El Marco Modérateur

3924 votes

  • Ne jamais fuir

    Blake Pierce

    6/10 « Je suis maintenant adjointe au shérif du comté de Tamarack » : May Moore est heureuse de faire cette annonce aux siens, mais ceux-ci s’en moquent, comparant ce succès professionnel jugé dérisoire par rapport à celui de sa sœur Kerry, agent du FBI qui surfe sur le succès depuis plusieurs années. Quand on se met à retrouver des femmes aux abords d’un lac, May trouvera peut-être la force de mettre hors d’état de nuire ce prédateur tout en prouvant qu’elle vaut autant que sa sœur.
    Un roman de Blake Pierce qui ne déroge pas au cahier des charges fixé à cet auteur : une héroïne enquêtrice, le FBI, un tueur en série, sa troisième sœur Lauren qui a disparu dix ans auparavant, etc. Sur le papier, c’est convenu, et dans les faits, ça l’est également. Cependant, des points nettement positifs émergent : une écriture plutôt réussie, une cadence intéressante, et un moment de lecture globalement agréable. Des poncifs viennent enrayer la mécanique, le mobile du tueur apparaît bien trop évident, et le final est trop abrupt à mon goût, mais quand on se lance dans du Blake Pierce – sans dédain de ma part, c’est purement factuel –, on sait que le récit sera stéréotypé mais qu’il est susceptible de procurer ce qu’il faut de plaisir minimal, ce qui est à mon avis le cas ici. Un autre élément : le prédateur, avec sa « collection » de « spécimens », me rappelle James Patterson et son « Et tombent les filles ». On a déjà vu pire inspiration. Bref, du classique, mais ça n’en demeure pas moins plutôt efficace et divertissant.

    11/02/2025 à 07:59 2

  • Le Baron fantôme

    Frédéric Campoy, Jean-Pierre Pécau

    7/10 Jungle des montagnes mayas, 1999 : un hélicoptère puis un avion sont abattus au-dessus du Guatemala. Pour retrouver miss Mood qui a disparu lors du second crash, Walter Duncan est embauché. Sa capacité spéciale ? Manier des cartes pour ainsi dire magiques, détentrices de grands pouvoir pour qui sait les exploiter.
    Un biais intéressant et original qui permet de proposer un contenu un peu plus classique, avec pas mal d’action à l’américaine. Un rythme trépidant et un graphisme réussi pour un premier tome très prenant et divertissant.

    11/02/2025 à 07:58 2

  • Atlantis

    Christophe Bec

    6/10 Un récit qui commence dans le Darien (entre la Colombie et le Panama actuels) en 1513 avec la découverte d’un vaisseau spatial à l’époque contemporaine, en passant par des éléments mythologiques et religieux, jusqu’à l’arrêt inattendu et mondial de toutes les montres et horloges à 13h13 UTC le 22 septembre 2019. Un premier tome assez intéressant, parfois un peu bavard, mais il est encore trop tôt pour dire si je suis totalement convaincu ou pas. Une anecdote amusante : l’un des personnages ressemble à s’y méprendre au défunt acteur Fred Ward.

    09/02/2025 à 07:59 2

  • Tannhauser

    Luc Jacamon, Benjamin Legrand, Tim Willocks

    7/10 Une BD au scénario sacrément dense, au point que pour ce premier tome, moi qui ne suis pourtant pas amateur de longueurs, j’aurais préféré que cette série se déploie sur davantage que deux tomes. Les dessins sont magnifiques et singuliers, mais n’ayant pas lu l’œuvre originelle de Tim Willocks, c’est peut-être un prérequis qui m’a manqué. Toujours est-il qu’au-delà de la qualité de l’ensemble, j’ai eu un peu de mal.

