barde63

222 votes

  • L'île hallucinée

    Julien Freu

    9/10 C’est avec « L’île hallucinée » que j’ai découvert Julien Freu et je dois reconnaître que j’ai été conquis par ce roman atypique presque kaléidoscopique tant les genres se mélangent dans une intrigue originale et captivante. Ce roman, c’est déjà un lieu à part, cette île d’Hurlin, presque une entité, avec ses légendes, son passé, ses croyances, son isolement, son atmosphère et c’est également une galerie de personnages tout aussi intéressants, singuliers et mémorables les uns que les autres, et comment ne pas résister à Anh et Jonas avec cet amour solaire. C’est un roman déroutant, dans lequel l’auteur joue avec habileté de la limites entre les frontières du réel et du surnaturel et nous embrouille, nous manipule pour nous mieux nous emmener dans « son pays d’Oz ». C’est avec une écriture fine, poétique, parfois drôle et souvent magique, que Julien Freu nous livre ce récit sombre et pour autant tellement lumineux. Une belle réussite !

    hier à 17:27 1

  • XX

    Sam Holland

    8/10 J’avais bien apprécié le premier roman de Sam Holland « L’imitateur » et j’ai voulu voir ce que donnait son nouveau thriller « XX » paru récemment. Cela démarre fort par une scène de crime avec pas moins de cinq corps qui vont emmener l’Inspecteur Bishop dans une course contre la montre éprouvante. Des chiffres romains sont en effet retrouvés auprès des corps et tout indique qu’il s’agit d’une sorte de compte à rebours instauré par un tueur impitoyable ce que la suite du roman va confirmer avec de nouvelles victimes. Une ambiance anxiogène, oppressante, et bien sanglante qui heureusement connaît quelques moments de répit avec des alternances de voix bien venues. Une intrigue prenante et bien ficelée, ce qu’il faut de rebondissements, un soupçon de romance, des questionnement sur l’héritage chromosomique et familial, un bon moment de lecture qui confirme le ressenti positif du premier roman de cette « série », à cependant ne pas mettre entre toutes les mains !

    hier à 11:47 1

  • Ne jamais trembler

    Stephen King

    7/10 Quand j’ai vu que ma Médiathèque avait le dernier roman de Stephen King « Ne jamais tremblez », je n’ai pas hésité car j’avoue avoir un faible pour Holly Gibney. Deux enquêtes menées presque de front par notre détective privée qui va même à l’occasion de ce roman devenir garde du corps d’une militante féministe proavortement. Stephen King profite de ce roman pour afficher son engagement politique et poser un regard lucide et sans concession sur une Amérique « à la dérive », où l’horreur n’est plus à à chercher du côté du surnaturel mais juste à puiser dans le quotidien. Malgré quelques longueurs et une fin presque un peu convenue, j’ai eu plaisir à retrouver Holly, Izzy et les Robinson’s avec une belle découverte que le personnage de Sista Bessie, bref un bon moment de lecture.

    hier à 09:32 1

  • 8,2 secondes

    Maxime Chattam

    7/10 Retour sur « 8,2 secondes » de Maxime Chattam, auteur que j’avais particulièrement apprécié dans ses romans très noirs, mais qui m’avait un peu déçu dans d’autres registres. Je dois reconnaître que j’ai bien apprécié cet opus mais sans pour autant retrouver le Chattam des débuts qui m’avait conquis. Deux histoires qui évoluent en parallèle et qui bien entendu finiront par se rejoindre avec deux femmes Constance, la scénariste et May, la policière que l’on va suivre en alternance. Deux voyages introspectifs, deux destins amoureux, avec deux rythmes différents, la traque d’un tueur en série d’un côté et une forme de huis-clos de l’autre, le tout dans une atmosphère oppressante qui va crescendo jusqu’au twist final bien mené. On peut reprocher un côté un peu cliché et regretter quelques longueurs, cependant, l’ensemble reste agréable mais ne me laissera pas un souvenir impérissable.

