El Marco Modérateur

1970 votes

  • Death Note tome 1

    Tsugumi Ōba , Takeshi Obata

    9/10 Un manga détonnant où se brassent le roman à énigme, le suspense et le fantastique. Un duel à distance épique entre deux limiers, un dieu de la mort matérialisé avec juste ce qu’il faut pour le rendre inquiétant, un livre magique aux multiples facettes et à l’emploi déconcertant, pour ce premier ouvrage de la série. Je serai assurément au rendez-vous des suivants.

    28/06/2015 à 17:18 3

  • Death Note tome 2

    Tsugumi Ōba , Takeshi Obata

    9/10 Une série toujours aussi prenante. Même si l’effet de surprise s’est nécessairement émoussé, ce Death Note continue d’hypnotiser. Une réalisation particulièrement intelligente, des dessins secs et captivants, et une histoire addictive.

    29/07/2015 à 09:04 2

  • Death Note tome 3

    Tsugumi Ōba , Takeshi Obata

    9/10 J’ai un peu perdu le fil de l’histoire, puisque j’avais lu le précédent tome il y a déjà pas mal de temps, mais j’ai retrouvé avec délectation cet univers, notamment ses personnages (Light/Kira, le curieux L, et le monstre Ryuuku). C’est toujours aussi bien dessiné et scénaristiquement original et malicieux, avec toujours cette touche d’humour décalé chez la créature (qui, d’entrée de jeu, s’époumone à chercher les caméras de surveillance tout en mourant d’envie de manger des pommes). La partie de cache-cache entre Light et L devient sacrément piquante. L’opus se conclue sur l’existence de cette jeune fille et d’un « second Kira » qui relance sans peine le suspense et l’intérêt de la série. Vraiment bluffant de complexité et d’intelligence, même s’il faut absolument suivre le fil de l’intrigue sur tous les tomes pour en saisir la saveur.

    25/04/2020 à 16:39 1

  • Death Note tome 5

    Tsugumi Ōba , Takeshi Obata

    7/10 Un autre volume prenant de cette série addictive. Une bien étrange cohabitation entre Light et L, avec l’enquête qui se poursuit au sein de l’entreprise. Des traits toujours aussi particuliers et un scénario à la fois prenant et halluciné. Je regrette quelques longueurs néanmoins, dans les dialogues ou les analyses de L.

    30/11/2016 à 18:30 1

  • Death Note tome 6

    Tsugumi Ōba , Takeshi Obata

    8/10 Toujours aussi prenant et efficace. Un opus qui vient intelligemment clore l’histoire entamée sur les tomes 4 et 5, avec une réussite scénaristique et esthétique constante.

    15/01/2017 à 19:51 1

  • Pour venger pépère

    A.D.G.

    8/10 Si l’intrigue ne constitue pas, en soi, une extase, le traitement qui en est fait par A.D.G. est remarquable. Frédéric Dard télescope Michel Audiard et Antoine Blondin. De grands moments de rire, avec des jeux de mots bien sentis et des situations cocasses. Dans le même temps, c’est aussi le roman des amitiés et des amours mortes entre Pascal Delcroix, avocat, qui s’en va mener sa vendetta contre les assassins de son grand-père, son « pépère ». Des instants singuliers d’émotion, de nostalgie, et les marques d’inclination pour une certaine époque révolue.

    12/02/2017 à 08:42 6

  • Duelle

    Barbara Abel

    8/10 Lucy a tout pour mener une vie heureuse : un mari, deux enfants, et des jours paisibles. Un jour, une émission de téléréalité lui propose de rencontrer une personne qui la cherche ardemment.

    A partir d'un thème qui est un classique du cinéma et de la littérature policière, Barbara Abel a tissé une intrigue très prenante, et qui réserve bien des surprises. Les personnages sont très intelligemment rendus, le scénario brillamment imaginé avec un lot intéressant de rebondissements, et l'écriture de l'auteur un régal. Jouant habilement sur un suspense qui va crescendo, Barbara Abel réalise un excellent roman à suspense qui manipule autant les clichés que le lecteur, avec de fines réflexions sur les thèmes de l'enfance et de la famille, thèmes également présents dans L'instinct maternel.

    Duelle est donc un roman qui se dévore jusqu'aux dernières pages.

