El Marco Modérateur

2603 votes

  • Piment rouge et alcool blanc

    Jean-François Di Giorgio, Cristina Mormile

    8/10 Takeo, bien que fort mal en point, fait sa demande en mariage à Sayuri, mais s’il a pourtant juré de déposer les sabres, un récent massacre lié à la quête du ionuchi pourrait le faire se contredire. C’est d’ailleurs peu de temps après qu’il tombe dans un piège. Une BD toujours aussi magnifique graphiquement, une ambiance qui demeure dans l’ésotérisme comme dans les précédents tomes, notamment avec la magie et cette saleté de créature que Takeo va affronter dans ce sinistre donjon. Pas mal d’action et de sang dans ce très bon opus.

    aujourd'hui à 17:47

  • Un Gentleman

    Maurice Leblanc

    6/10 Une transaction amorcée dans un train, où un dénommé Prince Metcherski, accompagné de son domestique Jean, souhaite acheter une 24 CV : une nouvelle de quelques pages à peine, où la chute tombe comme celle d’un gag plaisant. C’est amusant même si on sent venir le final quasiment dès le début, et il n’y a guère que l’année de ce texte (1903) pour permettre à ce récit à la première personne de faire sourire puisqu’il a été rédigé bien avant qu’il ne devienne un élément constitutif si souvent lu, vu ou raconté depuis. Bref, sympathique et élégamment mené, certes, mais vraiment pas de quoi démembrer un poulpe.

    aujourd'hui à 17:46

  • L'Appel de Baïkonour

    Fred Duval, Gess

    8/10 Ça commence fort, avec une chasse photographique au centaure qui tourne au cauchemar pour les reporters. Une véritable pluie d’Êtres Génétiquement Modifiés, beaucoup inspirés des mythologies grecque et romaine (clin d’œil évident, avec ce sphinx combattant dans une arène). Carmen n’apparaît qu’à la moitié du récit, ce qui n’empêche pas le lecteur d’être happé par le rythme (nerveux), l’histoire (à la fois insolite et prenante). Des scènes marquantes, comme ces multiples apparitions de créatures guerrières, les tigres au fond de la fosse, ce jeu de la roulette russe que notre héroïne détourne, qui jalonnent ce nouvel opus d’une grande qualité esthétique et scénaristique.

    23/06/2022 à 18:45 2

  • Black-Box tome 2

    Tsutomu Takahashi

    8/10 « Les débuts fracassants du fils du tueur. L’éveil de ses gènes de tueur !! », hésite à écrire la journaliste Rie après le combat remarquable mené par Ryoga. Rie se met à la boxe et s’intéresse de plus en plus à cet étrange boxeur tandis qu’un autre adversaire surgit pour affronter Ryoga, un champion de kickboxing, Shidoh. Leur première rencontre, en dehors d’un ring, est d’ailleurs électrique, et Ryoga met violemment Shidoh au tapis. Un deuxième tome de toute beauté esthétiquement, à l’histoire certes classique mais qui creuse habilement la psychologie de Ryoga, aux côtés d’un ancien boxeur de 52 ans devenu alcoolique, et concernant notamment un épisode traumatisant du passé avec son frère.

    23/06/2022 à 18:44 1

  • L'Homme de la plaine du Nord

    Sonja Delzongle

    8/10 La profileuse Hanah Baxter n’a guère le temps de souffler : à peine est-elle revenue à New York qu’une lettre anonyme l’incrimine comme étant responsable du meurtre de son mentor, Anton Vifkin, lui-même expert en criminologie. Il semblerait qu’un tueur à gage, décidé à en finir avec Hanah, soit à la manœuvre. Peu de temps après, un homme est massacré par des pitbulls dans le nord de la Belgique, près d’un manoir qui n’est pas inconnu de notre profileuse puisque résolument soudé à son propre passé.

