El Marco Modérateur

3910 votes

  • Une Reine en danger

    Sarah Barthère

    8/10 Raia, servante de Néfertari, et Ani, apprenti scribe, doivent s’occuper d’une nouvelle affaire. C’est d’abord Khéops, le lion de l’épouse du pharaon, qui disparaît de la cage de la ménagerie, avant que des scarabées apparemment morts ne ressuscitent. Ces signes sont menaçants et semblent envoyer un message inquiétant à Néfertari. Est-ce l’œuvre des dieux ou d’une personne très malintentionnée ?

    Après L’Affaire du cobra royal, voici le deuxième tome de la série « Enquêtes à la cour de Pharaon ». On y retrouve avec plaisir la plume adroite et chevronnée de Sarah Barthère ainsi que nous deux jeunes enquêteurs. L’immersion historique, géographique et culturelle est très plaisante sans s’avérer pesante, et on suit avec un intérêt soutenu cette intrigue charpentée du début à la fin. Les rebondissements ne manquent pas, Raia et Ani – la première étant impulsive, le second érudit – sont dignes d’intérêt, et la résolution, simple et crédible, achève de façon élégante et bienvenue ce très bon polar jeunesse.

    Dans la cité royale de Pi-Ramsès, Sarah Barthère continue de nous charmer avec cette histoire solide et prenante. Nous croisons d’ores et déjà les doigts pour que d’autres tomes – aussi réussis que les deux précédents – viennent enrichir cette belle série.

    hier à 07:19

  • Ce que Marcy a oublié

    Marion Cabrol

    8/10 Dans la nuit du 21 au 22 mai 1995, Grace Tanner, dix ans, a disparu. Vingt ans plus tard, un os est découvert par le chien d’un promeneur. Le journaliste Tom Lanier, qui a vécu à Anton, va mener sa propre enquête. Une seule personne pourrait détenir les clefs de la vérité, mais cette femme, Marcy, est victime d’une amnésie totale sur cette période trouble.

    Six ans après la parution de La Lionne rouge, Marion Cabrol revient chez l’éditeur Taurnada avec ce roman particulièrement réussi. Dès les premiers chapitres, voire dès les premiers paragraphes, on est impressionné par la maîtrise de l’écrivaine : son style est à la fois travaillé et sec comme une trique, avec des formules et des dialogues qui cinglent comme autant de coups de fouet. Dans le même temps, l’intrigue est parfaitement charpentée et menée : elle repose sur des codes connus et éprouvés, et l’autrice en tire ce qu’il y a de meilleur, avec de nombreux rebondissements, des fausses pistes prometteuses et des personnages d’un réalisme convaincant. Certains passages sont marquants, comme l’un des protagonistes déterrant un cadavre, ou encore cette sinistre ferme où sont inhumés autant de dépouilles que de sinistres secrets. Ne clignez pas des yeux : Marion Cabrol ne s’embarrasse pas de temps mort et de circonvolutions, son récit suit un tempo cadencé, et c’est essoufflé que l’on parvient à l’épilogue, fort, vraisemblable et émouvant.

    Un roman qui se situe à mi-chemin entre l’ouvrage noir et à suspense, prélevant ce qu’il y a de meilleur dans chacun de ces deux genres. Soixante-treize chapitres de tension et de ténèbres pour une lecture hautement recommandable.

    avant hier à 07:47 3

  • Toucher le noir

    Ouvrage collectif

    7/10 Comme le veut le principe des recueils, certaines de ces nouvelles m’ont beaucoup plu et d’autres beaucoup moins. Mes préférées : Valentin Musso et ce repas organisé dans le noir, Solène Bakowski et ce conte cruel où l’on débite des reliques comme on morcelle un terrain, Michaël Mention et cette confrontation dans une cabine d’ascenseur, Danielle Thiéry et cette histoire autour d’un concours de piano, et Maud Mayeras et sa nouvelle autour des albinos africains. Les deux nouvelles signées Franck Thilliez et Laurent Scalese, qui ouvrent et closent ce spicilège, sont malignes mais ne me marqueront pas ; celle de Ghislain Gilberti ne m’a absolument pas touché ; le texte de Jacques Saussey m’a paru très plat et téléphoné ; celui d’Eric Cherrière est joliment écrit mais trop éloigné du thème central à mon goût ; celui de Benoît Philippon ne m’a pas particulièrement convaincu non plus. Bref, ces onze nouvelles - non, Franck 28, pas dix : il ne fallait pas recopier servilement cette coquille de Dodger - ont présenté des intérêts variés à mes yeux, un peu en dessous des autres recueils de la série que j’ai pu lire, et surtout, quelques-unes de ces nouvelles qui m’ont semblé trop éloignées du fil rouge attendu, comme si elles étaient un peu hors sujet.

