El Marco Modérateur

1760 votes

  • Fool's Paradise tome 1

    Misao, Ninjyamu

    7/10 Un manga, le premier d’une série qui semble bien poser les bases pour la suite. Une jeune chanteuse, Sela Hiragi, qui est victime, sur scène, lors d’un concert, de l’explosion d’une bombe qui lui sectionne la jambe. Ce que le livre pose, ce sont avant tout des personnages : Sela, bien sûr, mais également Tatsuya Kudo, son tuteur légal ; un agent vraiment cruel et cynique, même si ses réflexions sont malheureusement plausibles quant au futur de la carrière de la chanteuse ; Sadakiyo Ugajin, un vieux monsieur en apparence bien anodin mais qui est l’ancien surintendant général de la police ; Kazutaka Nichiya, un ancien poseur de bombes dans le métro, juste évoqué, treize ans à l’époque des faits, qui avait engendré 121 morts et 858 blessés, ayant ensuite subi un programme spécifique de réinsertion. Maintenant que le décor semble planté, j’ai un peu entendu parler de la suite des événements, d’autant que le résumé de la quatrième de couverture est beaucoup trop prolixe à ce niveau. Mais l’événement final de ce premier opus indique clairement la direction que prendra la suite des ouvrages. Un début calme et efficace, dont je retiens surtout ce pitch de volonté de la population de venger l’attentat contre Sela, et des réflexions intéressantes sur la peine de mort, la réadaptation des criminels, et les raisons qui président à la naissance d’idoles artistiques.

    08/10/2018 à 17:09 1

  • Death Note tome 1

    Tsugumi Ōba , Takeshi Obata

    9/10 Un manga détonnant où se brassent le roman à énigme, le suspense et le fantastique. Un duel à distance épique entre deux limiers, un dieu de la mort matérialisé avec juste ce qu’il faut pour le rendre inquiétant, un livre magique aux multiples facettes et à l’emploi déconcertant, pour ce premier ouvrage de la série. Je serai assurément au rendez-vous des suivants.

    28/06/2015 à 17:18 2

  • Death Note tome 2

    Tsugumi Ōba , Takeshi Obata

    9/10 Une série toujours aussi prenante. Même si l’effet de surprise s’est nécessairement émoussé, ce Death Note continue d’hypnotiser. Une réalisation particulièrement intelligente, des dessins secs et captivants, et une histoire addictive.

    29/07/2015 à 09:04 1

  • Death Note tome 5

    Tsugumi Ōba , Takeshi Obata

    7/10 Un autre volume prenant de cette série addictive. Une bien étrange cohabitation entre Light et L, avec l’enquête qui se poursuit au sein de l’entreprise. Des traits toujours aussi particuliers et un scénario à la fois prenant et halluciné. Je regrette quelques longueurs néanmoins, dans les dialogues ou les analyses de L.

    30/11/2016 à 18:30 1

  • Death Note tome 6

    Tsugumi Ōba , Takeshi Obata

    8/10 Toujours aussi prenant et efficace. Un opus qui vient intelligemment clore l’histoire entamée sur les tomes 4 et 5, avec une réussite scénaristique et esthétique constante.

    15/01/2017 à 19:51 1

  • Pour venger pépère

    A.D.G.

    8/10 Si l’intrigue ne constitue pas, en soi, une extase, le traitement qui en est fait par A.D.G. est remarquable. Frédéric Dard télescope Michel Audiard et Antoine Blondin. De grands moments de rire, avec des jeux de mots bien sentis et des situations cocasses. Dans le même temps, c’est aussi le roman des amitiés et des amours mortes entre Pascal Delcroix, avocat, qui s’en va mener sa vendetta contre les assassins de son grand-père, son « pépère ». Des instants singuliers d’émotion, de nostalgie, et les marques d’inclination pour une certaine époque révolue.

    12/02/2017 à 08:42 6

  • Duelle

    Barbara Abel

    8/10 Lucy a tout pour mener une vie heureuse : un mari, deux enfants, et des jours paisibles. Un jour, une émission de téléréalité lui propose de rencontrer une personne qui la cherche ardemment.