    Ce quatrième et ultime volet de la série consacrée à Hanah Baxter séduit dès les premières pages. On y fait la rencontre d’un assassin froid et méthodique, aussi glacé que les balles de son fidèle PPK qu’il chemise d’or avec amour, et fermement décidé à en finir avec notre héroïne. Dans le même temps, c’est un personnage pour le moins étonnant : si Ernest Gare est un tueur déterminé et indifférent à l’identité de ses victimes, il partage sa propre personnalité avec Frida lorsqu’il devient transformiste et se travestit dans des cabarets pour chanter son répertoire de classiques de la chanson française. Sonja Delzongle plonge le lecteur dans une histoire sombre et acide, ou plus exactement des histoires tordues et sinistres, où s’entrecroisent des protagonistes pour le moins accidentés par l’existence. Jugez plutôt : Ernest dont la sœur, Cha, est morte tombée au fond d’un terril et dont l’esprit ne cesse de le hanter, le commissaire Peeters dont le fils s’est pendu adolescent, Ange qui occupe le manoir, dont le jeune frère est resté handicapé par une soi-disant chute dans les escaliers et dont la mère est devenue aliénée suite à cette catastrophe, etc. Et c’est peu dire que l’écrivaine, à la plume particulièrement noire et écharpée, ne nous préserve en rien de son imagination certes fertile mais ô combien atroce : des enfants martyrisés, des parties fines où participent des gosses et où sont exercées toutes les paraphilies, des combats de chiens et des chasses à l’homme, des tortures sans filtre, des décapitations, des automutilations. L’auteure du Hameau des purs ou encore du Dernier chant ne nous épargne rien, même s’il est indéniable que ces divers récits sont parfaitement maîtrisés et s’entrecroisent avec brio. Néanmoins, au-delà des nécessaires mises en garde à l’attention des âmes sensibles, son ouvrage, un pur brûlot de noirceur et de barbarie, souffre peut-être d’une sorte de surcharge littéraire, avec un peu trop d’intrigues et de cruautés, comme des individus peuvent être lestés d’une surcharge pondérale.

    Un livre incontestablement fort, puissant et marquant, à la rigueur trop surchargé pour plaire à tout le monde, mais dont la radicalité bouscule plus qu’elle ne séduit véritablement, et c’est en soi une vertu.

    22/06/2022 à 06:12 3

  • Starving Anonymous tome 6

    Kazu Inabe, Yuu Kuraishi

    7/10 Ce sixième tome d’une série que j’aime beaucoup commence sur les chapeaux de roues, avec un découpage en règle au couteau. Hanajima libère alors les monstres séquestrés dans le sous-sol, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils sont affamés, et les premiers bestiaux volants arrivent en ville, entraînant un massacre. Un manga aussi violent que les précédents, revenant sur les premiers instants de ces créatures sur Terre, il y a fort longtemps. Un opus toujours aussi fou et déjanté qui se conclut sur une scène de cannibalisme ou, dans cette espèce de hors-série qui clôture le manga, sur un personnage devant à son tour un membre de l’élevage humain.

    21/06/2022 à 19:48 1

  • Les Dragons de Pékin

    Jean-Claude Bartoll, Renaud Garreta

    6/10 Un prologue plein de bruit et de fureur avec un combat fulgurant sur mer. Un cocktail plutôt sympa d’espionnage et de baston (bien loin des premiers tomes, tout de même…), où Najah nous dévoile également son habileté au sabre. Mais, même si l’ensemble est bien charpenté et documenté, je regrette ces monceaux de bavardages. Une explosion tout en haut d’un building vient clore ce tome certes fort lisible et distractif mais qui manque à mes yeux d’un peu de piment et/ou de concision.

    20/06/2022 à 17:05 2

  • Le Message du marais

    Nicolas Ménard

    8/10 Des événements inquiétants se multiplient en Sologne, non loin du village de Chaumont-sur-Tharonne : Firmin Lefoix, surnommé « père Corbeau », grand amateur de légendes locales disparaît alors qu’il était lourdement handicapé par un AVC. Un prêtre échappe de peu à une tentative de meurtre perpétrée par un colosse aux allures d’homme préhistorique, ce dernier tuant à la machette deux gendarmes. Les Rocheval sont massacrés et leurs corps jetés dans un marais. Que se passe-t-il dans cette région habituellement si calme ? Pourquoi un tel déferlement de barbarie ? L’ancien lieutenant Bastien Guilian, déjà accaparé par la gestion du parc animalier de Montivilliers va mener l’enquête.