    30/05/2026 à 19:15 1

  • Douze balles pour Marie-Thérèse

    Paul Beaupère

    2/10 Je m’étais imaginé avec « 12 balles pour Marie Thérèse » me plonger dans un roman de la veine d’un Philippon, mais non cela n’a pas fonctionné avec moi. J’ai rapidement été lassé de cet humour dont l’auteur sur-abuse pour n’importe quel personnage et également pour la narration. Trop c’est trop et à force l’humour décalé et l’argot ne suffisent plus à rendre crédible et agréable à lire une histoire qui semble totalement « hors sol » et où tout paraît artificiel et cliché . Je dois reconnaître qu’au bout de 100 pages, j’ai abandonné, ce n’était pas pour moi. Tant pis !

    27/05/2026 à 15:51

  • Les crimes de la maison bleue

    Yukito Ayatsuji

    8/10 Très content de découvrir un nouvel auteur, qui plus est plébiscité en son pays comme l'annonce la campagne de lancement qui accompagne l'ouvrage : « LE MAÎTRE ABSOLU DU MYSTÈRE JAPONAIS, PLUS CULTE EN SON PAYS QU'AGATHA CHRISTIE ». La barre est placé très haute tant j'affectionne certains romans de cette auteure anglaise et cela débute dans une sorte de remake de son roman « Les dix petits nègres » avec un club de jeunes étudiants (es) passionnés (ées) de littérature policière qui vont se retrouver sur une île qui a été le théâtre d'un crime où le coupable n'a jamais été retrouvé. Parallèlement à ce « whodunit » sur l'île, on va suivre l'enquête d'un ancien membre de ce club qui sur le continent a reçu un lettre de menace le rendant responsable lui et ses camarades sur l'île de la mort d'une jeune fille. Ce sont donc deux enquêtes que l'auteur nous propose, une sur cette petite île mystérieuse où des crimes vont bien entendu avoir lieu et une sur le continent où différents protagonistes vont s'entraider pour tenter de résoudre cette histoire de lettres accusatrices. L'intrigue est habile et on se prend au jeu de chercher à trouver le coupable avec les indices et multiples pistes que nous propose avec ingéniosité l'auteur dans ce roman à énigmes où les amateurs de policier à l'ancienne se régaleront. L'auteur nous plonge dans une ambiance anxiogène, mystérieuse et délétère ou tout le monde soupçonne tout le monde, pour un final que je n'attendais pas. Une lecture très agréable, peut être m'a t-il manqué un peu de culture japonaise pour profiter pleinement de certaines subtilités de l'auteur, en tout cas, un très bon moment passé avec ce roman paru en 1987 dans son pays.

    27/05/2026 à 07:51

  • 14 minutes 2 secondes

    Anouk Shutterberg

    8/10 Voilà un thriller qui se dévore facilement tant on est rapidement happé par cette histoire qui débute de façon brutale et dramatique avec l’attaque par un individu armé de ce qui semblait être une paisible maison aveyronnaise. A partir de là, l’auteure nous met sous tension avec un compte à rebours original de 14 minutes et 2 secondes, le temps moyen que mettent les forces de l’ordre pour intervenir et en l’occurence pour essayer de sauver cette famille assiégée. En alternance avec ce décompte fatidique angoissant, Anouk Shutterberg nous délivre des informations sur l’insertion nouvelle de cette famille dans ce petit village rural. Au fil du récit qui se décompose en trois parties distinctes les pièces du puzzle s’agencent pour nous faire découvrir une histoire beaucoup plus complexe et inattendue que celle à laquelle on aurait pu s’attendre. Un très bon moment de lecture !