    25/08/2026 à 07:51 1

  • Bandiagara

    Fred Duval, Emem

    7/10 Un homme atteint d’un cancer incurable met à prix la tête de Carmen Mc Callum. Pour l’heure, notre héroïne doit comprendre ce qui se passe dans un centre de stockage de déchets radioactifs situé au Mali. Un treizième tome un peu moins bourrin que d’autres que j’ai lus, à l’esthétique très réussie (les passages dans les bidonvilles ou la jungle sont de toute beauté), et un récit efficace s’achevant sur un cliffhanger prenant.

    25/08/2026 à 07:47 2

  • Le Visiteur du Futur - La Brigade temporelle tome 2

    François Descraques, Guillaume Lapeyre

    4/10 Revoilà Louise et ses acolytes, au temps de la Révolution française, alors que l’inconnu qui s’en était pris à de Gaulle est mort durant l’interrogatoire, tué par une puce qui a explosé dans son crâne. Ils partent dans le futur à la recherche du Métronome, le mystérieux commanditaire de la victime. Un tome beaucoup moins enjoué que le précédent : l’effet de surprise (tout relatif, hein, l’idée de cette série n’est tout de même pas particulièrement originale…) s’est évaporé, d’interminables bavardages, un net manque d’action et l’absence de personnage historique (à part Louis XVI au début, mais c’est très court), ce qui fait que je me suis pas mal ennuyé avec ce deuxième tome. Du coup, vraiment pas certain d’être au rendez-vous du troisième et dernier tome.

    24/08/2026 à 07:57 1

  • Pacte avec le Diable

    Umberto Ciance, Andrea Mutti

    5/10 Juillet 2003, dans la banlieue de Zagreb : un homme prévoit de devenir riche après avoir livré Milorad « Lejiga » Lukovic, un criminel de guerre, mais sa tentative tourne court. On envoie alors Malko Linge sur place.
    Une adaptation qui présente un cocktail assez classique mais qui ne m’a pas emballé plus que ça : scènes de sexe un peu inutiles, espionnage, violence (parfois gratuite), et une fin abrupte avec la chute de l’hélicoptère. Un bon graphisme qui ne rattrape malheureusement pas un récit trop balisé voire attendu selon moi.

    23/08/2026 à 07:52 2

  • La Mère de tous les maux

    Cinzia Di Felice, Philippe Pelaez

    8/10 Londres, décembre 1904 : un spectateur ému demande à voir l’auteur de la représentation consacrée à Peter Pan. Celui qui se présente comme étant J. M. Barrie serait en réalité Peter Pan. On revient alors au Londres de 1888, quand l’immonde Jack l’Eventreur ensanglantait la capitale…
    Une idée ingénieuse que de mélanger ainsi les univers de Peter Pan, d’Oliver Twist et du sinistre tueur en série londonien. Tout est finalement une histoire de contrastes : des coloris léchés et enfantins avec les scènes de crimes, de certains passages de pure magie avec la peur qu’inspire ce Capitaine Crochet devenu boucher. L’arrivée finale d’H. G. Wells et de sa machine à voyager dans le temps apporte une touche supplémentaire d’inventivité. Vraiment bon et atypique.

    22/08/2026 à 07:56 1

  • 1938, les océans de feu

    Simon Second, Lender Shell

    8/10 Elias continue à se débattre, un an après le premier épisode, avec les ennuis de toutes sortes : attaques d’animaux préhistoriques, motion de défiance au sein de son entreprise, pépins techniques, vingt-deux morts parmi ses hommes, etc. Et voilà que les Américains semblent s’accommoder du nazisme pour concentrer leur haine sur le flanc bolchévique…
    Dessins impeccables, dialogues au cordeau, scénario pétillant qui a certes perdu de son effet de surprise mais qui demeure prenant, combats contre deux mégalodons en même temps que pleuvent des grenades sous-marines : j’attends déjà avec impatience le troisième et dernier tome tandis qu’apparaît le spectre de la fission nucléaire.