    A partir d'un thème qui est un classique du cinéma et de la littérature policière, Barbara Abel a tissé une intrigue très prenante, et qui réserve bien des surprises. Les personnages sont très intelligemment rendus, le scénario brillamment imaginé avec un lot intéressant de rebondissements, et l'écriture de l'auteur un régal. Jouant habilement sur un suspense qui va crescendo, Barbara Abel réalise un excellent roman à suspense qui manipule autant les clichés que le lecteur, avec de fines réflexions sur les thèmes de l'enfance et de la famille, thèmes également présents dans L'instinct maternel.

    Duelle est donc un roman qui se dévore jusqu'aux dernières pages.

    07/06/2009 à 21:50 2

  • L'Instinct maternel

    Barbara Abel

    9/10 Jeanne et Richard avaient tout pour réussir leur mariage. Pourtant, le temps, leurs sentiments réciproques et des vents contraires les ont progressivement éloignés l’un de l’autre. S’ils semblent heureux, ça n’est qu’en apparence. Richard finit par annoncer à sa femme qu’il va la quitter. Dans un accès de fureur, Jeanne tue Richard dans ce qui ressemble à un banal accident. Mais même de sa tombe, Richard poursuit son travail de destruction : sans héritier mâle, Jeanne ne peut hériter de la fortune de son défunt mari. Pour toucher ce patrimoine, elle se rapproche de Suzanna, la maîtresse de Richard enceinte de ce dernier, et met en place un plan diabolique pour capter la fortune.

    Prix du roman policier du Festival de Cognac en 2002, ce livre de Barbara Abel mérite amplement les éloges reçus. Avec une écriture soignée, le lecteur suit la lente descente aux enfers de la jeune portugaise, faite prisonnière par cette veuve noire mue autant par la soif de vengeance que l’appât du gain. Tout se fait lentement, par paliers successifs, avec une rare ingéniosité autant qu’avec un réalisme qui fait froid dans le dos. Tous les personnages sont croqués avec intelligence, dans leurs névroses comme dans leurs errements. Suzanna, en victime recluse, est bouleversante de sincérité, tandis que l’on s’étonnera d’éprouver des sentiments ambivalents pour Jeanne, à la fois abjecte de cruauté et parfois touchante dans son aliénation.

    Une œuvre infernale, qui prend aux tripes en même temps qu’elle interroge sur les démences humaines, avec des moments particulièrement forts, comme ce vingt-cinquième chapitre où se déploie toute l’envergure de la folie de la geôlière.

    12/03/2014 à 18:12 1

  • La Protéine du Diable

    Thomas Abercorn

    2/10 Martin Keogh est ingénieur dans une immense entreprise spécialisée dans le domaine des Organismes Génétiquement Modifiés. Dans le vol reliant Londres à New York dans lequel il a pris place, des passagers décèdent de façon violente suite au repas ingéré dans l’avion : du saumon semble être à l’origine de cette catastrophe sanitaire. Martin Keogh dérobe l’une des portions du poisson incriminé : ce sera pour lui le début d’une traque menée par des hommes prêts à tout pour taire le secret d’un saumon aux propriétés mortelles.

    L’idée de base était intéressante et le roman se présentait bien : dès les premières pages, le lecteur assiste au drame de l’intoxication alimentaire. Malheureusement, la suite du récit ne tient pas ses promesses. Les personnages n’ont aucune profondeur, l’intrigue est très poussive et tourne très rapidement en rond, les rebondissements sont quasi inexistants, et le livre est accablé de longueurs parfaitement inutiles. Par ailleurs, La Protéine du diable n’évite que peu de clichés, avec notamment un Martin Keogh seul face à un véritable empire commercial et qui parvient néanmoins à survivre à des attentats ourdis par des tueurs professionnels, quand il n’en tue pas une demi-douzaine de ses propres mains. Il y a bien quelques réflexions intéressantes sur le milieu des OGM et du capitalisme, mettant en valeur le métier de biologiste de Thomas Abercorn, mais ces rares instants ne sauvent pas son livre de l’ennui le plus profond.

    Pour conclure, La Protéine du diable est une vraie déception, sans suspense ni saveur, qui sera oublié aussitôt le livre achevé.