    21/05/2026 à 20:58 4

  • La Voie

    Gabriel Tallent

    10/10 En tant que grimpeur, j’avais été attiré par le titre « La voie » de ce second roman de Gabriel Tallent, et je me suis régalé. Une histoire forte d’amitié entre Dan et Tamma deux adolescents tellement différents mais que la passion de l’escalade et de l’aventure rassemble. Ce sont deux jeunes déjà « abimés » par la vie, chacun à leur manière et qui rêvent d’escalade, de liberté et se retrouvent à un moment face au « crux » de leur vie, face à des choix qui vont les amener à s’engager, à prendre des risques, des trajectoires de vie peut-être différentes. Ils ont construit une cordée, à la fois forte et fragile ou ils trouvent une complémentarité par leurs caractères distincts. D’un côté Dan, jeune garçon calme, brillant, promis à poursuivre des études universitaires et de l’autre, Tamma, écorchée vive, rebelle au langage cru, « imagé », façade qui cache en fait une jeune avec un coeur énorme qui voudrait exister et être aimée.
    L’escalade est une sorte de métaphore avec la vie, ces moments où il faut s’engager, où le retour est difficilement possible, où la chute est une probabilité, une épreuve dont on sort grandi comme le dit Gabriel Tallent. « Il songea combien la vie gagnait en couleurs et en perspective quand on évoluait avec courage aux limites du possible »
    C’est un livre sur la passion, sur les rêves, sur le déterminisme et les désillusions, mais également un magnifique plaidoyer au droit à la différence et à l’auto-détermination.
    J’ai particulièrement adoré ce roman qui propose une lecture particulièrement immersive, peut être trop pour le néophyte en escalade, mais moi, je me suis retrouvé pleinement dans ce que vivent ces deux adolescents, cette passion pour la verticalité, pour l’aventure, dans ces doutes nécessaires où la chute fait partie intégrante du jeu, ces moments lumineux ou rien d’autre n’existe que toi et le rocher et où des équilibres précaires t’apporte cette stabilité personnelle à laquelle tu aspires.
    Un très beau roman, profond et émouvant et une belle invitation à découvrir l’escalade.

    21/05/2026 à 09:51 4

  • Que la mort nous frôle

    Michel Bussi

    6/10 Un retour au thriller avec « twist », spécialité de Michel Bussi avec « Que la mort nous frôle » son dernier roman et un retour mitigé de mon côté. Je dois avouer que je n’ai pas été pris par l’histoire, chaque fois que je posais le livre , je n’avais aucune hâte à me replonger dedans, c’est un signe ! L’impression de ne pas savoir à quoi je jouais avec une intrigue qui m’a semblé soporifique, peut être pour endormir ma méfiance, car avec Michel Bussi on est forcément aux aguets pour essayer de déjouer son « entourloupette ». Du coup au lieu de se laisser porter par le récit on cherche les indices, et c’est dommage, car Michel Bussi est un habile conteur, qui là encore convoque l’Histoire, pas toujours belle comme en témoigne ce passé suisse bien sombre, et l’émotion avec un sujet sensible que je ne dévoilerai pas, mais cela n’aura pas suffit à me séduire vraiment.

    10/05/2026 à 09:14

  • Je suis un ange perdu

    Jordi Lafebre

    8/10 Deuxième tome des aventures de Eva Rojas notre psychiatre atypique et un peu « déjantée » que l’on avait découverte dans le très bon « Je suis leur silence ». Une intrigue qui mêle le foot, les néo-nazis, la prostitution et les magouilles immobilières, bref un mélange hautement explosif et cerise sur le gâteau on en découvre un peu plus sur la famille de notre charmante psychiatre. Le graphisme est toujours aussi agréable et cette histoire avec une temporalité inversée aborde avec humour des thématiques sérieuses. Bref, un sans faute pour Jordi Lafevre, hormis le fait qu’ Eva devrait songer à diminuer sa consommation de cigarettes.

    07/05/2026 à 11:52 3

  • L'autre moi

    Franck Thilliez

    7/10 Impossible pour moi de rater la sortie d’un nouveau roman de Franck Thilliez et de retarder davantage la lecture de celui-ci. Pas « fana » des romans faisant la part belle aux rêves et autres univers proche de la folie car ils permettent souvent aux auteurs de nombreuses libertés, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans cette histoire « onirique » dans laquelle j’ai trouvé que l’auteur surjouait de cette frontière entre le vrai et le faux, entre la réalité et le rêve. Du coup on se retrouve avec un récit où se sont presque trois histoires qui cohabitent, si on considère celle des rêves, et cela m’a embrouillé (but du jeu forcément ) et au final dérangé dans ma lecture. C’est peut-être à cause de cela que j’ai eu du mal à ressentir de l’empathie pour des personnages qui sonnaient faux (et pour cause !) et cela à forcément joué sur ma capacité à me mettre à leur place et ressentir les émotions nécessaires à une réelle immersion. J’ai également regretté une fin un peu expéditive, presque trop facile au regard de la complexité du roman, mais il fallait bien retomber sur ses pieds, et ce n’était pas chose aisée. Malgré ces quelques bémols, j’ai pris encore grand plaisir à lire ce nouveau roman de Franck Thilliez et serais présent assurément pour son prochain ouvrage.