    21/08/2026 à 07:59 2

  • Fanny

    Stephen Desberg, Griffo

    6/10 Londres, 1820 : on s’apprête à pendre un voleur qui débardait en douce des marchandises. Une jeune fille, Fanny, fuit son père qui vient de poignarder la mère de la gamine. Elle fera des années plus tard la connaissance de James Orwood qui va lui proposer de monter un quatuor de brigands avec les dénommés Lucrèce et Lario : les Golden Dogs.
    Un premier tome sympathique, plutôt rythmé, qui s’appuie sur un canevas classique mais fait passer un bon moment, avec en point d’orgue des combats de chiens et 8000 livres subtilisés. J’espère en revanche que les opus suivants sauront apporter les épices nécessaires, d’autant qu’il y a plusieurs références à une trahison au sein du groupe.

    20/08/2026 à 07:54 1

  • Les Invisibles

    Olivier Jouvray, Frédérik Salsedo

    6/10 Une BD au pitch vraiment alléchant, mais j’ai été déçu par le graphisme (pas très jojo à mes yeux) et les bavardages qui phagocytent les espaces visuels. La quête d’Adil pour retrouver sa sœur Laurette est loin d’être inintéressante et le contexte de surexploitation de la vidéo et du numérique est chouette, mais mis à part l’épisode de l’invisibilité, ce premier tome ne m’a pas paru suffisamment noir ou nerveux pour servir le récit.

    19/08/2026 à 07:42 1

  • Sous surveillance

    Blake Pierce

    6/10 Riley Sweeney, étudiante en fac de psycho, se cherche encore du point de vue professionnel quand elle apprend que l’une de ses camarades, qui était dans le même dortoir de campus qu’elle, vient d’être assassinée. Pire : alertée par les cris, elle va même être la deuxième personne à voir le corps de Riley Thorson. Tandis que la zone universitaire pourrait être le terrain de chasse d’un tueur en série, Riley commence à ressentir ses premières aptitudes pour se glisser dans la tête d’un prédateur.
    Un roman sympathique, qui permet de découvrir la genèse de l’enquêtrice que va devenir Riley – elle s’appellera alors Paige et non plus Sweeney. On retrouve les éléments caractéristiques de l’univers de Blake Pierce : écriture simple mais pas franchement mauvaise pour autant, protagoniste féminine, rebondissements plutôt bien placés. Ici, le scénario n’est pas extraordinaire, son traitement non plus, mais ça se laisse néanmoins lire, avec un dénouement intéressant (l’idée exploitée est vraiment séduisante même si elle n’est que trop rapidement abordée).

    17/08/2026 à 07:50

  • Sauve qui peut !

    R. L. Stine

    4/10 Rose Packer, douze ans, et Shawn, son frère cadet de deux années, vont passer leurs vacances auprès de leur oncle dans un village au nord-est des Etats-Unis, et ce fanatique de légendes de pirates ne déçoit pas, avec son chat Céleste qui parle et ces aventures dont il est un inarrêtable conteur. Mais les événements s’emballent pour les deux ados quand ils ouvrent une malle où se trouve un diable sur ressort ressemblant à un corsaire, un dénommé Jack Long-Couteau, qui va les entraîner dans une folle histoire. Décidément, les deux gamins auraient dû écouter le conseil de la serveuse du restaurant, leur disant qu’il y avait chez Jim « quelque chose de maléfique ».
    Cela faisait un bon bout de temps que je n’avais pas lu du R. L. Stine, mais celui-ci ne figurera certainement pas parmi mes préférés. Le ton est gentiment décalé, l’humour (pas toujours emballant à mon goût, mais c’est très subjectif) très présent, et certaines répliques de Rita m’ont fait sourire. Mais malgré l’idée plutôt sympa et l’originalité pour l’auteur de nous emmener dans le monde des pirates, c’est un pot-pourri où il y a trop d’intrigues différentes, certaines s’effilochant avant d’aboutir à la suivante. Les marionnettes, OK, puis cap sur une île, le naufrage, etc. : beaucoup trop de segments fracturés qui ne façonnent pas pour autant une belle ligne droite. Quant à l’épilogue, il est raté à mes yeux parce que peu imaginatif : un pseudo rebondissement déjà vu ailleurs, guère satisfaisant, où R. L. Stine a clairement manqué d’inspiration. Bref, une tentative honorable de vaguement changer de registre, mais un essai qui n’a pas été transformé, loin de là.

