El Marco Modérateur

3814 votes

  • Dead Tube tome 17

    Touta Kitakawa, Mikoto Yamaguchi

    6/10 Machiya décide de s’investir personnellement et à tous les niveaux dans la future vidéo postée en ligne tandis qu’une tortionnaire, autoproclamée « évangéliste du malheur », « s’amuse » avec sa proie à l’aide d’un coup-de-poing américain. Retour aux fondamentaux de cette série entre violence, réseaux sociaux, voyeurisme et manipulation (cf. Eno espionnée), avec un bon suspense orchestré au sein de ce Cinéma Hamlet où les sièges sont piégés. Un tome qui se termine sur une sorte de whodunit pour savoir qui est cet évangéliste du malheur.

    01/02/2023 à 18:33 1

  • Boufbowl tome 3

    Grelin, Maxe L'Hermenier

    1/10 Après sa confrontation musclée avec son père (Kriss lui a littéralement jeté une balle de boufbowl dessus), revoilà notre héros face à l’équipe des Gloursons blancs. Même remarque que pour le précédent tome : le match est très mal cadré, à tel point qu’il en devient à la fois incompréhensible, frustrant et sans intérêt. Si c’était un film, on enverrait dare-dare le cadreur chez l’ophtalmologue ! J’imagine que c’est voulu, sciemment pensé, mais quand on nous « vend » un sport original (qui ne l’est absolument pas !) et qu’en plus c’est très mal mis en scène, pas le choix : je sors le carton rouge !

    01/02/2023 à 18:32 2

  • L'Ecorcheur de Londres

    Paul C. Doherty

    8/10 1360. Alors que la peste sévit, Adèle Puddlicot est condamnée à être enterré vive : cette fossoyeuse qui débarrassait la société des corps infectés en profitait pour prélever la peau des cadavres. Vingt-et-un ans plus tard, un moine, sous-sacristain, meurt empoisonné. Quatre jours auparavant, il aurait vu un démon. C’est ensuite un autre moine qui meurt intoxiqué. Frère Athelstan va être amené à enquêter sur cette série de meurtres tandis qu’un tueur en série baptisé « L’Ecorcheur », qui a déjà enlevé puis dépecé une dizaine de victimes, ravage Londres.

    On ne présente plus Paul C. Doherty. L’auteur de séries comme les enquêtes de Sir Hugh Corbett, John Cranston et Frère Athelstan, le juge Amerotké, ou Margaret Beaufort enchantent son nombreux lectorat par leur belle tenue historique et l’intelligence de leurs intrigues, et ce roman ne déroge pas à cette très heureuse règle. On retrouve donc frère Athelstan aux prises avec plusieurs affaires, et non des moindres : un tueur en série arrogant et désorienté par un passé tumultueux, des frères noirs écossais empoisonnés qui étaient les gardiens de la sacrée pierre du destin, deux hommes retrouvés pendus dans leur chambre du « Cheval pie » fermée de l’intérieur, et un complot mêlant espionnage et géopolitique. Grâce à sa parfaite érudition, Paul C. Doherty promène son lecteur avec entrain dans ce Royaume d’Angleterre miné par la pauvreté, le mercenariat sauvage et les luttes de pouvoir. L’aspect policier passe parfois au second plan, notamment dans le dernier tiers du roman, mais l’ouvrage n’en demeure pas moins passionnant, bien mené, et d’une belle originalité. On est également saisi par le personnage de frère Athelstan : intègre, ce dominicain, curé de la paroisse de St Erconwald, calme mais capable de grosses colères, se démarque par son observation et son esprit d’analyse et de déduction.

    Un livre passionné et passionnant, qui s’illustre autant par sa restitution historique que par la subtilité de son propos policier, ici composé d’un très agréable bouquet d’affaires.

    01/02/2023 à 06:57 4

  • Intensité

    Dean Koontz

    8/10 Chyna, vingt-six ans, vient passer le week-end dans la famille de Laura Templeton, une camarade. Mais au beau milieu de la nuit, le rêve vire au cauchemar : tous les habitants de la maison sont massacrés par un homme, sauf Chyna. Brisée dans son enfance, la jeune femme en vient à grimper dans le camping-car du tueur en série avant de comprendre que la vie d’une autre victime, Ariel, est en jeu : Chyna va donc affronter le monstre.