    05/05/2026 à 18:24 3

  • Ruptures

    Bernard Minier

    9/10 Dans cet opus, pas de Servaz, mais retour de Lucia Guerrero dans un thriller que j’ai trouvé très politique. Bernard Minier nous propose dans ce roman à la fois une intrigue captivante mais également un sujet de réflexion engagé mêlant avec beaucoup d’intelligence (pas artificielle!) réalité et fiction (encore que !). L’auteur pose un regard sans concession sur notre monde actuel où la plutocratie règne en maître, où l’IA devient inquiétante, où les les pseudo-décideurs ne contrôle plus grand-chose, où les geeks semblent dépassés par leurs propres découvertes sans pouvoir s’arrêter… C’est cette proximité avec la réalité qui fait de ce thriller à la fois un excellent moment de lecture, mais aussi une sorte de lanceur d’alerte, un éveilleur de conscience qui nous invite à nous inquiéter de ce changement de paradigme qui guette notre monde et inquiète la Démocratie. Un bel exercice de style en tout cas dont Bernard Minier et Lucia Guerrero sortent à court terme presque gagnants, mais la suite reste à écrire et nous avons légitimement quelques raisons de nous inquiéter maintenant que nous sommes alertés.

    02/05/2026 à 12:39 2

  • L'évangile des ombres

    Nicolas Nutten

    6/10 Retour sur « L’évangile des ombres » de Nicolas Nutten, roman mélangeant histoire et fiction. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans cette histoire à cause probablement d’une lecture un peu décousue et d’une double temporalité qui ne m’a pas facilité les choses, l’impression d’être perdu et de ne pas avoir eu « ce je ne sais quoi de plus  » qui m’emporte. J’ai trouvé que cela n’avançait pas vraiment avec ce côté un peu club des cinq au départ et il m’a fallut arriver sur la troisième temporalité pour avoir vraiment envie de continuer ma lecture. Je dois reconnaître l’intérêt historique de certains passages notamment de cette période franquiste très sombre, mais cela n’a pas suffit à me convaincre. Au final un retour en demi-teinte, une lecture pas désagréable, mais qui ne m’a pas enthousiasmé plus que cela.

    02/05/2026 à 12:04

  • La Mémoire du temps

    Frank Leduc

    7/10 Un retour pas totalement convaincu sur « La mémoire du temps » de Franck Leduc, peut être des difficultés à adhérer à cette mémoire cellulaire qui m’a fait penser à la psychogénéalogie découverte dans un roman de Mélodie Miller. A défaut d’adhérer aux théories « scientifiques », j’ai particulièrement apprécié ce côté historique très bien documenté qui m’a fait découvrir cet épisode tragique de la catastrophe du Hindenburg. Le roman reste agréable à lire, très visuel, avec une construction bien pensé pour peu que l’on accepte l’idée de cet héritage transgénérationnel. Un roman atypique mais qui renforce mon sentiment que Franck Leduc est en capacité de surprendre, et c’est souvent ce que j’attends d’un auteur.

    30/04/2026 à 10:14

  • Invisible

    Jacques Saussey

    5/10 Je ressors un peu déçu du roman « Invisible » de Jacques Saussey au regard des nombreuses critiques positives qu’il reçoit, peut-être en attendais-je trop ! J’ai trouvé que cela manquait de « punch » pendant une bonne partie du roman malgré des chapitres courts, mais rien à voir avec cette tension et ce rythme auquel l’auteur m’avait habitué. Deux histoires en parallèle trop différentes qui ne m’ont pas passionné et une traque que je n’ai pas trouvée très réaliste, tout cela m’a semblé un peu artificiel. Bref déçu ! Cela ne m’empêchera nullement de revenir vers cet auteur que j’apprécie beaucoup.

    30/04/2026 à 09:37 2

  • Personne sur cette terre

    Víctor Del Árbol

    9/10 Premier roman que je lis de Victor Del Arbol et celui-ci renforce mon impression que le roman policier/noir se porte bien en Espagne. L’auteur mélange deux intrigues, une policière bien noire et l’autre plus introspective avec l’histoire de Jullian, malade et en quête de rédemption. J’ai particulièrement apprécié l’encrage historique de l’auteur qui nous fait découvrir une Espagne toujours en proie à ses démons. Le style de Victor Del Arbol est percutant, incisif, immersif et force est de reconnaître qu’il ne nous épargne rien de la noirceur de l’âme humaine. C’est un roman dur par sa violence et dont on ne ressort pas indemne, avec heureusement une once d’humanité à travers certains personnages et puis il y a ce narrateur, ce tueur anonyme qui nous attend pour une suite que j’espère à la hauteur de cet excellent premier opus.

