El Marco Modérateur

3903 votes

  • 1938, les océans de feu

    Simon Second, Lender Shell

    8/10 Elias continue à se débattre, un an après le premier épisode, avec les ennuis de toutes sortes : attaques d’animaux préhistoriques, motion de défiance au sein de son entreprise, pépins techniques, vingt-deux morts parmi ses hommes, etc. Et voilà que les Américains semblent s’accommoder du nazisme pour concentrer leur haine sur le flanc bolchévique…
    Dessins impeccables, dialogues au cordeau, scénario pétillant qui a certes perdu de son effet de surprise mais qui demeure prenant, combats contre deux mégalodons en même temps que pleuvent des grenades sous-marines : j’attends déjà avec impatience le troisième et dernier tome tandis qu’apparaît le spectre de la fission nucléaire.

    hier à 07:59 2

  • Fanny

    Stephen Desberg, Griffo

    6/10 Londres, 1820 : on s’apprête à pendre un voleur qui débardait en douce des marchandises. Une jeune fille, Fanny, fuit son père qui vient de poignarder la mère de la gamine. Elle fera des années plus tard la connaissance de James Orwood qui va lui proposer de monter un quatuor de brigands avec les dénommés Lucrèce et Lario : les Golden Dogs.
    Un premier tome sympathique, plutôt rythmé, qui s’appuie sur un canevas classique mais fait passer un bon moment, avec en point d’orgue des combats de chiens et 8000 livres subtilisés. J’espère en revanche que les opus suivants sauront apporter les épices nécessaires, d’autant qu’il y a plusieurs références à une trahison au sein du groupe.

    avant hier à 07:54 1

  • Les Invisibles

    Olivier Jouvray, Frédérik Salsedo

    6/10 Une BD au pitch vraiment alléchant, mais j’ai été déçu par le graphisme (pas très jojo à mes yeux) et les bavardages qui phagocytent les espaces visuels. La quête d’Adil pour retrouver sa sœur Laurette est loin d’être inintéressante et le contexte de surexploitation de la vidéo et du numérique est chouette, mais mis à part l’épisode de l’invisibilité, ce premier tome ne m’a pas paru suffisamment noir ou nerveux pour servir le récit.

    19/08/2026 à 07:42 1

  • Sous surveillance

    Blake Pierce

    6/10 Riley Sweeney, étudiante en fac de psycho, se cherche encore du point de vue professionnel quand elle apprend que l’une de ses camarades, qui était dans le même dortoir de campus qu’elle, vient d’être assassinée. Pire : alertée par les cris, elle va même être la deuxième personne à voir le corps de Riley Thorson. Tandis que la zone universitaire pourrait être le terrain de chasse d’un tueur en série, Riley commence à ressentir ses premières aptitudes pour se glisser dans la tête d’un prédateur.
    Un roman sympathique, qui permet de découvrir la genèse de l’enquêtrice que va devenir Riley – elle s’appellera alors Paige et non plus Sweeney. On retrouve les éléments caractéristiques de l’univers de Blake Pierce : écriture simple mais pas franchement mauvaise pour autant, protagoniste féminine, rebondissements plutôt bien placés. Ici, le scénario n’est pas extraordinaire, son traitement non plus, mais ça se laisse néanmoins lire, avec un dénouement intéressant (l’idée exploitée est vraiment séduisante même si elle n’est que trop rapidement abordée).

    17/08/2026 à 07:50

  • Sauve qui peut !