    Dean Koontz, dont on ne présente plus l’impressionnante bibliographie ni son vaste succès public depuis plusieurs décennies, signait ce thriller en 1995. Un roman qui, comme son nom l’indique, est clairement placé sous le signe de la haute tension. On y retrouve donc Chyna Shepherd, une malheureuse prise dans le tourbillon de la folie d’un psychopathe, mais qui ne va pas en rester au rôle passif de proie : forte de son passé martelé par une mère dysfonctionnelle et aux amants successifs tous plus tarés et libidineux les uns que les autres, elle se décide à combattre ce bourreau afin de sauver Ariel, seize ans, enlevée par ce dément qui la séquestre quelque part. Il faut dire que Dean Koontz a composé un personnage de méchant particulièrement puissant. De son vrai nom Edgler Foreman Vess, ce dernier réunit bien des spécificités abjectes : tueur au sang froid, amateur de photos de ses martyres, cannibale, violeur, collectionneur de poupées, jouissant de sa sonothèque mentale dans laquelle il pioche les hurlements de ses victimes, possesseur de redoutables dobermans, c’est un assassin forcené d’une belle épaisseur psychologique, indéniablement l’un des plus inquiétants de la littérature. Dans le même temps, l’auteur a usé de son talent narratif pour composer de pleins moments de suspense et d’effroi, qu’ils aient lieu dans le camping-car, à la station-service où Vess va faire parler la poudre, ou dans sa tanière dans laquelle Chyna va déployer des trésors de courage et d’intelligence pour se dresser contre son tortionnaire. De multiples passages resteront longtemps gravés dans la mémoire du lecteur, comme l’affrontement de notre héroïne, habillée d’une tenue rembourrée de dresseur de chiens contre les molosses et armée d’un spray d’ammoniaque, la révélation de la profession de Vess, ou encore le combat final entre lui et la protagoniste.

    Un très bon thriller, sans le moindre temps mort et anxiogène à souhait, usant habilement des codes du huis clos effrayant et du slasher cinématographique. C’est un véritable courant continu d’adrénaline et d’émois qui traverse cet ouvrage, et l’on ne peut que se réjouir de tant d’émotions fortes.

    31/01/2023 à 06:53 4

  • Sarah

    Agnès Laroche, Franck Thilliez

    9/10 Tristan et Esteban sont deux lycéens atypiques : le premier vit dans un fauteuil roulant, le second est victime d’une amnésie rétrograde qui fait qu’il ne se souvient pas de son passé. Tous deux vivent dans la maison du professeur Albert Angus, le père de Tristan, qui travaille à la Clinique du sommeil. L’établissement a un but bien particulier : les deux adolescents peuvent se glisser dans les songes des patients pour les guérir de leurs cauchemars après en avoir compris la cause. Le premier cas qui se présente est celui de Sarah.

    Ce roman est le premier d’une série qui sont eux-mêmes des novélisations, écrites par Agnès Laroche, de bandes dessinées scénarisées par Franck Thilliez. Des noms particulièrement prestigieux, et le résultat va bien au-delà des attentes. Le récit est particulièrement audacieux, original et maîtrisé de bout en bout. On se régale de ces deux ados capables de voyager dans les cauchemars des patients, disposant alors de superpouvoirs – Tristan peut à nouveau marcher et Esteban est capable de passer à travers la matière. L’histoire, en plus d’être singulière, se permet en outre le luxe de ne jamais s’essouffler et de proposer des dessins très soignés de la part de Yomgui Dumont qui s’insèrent à merveille et deviennent même un constituant du livre. Tristan et Esteban vont aller de surprise en surprise, avec ces adultes menant de véritables chasses aux enfants, des papillons gigantesques, des trompes surgies des cieux et une ambiance agréablement paranoïaque et anxiogène. Le dénouement est tout aussi captivant, prenant une teinte psychanalytique inattendue et efficace, en plus de proposer un ultime cliffhanger à propos d’un jeune patient qui a conservé prisonnier de ses rêves un personnage important.

    Voilà une série atypique, énergique et proposant un pitch mémorable. Allier les talents de Franck Thilliez, d’Agnès Laroche et de Yomgui Dumont était prometteur, et ce roman s’avère tout bonnement ensorcelant. Inutile de dire que l’on sera au rendez-vous de tous les prochains tomes avec un enthousiasme intact !

    30/01/2023 à 06:54 2

  • Total combat round 2

    Jack Manini

    4/10 Jimmy vient de perdre par abandon face à Mike Seymour, quittant la cage pour venir en aide à son grand-père, et en apprend beaucoup plus qu’il ne l’aurait voulu sur sa famille, découvrant qui est son véritable père ainsi que le fait qu’il est encore en vie. Malgré l’éclairage porté sur la discipline qu’est le MMA, un second tome aussi éparpillé et inintéressant à mes yeux que le premier. Objectivement, sans grand intérêt, l’accumulation d’ingrédients venant tuer le goût du cocktail final.