    08/02/2025 à 08:00 2

  • La Muse rouge

    Véronique de Haas

    7/10 Un diplomate chinois, monsieur Li, et une prostituée tués dans un bordel parisien dans l’immédiat après-guerre. Victor Dessange, vétéran revenu boiteux du conflit, et Maximilien Dubosc, son collègue cadet, vont mener l’enquête et affronter une histoire où se mêlent de nombreuses pistes, de la politique au naufrage ancien d’un navire en passant par des manœuvres géopolitiques en Afrique.
    Un roman à suspense plaisant, où Véronique de Haas nous régale avec sa plume, rendant hommage au Paname de l’époque, avec une belle gouaille de titis parisiens qui s’expriment au gré de dialogues parfois croustillants, et avec une intrigue très honorable qui, même si elle est globalement efficace et prenante, n’en demeure pas moins plutôt classique. Mais plus que celle-ci, c’est la reconstitution des lieux et de l’ère ainsi que quelques personnages – notamment Hugues Chassaing, un autre policier, qui parvient à casser le code secret, ou encore Zelinguen, le tueur à gages – qui m’ont intéressé, parce que je pense qu’objectivement, l’énigme en tant que telle ne me laissera pas un souvenir impérissable.

    05/02/2025 à 18:38 1

  • Stillwater tome 1

    Ramon K. Pérez, Chip Zdarsky

    9/10 En raison d’un mauvais comportement avec un collègue, Daniel West est viré de sa boîte, et voilà qu’il reçoit une lettre lui indiquant qu’il va recevoir l’héritage d’une lointaine membre de sa famille. Direction Stillwater avec son copain Tony pour y retrouver l’avocat en charge de la procédure, une petite ville où se passe un étonnant phénomène : les habitants ne peuvent pas mourir.
    Un pitch très original servi par des dessins très réussis, avec une histoire prenante. Une ambiance très étrange autour de ce village et de ses habitants vivant en vase clos imprègne ces pages qui défilent au pas cadencé, sans le moindre temps mort. L’arrivée finale des hommes armés donne encore plus envie de poursuivre cette série qui commence sacrément bien. J’adore !

    05/02/2025 à 18:32 4

  • Memory

    Arnaud Delalande

    4/10 « Attendez. Un mort, un suspect, huit témoins, une porte fermée… Et vous me dites que personne ne se souvient de rien ? ». La jeune inspectrice Jeanne Ricoeur n’en croit pas ses oreilles : on lui confie l’enquête concernant le suicide par pendaison d’un individu au sein de l’institut Harmonia dont le but est de soigner des personnes sujettes à des amnésies antérogrades. Les résidents oublient ce qui s’est passé au bout de six minutes. Sur place, dans ce décor étouffant de solitude et de neige, l’institut n’a pas livré tous ses secrets.
    Un scénario intéressant, qui n’est pas sans rappeler le film « Memento » ou certaines œuvres de Franck Thilliez, et qui m’a séduit au point de me pousser à me le procurer et le lire, mais j’ai vite déchanté. Un début un peu longuet, une héroïne dont la psychologie se veut travaillée mais dont l’histoire m’a vite indifféré (notamment ce qui concerne ses origines, avec le retour vers elle d’un personnage familial important mais qui n’apporte strictement rien à l’échafaudage global), et surtout, surtout, un récit auquel je n’ai jamais vraiment cru. Je ne saurais pas dire pourquoi, mais même si le style est là, Arnaud Delalande ne m’a pas convaincu par cette histoire à laquelle je n’ai jamais cru, comme si elle se déroulait dans un monde irréel, parallèle. En outre, quand j’ai commencé à me laisser un peu happer, je me suis retrouvé avec un sniper incompétent comme ça n’est guère permis, un complot qui sentait la resucée de milliers d’autres (déjà vus ou déjà lus) et assez improbable. Bref, un livre qui pouvait être remarquable, mémorable même, mais desservi par un rythme mou, une succession de clichés et de moments qui ont, pour ma part, tourné au risible (non, désolé, mais le piège tendu lors du Scrabble, je me suis marré…), sans parler de ce dénouement sans impact ni réussite. D'après moi, contrairement à ce que son titre laisse entendre : à oublier.

    04/02/2025 à 05:51 3

  • Et tu redeviendras poussière

    Xavier Bétaucourt, Didier Pagot

    4/10 Suite et fin de ce diptyque, et ça n’est guère plus enthousiasmant que le précédent tome. Rythme mollasson, histoire sans la moindre surprise, scènes hautement invraisemblables, psychologie souvent en mode rase-motte, et la tenace et amère impression que cette idée de brocanteur – pourtant intéressante – a été artificiellement plaquée sur une intrigue préexistante et sans âme. Très décevant.