    17/08/2026 à 07:42

  • Cette machine tue les fascistes

    Damien, Jean-Pierre Pécau

    7/10 De la guerre en Afghanistan où on aperçoit dès la première planche le char JS-1 puis un flashback permettant de constater l’incroyable efficacité de cette arme face à des Panzer allemands en 1945, l’histoire de ce tank. Au-delà de ce focus documentaire assez riche, c’est aussi l’occasion de beaux combats, de l’histoire de son ingénieur (Sergeï) qui est revenu mutilé et privé de sa famille de l’agression nazie à Stalingrad (le final explique ce qui s’est réellement passé), puis des usages historiques de cet engin dans les époques ultérieures. Une lecture probablement pas nécessaire mais réussie.

    16/08/2026 à 07:58 2

  • Ritter Germania

    Vincent Brugeas, Ronan Toulhoat

    8/10 Véritable héros national, le Ritter Germania a été inventé par les édiles nazies afin de servir la propagande : on l’entend à la radio, dans des mensuels, interprété au cinéma, mais quand le 23 janvier 1950, on découvre le corps pendu d’un membre influent de la SS avec la signature de ce superhéros, la donne change.
    Un habile – et original – mélange de comics, de propagande nazie se retrouvant prise à son propre piège, d’action et d’un rythme de thriller. Les dessins sont remarquables, l’intrigue aussitôt addictive, et le final sur le front de l’Est mémorable. Vraiment très bon.

    14/08/2026 à 07:57 2

  • Entre fauves

    Colin Niel

    8/10 J’ai beaucoup aimé ce roman, très fort et pertinent. La documentation est solide, la plume de Colin Niel intéressante et immersive (surtout dans les parties mettant en scène le lion Charles et le berger Komuti, à mon avis), et cette alternance des points de vue – en plus de la présentation qui rompt toute traditionnelle chronologie – rend le récit d’autant plus dynamique. Si Martin présente pas mal de poncifs psychologiques anti-chasse (je ne suis vraiment pas pro chasse, mais les arguments peuvent être plus fins), le final auprès d’Apolline et les choix qu’ils sont obligés de prendre est sacrément bien trouvé et, à défaut d’être tout à fait crédible, il est inattendu selon moi et rebat bien les cartes des crédos personnels des uns et des autres. Le message écologique global est intéressant, le biais plutôt original, et cette conclusion multiple, assez ouverte pour chacun des personnages, continue de faire réfléchir une fois la dernière page tournée. Bref, une lecture vraiment intéressante et intelligente, qui interroge autant qu’elle distrait. Bravo !

    13/08/2026 à 07:40 4

  • Roxelane, la joyeuse tome 1

    Virginie Greiner, Olivier Roman

    7/10 Istanbul, novembre 1520 : le harem est en ébullition puisque ça n’est pas qu’un lieu de plaisirs mais également là où se jouent des relations politiques. Quand Roxelane, esclave venue de Galicie, est incorporée dans les rangs de ce sérail, elle ignore encore quelle sera sa destinée, puisqu’elle parviendra à approcher le sultan et porter un enfant de lui.
    Un premier tome très agréable, aux dessins prenants et à l’intrigue habilement menée. C’est juste dommage que certains passages soient à mon goût un peu bavards.

