1897 votes
-
La Rivière noire
8/10 De nouveau un très bon Indridason, avec Elinborg comme héroïne. La vie de celle-ci est bien moins triste que celle d’Erlendur mais assez intéressante pour accrocher le lecteur.
Le thème central du roman est le viol et nous amène à nous interroger sur sa place dans la société islandaise, résumée dans ce passage (p. 339 de l’édition poche) : « Ces choses-là ne sont pas graves […]. En tout cas, elles ne le sont pas dans l’esprit de ceux qui nous gouvernent ».
Alors qu’on croit l’affaire résolue aux deux tiers du roman, un rebondissement la relance complètement.
C’est le flair d’Elinborg, au sens propre comme au figuré, qui va permettre de résoudre le meurtre de Runolfur.
Un très bon moment de lecture (par ailleurs très intéressante pour les statistiques criminelles islandaises).23/06/2013 à 16:02 4
-
Hostiles
7/10 Bon moment de lecture. Certes on devine assez facilement la chute mais F. Thilliez a su construire une nouvelle pleine de suspense et avec quelques rebondissements intéressants. Comme Fredo je trouve en revanche que les illustrations ne sont pas des plus réussies.
19/06/2013 à 17:43 3
-
Je tue les enfants français dans les jardins
9/10 Excellent roman noir à l'atmosphère étouffante, dans lequel on suit une jeune agrégée d'italien vivre l'enfer dans son collège difficile.
La tension est omniprésente et va crescendo. On sent que ça va péter, on sait que ça va péter, les seules questions étant : quand et comment ?
L'auteur, dont les points communs avec son héroïne sont troublants, porte un regard acide mais très juste sur l'école d'aujourd'hui, entre le jeune enseignant plein de rêves dans la tête après des études très difficiles et la réalité, où les désillusions s'enchaînent à mesure que l'on enterre chaque jour un peu plus l'estime de soi.
Un livre qui parlera probablement plus aux enseignants mais qui présente l'intérêt pour les autres de les immerger totalement dans le quotidien de ces femmes et hommes partant tous les matins au front d'une guerre perdue d'avance face à des élèves toujours plus violents, insolents, méchants, une direction qui ne veut pas ouvrir grand les yeux et une bien-pensance obscène qui trouvera mille excuses à tout cela en pointant du doigt la société si dure et impitoyable, seule responsable du délabrement moral et intellectuel d'élèves dont la préoccupation principale est d'être sapé avec de la marque pour être vu et respecté par les autres (dixit l'auteur).
Un livre qui sent le souffre tant par l'état des lieux plus qu'alarmant (à la limite du désespoir) de notre école républicaine que par les conclusions du livre. La question qui reste en suspens au-delà du roman, car il ne s'agit "que" d'un roman est : l'allumette sera t-elle grattée un jour ?
Si oui, quand et par qui ?17/06/2013 à 22:37 5
-
L'Oeil de Caine
7/10 Je ne suis véritablement entré dans le livre qu'après la moitié de celui-ci avalé... Heureusement la deuxième partie est beaucoup plus rythmée. Hélas j'ai vu le truc venir dès les premières dizaines de pages et j'ai parcouru les quatre cents restantes uniquement dans le but de savoir si j'avais raison et passer à autre chose...
Comme cela a déjà été dit précédemment dans d'autres commentaires, l'idée est bonne, la réalisation un peu décevante.
Mais c'est un premier roman, il ne faut pas l'oublier.
Donc pour l'action de la deuxième partie et les idées, je mets 7.17/06/2013 à 22:26 2
-
Un dernier verre avant la Guerre
8/10 Un très bon premier roman de Dennis Lehane, écrit à même pas 30 ans et pourtant quelle maîtrise !
Le style est incisif, l'humour omniprésent pour apporter un peu de légèreté à l'intrigue, de plus en plus glauque. Lehane a un sens de la métaphore assez rare, c'est souvent vraiment très bon.