    03/02/2025 à 20:02 2

  • Tu es poussière

    Xavier Bétaucourt, Didier Pagot

    4/10 Gabin Kashenko est antiquaire et il arrive dans un village en quête de vieux objets à acheter puis à revendre. Un carnet découvert par hasard lui apprend l’existence d’un trésor.
    L’intrigue de la BD se met en place vraiment lentement, et il faut attendre la planche 34 pour la découverte du fameux cahier : auparavant, l’immersion du protagoniste dans le village, les embrouilles avec les jeunes, l’ambiance dans le bar, c’est gentillet mais c’est un peu poussif. Les péripéties suivantes sont assez molles, alambiquées et déjà vues des centaines de fois. Bref, rien de dynamique ni d’original dans ce premier tome que j’ai malheureusement trouvé bien amorphe et creux.

    03/02/2025 à 20:01 2

  • Le Baptême du feu

    Olivier Bocquet, Brice Cossu

    7/10 Les premières planches sont muettes et je retrouve les caractéristiques de cette série : de l’humour, de la couleur, un univers frais et agréable. Le premier sketch, avec la « dégustation » de l’œuf de l’oiseau géant, est en soi représentatif. Un rythme prenant, beaucoup de dynamisme dans le récit, un ton très sympathique jusqu’au final, où la maîtrise du feu vient clore avec drôlerie ce deuxième opus de la série.

    02/02/2025 à 08:15 2

  • Si longtemps

    Blake Pierce

    6/10 L’agente du FBI Faith Bold, de son propre aveu, a plus souvent couru derrière les criminels en col blanc que les tueurs en série, et quand elle s’est frottée au « Tueur à l’Âne, elle est ressortie de cette confrontation avec de multiples traumas physiques liés à la violence de ce prédateur. Un chien, Turk, a également fait les frais de ce combat, et c’est presque naturellement que l’animal lui est confié. Quand un nouvel assassin qui abandonne ses proies dans des puits apparaît dans le Missouri, on confie cette tâche à elle ainsi qu’à son partenaire Michael Prince et à leur nouvel allié Turk.
    Un ouvrage typique de Blake Pierce, mettant en scène une jeune femme appartenant au FBI et devant mettre hors d’état de nuire un sinistre psychopathe. Le style est simple, le rythme cadencé, l’ensemble assez convenu tout en procurant ce qu’il faut de satisfaction pour quelques heures d’une agréable lecture. Quelques touches d’humour et des dialogues parfois amusants viennent relever le niveau d’une intrigue malheureusement classique, avec un tueur dont le comportement est dicté par un passé aisément devinable – presque téléphoné – tandis que le chien ne joue qu’un rôle mineur, presque accessoire. Néanmoins, globalement, le récit peut bénéficier de l’indulgence du lecteur qui, à défaut d’y avoir découvert une puissante originalité ou un livre mémorable, saura se contenter de cette histoire somme toute plaisante.

    01/02/2025 à 07:57 2

  • L'Honneur

    Merwan, Bastien Vivès

    6/10 D’après le journal de campagne de Glorim Cortis, capitaine d’escouade, on suit le périple de ce soldat spécialiste de l’infiltration dans des fortins assiégés. D’une efficacité redoutable, il est chargé avec d’autres hommes de former une équipe d’éclaireurs. Pourtant, face à un peuple inconnu composé d’individus porteurs de fourrures de loups, ils vont connaître la confusion et la peur.
    Un premier tome plutôt intéressant – pas particulièrement original pour autant – et j’ai eu beaucoup de mal à me faire au graphisme de Bastien Vivès. Pour le moment, rien de bien fameux à mes yeux, donc, mais ça se laisse lire et je laisse sa chance aux autres tomes de la série.

