El Marco Modérateur

3814 votes

  • Rongés

    Elanne Jesa

    3/10 Une série de meurtres, les victimes étant à chaque fois des agents immobiliers qui ont été mutilés par des rats. Un début sympa mais une suite très mauvaise : personnages stéréotypés, écriture sans âme, des ellipses telles qu'on dirait qu'il manque des morceaux du récit, des temps morts nombreux et une chute beaucoup trop brutale. Une idée de départ sympa mais un traitement raté qui vient tout gâcher.

    03/09/2023 à 18:17 2

  • Il me fait confiance

    Patricia Lyfoung

    5/10 On enchâine avec la fin du précédent tome (le Roi Rudolphe qui se prend une balle). Les emprunts graphiques aux mangas et cette esthétique, certes réussie mais trop lissée pour moi, sans parler de l'intrigue qui piétine à mon goût, font que je vais probablement en rester là avec cette série.

    30/08/2023 à 17:44 2

  • Elle rend le monde meilleur

    Patricia Lyfoung

    5/10 Une esthétique travaillée et quelques emprunts au genre du manga (petits personnages et grosses têtes par moments), et davantage d'action que dans le précédent tome (ce qui n'est guère difficile), avec toujours des références à l'univers des super-héros. Ca se laisse lire mais cet opus où l'on évoque la pierre philosophale n'est pas pour autant bien flambant.

    30/08/2023 à 17:39 1

  • Elle m'a toujours protégé

    Patricia Lyfoung

    5/10 Une BD qui, comme les précédentes, joue habilement la carte du graphisme enjoué et coloré ainsi que de l’amour, mais ça manque sévèrement de rythme : il faut attendre la vingt-neuvième planche pour avoir un début d’action (et encore…). A réserver aux fans de cape et d’épée ainsi que de bluettes sentimentales gentillettes.

    30/08/2023 à 17:33 2

  • Ressuscite un autre jour

    Pierre-Mony Chan, Jean-Luc Sala

    5/10 Le martyre de Saint Pierre au 1er siècle de notre ère pour entamer ce septième et dernier tome de la série, puis retour auprès de nos héros dans la grotte sous-marine. Toujours un graphisme typé comics (certains personnages ressemblent beaucoup à des superhéros, comme ce quasi sosie de Wolverine). Un peu moins de baston que dans les précédents opus, mais je suis un peu déçu par la fin, bancale, avec ce mélange d’humour (la répartie tournant autour de celle de « Star Wars ») et dans le même temps pas mal de morts qui auraient pu être émouvantes sans ces blagues moyennes. Dommage.

    30/08/2023 à 08:36 2

  • Rien que pour vos dieux

    Pierre-Mony Chan, Jean-Luc Sala

    6/10 Epoque de Louis XIV : un artiste dissimule un code dans des œuvres d’art. De nos jours, à Mossoul : nos héros bousillent des soldats avec leur krav-maga. Une esthétique toujours aussi typée pour un tome qui, une fois de plus, nous fait voyager tant géographiquement (Paris, Vatican, Irak, les anciens jardins suspendus de Babylone) que dans le temps (XVIIème et XVIIIème siècles, mais aussi du temps des Rois mages). Ça reste toujours aussi distractif et plaisant à lire, et dans le même temps, le scénariste et le dessinateur ne semblent pas se prendre au sérieux (ça tombe bien, le coup du combat – victorieux – avec un sabre laser, c’est du très grand WTF).

    29/08/2023 à 08:21 3

  • Blood Rain tome 4

    Mio Murao

    5/10 Du sang et du sexe, tandis que le scénario montre déjà de sérieuses faiblesses (à part à la rigueur les copains d’Aihara Kumi qui souhaitent la tuer pour enrayer la croisade vengeresse de la tueuse, mais c’est bien maigre). Ça donne même l’impression que le scénariste/dessinateur comble les lézardes de son manga avec ce remplissage pornographique assez stérile. Un mandat d’arrêt est délivré contre la criminelle, j’espère que cet élément et la suite apporteront un coup de fouet à cette série qui en a sacrément besoin selon moi.

    28/08/2023 à 08:24 2

  • Neun tome 6

    Tsutomu Takahashi

    9/10 Un docteur, Karl Bauman, est engagé pour soigner des militaires cloîtrés sur une île au large de la Pologne et qui ont tendance à se suicider les uns après les autres. Il semblerait que ça soit le jeune patient baptisé « Numéro 9 » qui soit la cause de cette vague de morts. Un pitch très original pour cet épisode qui est actuellement le dernier de la série à être paru, toujours aussi sombre et jalonné d’images fortes (comme ce « déminage » dû à ces hommes qui débarquent sur la plage et sautent à la chaîne sur les mines, ou ce dénommé Berger qui ne peut s’empêcher de manger quitte à s’en prendre à sa propre peau), le tout dans une ambiance oscillant entre le thriller lourd et le fantastique suggéré. Un opus littéralement fascinant, au moins aussi réussi que les précédents.