    18/03/2008 à 15:12

  • La mécanique des sectes

    Jean-Marie Abgrall

    9/10 Découpé en treize chapitres (sectes et manipulations mentales, les sectes d'hier à aujourd'hui, le gourou, l'organisation sectaire, le recrutement, la persuasion coercitive, le conditionnement, les techniques psychiques de conditionnement, les techniques physiques de conditionnement, la scientologie, les pathologies mentales du gourou et des adeptes, les pathologies induites par la manipulation sectaire, le traitement des pathologies), ce documentaire remarquable fait à mon avis le tour des questions que l'on peut se poser sur ce thème. Particulièrement bien documenté (nombreuses citations d'autres ouvrages ainsi que de gourous et d'adeptes), c'est vraiment un ouvrage de fond très bien fait : riche, vivant, loin des clichés, et bien dense.

    08/11/2009 à 10:15

  • Psycho Killer

    Keith Ablow

    9/10 Un thriller surpruissant, dur et violent, avec une intrigue vraiment forte !

    08/01/2006 à 19:58

  • Psychopathe

    Keith Ablow

    9/10 Jonah Wrens est un assassin psychopathe, complètement différent de tous les autres. Il parcourt les routes et tue ses victimes après qu'elles se sont confiées à lui. Il les confesse, devient leur ami très provisoire, et pleure parfois au moment où la lame de son couteau les égorge. Rapidement, les équipes du FBI se mettent en relation avec le docteur Frank Clevenger pour qu'il les aide à le capturer. Entre les deux hommes, tous deux psychiatres, cela va être une étonnante partie de poker menteur au cours de laquelle ces deux individus vont mettre à nu leurs failles les plus intimes.

    Quatrième ouvrage de Keith Ablow à être traduit en français, ce thriller met en scène pour la troisième fois consécutive le docteur Clevenger, personnage d'une rare originalité, à la fois brillant dans ses déductions et brisé dans ses sentiments et relations aux autres. Comme dans Psycho Killer et Compulsion, l'accent est indéniablement mis sur la psychologie des protagonistes, et cette nouvelle traque offre au lecteur un tueur en série particulièrement original, tout à la fois émouvant et diabolique. L'intrigue est particulièrement bien exploitée, la langue de l'auteur très agréable, et l'on parvient au bout de ces quatre-cents pages essoufflé, non pas par les scènes d'action – qui sont inexistantes –, mais par l'impressionnante maîtrise de Keith Ablow à décrire les traumas de ses personnages et à les rendre à la fois complexes et si humains.

    A n'en pas douter, Psychopathe est le genre de thriller psychologique qui fera date.

    03/06/2009 à 14:15

  • Opération cyclope

    Claude d' Abzac

    9/10 En ce lendemain de Seconde Guerre mondiale, à Lignac, petit village du Limousin, un soldat marocain est découvert mort. Ce dernier était affecté à la surveillance d’un camp de prisonniers allemands. Le contre-espionnage dépêche sur place le colonel Lanvaux pour faire la lumière sur cet assassinat.

    Premier ouvrage de la série consacrée au colonel Lanvaux, cet opus séduit immédiatement. Historienne de formation, l'auteur maîtrise indéniablement son sujet, et c’est avec avidité que le lecteur se nourrira de l’ambiance et des informations présentes. Dans ce climat lourd de combats non terminés, de rancœurs vivaces et de desseins politiques obscurs, on se passionne tout autant pour l’intrigue que pour la peinture de cette époque. Le colonel Lanvaux est un personnage saisissant, alcoolique et parfois déchet humain, hanté par la disparition de sa femme et de sa fille, néanmoins apprécié par le général de Gaulle et fin limier. Le scénario est sacrément habile, mêlant affaires de cœur et arcanes politiques, et c’est avec ravissement que l’on se laisse égarer parmi les fausses pistes.

    Remarquable roman policier, aussi prenant qu’instructif, il annonce de la plus belle des manières une série que l’on suivra de près, alors qu’est sortie sa suite, en avril dernier : Le Réseau constellation.

    10/06/2013 à 20:27

  • L'Assassinat du Père Noël

    Eric Adam, Didier Convard, Paul

    5/10 Une BD qui ne m’a pas trop convaincu. Je me souvenais vaguement de l’histoire (lu le roman il y a fort longtemps et vu son adaptation cinématographique de 1941). Mais ici, l’histoire perd de son sel et surtout de sa magie, avec ce détective-avocat qui débarque de nulle part, voit tout, sait tout, et boucle l’enquête trop simplement à mon goût. En outre, l’esthétique de la bande dessinée me laisse assez froid : c’est certes assez joli et sympathique, mais les personnages dont la forme du visage varie d’une case à l’autre, les ombres mal négociées, l’absence de mouvement et, cerise sur le gâteau, une statue qui change d’expression et de posture, ça ne passe pas.