    29/01/2023 à 20:01 1

  • Total combat round 1

    Jack Manini

    5/10 Jimmy Pérez combat dans le MMA. Il est amoureux de Jazlyne, la fille de son entraîneur, et vit avec son grand-père depuis le décès de ses parents. Après le combat avec Brent Duty dont il sort victorieux, il est victime d’un malaise. Deux mois dans le coma, méningite bactérienne. Il va devoir réapprendre à utiliser son corps amoindri et vivre sans sa bien-aimée, morte de la même bactérie.
    Une BD plutôt intéressante mais qui se disperse vite, entre combats, liens familiaux, amour perdu, rédemption, combat avec des SDF, etc. Non, vraiment, malgré l’esthétique sympathique, il manque une colonne vertébrale plus solide à ce tome qui se désagrège à mesure que les planches défilent. J’espère que le deuxième et dernier tome sera plus compact autour du coeur de l'intrigue.

    29/01/2023 à 19:18 2

  • Le Petit Mélancolique

    Alain Dodier, Pierre Makyo

    6/10 Une petite BD bien sympathique, principalement à destination des enfants, où le côté conte le dispute à un humour gentillet. Rien d'extraordinaire mais une lecture plaisante, à la seule condition d'accepter une forme de régression chez le lecteur ou que celui-ci fasse partie d'un lectorat assez jeune.

    26/01/2023 à 07:05 1

  • African Connection

    Jean-Claude Bartoll, Renaud Garreta

    4/10 Fusillades et courses-poursuites échevelées au cœur de Paris pour l’entame de ce dixième opus de la série tandis qu’une tentative de putsch se précise en Afrique. Les clichés et les invraisemblances pleuvent à un rythme si cadencé qu’aucun parapluie n’est utile en telles circonstances. Les précédents tomes avaient au moins le mérite d’être distrayants (ils n’offraient rien de plus et ils en étaient au moins conscients), mais là, ça dépasse franchement les limites de l’admissible en ce qui me concerne. Seul le final, avec Najah en bien mauvaise posture dans l’avion, a un tantinet réveillé mon attention devenue léthargie indifférente au récit.

    25/01/2023 à 20:42 1

  • Les Affamés tome 1

    Kunitaro Tomoyasu

    8/10 Wataru n’est pas un zombi comme les autres. Contrairement à ses congénères qu’il surnomme « les cadavres ambulants » qui ne se nourrissent que d’humains vivants, il n’est pas totalement un mort-vivant, plutôt un homme seulement à moitié contaminé. Il a même une autre particularité : il élève un être humain. Pour le bouffer ? Même pas. Il souhaite faire s’accoupler deux individus normaux afin de faire progresser son élevage d’humains et ainsi museler la crise alimentaire qui guette pour ses semblables zombis. Pour cela, il doit encore mettre la main sur une femme, et à force de traquer, il finit par trouver Tachibana, son amour d’enfance désormais privée de l’une de ses jambes…
    Un pitch délirant, loufoque et original à souhait, qui évite la violence et le gore au profit d’un récit prenant renouvelant un peu le genre, se permettant même des flashbacks intéressants et poignants quant au protagoniste, et avec en plus un graphisme très agréable. On ressent même de belles émotions à propos de Wataru dont les sentiments pour Tachibana ne se sont pas entièrement taris. C’est vraiment bon et efficace, avec de sacrés rebondissements à la fin. Je serai assurément au rendez-vous du tome suivant !

    25/01/2023 à 20:20 2

  • La Vallée fantôme

    Rolland Auda

    8/10 Laurine est en vacances avec ses parents dans le village de Tourneille, dans les Alpes. Solitaire, amoureuse de littérature, elle se lie à trois autres adolescents : Léo, Sacha et Chloé. C’est d’ailleurs ensemble qu’ils découvrent des ruines que nul ne connaît, et au fond desquelles se trouve une créature enfermée dans une cave. Un enfant, semble-t-il, oublié de tous, et prêt à tout pour que l’on s’occupe de lui.