    26/08/2023 à 17:51 1

  • Wet Moon tome 1

    Atsushi Kaneko

    8/10 L’inspecteur Sata arrive sur les lieux d’un terrible homicide : une geisha, nue, se trouve sur une chaise dans une posture semblable à celle d’une prière, ficelée et éviscérée. Son enquête le mène vite à Kiwako Komiyma, qui est néanmoins parvenue à prendre la fuite. Obsédé par le tueur, Sata va être victime d’un accident, avec un éclat de métal dans la tête ainsi qu’un profond trauma crânien, qui va profondément le perturber, lui donnant des hallucinations où il se rend sur la lune. « T’as des ratés dans le carafon ou quoi ? » lui lance un collègue. Un opus très noir et déjanté, appuyé sur des flashbacks qui distordent le cours de l’histoire, un graphisme assez particulier (volontairement suranné), et où les hantises de Sata pour la lune (jolis clins d’œil à Georges Méliès, sans compter les emprunts graphiques à Roy Lichtenstein) et ce démembreur au gré de ces cases qui s’entrechoquent, ont fait que j’ai bien apprécié ce manga même si le côté désarticulé, parfois ésotérique dans le fond et syncopé dans la forme peuvent rebuter.

    26/08/2023 à 08:21 1

  • Môth

    Christophe Bec, Xavier Dorison

    7/10 Suite et fin de ce triptyque, et on bascule encore d’un cran dans l’anxiogène, avec une atmosphère qui oscille entre « Alien » et « Predator » (c’est un peu réducteur mais ça permet de situer). Des hallucinations en pagaille, des flashbacks qui viennent nourrir la psychologie de quelques-uns des personnages, et un final certes attendu mais réussi dans la mesure où il boucle correctement l’histoire. Rien de renversant du premier à ce troisième tome, certes, mais une chouette montée en puissance doublée d’une belle efficacité. Plus gênant, le côté esthétique dont je parlais dans le tome 1 et qui prend ici une dimension curieuse : ces visages qui sont carrément calqués sur ceux d’acteurs célèbres, de Scott Glenn à Johnny Depp en passant par William Hurt et Bruce Willis (si vous en avez l’occasion, regardez donc, c’est déstabilisant). Sûrement des clins d’œil complices très appuyés mais le procédé est assez embarrassant dans la mesure où je ne suis pas persuadé que les intéressés aient donné leur accord…

    25/08/2023 à 08:11 2

  • Center Lane

    Chetville, Hervé Richez

    6/10 L’expérience de « remote viewing » se poursuit. Même si ce sixième et ultime tome est plutôt habile en plus de clore la série de façon correcte, je regrette justement sa fin, presque trop abrupte, comme si le scénariste et le dessinateur avaient manqué de place pour insérer quelques planches supplémentaires d’explications, ce qui me laisse tout de même un (léger et subjectif) goût d’inachevé. Mais globalement, j’ai apprécié cette série.

    23/08/2023 à 08:22 2

  • Le Jardin des guerriers, deuxième partie

    Serge Brussolo

    8/10 … ou la suite et fin du diptyque consacré à ce « Jardin des Guerriers » autant que la fin tout court de la série « Agence 13 ». Serge Brussolo, avec son imagination débridée, son sens unique de la narration exaltée et ses personnages excentriques, est à la hauteur : le récit, court, ne marque aucun temps mort et nous laisse à voir la reconstitution de la terrible et sanglante bataille de Gettysburg avec des enfants en guise de soldats. Les scènes sont féroces, c’est du brutal comme disait Michel Audiard, et le roman convient également de beaux moments, notamment lors des confrontations avec ce terrible ours brun qui rôde du côté de la propriété de Joan DeBregan. Un chouette moment de littérature, décomplexé et distractif, qui permet un très agréable moment de délassement, un bel échantillon de ce dont est capable l’auteur lorsqu’il libère ses délires créatifs tout en les gardant en laisse pour ne pas les laisser s’égayer dans des extrémités trop effrénées.

    22/08/2023 à 08:24 3

  • La dernière épreuve

    Edouard Aidans

    6/10 Tounga échappe à un naufrage avant de tomber dans un piège tendu par la tribu des Hap’ Poï. On retrouve les caractéristiques de la série : combat contre des animaux (tigre noir, crocodile), contre des guerriers farouches, et autres péripéties (éruption, notamment). Rien de transcendant ni de mémorable, mais ça fait passer le temps d’une façon agréable.

    21/08/2023 à 08:37 1

  • La Piste perdue

    Edouard Aidans

    6/10 Ohama assiste à une chasse au mammouth menée par une tribu tandis que Tounga essaie de la retrouver. Encore une fois, un coup de projo porté sur les animaux (mammouths, ours, hyènes, etc.) et, tandis qu’Ohama est en quelque sorte adoptée par la peuplade – les Whyoums –, le scénario de cet opus manque d’un réel scénario, laissant la voie libre à un graphisme certes sympa et à une touche d’érotisme, un treizième tome qui ne marquera pas longtemps les esprits.