    27/05/2016 à 17:39

  • 100 jours en enfer

    John Aggs, Ian Edginton

    8/10 Il était à craindre que l’adaptation en bande dessinée de l’œuvre de Robert Muchamore donne lieu à une simple production commerciale, sans âme ni mérite. Cet ouvrage prouve le contraire : c’est aussi palpitant que la version romanesque, et l’histoire est ici servie par un graphisme expressif et panaché.

    15/10/2012 à 18:26

  • Deux mille kilomètres avec une balle dans le cœur

    David Agrech

    6/10 Daniel Ferrey mène une vie inexistante. Vivant de petits paris sur les chevaux pour le compte de son beau-frère grâce à d’habiles calculs et statistiques, il en vient à être la victime d’un tireur, non loin d’un abribus. Pourquoi a-t-on cherché à le tuer ? Mystère. Tout ce dont il se souvient, ce sont des mains qui se sont penchées vers lui et d’une personne qui lui a porté secours. Il n’aura alors de cesse de découvrir qui a bien pu être ce bienfaiteur.

    Ce premier roman de David Agrech interpelle rapidement par son étonnant phrasé. Racontée à la première personne, avec des chapitres très courts et un style indirect martelé, l’histoire séduit immédiatement, et l’on se plait à en savoir plus à propos de ce protagoniste singulier, antihéros absolu, tentant de vivre du mieux qu’il peut de médiocres expédients. Le récit est intelligemment bâti, il intrigue autant qu’il enjôle. Si les différents éléments finissent par se rejoindre comme les pièces du puzzle patiemment réunies, il faut néanmoins apporter un bémol, et de détail : les bavardages. David Agrech est capable de tenir de longues dizaines de pages pour expliquer sa fausse martingale pour recevoir des dividendes de ses paris équestres, sa relation chaotique avec le mannequin de chairs et d’os qui figurait sur l’abribus au moment où il a été la cible du criminel, ou encore les plus de cinquante pages où la prostituée Clara se livre quant à sa jeunesse et les raisons qui l’ont menées en France. Ces passages, étirés et furieusement prolixes, auraient probablement pu être abrégés ou rendus moins logorrhéiques, quitte à développer, par exemple, cette passion presque symbolique et fantasmée que Daniel entretient, sans la connaître, avec la personne qui lui a probablement sauvé la vie.

    Si le style est unique et l’histoire brillamment métaphorique, permettant plusieurs lectures du livre, voire plusieurs niveaux de lectures, il n’en demeure pas moins que cet opus aurait peut-être mérité davantage de retenue ou de concision. Néanmoins, ce choix littéraire est clairement voulu et assumé par David Agrech. Il faut alors se dire que l’écrivain s’adresse de prime abord moins à des habitués de romans policiers qu’à des lecteurs avides de se plonger dans un récit d’amour qui ne ressemble à aucun autre.

    11/04/2013 à 19:15

  • Killer Instinct tome 1

    Keito Aida, Michio Yazu

    3/10 Voilà le premier tome d’une série, et je crois que je vais en rester là. Rien ne m’a vraiment plu là-dedans. Un graphisme sympa mais sans réel panache ni originalité, un scénario déjà vu et lu des milliers de fois (avec des personnages très distincts qui se retrouvent enfermés dans un espace clos sans savoir pourquoi), des protagonistes caricaturaux (la brute épaisse, l’asocial visiblement pédophile, l’escort girl, le brave type tellement transparent que ça en devient risible, etc.), une psychologie d’une rare nullité (les premières pages où ils découvrent tous les sept ce bâtiment fermé et isolé sont indignes, comme si tout ce barnum était normal, sans qu’ils en soient choqués). Aucun moment vraiment sensationnel ni mémorable, si ce n’est une inutile scène de viol figurée avec réalisme et cruauté et qui n’apporte strictement rien à l’ensemble du manga. Seul le concept historique et traditionnel du « kodoku » m’a intéressé car je ne le connaissais pas, mais ça reste bien maigre pour une œuvre que j’ai trouvée tarte, racoleuse et sans la moindre âme. Dans la série des « Stop ou encore », pour moi, c’est clairement « stop ».