    R. L. Stine

    4/10 Rose Packer, douze ans, et Shawn, son frère cadet de deux années, vont passer leurs vacances auprès de leur oncle dans un village au nord-est des Etats-Unis, et ce fanatique de légendes de pirates ne déçoit pas, avec son chat Céleste qui parle et ces aventures dont il est un inarrêtable conteur. Mais les événements s’emballent pour les deux ados quand ils ouvrent une malle où se trouve un diable sur ressort ressemblant à un corsaire, un dénommé Jack Long-Couteau, qui va les entraîner dans une folle histoire. Décidément, les deux gamins auraient dû écouter le conseil de la serveuse du restaurant, leur disant qu’il y avait chez Jim « quelque chose de maléfique ».
    Cela faisait un bon bout de temps que je n’avais pas lu du R. L. Stine, mais celui-ci ne figurera certainement pas parmi mes préférés. Le ton est gentiment décalé, l’humour (pas toujours emballant à mon goût, mais c’est très subjectif) très présent, et certaines répliques de Rita m’ont fait sourire. Mais malgré l’idée plutôt sympa et l’originalité pour l’auteur de nous emmener dans le monde des pirates, c’est un pot-pourri où il y a trop d’intrigues différentes, certaines s’effilochant avant d’aboutir à la suivante. Les marionnettes, OK, puis cap sur une île, le naufrage, etc. : beaucoup trop de segments fracturés qui ne façonnent pas pour autant une belle ligne droite. Quant à l’épilogue, il est raté à mes yeux parce que peu imaginatif : un pseudo rebondissement déjà vu ailleurs, guère satisfaisant, où R. L. Stine a clairement manqué d’inspiration. Bref, une tentative honorable de vaguement changer de registre, mais un essai qui n’a pas été transformé, loin de là.

    17/08/2026 à 07:42

  • Cette machine tue les fascistes

    Damien, Jean-Pierre Pécau

    7/10 De la guerre en Afghanistan où on aperçoit dès la première planche le char JS-1 puis un flashback permettant de constater l’incroyable efficacité de cette arme face à des Panzer allemands en 1945, l’histoire de ce tank. Au-delà de ce focus documentaire assez riche, c’est aussi l’occasion de beaux combats, de l’histoire de son ingénieur (Sergeï) qui est revenu mutilé et privé de sa famille de l’agression nazie à Stalingrad (le final explique ce qui s’est réellement passé), puis des usages historiques de cet engin dans les époques ultérieures. Une lecture probablement pas nécessaire mais réussie.

    16/08/2026 à 07:58 2

  • Ritter Germania

    Vincent Brugeas, Ronan Toulhoat

    8/10 Véritable héros national, le Ritter Germania a été inventé par les édiles nazies afin de servir la propagande : on l’entend à la radio, dans des mensuels, interprété au cinéma, mais quand le 23 janvier 1950, on découvre le corps pendu d’un membre influent de la SS avec la signature de ce superhéros, la donne change.
    Un habile – et original – mélange de comics, de propagande nazie se retrouvant prise à son propre piège, d’action et d’un rythme de thriller. Les dessins sont remarquables, l’intrigue aussitôt addictive, et le final sur le front de l’Est mémorable. Vraiment très bon.

    14/08/2026 à 07:57 2

  • Entre fauves

    Colin Niel

    8/10 J’ai beaucoup aimé ce roman, très fort et pertinent. La documentation est solide, la plume de Colin Niel intéressante et immersive (surtout dans les parties mettant en scène le lion Charles et le berger Komuti, à mon avis), et cette alternance des points de vue – en plus de la présentation qui rompt toute traditionnelle chronologie – rend le récit d’autant plus dynamique. Si Martin présente pas mal de poncifs psychologiques anti-chasse (je ne suis vraiment pas pro chasse, mais les arguments peuvent être plus fins), le final auprès d’Apolline et les choix qu’ils sont obligés de prendre est sacrément bien trouvé et, à défaut d’être tout à fait crédible, il est inattendu selon moi et rebat bien les cartes des crédos personnels des uns et des autres. Le message écologique global est intéressant, le biais plutôt original, et cette conclusion multiple, assez ouverte pour chacun des personnages, continue de faire réfléchir une fois la dernière page tournée. Bref, une lecture vraiment intéressante et intelligente, qui interroge autant qu’elle distrait. Bravo !

    13/08/2026 à 07:40 4

  • Roxelane, la joyeuse tome 1

    Virginie Greiner, Olivier Roman

    7/10 Istanbul, novembre 1520 : le harem est en ébullition puisque ça n’est pas qu’un lieu de plaisirs mais également là où se jouent des relations politiques. Quand Roxelane, esclave venue de Galicie, est incorporée dans les rangs de ce sérail, elle ignore encore quelle sera sa destinée, puisqu’elle parviendra à approcher le sultan et porter un enfant de lui.
    Un premier tome très agréable, aux dessins prenants et à l’intrigue habilement menée. C’est juste dommage que certains passages soient à mon goût un peu bavards.