    07/06/2009 à 21:50 2

  • L'Instinct maternel

    Barbara Abel

    9/10 Jeanne et Richard avaient tout pour réussir leur mariage. Pourtant, le temps, leurs sentiments réciproques et des vents contraires les ont progressivement éloignés l’un de l’autre. S’ils semblent heureux, ça n’est qu’en apparence. Richard finit par annoncer à sa femme qu’il va la quitter. Dans un accès de fureur, Jeanne tue Richard dans ce qui ressemble à un banal accident. Mais même de sa tombe, Richard poursuit son travail de destruction : sans héritier mâle, Jeanne ne peut hériter de la fortune de son défunt mari. Pour toucher ce patrimoine, elle se rapproche de Suzanna, la maîtresse de Richard enceinte de ce dernier, et met en place un plan diabolique pour capter la fortune.

    Prix du roman policier du Festival de Cognac en 2002, ce livre de Barbara Abel mérite amplement les éloges reçus. Avec une écriture soignée, le lecteur suit la lente descente aux enfers de la jeune portugaise, faite prisonnière par cette veuve noire mue autant par la soif de vengeance que l’appât du gain. Tout se fait lentement, par paliers successifs, avec une rare ingéniosité autant qu’avec un réalisme qui fait froid dans le dos. Tous les personnages sont croqués avec intelligence, dans leurs névroses comme dans leurs errements. Suzanna, en victime recluse, est bouleversante de sincérité, tandis que l’on s’étonnera d’éprouver des sentiments ambivalents pour Jeanne, à la fois abjecte de cruauté et parfois touchante dans son aliénation.

    Une œuvre infernale, qui prend aux tripes en même temps qu’elle interroge sur les démences humaines, avec des moments particulièrement forts, comme ce vingt-cinquième chapitre où se déploie toute l’envergure de la folie de la geôlière.

    12/03/2014 à 18:12 1

  • La Protéine du Diable

    Thomas Abercorn

    2/10 Martin Keogh est ingénieur dans une immense entreprise spécialisée dans le domaine des Organismes Génétiquement Modifiés. Dans le vol reliant Londres à New York dans lequel il a pris place, des passagers décèdent de façon violente suite au repas ingéré dans l’avion : du saumon semble être à l’origine de cette catastrophe sanitaire. Martin Keogh dérobe l’une des portions du poisson incriminé : ce sera pour lui le début d’une traque menée par des hommes prêts à tout pour taire le secret d’un saumon aux propriétés mortelles.

    L’idée de base était intéressante et le roman se présentait bien : dès les premières pages, le lecteur assiste au drame de l’intoxication alimentaire. Malheureusement, la suite du récit ne tient pas ses promesses. Les personnages n’ont aucune profondeur, l’intrigue est très poussive et tourne très rapidement en rond, les rebondissements sont quasi inexistants, et le livre est accablé de longueurs parfaitement inutiles. Par ailleurs, La Protéine du diable n’évite que peu de clichés, avec notamment un Martin Keogh seul face à un véritable empire commercial et qui parvient néanmoins à survivre à des attentats ourdis par des tueurs professionnels, quand il n’en tue pas une demi-douzaine de ses propres mains. Il y a bien quelques réflexions intéressantes sur le milieu des OGM et du capitalisme, mettant en valeur le métier de biologiste de Thomas Abercorn, mais ces rares instants ne sauvent pas son livre de l’ennui le plus profond.

    Pour conclure, La Protéine du diable est une vraie déception, sans suspense ni saveur, qui sera oublié aussitôt le livre achevé.

    18/03/2008 à 15:12

  • La mécanique des sectes

    Jean-Marie Abgrall

    9/10 Découpé en treize chapitres (sectes et manipulations mentales, les sectes d'hier à aujourd'hui, le gourou, l'organisation sectaire, le recrutement, la persuasion coercitive, le conditionnement, les techniques psychiques de conditionnement, les techniques physiques de conditionnement, la scientologie, les pathologies mentales du gourou et des adeptes, les pathologies induites par la manipulation sectaire, le traitement des pathologies), ce documentaire remarquable fait à mon avis le tour des questions que l'on peut se poser sur ce thème. Particulièrement bien documenté (nombreuses citations d'autres ouvrages ainsi que de gourous et d'adeptes), c'est vraiment un ouvrage de fond très bien fait : riche, vivant, loin des clichés, et bien dense.