    Après Un Trou dans la carapace, voici donc le deuxième ouvrage de Nicolas Ménard mettant en scène Bastien Guilian. On y retrouve tous les ingrédients littéraires qui nous avaient déjà ravis : une écriture sûre et maîtrisée, une intrigue mêlant de multiples éléments, une histoire très crédible, et un tempo qui ne faiblit jamais. L’auteur brouille habilement les cartes en développant autant qu’il intensifie les diverses pistes, fort nombreuses après la mise en place : un étrange passé au cours duquel, au début du siècle dernier, des pèlerins ont été assassinés, un langage codé découvert au domicile du « père Corbeau », une pierre qui recèlerait une portée religieuse, un hominidé presque indestructible et chasseur carnassier, un marécage qui semble doué de son propre instinct… Indéniablement, Nicolas Ménard dispose d’un talent de conteur autant que d’une solide imagination, au point que l’on a souvent l’agréable impression que cet opus constituerait un solide substrat pour un téléfilm de qualité. Ce qui frappe également, c’est sa façon si particulière de chorégraphier les scènes d’action : tout tient du thriller hollywoodien, mais l’écrivain les brosse à sa façon, de façon plausible, sans jamais pour autant tuer la tension de ces moments. Et le final tient toutes ses promesses : l’histoire, complexe, se dénoue avec limpidité. On pardonne donc avec d’autant plus de facilité quelques erreurs dans la forme, probablement liée à un manque de relecture de la part d’une tierce personne, comme cet enquêteur qui énonce les droits Miranda à un prévenu, une ponctuation parfois aléatoire, ou encore des répétitions – notamment du terme « prédateur » lorsque la créature sévit, des occurrences facilement évitables.

    Un nouveau roman d’une bien belle tenue pour Nicolas Ménard, qui confirme autant son habileté que son tact. Voilà qui donne envie de découvrir ses autres ouvrages que sont Un Trou dans la carapace, La Mort à deux visages et La Promesse du gitan.

    20/06/2022 à 07:44 3

  • Parasite Reversi tome 4

    Ohta Moare

    7/10 Une entame à l’image des précédents tomes : graphiquement sage mais foncièrement assez puissante, avec cet individu qui s’avère être une des créatures. Le dénommé Ebisawa dévoile sa technique de combat (connue, avec le découpage en règle). Un rythme assez lent mais qui colle bien à l’étude psychologique (notamment la relation père-fils) tandis que les monstres tissent tranquillement la toile de leur invasion silencieuse. L’arrivée de ce Fukami, médium, vient clore habilement cet opus très plaisant.

    18/06/2022 à 08:19 2

  • Terreur dans la brume

    Tristan Pichard

    8/10 Charlène n’en a pas cru ses oreilles : elle et ses parents vont aller passer le week-end chez les Hécate. Des gens bien, ces Hécate : ils ont de l’argent, se montrent envahissants en plus de susciter une forme d’admiration chez leurs nouveaux amis, et leurs deux enfants, Sîn et Séléné, des jumeaux, sont aussi étranges qu’inquiétants. Oui, Charlène sent qu’elle a décroché la timbale. Mais elle n’est pas au bout de ses (mauvaises) surprises…

    Cet ouvrage, publié dans la collection Hanté, séduit dès les premiers instants. Tristan Pichard, déjà auteur de multiples ouvrages destinés à la jeunesse, connaît son lectorat, maîtrise les codes du genre gentiment horrifique et sait procurer des sensations fortes. Ici, le scénario est pourtant classique : une maison isolée, un environnement de nature, des hôtes bizarres voire effrayants, et une succession d’événements surprenants. Pourtant, l’écrivain exploite ce terreau connu et moult fois cultivé pour y planter les graines de belles frayeurs à venir. Le cadre offert par le pavillon, la cabane perchée en haut d’un arbre, le panorama de solitude et les Hécate sont utilisés avec intelligence et efficacité, procurant amplement ce qu’il faut de sueurs froides et autres tensions attendues. Dans le même temps, même si les lecteurs sont assurément jeunes, Tristan Pichard distille quelques moments assez durs, notamment concernant le sort du dénommé Milo et de sa sœur qu’il recherche désespérément, ou encore un final que chacun pourra (re)construire et interpréter dans la mesure où il est assez ouvert.

    Un roman fort bien ciselé et porté par une inventivité et une vitalité louables. Espérons que nous aurons l’occasion de lire d’autres livres de Tristan Pichard tant celui-ci est distractif et réussi.

    17/06/2022 à 05:52 2

  • L'Oeil du dragon

    Jean-François Di Giorgio, Cristina Mormile

    8/10 Des transactions, des violences et des meurtres autour de mystérieuses œuvres d’art. L’histoire de la disparition évoquée dans le tome précédent est enfin dénouée. Revient alors sur le devant de la scène le XIIème prophète, ou plus exactement sa secte d’adorateurs. Une esthétique toujours aussi remarquable, une ambiance un peu plus lourde voire ésotérique qu’auparavant, des scènes lors de l’assaut et de l’infiltration de toute beauté, au moins autant que les finales, très axées magie et enchantement. J’en redemande.