    28/04/2026 à 21:21 5

  • La Dame de Reykjavik

    Ragnar Jonasson

    5/10 « La Dame de Reykjavik » trainait depuis un long moment dans ma PAL, et puis je me suis enfin décidé à lire ce roman de Ragnar Jónasson. Bilan, je suis resté un peu sur ma faim, j’ai eu du mal à rentrer dans le livre d’un point de vue émotionnel, trop froid, trop lent, trop long, un peu trop lisse sans réels rebondissements, bref, déçu. Pourtant j’aime bien les romans nordiques, et l’idée de suivre Hilda future retraitée avait de quoi séduire, (à condition de ne pas en surjouer !) mais à mon regret, je n’ai pas réussi à m’attacher à elle. J’attends un peu avant de tenter une nouvelle expérience surtout à l’aune de cette fin qui reste la seule véritable surprise de ce roman

    28/04/2026 à 18:34 1

  • Le monde est fatigué

    Joseph Incardona

    8/10 Deuxième roman pour moi de Joseph Incardona avec « Le monde est fatigué » après le très bon « Stella et l’Amérique ». Un roman court lui aussi, mais beaucoup plus noir, plus cynique, plus fataliste et désabusé. C’est une fable satyrique moderne où l’héroïne, Éve, est une sirène professionnelle qui si elle vend du rêve, ne rêve elle, que de se venger de celui qui l’a laissé en morceaux au bord d’une route. Plus que l’histoire d’une survivante qui puise son énergie dans cette quête de vengeance, l’auteur nous livre une analyse sans fard de cette société fatiguée, matérialiste et consumériste de plus en plus déshumanisée dans laquelle nous vivons. C’est avec une plume toujours poétique et humoristique qu’il nous dresse le profil de cette société outrancière et superficielle où paraître semble plus important qu’« être » et dans laquelle est contrainte de surnager notre sirène. Un peu moins déjanté (encore que ! ) et beaucoup plus noir que « Stella », ce roman questionne, émotionne, éveille, mais ne fait pas rêver contrairement à Éve qui elle a réussi à m’emporter. Il est difficile de résister au chant des sirènes !

    12/04/2026 à 15:06 4

  • Ezkaton

    Glenn Cooper

    7/10 Une plongée dans l’univers de Glenn Cooper avec ce nouveau roman « Ezkaton ». Voilà un livre qui n’est pas sans rappeler les ouvrages de Dan Brown, un illustre professeur archéologue à Harvard qui s’associe avec une belle astronome grecque dans une quête pour, pas moins que la survie de l’humanité. Une intrigue qui « mixe » religion, mythologie et érudition (bien entendu avec Glenn Cooper), de la romance, de l’aventure, de la géopolitique et un peu de fantastique. De quoi passer un moment agréable car effectivement Glenn Cooper reste un excellent conteur avec notamment des retours dans le passé intéressants, mais il m’a manqué des « je ne sais quoi » pour être totalement emporté : quelques invraisemblances, un peu de redondance, un poil de facilité et une fin peu trop prévisible …

    12/04/2026 à 13:42

  • Noir Alpha

    Marco Pianelli

    8/10 Plaisir de retrouver celui qui pour l’occasion se fait appeler Mano Lander, notre héros au « grand coeur » toujours prompt à sauver la veuve en détresse, même si elle est mariée comme c’est le cas dans ce nouveau roman de Marco Pianelli. On ne change pas une équipe qui gagne et l’auteur reprend un scénario bien rodé où notre ex-militaire va se confronter à des tas de vilains, même si on le sent un peu plus fatigué, et où il va pouvoir montrer les muscles mais aussi son intelligence au combat. Pas de prise de tête, notre taciturne et invincible héros va pour notre plus grand plaisir nous régler tout ces petits soucis en deux temps et trois mouvements, plus quelques coups de révolvers bien entendu, et je suis près à repartir pour une suite tant c’est jubilatoire.

    12/04/2026 à 13:03