 10:14