    16/06/2022 à 19:35 2

  • Le Braquage d'Oslo

    Jørn Lier Horst

    8/10 A peine remis de leur enquête (Crime à Ålodden), Cecilia, Leo, Uriel et le chien Ego vont de nouveau être sollicités. Luni Hildonen avait braqué une bijouterie à Oslo, avec un butin de plusieurs millions de couronnes avec notamment une magnifique horloge maltaise, mais le criminel avait été appréhendé sans que le trésor soit retrouvé. Evénement : Hildonen vient de s’évader de prison. Dans la mesure où il était originaire de Skutebukta, il est fort probable qu’il y revienne…

    Ce Braquage à Oslo est donc le deuxième tome de la série Clue. Jørn Lier Horst nous fait retrouver les quatre jeunes enquêteurs, et cela nous fait très plaisir. Encore logée dans l’hôtel où défilent les clients douteux, voire pouvant être les complices d’Hildonen, Cecilia aura à nouveau besoin de ses camarades et de leur fidèle quadripède afin de tirer cette affaire au clair. Car il y en a, du monde qui se pointe à cet hôtel en bord de mer, constituant autant de suspects qu’il va falloir observer, faire parler, suivre au gré de filatures discrètes, etc. L’auteur maîtrise son sujet et, si l’histoire peut sembler de prime abord classique, Jørn Lier Horst nous réserve autant de rebondissements que de moments bien tendus. Cet opus se caractérise, comme le précédent, par un scénario habilement charpenté, l’absence du moindre temps mort, une écriture et un style qui ne pourront que ravir les jeunes lecteurs auxquels s’adressent ce livre, et des indices adroitement distribués au gré du récit. Nos limiers auront fort à faire, jusqu’à découvrir un bunker où se résoudra l’intrigue. D’ailleurs, l’écrivain continue de creuser l’histoire de Cecilia : bouleversée par la mort énigmatique de sa mère, ce tome permettra d’en savoir un peu plus, notamment à propos de la robe qu’elle portait dans la soirée de son décès. Mais Jørn Lier Horst, en ciseleur astucieux, clôt ce roman avec un cliffhanger inattendu concernant l’histoire personnelle de Cecilia, nous faisant déjà piaffer d’impatience quant à la parution chez nous des autres ouvrages de cette série.

    Encore un très bon polar jeunesse, confirmant tout autant le talent de Jørn Lier Horst que la qualité des enquêtes de ce quatuor.

    16/06/2022 à 06:00 2

  • Le sixième doigt du Pendjab

    Fred Duval, Gess

    8/10 Deux drones nettoyeurs tentent d’attaquer par surprise notre héroïne dans sa cabane sur la plage. Mal joué : ils n’y survivront pas. Et la voilà de retour aux affaires. De Paris à Auckland, d’autonomistes maoris à l’assaut (musclé) d’une île privée, d’une jungle étouffante aux fonds sous-marins, un tome particulièrement nerveux et dont l’action est habilement soulignée par une esthétique de belle qualité. Qu’il est loin, le temps des premiers opus de la série qui ne me plaisaient pas. Des changements comme ça, j’en redemande !

    15/06/2022 à 18:21 2

  • Retour sur Belzagor épisode 1/2

    Philippe Thirault, Laura Zuccheri

    5/10 Un jeune lieutenant de vingt-et-un ans est envoyé sur la planète de Holman afin d’aider le commandant Kurtz sur place à pratiquer une récolte de venin. Ce produit normalement toxique est utilisé comme cosmétique et tiré de vers géants, les naggiars. Huit ans plus tard, le lieutenant Gundersen est de retour sur cette planète. Une esthétique particulièrement agréable et léchée, mais je suis resté froid quant à l’histoire : des créatures, des transformations, un manque de percussion à mes yeux et des flash-backs surnuméraires au point que l’on ne sait plus où on en est. Je ne dis pas que ça n’est pas bon, je dis simplement que ça n’est pas pour moi.