    08/11/2009 à 10:15

  • Psycho Killer

    Keith Ablow

    9/10 Un thriller surpruissant, dur et violent, avec une intrigue vraiment forte !

    08/01/2006 à 19:58

  • Psychopathe

    Keith Ablow

    9/10 Jonah Wrens est un assassin psychopathe, complètement différent de tous les autres. Il parcourt les routes et tue ses victimes après qu'elles se sont confiées à lui. Il les confesse, devient leur ami très provisoire, et pleure parfois au moment où la lame de son couteau les égorge. Rapidement, les équipes du FBI se mettent en relation avec le docteur Frank Clevenger pour qu'il les aide à le capturer. Entre les deux hommes, tous deux psychiatres, cela va être une étonnante partie de poker menteur au cours de laquelle ces deux individus vont mettre à nu leurs failles les plus intimes.

    Quatrième ouvrage de Keith Ablow à être traduit en français, ce thriller met en scène pour la troisième fois consécutive le docteur Clevenger, personnage d'une rare originalité, à la fois brillant dans ses déductions et brisé dans ses sentiments et relations aux autres. Comme dans Psycho Killer et Compulsion, l'accent est indéniablement mis sur la psychologie des protagonistes, et cette nouvelle traque offre au lecteur un tueur en série particulièrement original, tout à la fois émouvant et diabolique. L'intrigue est particulièrement bien exploitée, la langue de l'auteur très agréable, et l'on parvient au bout de ces quatre-cents pages essoufflé, non pas par les scènes d'action – qui sont inexistantes –, mais par l'impressionnante maîtrise de Keith Ablow à décrire les traumas de ses personnages et à les rendre à la fois complexes et si humains.

    A n'en pas douter, Psychopathe est le genre de thriller psychologique qui fera date.

    03/06/2009 à 14:15

  • Opération cyclope

    Claude d' Abzac

    9/10 En ce lendemain de Seconde Guerre mondiale, à Lignac, petit village du Limousin, un soldat marocain est découvert mort. Ce dernier était affecté à la surveillance d’un camp de prisonniers allemands. Le contre-espionnage dépêche sur place le colonel Lanvaux pour faire la lumière sur cet assassinat.

    Premier ouvrage de la série consacrée au colonel Lanvaux, cet opus séduit immédiatement. Historienne de formation, l'auteur maîtrise indéniablement son sujet, et c’est avec avidité que le lecteur se nourrira de l’ambiance et des informations présentes. Dans ce climat lourd de combats non terminés, de rancœurs vivaces et de desseins politiques obscurs, on se passionne tout autant pour l’intrigue que pour la peinture de cette époque. Le colonel Lanvaux est un personnage saisissant, alcoolique et parfois déchet humain, hanté par la disparition de sa femme et de sa fille, néanmoins apprécié par le général de Gaulle et fin limier. Le scénario est sacrément habile, mêlant affaires de cœur et arcanes politiques, et c’est avec ravissement que l’on se laisse égarer parmi les fausses pistes.

    Remarquable roman policier, aussi prenant qu’instructif, il annonce de la plus belle des manières une série que l’on suivra de près, alors qu’est sortie sa suite, en avril dernier : Le Réseau constellation.

    10/06/2013 à 20:27

  • Contamination tome 1

    Ao Acato

    7/10 Yokobashiri, presque 90000 habitants. Le docteur Tamaki intervient pour sauver un jeune malade, en détresse respiratoire, quand les événements s’enchaînent : et si une impitoyable maladie, venue du fond des âges ou d’un lointain pays, et particulièrement mortelle, était de retour ? J’ai bien aimé ce premier opus. Des dessins réussis, une ambiance qui prend le temps d’être plantée, et quand les premiers cas de contagions apparaissent, on se doute que quelque chose de dramatique, voire tragique, est en route. Tamaki, en doctoresse têtue et peu portée sur sa propre carrière, correspond en quelque sorte à ce que le lectorat peut attendre dans ce type de littérature. Un ouvrage simple mais efficace, malheureusement douloureusement dans l’air du temps.