C'est un roman noir mais aussi un polar social ; nous sommes en 1994 et le Boston dépeint par l'auteur peut se résumer à : racisme, corruption, inégalités, pauvreté, violence, drogues... Deux niveaux de réflexion, le premier sur la société américaine et son état de délabrement interne derrière une vitrine qui se veut exemplaire et le deuxième sur l'âme humaine et sa perversion (le personnage de Socia, par exemple, est ignoble).
Duo sympathique d'enquêteurs avec chacun leurs failles, leurs blessures profondes et dont l'humour permet une cicatrisation de surface.
Bref, un polar américain comme je les aime.15/06/2013 à 10:16 8
-
Miséricorde
7/10 7.5. Début très accrocheur mais finalement trop de longueurs. J'ai deviné assez rapidement qui était derrière l'enlèvement de Merete, du coup j'étais pressé de finir ma lecture et de passer à autre chose. Et puis j'ai eu un peu de mal avec le style, je ne sais pas si c'est dû à l'auteur, à la langue danoise (c'est mon premier roman danois) ou à la traduction.
Un bon roman quand même.11/06/2013 à 21:40 1
-
Le Suspect
8/10 Premier roman de cet auteur écrit sous son propre nom et c'est très réussi !
Les principaux thèmes abordés sont ceux de la vengeance et de l'enfance volée. On fait la connaissance du médecin Joseph O'Loughin, psychologue qui vient de découvrir qu'il a la maladie de Parkinson. L'utilisation du "je" le rend encore plus proche du lecteur.
L'écriture est agréable, ça se lit bien.
Cet extrait de la p. 336 de mon édition : "Les médecins et les professeurs sont les pires. Ils ne suivent jamais leurs propres conseils !" résume assez bien l'intrigue du roman.
Michael Robotham est en train de devenir, en seulement deux romans lus, un de mes auteurs préférés.05/06/2013 à 19:36 1
-
Nymphéas noirs
9/10 Tout a été dit dans les précédents commentaires. Un excellent roman avec un tour de passe-passe bluffant (déroutant au début) réalisé par l'auteur dont la plume est très agréable. Un très bon moment de lecture, je lirais d'autres romans de Michel Bussi.
31/05/2013 à 22:30 2
-
Rafael, derniers jours
9/10 C'est bouleversant. Un grand livre qui marque, non pas seulement pour son chapitre 3 (voir plus loin) mais pour tout le reste aussi.
Un beau roman d'une tristesse infinie, dans lequel je me suis attaché à Rafael et pour lequel j'ai éprouvé beaucoup de tendresse.
Le 3e chapitre est extrêmement dérangeant certes, mais comme Rafael on est incrédule face à tant d'horreurs, du moins c'est comme cela que j'ai avancé dans ma lecture, en me disant 'de toute façon ça n'arrivera pas'.
Vraiment très fort.29/05/2013 à 11:56 1
-
Le Petit Bleu de la côte Ouest
8/10 Quel polar surprenant ! J'ai beaucoup apprécié suivre cette histoire incroyable de Georges Gerfaut, poursuivi par des tueurs pour la simple raison qu'il a accompagné un homme blessé à l'hôpital. L'écriture est vraiment marquée et j'ai beaucoup ri même lorsque la tension était présente, l'auteur mêlant souvent les deux (humour et tension). Comme Terramater l'a indiqué il y a plusieurs temps dans ce court roman mais c'est justement la partie la plus calme que j'ai particulièrement appréciée.
J'en garderais assurément un bon souvenir.26/05/2013 à 18:53 1
-
Les cendres froides
8/10 Très bon moment de lecture passé en compagnie de ce roman qui se lit bien et dont le thème, méconnu, des Lebensborn, est plutôt habilement traité.
Je trouve cependant dommage que l'auteur n'ait pas mis une bibliographie indicative pour les lecteurs curieux, comme moi, d'en savoir plus sur ce pan de l'histoire du IIIe Reich.
A découvrir.25/05/2013 à 17:21 2
-
La Rue maudite
6/10 Très inégal, souvent trop moyen, mais un dernier chapitre excellent qui rattrape, en partie, le reste.