    10/08/2026 à 07:59

  • Pas moi

    Kate Bold

    6/10 L’agent du FBI Camille Grace, œuvrant en Alabama, rejoint une enquête à la Nouvelle-Orléans – d’où elle est originaire – car un tueur en série assassine des jeunes femmes, laissant leurs dépouilles avec de nettes traces de piqûres. Collaborant avec l’agent Scott Palmer, le dossier s’oriente vers la piste d’un rituel vaudou…

    Un roman à suspense très honnête, à la structure attendue pour qui lit régulièrement du Kate Bold, du Blake Pierce et consorts, mais la plume s’avère davantage travaillée que d’habitude. Le duo Grace – Palmer fonctionne plutôt bien, chacun travaillant en parallèle, et l’histoire est plutôt bien trouvée avec cette idée de résurrection. Certes, on a les clichés habituels du genre – un clin d’œil probablement trop appuyé au « Silence des agneaux » avec ces couinements des porcs évoqués par le père de l’enquêtrice – mais l’ensemble se tient bien et offre une agréable lecture.

    09/08/2026 à 07:57 1

  • Dead Inside

    John Arcudi, Toni Fejzula

    8/10 Un coup de fil envoie l’inspectrice Caruso à la prison Bennett où l’attendent deux cadavres : un détenu gringalet a étripé un énorme prisonnier avant de se suicider en se pendant. Tout semble déjà plié, d’autant que la seconde mort a été enregistrée par une caméra : pourtant, quelque chose cloche, et la balle de calibre 38 découverte dans l’un des corps pose sérieusement question…
    Un scénario qui intrigue, des rebondissements nerveux (l’arme du policier qui a peut-être été utilisée, le suicide par arme à feu, le coup du chèque de l’assurance-vie, etc.), pas le moindre temps mort et une enquêtrice avec un sacré tempérament, quitte à aller directement au milieu des mutinés. Le dénouement est intéressant et tient ses promesses. Une bien bonne BD et je ne peux en cela que rejoindre l’avis de Fredo !

    08/08/2026 à 07:28 2

  • D'entre les morts

    Alexis Laipsker

    7/10 Un thriller qui commence sur les chapeaux de roues avec cet étonnant prologue baptisé « Fin ? », puis une belle alternance de courts chapitres (116, sans compter le dernier qui ressemble presque à un passage caché après le générique final). Une histoire prenante où se mêlent querelles d’identités, mutilations, cadavres empilés, reconstitution d’un corps façon chose de Frankenstein, incendies dantesques, etc. Alexis Laipsker s’y connaît et propose un page-turner bien calibré. Néanmoins, je lui reproche bien subjectivement une surenchère d’événements, de caractéristiques et de rebondissements pour cette intrigue que j’ai trouvé inutilement alourdie et dont certains aspects ont déjà été exploités. Parallèlement, ce prologue m’a involontairement donné une clef qui m’a permis de deviner la résolution de l’intrigue. Bref, un livre calibré et efficace même si je le pense gâché par quelques excès scénaristiques.