    17/12/2017 à 19:36 1

  • Et l'ange de Reims grimaça

    Jean-Pierre Alaux

    8/10 Le 14 juin 1974, toute la communauté rémoise assiste dans la cathédrale à l’inauguration des vitraux réalisés par Marc Chagall. La manifestation tourne au drame : on découvre le corps d’une fillette, puis celui d’un garçonnet, violenté. Séraphin Cantarel, conservateur en chef des Monuments français, ainsi que son collaborateur Théo, doivent tout mettre en œuvre pour protéger les précieux vitraux en attendant que le criminel soit arrêté. Mais la tentation de mener l’enquête est bien trop forte pour ces inséparables limiers…

    Après Toulouse-Lautrec en rit encore et Avis de tempête sur Cordouan, Jean-Pierre Alaux poursuit sa série chez l’éditeur 10-18, avec Séraphin et Théo comme détectives, et ayant en toile de fond le monde des arts. On retrouve le ton enjoué de l’auteur, où sa verve et sa gouaille font merveille. Prenant cette fois-ci pied à Reims, c’est l’occasion pour Jean-Pierre Alaux de montrer l’étendue de son savoir, et le lecteur profite pleinement de sa science. Le récit est constamment émaillé de références historiques, artistiques voire gastronomiques, au plus grand plaisir du lecteur. Parallèlement, l’intrigue, classique, est bien bâtie, et sait ménager de nombreux rebondissements, jusqu’au dévoilement final. Le ton est enjoué, alliant la causticité d’un Georges Simenon pour la peinture piquante des mœurs des Rémois et Rémoises à la volubilité et la raillerie d’une Fred Vargas.

    Aussi prenant que dépaysant, ce roman dispose de multiples atouts, rafraîchissants, et n’oubliant jamais de faire voyager le lecteur dans un univers délicieusement croqué. Ce livre pourrait ainsi s’apparenter à une exquise carte postale au dos de laquelle on aurait écrit une intrigue policière. Nul doute que le destinataire sera conquis par ces deux facettes complémentaires.

    09/03/2013 à 11:51

  • Panique dans le tunnel / Panic in the Tunnel

    Corinne Albaut

    5/10 L’intrigue n’est pas remarquable, loin de là, et certaines ficelles apparaissent trop facilement. En revanche, le tableau dressé par l’auteur d’individus coincés dans un lieu clos est intéressante. Une lecture sympathique, sans plus, et certainement oubliable.

    30/06/2013 à 09:48

  • Lazare dîne à Luynes

    Jacques Albina

    7/10 Gabriel Lecouvreur fait la connaissance d’une avocate, Cécile Péri, à son bistrot préféré. La jeune femme a actuellement pour client un homme, Luc Villach, qui s’accuse des meurtres des frères Chardonnet-Belfond. Le cas est d’autant plus étrange que les faits semblent remonter à la mort d’un original, surnommé Lazare, qui est mort de faim à la porte du domicile des victimes. Le présent se serait-il nourri de ce drame du passé ? Et si, pour tout comprendre, ne fallait-il pas tout simplement relire la Bible ?

    Quatre-vingt-huitième enquête du Poulpe signée par Jacques Albina, cet ouvrage reprend les traits caractéristiques de la série. Le ton y est enjoué, l’action assez présente, et Gabriel Lecouvreur, alias le Poulpe, va de nouveau se coltiner à une sacrée brochette de personnages interlopes, en l’occurrence les fanatiques d’une secte ainsi que les membres d’une famille d’aristocrates assez sinistres. L’ensemble se lit avec un grand plaisir, et c’est toujours un petit bonheur littéraire que de suivre les pérégrinations de Gabriel lorsqu’il va savater du taré. L’intrigue, sans être mémorable, retient facilement l’attention du lecteur jusqu’au final, et les quelques tiroirs de l’énigme tels les mobiles des meurtres ou l’explication de l’assassinat en chambre close, sans être prodigieux d’inventivité ou de panache, sont intéressants.

    Un bon petit Poulpe que voilà, décontracté et jouissif, et qui, sans pour autant demeurer dans les annales, permet de passer un agréable moment.

    26/03/2014 à 17:55