    24/04/2020 à 08:48 2

  • L'Assassinat du Père Noël

    Eric Adam, Didier Convard, Paul

    5/10 Une BD qui ne m’a pas trop convaincu. Je me souvenais vaguement de l’histoire (lu le roman il y a fort longtemps et vu son adaptation cinématographique de 1941). Mais ici, l’histoire perd de son sel et surtout de sa magie, avec ce détective-avocat qui débarque de nulle part, voit tout, sait tout, et boucle l’enquête trop simplement à mon goût. En outre, l’esthétique de la bande dessinée me laisse assez froid : c’est certes assez joli et sympathique, mais les personnages dont la forme du visage varie d’une case à l’autre, les ombres mal négociées, l’absence de mouvement et, cerise sur le gâteau, une statue qui change d’expression et de posture, ça ne passe pas.

    27/05/2016 à 17:39

  • Amour et Mort

    Charlie Adlard, Robert Kirkman

    8/10 Ce quatrième opus commence tambour battant, avec un nouvel affrontement avec des armes multiples (à feu, pelle, sabre, couteau). Des allures de Fort Alamo tandis que les protagonistes découvrent les possibilités des lieux (culture agricole, bibliothèque, générateur) et faire des choix douloureux, à tous les sens du terme (cf. l’amputation de la jambe). La culpabilité et certains sentiments poussent deux des principaux protagonistes à une explication pour le moins brutale. Encore un opus très agréable à suivre et prenant, où l’humain et l’action se partagent équitablement l’intrigue.

    25/04/2020 à 16:44 1

  • Cette vie derrière nous

    Charlie Adlard, Robert Kirkman

    7/10 L’aventure se poursuit, cette fois-ci dans un décor de neige et avec l’apparition de zombies dits « rôdeurs », c’est-à-dire nomades et errants. Un graphisme toujours aussi efficace et des psychologies qui se creusent chez les protagonistes, tandis qu’ils débouchent à Wiltshire Estates, un ensemble pavillonnaire visiblement préservé. Mais ils n’ont pas vu le message laissé à l’entrée et recouvert par la neige. Bref, ça ne réinvente toujours rien dans le domaine (sauf peut-être l’idée de l’entassement dans la grange), mais c’est très distractif, et ça me va très bien ainsi.

    30/03/2020 à 08:41 3

  • Passé décomposé

    Charlie Adlard, Robert Kirkman

    7/10 Un opus qui commence par un policier, Rick Grimes, blessé lors d’une intervention, sort de son coma dans le Harrison Memorial Hospital dans et autour duquel stationnent des zombies, tandis qu’une étrange épidémie semble s’être abattue sur les villes alentour. Rick va alors chercher à retrouver sa femme et son fils. Une histoire sympa et vite addictive, un graphisme plaisant, et une aventure qui se met en place d’entrée de jeu. J’ai d’ailleurs été agréablement surpris, tant par la qualité esthétique que par les dialogues et situations, et y ai trouvé tout ce qui devait l’être chez les divers protagonistes : les moments d’ébahissement, les stratégies pour survivre, les sentiments de désespoir, les affrontements avec les morts-vivants, quelques passages assez émouvants (cf. le souhait de Jim), etc. Probablement pas une littérature qui me fait me lever la nuit, ni rien de franchement nouveau quant à ce qui concerne les zombies, mais c’est distractif et assez addictif. Je vais poursuivre avec les tomes suivants.

    01/03/2020 à 18:21 2

  • Sains et saufs ?

    Charlie Adlard, Robert Kirkman

    7/10 Une bonne baston pour nos héros dès le début, pensant trouver dans ce pénitencier un asile. Une entraide inattendue avec des prisonniers, quelques moments poignants, des cas de conscience, et des attaques de zombies bien senties, pour cet opus toujours aussi dynamique qui s’achève sur une mise en joue inattendue. Le suspense est donc habilement maintenu pour aller voir ce que le tome suivant nous réserve.

    07/04/2020 à 08:48 2

  • 100 jours en enfer

    John Aggs, Ian Edginton

    8/10 Il était à craindre que l’adaptation en bande dessinée de l’œuvre de Robert Muchamore donne lieu à une simple production commerciale, sans âme ni mérite. Cet ouvrage prouve le contraire : c’est aussi palpitant que la version romanesque, et l’histoire est ici servie par un graphisme expressif et panaché.

    15/10/2012 à 18:26