    20/08/2023 à 08:23 1

  • Le Faiseur de feu

    Edouard Aidans

    6/10 Tounga et ses amis découvrent une immense sphère dorée dans le fond d’un cratère puis un ermite aux allures de messie dans une grotte, qui s’avère être un sorcier. Ils vont ensuite tomber sur un hominidé qui maîtrise l’art de faire du feu. Les ingrédients classiques (éruption volcanique, animaux sauvages avec même des tyrannosaures, saut dans un fleuve) viennent se mêler, assez agréablement, à des éléments chamaniques pour cet opus sympathique qui sort un peu du lot de la série, selon moi.

    18/08/2023 à 08:15 1

  • Ennemis de l'intérieur

    Maza, Richard D. Nolane

    6/10 Vingtième tome, avec des bombardiers alliés en approche de la Belgique occupée. Même remarque que pour le précédent opus : le début s’éloigne un peu trop du cœur de la série à mon goût. En revanche, après, ça s’améliore avec un bel échec pour les nazis et Hitler qui en perd un bras.

    17/08/2023 à 08:37 1

  • L'Île de Hôzuki tome 4

    Kei Sanbe

    6/10 Ce quatrième et ultime tome de la série montre deux personnages au fond de la cuve et s’arrangeant en une alliance contre-nature pour espérer en sortir, tandis que les autres gamins tâchent de s’enfuir de l’île. Le dénouement apporte toutes les réponses attendues, mais le coup du tueur indestructible qui rejaillit dans le récit après avoir fait une chute pas possible et s’être brisé sur une grosse branche au passage est presque risible. Dommage que ce cliché vienne ternir un dernier opus bien sympa quoique finalement assez classique dans le fond comme dans la forme.

    16/08/2023 à 08:19 1

  • Shinotori tome 3

    Dr. Imu

    7/10 Haru vient d’être enlevée par une créature ailée, et Kurô décide de rejoindre la Skyfall Tower pour atteindre le nid des mutants. Un graphisme toujours aussi réussi, une ambiance dynamique à laquelle se mêlent ces monstres sanguinaires, et pas mal de moments à frissons à la clef. Mais j’en finis presque par regretter le ton trop guilleret du final : ce dernier apporte toutes les réponses attendues mais il s’avère à mes yeux trop béat pour réellement correspondre au ton global de cette trilogie.

    15/08/2023 à 08:06 1

  • Akumetsu tome 15

    Yoshiaki Tabata, Yûki Yogo

    6/10 Akumetsu s’en prend ici à des types qui spolient les retraités du Japon : de la pure castagne au ixième degré, décontracté et distrayant. Un véritable carnage sur fond de croisade contre les corruptions politiques, avec pas mal de cadavres au pied du building.

    14/08/2023 à 08:15 1

  • Mission confidentielle

    Lee Child

    6/10 Mission infiltration pour Jack Reacher. Il est envoyé à Carter Crossing, un patelin du Mississippi, où une femme a été retrouvée égorgée non loin du camp Kelham, un endroit d’où partent ou vont partir des Rangers pour le Kosovo : autant dire que le sujet est brûlant. Sur place, chargé d’opérer incognito, il va vite se rendre compte que le problème est plus complexe et sanglant, avec d’autres assassinats à venir, des voitures et des corps délibérément lâchés sur les rails du train, et un secret qu’il faut absolument tenir à l’ombre.
    Un petit bonbon pour ses fans qu’offre Lee Child, puisqu’il s’agit de la première mission de Jack Reacher (« On était en 1997, vous vous souvenez ? », martèle-t-il), et l’on voit déjà, alors que ce héros a trente-six ans, qu’il était déjà solidement campé sur ce qui allait le rendre célèbre. Au programme : un peu de castagne, de l’humour à froid dans les dialogues et dans quelques scènes (ah, ces scènes de sexe lors du passage du train…), de l’amour (Reacher et Elizabeth Devereaux, la shérif locale), de l’émotion également (cf. les liens entre Reacher et le frère à grosse tête de l’une des victimes), des déductions et des raisonnements toujours typiques de cet enquêteur atypique, sans compter son savoir en divers domaines (de l’usage du marteau à la configuration du Pentagone, de la cicatrisation des plaies à la technique du coup de boule). Maintenant, Lee Child, je me fais graduellement sa bibliographie, mais ce roman n’est probablement pas le meilleur : les scènes de baston sont peu nombreuses et expéditives voire expédiées (face aux frangins McKinney ou dans le bureau du Pentagone), pas mal de longueurs à certains moments, et surtout une intrigue un peu simpliste, dont on devine trop tôt qui est le méchant de service, caricatural à souhait, le prototype du criminel déjà lu ou vu des centaines de fois ailleurs. Alors, au final, encore un agréable moment de divertissement aux côtés de Reacher, même si force est de constater qu’on l’a déjà trouvé plus tonique ou original.

    12/08/2023 à 08:36 3