    15/06/2022 à 17:25 2

  • 500 mille chevaux

    Alain Henriet, Daniel Pecqueur

    5/10 Daytona continue de s’entraîner pour la Golden Cup tandis que l’on apprend les manigances d’un individu cherchant à se venger avec un étrange camion visiblement taillé pour la course. Au programme : une église à moitié ensevelie sous le sable, la présentation des bolides et des conducteurs, un projet d’attentat en Afrique, etc. Bon, c’est toujours aussi gentil à suivre, parfois explosif lors de quelques scènes, mais c’est tout aussi gentiment vain et sans grand intérêt.

    15/06/2022 à 17:23 2

  • Les Révoltés de Néosalem

    Bruno Gazzotti, Fabien Vehlmann

    4/10 Leïla est prisonnière avec quelques autres enfants et sont forcés de participer à des jeux du cirque particulièrement dangereux, mortels même, tandis que Saul ne parvient ni à user de ses pouvoirs ni à transformer Leïla en tueuse. Ses camarades essaient de trouver un plan pour la faire évader. Bon, niveau originalité des jeux (clochettes/mitrailleuses puis course à rollers en portant un bébé [sic]), on a déjà vu plus original ou moins ridicule, une évasion vraiment pas crédible et WTF (avec du ski nautique à patins à roulettes sur bitume…), et même des emprunts visuels à « Mad Max ». Pas mal d’action, donc, mais rien de transcendant. Un tome bien dynamique, certes, mais pas extraordinaire non plus, loin de là, oscillant entre déjà-vu et déjà-lu. Le passage final avec l’extrait d’un poème d’Aimé Césaire apporte un peu de profondeur mais ça reste globalement bien médiocre selon moi.

    14/06/2022 à 18:44 2

  • Issak tome 5

    DOUBLE-S, Shinji Makari

    8/10 Le combat tant attendu entre Issak et Renzo tourne court, et notre héros démontre une fois de plus son habileté au sabre puis au mousquet, en tirant Zetta d’une sale situation. Un nouvel épisode fort réussi, panachant action, suspense et psychologie (le bras de fer stratégique entre Issak et le chef espagnol au début du manga est excellent). Un opus au terme duquel Issak va devoir endosser le rôle de tuteur après le décès de l’un des personnages.

    13/06/2022 à 18:51 2

  • Higanjima tome 7

    Koji Matsumoto

    6/10 Un début un peu plus calme que ce que l’on trouvait dans les précédents tomes, puis l’horreur revient au galop, avec un vampire qui se décapite pour laisser, à la place de sa tête, une myriade d’autres. La baston et l’horrifique reprennent ensuite la main. Dommage que cette créature – commutation de leur vieil ami Pon – prenne tant de place dans le récit, au point de rendre l’ensemble vraiment longuet et, pour ainsi dire, statique, malgré un final intéressant avec une sorte de demande d’euthanasie.

    13/06/2022 à 16:33 2

  • Le Feu écarlate

    Xavier Dorison, Grzegorz Rosinski

    8/10 Thorgal subit des tortures répétées de la part de ses geôliers, et il ne peut que constater le rôle prégnant qu’a pris son fils Aniel sous la férule de ses nouveaux tuteurs. L’armée d’orient de Magnus se fait de plus en plus pressante aux portes de la cité fortifiée. Un épisode enlevé, constituée d’une multitude de saynètes toutes très réussies, où le sang coule à gros bouillons dans ce magnifique (bravo à Grzegorz Rosinski pour les dessins !) décor moyen-oriental comme jailli d’un conte des Mille et une nuits, d’autant qu’il s’achève avec un protagoniste en fort mauvaise posture et donc sur un suspense de haute qualité.

    10/06/2022 à 18:20 3

  • Blood + A tome 2

    Kumiko Suekane

    2/10 On prend les mêmes (défauts) et on continue et finit. Des personnages commutables (exemple : les 17 présentés d’entrée de jeu sont aussi dissemblables à mes yeux que les rayures d’un troupeau de zèbres pour un être humain lambda), un Raspoutine purement grotesque, un scénario global hallucinant de n’importe quoi, bien plus de violence par rapport au précédent tome comme si cela pouvait revigorer l’histoire alors que ça ne fait que l’enfoncer davantage dans le marais de l’insignifiance, une esthétique japonisante à l’excès (je respecte infiniment ce pays, son peuple, son histoire et sa culture, mais faire passer l’environnement russe par la moulinette des codes nippons est complètement absurde et risible), des dialogues plats comme un parquet, et un ensemble sans le moindre intérêt. Je suis habituellement plutôt doux dans mes votes et commentaires, mais là, c’est une purge intégrale.

    09/06/2022 à 20:45 3