    05/08/2026 à 07:41 1

  • Un Passé caché

    Blake Pierce

    7/10 Pour payer ses études à la fac, Nate Harlow, dix-neuf ans, devient piscinier dans un lotissement californien baptisé « Autumn Downs ». Il n’y a que de belles villas et de riches propriétaires, ce qui nourrit son ressentiment à l’égard des gens aisés depuis l’accident provoqué par un inconnu au volant d’une puissante berline et qui a coûté la vie à sa sœur Annie. Peu de temps après le début de son travail, la jeune et belle Lila Kensington est retrouvée morte dans la piscine familiale. La police mène l’enquête mais Nate sait déjà qu’il va devoir s’en mêler, peut-être aussi en mémoire d’Annie.
    Voilà un énième roman signé Blake Pierce, mais il faut objectivement reconnaître à l’écrivain de l’ombre qui a rédigé celui-ci bien plus de talent ou d’efforts qu’à ses petits camarades. L’écriture est beaucoup plus soignée, le style également, et les dialogues sont d’un niveau bien supérieur à ce que j’ai déjà lu. Les personnages ont également bien plus de profondeur, l’intrigue se tient davantage et l’ensemble est construit avec plus d’assurance. Il reste encore quelques scories – des passages mal traduits et l’identité du coupable, même si cet événement est correctement amené, ne surprend pas plus que ça – mais il s’agit d’un livre bien au-dessus de la mêlée et de la franchise Blake Pierce. Quelques heures d’une lecture très distrayante dont je ressors réconcilié avec l’écurie d’auteurs qui se trouvent derrière ce nom de plume.

    02/08/2026 à 07:53

  • Le Molosse

    Howard Phillips Lovecraft

    8/10 Ou comment le narrateur, au bord du suicide, évoque son camarade Saint John qui « n’est plus qu’un corps mutilé » et la terrible épreuve qu’ils ont affrontée, eux qui se sont illustrés dans « l'odieuse pratique du déterrement de cadavres ». C’est d’ailleurs la « visite d’un cimetière hollandais » qui scellera leur perte. Moins d'une semaine après leur retour en Angleterre, où ils ont emporté une pièce de jade découverte dans un cercueil, d'étranges évènements commencèrent à se produire…
    Une nouvelle profonde et puissante, écrite avec maestria, composant cette œuvre occulte et fantasmagorique où les aboiements démoniaques et les si étranges traces de pas laissées par la bête font graduellement croître la panique du narrateur. Le genre est connu, la fin connue dès le début, et l’on a déjà vu plus original dans l’œuvre du grand Lovecraft, mais la forme l’emporte ici selon moi sur le fond et m’a littéralement ensorcelé.

    01/08/2026 à 07:43

  • Blue Heaven tome 3

    Tsutomu Takahashi

    6/10 Tout le monde cherche à évacuer le paquebot en proie aux flammes. Pour ce dernier tome, c’est vraiment dommage que le duel entre les deux tarés soit si vite expédié et l’histoire conclue, d’autant que ce manga se voit greffer une histoire – une sorte de romance entre deux marginaux – qui n’est pas inintéressante mais qui n’a strictement aucun rapport avec cette série. Vraiment frustrant, même si cette série de 2 tomes et ½ était globalement très réussie.

    31/07/2026 à 07:53

  • L'Enfant-hibou

    Eric Corbeyran, Piotr Kowalski

    7/10 Un rapide prologue durant le XVIIe siècle où le vieil Hernan meurt, puis 1880, où la belle Perla attend à New York l’arrivée d’un bateau qui contient un coffret aux étranges pouvoirs.
    Un premier tome intéressant et rythmé, qui mêle ambiance typique du western, événements occultes, légendes anasazies, scène de thérianthropie, références à l’alchimiste Hernan qui avait débarqué avec les conquistadors, apparitions de créatures volantes… Certaines pièces ne sont pas neuves mais ce puzzle est pour le moment agréable à regarder.

    30/07/2026 à 07:38 1

  • Goût décès

    Rob Guillory, John Layman

    9/10 Le policier de Philadelphie Tony Chu a un don extraordinaire : il est capable de ressentir des émotions ainsi que des informations très particulières à propos de ce qu’il mange. Une pomme ? Il visualise l’arbre où elle a poussé. Un hamburger ? La vache qui a servi à faire le steak haché. La seule nourriture qui le laisse en paix, ce sont les betteraves. Et c’est en mangeant une soupe au poulet qu’il parvient à voir le nom de la victime du commis qui lui a préparé ce plat ainsi que les circonstances du crime. Voilà un don singulier qui va lui offrir une drôle de promotion pour New York.
    Scénario tonitruant, graphisme remarquable très typé cartoons, de l’humour et de l’amour, un rythme trépidant, des yakuzas et des complotistes, une histoire autour d’un observatoire dans le cercle arctique : des ingrédients alléchants pour une recette atypique et un résultat très appétissant. A consommer sans la moindre modération – et c’est un modérateur qui vous le dit !