    10/08/2026 à 07:59

  • Pas moi

    Kate Bold

    6/10 L’agent du FBI Camille Grace, œuvrant en Alabama, rejoint une enquête à la Nouvelle-Orléans – d’où elle est originaire – car un tueur en série assassine des jeunes femmes, laissant leurs dépouilles avec de nettes traces de piqûres. Collaborant avec l’agent Scott Palmer, le dossier s’oriente vers la piste d’un rituel vaudou…

    Un roman à suspense très honnête, à la structure attendue pour qui lit régulièrement du Kate Bold, du Blake Pierce et consorts, mais la plume s’avère davantage travaillée que d’habitude. Le duo Grace – Palmer fonctionne plutôt bien, chacun travaillant en parallèle, et l’histoire est plutôt bien trouvée avec cette idée de résurrection. Certes, on a les clichés habituels du genre – un clin d’œil probablement trop appuyé au « Silence des agneaux » avec ces couinements des porcs évoqués par le père de l’enquêtrice – mais l’ensemble se tient bien et offre une agréable lecture.

    09/08/2026 à 07:57 1

  • Dead Inside

    John Arcudi, Toni Fejzula

    8/10 Un coup de fil envoie l’inspectrice Caruso à la prison Bennett où l’attendent deux cadavres : un détenu gringalet a étripé un énorme prisonnier avant de se suicider en se pendant. Tout semble déjà plié, d’autant que la seconde mort a été enregistrée par une caméra : pourtant, quelque chose cloche, et la balle de calibre 38 découverte dans l’un des corps pose sérieusement question…
    Un scénario qui intrigue, des rebondissements nerveux (l’arme du policier qui a peut-être été utilisée, le suicide par arme à feu, le coup du chèque de l’assurance-vie, etc.), pas le moindre temps mort et une enquêtrice avec un sacré tempérament, quitte à aller directement au milieu des mutinés. Le dénouement est intéressant et tient ses promesses. Une bien bonne BD et je ne peux en cela que rejoindre l’avis de Fredo !

    08/08/2026 à 07:28 2

  • D'entre les morts

    Alexis Laipsker

    7/10 Un thriller qui commence sur les chapeaux de roues avec cet étonnant prologue baptisé « Fin ? », puis une belle alternance de courts chapitres (116, sans compter le dernier qui ressemble presque à un passage caché après le générique final). Une histoire prenante où se mêlent querelles d’identités, mutilations, cadavres empilés, reconstitution d’un corps façon chose de Frankenstein, incendies dantesques, etc. Alexis Laipsker s’y connaît et propose un page-turner bien calibré. Néanmoins, je lui reproche bien subjectivement une surenchère d’événements, de caractéristiques et de rebondissements pour cette intrigue que j’ai trouvé inutilement alourdie et dont certains aspects ont déjà été exploités. Parallèlement, ce prologue m’a involontairement donné une clef qui m’a permis de deviner la résolution de l’intrigue. Bref, un livre calibré et efficace même si je le pense gâché par quelques excès scénaristiques.

    05/08/2026 à 07:41 1

  • Un Passé caché

    Blake Pierce

    7/10 Pour payer ses études à la fac, Nate Harlow, dix-neuf ans, devient piscinier dans un lotissement californien baptisé « Autumn Downs ». Il n’y a que de belles villas et de riches propriétaires, ce qui nourrit son ressentiment à l’égard des gens aisés depuis l’accident provoqué par un inconnu au volant d’une puissante berline et qui a coûté la vie à sa sœur Annie. Peu de temps après le début de son travail, la jeune et belle Lila Kensington est retrouvée morte dans la piscine familiale. La police mène l’enquête mais Nate sait déjà qu’il va devoir s’en mêler, peut-être aussi en mémoire d’Annie.
    Voilà un énième roman signé Blake Pierce, mais il faut objectivement reconnaître à l’écrivain de l’ombre qui a rédigé celui-ci bien plus de talent ou d’efforts qu’à ses petits camarades. L’écriture est beaucoup plus soignée, le style également, et les dialogues sont d’un niveau bien supérieur à ce que j’ai déjà lu. Les personnages ont également bien plus de profondeur, l’intrigue se tient davantage et l’ensemble est construit avec plus d’assurance. Il reste encore quelques scories – des passages mal traduits et l’identité du coupable, même si cet événement est correctement amené, ne surprend pas plus que ça – mais il s’agit d’un livre bien au-dessus de la mêlée et de la franchise Blake Pierce. Quelques heures d’une lecture très distrayante dont je ressors réconcilié avec l’écurie d’auteurs qui se trouvent derrière ce nom de plume.

    02/08/2026 à 07:53