    01/02/2025 à 07:55 2

  • Les Morts ont tous la même peau

    Boris Vian

    9/10 … ou les déambulations de Dan, videur dans une boîte de nuit new-yorkaise. Il boit (sans soif), prend des femmes (sans réel plaisir), a une femme (Sheila) ainsi qu’un enfant qu’il a eu avec elle. Il est blanc, pas spécialement heureux. Mais en réalité, c’est un Noir, un sang-mêlé. La couleur réelle de sa peau n’a jamais été découverte dans la mesure où elle n’est pas visible. Aussi, quand son frère Richard vient à sa rencontre et lui demande cent dollars en échange de son silence sur sa couleur de peau, Dan va basculer dans une dégringolade meurtrière.
    Un petit roman court et très facile à lire, à l’écriture simple et efficace, proposant une histoire originale. Ce que je retiens davantage, c’est presque l’implicite (la critique de la bonne société où l’on s’envoie en l’air sans état d’âme et de manière débridée, l’alcool triste aidant, et où règne un racisme latent) que l’explicite (beaucoup de passages répétitifs – je bois, on fait l’amour, je rebois, on refait l’amour, etc.). Un récit à la première personne singulier, qui n’a pas du tout vieilli, bien orchestré et très intéressant, d’une rare noirceur, et se clôturant sur une postface où Boris Vian dézingue avec une suprême intelligence les critiques littéraires. Bref, c’est sombre, concis et enlevé : vraiment bon !

    30/01/2025 à 18:47 5

  • A Cause de toi

    Blake Pierce

    6/10 L’agent du FBI Morgan Cross a passé dix ans en prison après avoir traqué un tueur en série qui reproduisait les sept signes du retour du Christ sur Terre (l’eau transformée en vin, l’aveugle qui voit à nouveau, marcher sur l’eau, etc.), et elle a été piégée lors du quatrième crime perpétré. Elle est désormais innocentée et libérée de sa peine, et elle hésite même à se suicider quand le Bureau fait de nouveau appel à elle parce que le prédateur a remis le couvert. Saura-t-elle coincer ce monstre et comprendre les circonstances du traquenard dans lequel elle est tombée une décennie auparavant ?
    Un ouvrage typique de Blake Pierce et des caractéristiques aussitôt indentifiables : l’héroïne du FBI, un tueur en série, un suspect qui essaie de tailler la route, l’interrogatoire, les fausses pistes, etc. Ici, on navigue donc sur des flots connus et l’ensemble n’est guère innovant ni mémorable. En revanche, il propose un moment de lecture agréable, avec quelques moments plutôt bien ficelés, de la rencontre avec les membres de la secte (l’Ordre de l’Etoile Noire – une référence involontaire à Star Wars qui est risible) aux passages dans la mine de cuivre désaffectée. Les personnages y sont vraiment conventionnels et le mobile de l’assassin guère innovant, ce qui fait de ce roman un opus convenable, mais sans plus.

    29/01/2025 à 18:15 3

  • Déluge de feu

    Laurent Astier

    8/10 « Tu ne vois pas que maman est occupée ? » la jeune Emilie s’entend-elle dire par sa mère, prostituée dans un bordel de la Nouvelle-Orléans, et la gamine décide de s’enfuir. Quinze ans plus tard, elle descend d’un train à Silver Creek. Benjamin Cartridge, qu’elle veut rencontrer, est déjà mort. Elle se fait engager comme prostituée, mais pourquoi sa valise contient-elle un fusil ?
    Les dessins sont très réussis, les alternances passé – présent également, et quand la miss se met à jouer du calibre pour son projet, ça secoue. L’histoire est vraiment entraînante et malgré quelques passages très classiques (les Indiens, l’immersion dans la tribu), le flashback presque final avec le rituel accroche bien le lecteur. J’ai vraiment bien aimé.