    29/07/2026 à 07:24 3

  • Rage

    Stephen King

    6/10 « Un élève de terminale du lycée de Placerville, Charles Everett Decker… […] Apparemment victime d’un accès de folie, retient vingt-quatre de ses camarades en otages dans une des salles du lycée. » Charlie a déjà abattu deux adultes et il conserve les lycéens avec lui dans un huis clos angoissant. Va-t-il céder à un autre accès meurtrier de rage ?

    Ecrit sous pseudonyme par Stephen King alors qu’il avait trente ans, il s’agit à mes yeux d’une petite déception. On retrouve déjà la plume si particulière de l’auteur, sa façon singulière d’écrire, de décrire ses personnages, mais le fond m’a semblé assez superficiel, comme s’il n’était jamais totalement entré dans le vif du sujet. Des camarades qui ricanent et rigolent alors qu’ils sont captifs d’un jeune homme muni d’une arme à feu et qui l’a déjà utilisée deux fois, ça m’a fragilisé la crédibilité de l’ouvrage et en partie fait sortir du récit. En outre, l’aspect psychologique de Charlie qui craque m’a paru trop léger pour m’embarquer. Le King a été bien meilleur par la suite, et même si le sujet est osé, malheureusement avant-gardiste voire prophétique, ce court roman ne fera pas partie de mes préférés de l’auteur.

    28/07/2026 à 07:24 1

  • Arnaque, crime & TVA

    Ludovic Armoët, Eric Corbeyran, Luca Malisan

    3/10 Après un flashback où le narrateur quitte son île en y laissant femme et enfant, on le retrouve en 2001, à la brigade financière. Le directeur d’une entreprise fabriquant des composants électroniques est dans le viseur du fisc mais il assure ne pas être l’auteur de la fraude.
    L’intrigue s’avère un peu plus originale que dans le précédent tome, mais les gros défauts subsistent : récit tellement égocentré et à la gloire des qualités professionnelles de Ludovic Armoët que ça en devient embarrassant, flashbacks inutiles et sans saveur, absence de rythme soulignée par des bavardages soporifiques, et la magouille est comme par magie résolue en un tournemain par notre enquêteur dont on apprend, sur le final, qu’il avait été conseillé en personne par une huile de la PJ. Tout ça est peut-être vrai mais un tel narcissisme étalé en BD, ça frôle l’hagiographie ou le culte à peine déguisé de la personnalité, et c’est à mes yeux plus qu’agaçant.

    25/07/2026 à 07:50 1

  • Soufre

    Nicolas Druart

    7/10 Aurore Faguer, une créatrice de contenu spécialisée dans les légendes urbaines, handicapée et vivant avec son chien Pugsley. Kelly Hoffman, une gamine d’onze ans, vivant parmi les forains au sein de sa famille Hoffmann, cartomancienne. Le capitaine Antoine Aubert, policier et auteur sous pseudonyme de romans policiers, en charge avec ses collègues de l’affaire ayant trait à l’Homme-Allumettes, une créature destructrice capable de se matérialiser avec une triple invocation.
    Au-delà de ces détails (je les donne tout de même, ça pourra servir au pathétique Franck 28 quand il se décidera à nous caguer un commentaire calamiteux sans avoir lu ce livre – sa spécialité), j’ai plutôt apprécié ce livre. L’écriture est prenante, le rythme également, les chapitres courts servent ce dynamisme et l’ensemble est intéressant. Néanmoins, j’ai été déçu par l’explication à propos de l’apparition dans le téléphérique (c’est à la fois banal et tiré par les cheveux) ainsi que par le final (je ne le trouve absolument pas crédible). Malgré ces écueils très subjectifs, le pitch était alléchant, son traitement a été globalement efficace, et les moments de tension, de violence et de sang ne manquent pas. Un thriller slasher réussi.

    24/07/2026 à 07:53 3