24/05/2013 à 20:41
-
L'Hypnotiseur
5/10 De bonnes idées, de bons passages. Un bon début, 80 bonnes dernières pages.
Et le reste... je me suis rarement autant ennuyé à la lecture d'un polar. C'est long, très long, très très long... beaucoup trop long. Les personnages sont peu attachants, hormis Joona. Le traitement du thème de l'hypnose m'a déçu, j'ai trouvé plusieurs scènes complètement surréalistes, peu crédibles. 100 pages de flash-back qui peuvent être traitées en trois fois moins... Bref, l'ennui a été très souvent au rendez-vous.
Franchement j'ai lu beaucoup mieux en terme de polar nordique.21/05/2013 à 18:49 2
-
Le Fantôme d'à côté
8/10 Probablement un des meilleurs de la série. J'en gardais un très bon souvenir qu'une relecture a confirmé.
En très peu de pages (à peine 100 pages) RL Stine raconte une histoire à la fois angoissante mais aussi belle et triste, ce qui est beaucoup plus rare dans la série Chair de Poule.
Oui, celui-ci est au-dessus du lot.20/05/2013 à 15:57
-
La Colo de la peur
7/10 Efficace. RL Stine réussit en quelques 140 pages à faire frissonner son public (les jeunes ados) avec cette histoire de jeune garçon partant dans une colonie de vacances très particulière. Une fois n'est pas coutume les chapitres sont rarement très courts (il y a même un chapitre de 10 pages, une rareté pour un Chair de Poule) ! Comme souvent quelques facilités mais pris dans l'histoire, il n'est pas sûr que les jeunes lecteurs s'en rendent compte.
Pari réussi.19/05/2013 à 22:02
-
Nazis dans le métro
8/10 Par ce roman, Didier Daeninckx a su me rendre le Poulpe sympathique, attachant. Les combats, les colères, les révoltes de l'auteur se retrouvent efficacement et souvent de manière érudite dans son héros. J'ai bien aimé le virage opéré dans l'enquête à la fin du deuxième tiers du livre. Un peu déçu cependant par la fin.
18/05/2013 à 12:07 5
-
Sous-sol interdit
7/10 Pas mal du tout, avec un père de plus en plus louche, une cave mystérieuse dans laquelle se passe une "expérience botanique" particulière...
Et toujours ce suspense implacable. Une toute fin pleine de doute.
Quelques facilités cependant.13/05/2013 à 22:22 1
-
Le loup-Garou des marécages
7/10 Pas aussi bon que dans mon souvenir mais bon quand même.
Une nouvelle maison, un nouveau décor (les marécages de Floride, que prend le temps de détailler, plus que d'habitude, RL Stine), un ermite forcément étrange, des hurlements dans la nuit et des bêtes atrocement mutilées sont les ingrédients de ce Chair de Poule. Bonne chute.12/05/2013 à 13:12
-
Saigne-sur-mer
7/10 Deuxième rencontre convaincante avec le Poulpe , dans un Sud-Est baignant dans les magouilles politico-mafieuses. Le Poulpe n'en mène pas large par moment, il est moins "indestructible" que dans le premier de Pouy. Cet opus se lit bien, et j'ai beaucoup aimé la toute fin particulièrement ironique.
10/05/2013 à 21:59 2
-
Ceux qui rêvent
8/10 La suite de Ceux qui sauront est une réussite !
Cap sur les royaumes d'Amérique, où se rend Jean pour retrouver sa belle Clara, enlevée en vue d'un mariage forcé.
L'uchronie imaginée par Bordage est toujours aussi sombre et l'espoir ne tient qu'à un fil.
Si je l'ai trouvé un peu moins bon que le premier (mais est-ce parce que j'ai préféré le décor parisien ? Probablement), il ravira à coup sûr les adolescents amateurs de voyage, d'histoire d'amour attendrissante, d'aventures et de suspense.
Un regret : que le texte ne soit pas accompagné d'au moins une carte (à la Tolkien) pour suivre les pérégrinations de nos trois héros (Jean, Clara et Elan Gris).
Au final un très joli conte !10/05/2013 à 17:26 1