    28/01/2025 à 20:10 4

  • À la recherche du temple de Wen Sé

    Nicolas Trenti

    9/10 Encore un très bon ouvrage de la série « Escape Game de poche », où vous incarnez Elsa Jayne Gody, tombée dans le piège d’un temple cambodgien et dont vous devez vous échapper au seul moyen de vos petites cellules grises. Si le concept est connu, je crois très sincèrement – une remarque objective qui n’a strictement rien à voir avec l’identité de l’auteur, ami et boss de Polars Pourpres – que c’est cette salve de livres qui demeure la plus jouissive en la matière : beaucoup de combinaisons (dont certaines aboutissent parfois à des situations cocasses : et si j’ai vraiment envie de mettre le diamant dans la forge, hein ? Ou de jeter la boussole dans le puits ?) qui tiennent en haleine et démultiplient les possibilités d’interactions, le tout au gré de quatre salles aux énigmes parfois salées et qui font que malheureusement pour moi, je n’ai pas bouclé le périple en moins d’une heure. L’ensemble est vraiment très réussi, addictif même, et je poursuivrai assurément l’aventure avec d’autres livres-jeux de la série ou confectionnés par Nico et issus d’autres collections.

    27/01/2025 à 18:30 2

  • Mrs Tubman

    Gilles Pascal, Jacques Pavot

    4/10 Notre héroïne affronte des cowboys racistes, et elle va ensuite porter secours à des esclaves faits prisonniers. J’aurais pu copier/coller mes précédents avis tant ils continuent ici d’être avérés : l’histoire est sans relief et surtout déjà lue ou vue maintes et maintes fois. L’action est quasiment absente, remplacée par une émotion qui reste cependant bien atone. Quant au final, il est trop gentillet et attendu. Vraiment décevant.

    26/01/2025 à 17:30 2

  • Uwoduhi Asgisdi

    Gilles Pascal, Jacques Pavot

    6/10 Eva, recueillie par des Amérindiens, apprend à vivre comme eux, notamment l’art des arcs et flèches, et certains actes de maltraitance lui rappellent douloureusement des souvenirs anciens. Je finis par apprécier le graphisme assez particulier, mais l’histoire, plutôt intéressante, n’est pas non plus follement originale : c’est davantage un kaléidoscope d’images déjà lues ou vues des dizaines de fois auparavant.

    26/01/2025 à 17:29 2

  • Ron Kamonohashi - Deranged Detective tome 1

    Akira Amano

    7/10 Un jeune policier, Totomaru Isshiki, vient demander de l’aide au brillantissime détective Ron Kamonohashi pour résoudre une série de meurtres : des gens retrouvés noyés à des endroits où il n’y a pas d’eau. Le limier est assez spécial : il vit complètement coupé du monde extérieur, le sol de l’appartement est un matelas géant (il l’appelle « le sol de la paresse »), et il a semble-t-il refusé définitivement d’exercer son art. Mais Ron finit par accepter.
    Une première affaire rondement menée qui permet de mieux connaître ce détective détonant : complètement barré, sorte de Sherlock Holmes revisité façon Robert Downey Jr., qui a l’habitude de se jeter près des cadavres pour faire la causette avec eux, à qui il promet de les venger, et qui se vante d’un palmarès curieux : 100 % de résolution mais 0 % d’arrestation puisqu’il propose à tous les coupables de se suicider. Pas mal d’humour à la clef pour des enquêtes pas particulièrement originales (les résolutions non plus, d’ailleurs), mais le ton est agréable, enjoué et cocasse. Je vais tâcher de suivre au moins encore un peu cette série, pour voir.

    25/01/2025 à 18:45 2

  • L'Ombre de la mort

    Terry Moore

    8/10 Rachel s’extrait d’une tombe creusée dans les bois et demande à être ramenée chez elle. Elle n’a conservé aucun souvenir de la nuit précédente, seule lui reste une nette entaille sur sa gorge. Mais le plus étrange, c’est quand plusieurs de ses connaissances disent, en voyant la jeune femme, qu’elle n’est pas Rachel.
    Un récit en noir et blanc très étrange et aussitôt prenant, entretenant une curieuse atmosphère, entre angoisse et léger occultisme (cf. par exemple la référence aux anciennes sorcières). Un premier tome ensorcelant qui se nourrit entre autres de ce graphisme épuré et bichromatique, avec très peu de moments de fièvre, ce qui les rend d’autant plus délectables (comme le passage avec la cabine d’ascenseur).

    25/01/2025 à 18:44 3