    Après L'Amie du sous-sol, Rolland Auda nous revient dans la collection « Hanté » de chez Casterman avec ce nouvel ouvrage destiné à la jeunesse. Un autre très bon livre. L’auteur n’a pas son pareil pour restituer, avec des mots qui ne sont simples qu’en apparence et une écriture prenante, les décors matraqués de pluie, les psychologies de ses personnages, et une ambiance admirablement anxiogène. On découvre ainsi le village de Tourneille où rôde une vieille dame, Mariette, qui parle d’un mystérieux « enfant maudit ». Dès lors, notre quatuor d’aventuriers en herbe va comprendre que ce dernier est plus qu’inquiétant : capable de leur parler dans leurs têtes, de s’immiscer dans leurs cauchemars, de leur provoquer des hallucinations et même de les contraindre à accomplir des actes dangereux. Qui est-il ? Que souhaite-t-il réellement ? Il faudra attendre le final de ce roman bien mené et aussi menaçant que le panorama montagneux qui ceint nos héros pour le découvrir. On ne voit pas défiler la centaine de pages au gré desquelles le rythme ne faiblit jamais.

    Un très bon livre d’angoisse, où Rolland Auda nous régale de son imagination et de sa maîtrise littéraire.

    25/01/2023 à 07:07 2

  • Ananké

    Jean Bastide, Robin Recht

    8/10 Lu à sa sortie, je garde néanmoins un très bon souvenir d'une BD, avec notamment le trait remarquable de Jean Bastide. Même s'il serait illusoire de parler d'adaptation fidèle en raison de la brièveté de cet ouvrage par rapport à la longueur du roman dont il est issu, le squelette littéraire en a été conservé avec soin, et les deux auteurs ont ainsi rendu un poignant hommage à un non moins poignant livre qui demeure intemporel.

    25/01/2023 à 07:06 2

  • Le Jour des fous

    Jean Bastide, Robin Recht

    8/10 Lu à sa sortie, j'en garde le magnifique souvenir d'une BD esthétiquement ravissante autant que celui d'une histoire intemporelle magnifiquement adaptée par Robin Recht. Le format du roman originel et sa longueur ont certes été écornés par la concision de cet ouvrage mais la magie demeure, et cette redécouverte de l'oeuvre de Victor Hugo a été un véritable moment de délice littéraire.

    25/01/2023 à 07:02 2

  • Neokóra

    Fred Vignaux, Yann

    8/10 Des navigateurs avec Thorgal et Jolan voient une embarcation quand une créature monstrueuse les attaque. Mais au retour à leur village, les habitants, dont Aaricia, sont muets et comme zombifiés, travaillant comme des forçats dans une carrière de pierres. Un opus original, mettant en scène le retour de Kriss de Valnor, et qui mènera notre héros jusqu’en Arctique auprès d’un mystérieux « vaisseau de fer », avec une forte teinte SF qui va crescendo jusqu’au final, inachevé.

    24/01/2023 à 18:50 1

  • Sang-Désir

    Jean Dufaux, Viviane Nicaise

    6/10 Nouvelle variation sur la thématique des « Sang-de-lune », cette fois-ci commençant dans le domaine de l’élevage des chevaux. Malgré l’âge de ce tome, j’ai plutôt accroché au graphisme, avec notamment des trognes habilement ciselées. Une ambiance ésotérique un peu datée vient baigner ce tome où les courses de chevaux s’entremêlent à cette étrange malédiction des « Sang-de-lune » avec, pour la première fois, un peu d’érotisme. Encore une fois, ça se laisse lire, agréablement, sans pour autant que ça ait provoqué chez moi une forte attraction ni des sueurs froides.

    23/01/2023 à 18:19 1

  • Neun tome 5

    Tsutomu Takahashi

    9/10 Un épisode qui commence de façon très étrange, avec Eva Braun et de la physique quantique. On retrouve ensuite nos deux adolescents ayant quitté le four crématoire. Au programme de ce cinquième tome : synchronisation, un traître abattu par un nazi au prétexte qu’un traître peut trahir deux fois, une forme d’immortalité dont Neun serait le noyau, l’origine des 13 enfants conçus avec la semence d’Adolf Hitler et dont Sechs était l’exemplaire le plus réussi, etc. Un graphisme tout bonnement envoûtant et un scénario remarquable de maturité et de profondeur. En d’autres mains, ce manga aurait tourné à l’accumulation de poncifs, au risible ou à l’écœurant : ici, c’est prodigieux de maîtrise et de noirceur.

    22/01/2023 à 08:43 2

  • Tomié tome 1

    Junji Ito

    7/10 On croyait la jeune Tomié morte, avec son corps disloqué en tellement de morceaux (quarante-deux) que certains d’entre eux n’ont pas été retrouvés. Un sombre accident que son professeur et ses camarades de classe ont cherché à étouffer. Jusqu’à ce qu’elle revienne dans la classe (probablement un lycée) comme si de rien n’était. Est-ce réellement Tomié ? Un récit horrifique à l’ambiance lourde et aux effets inattendus (le coup du rein qui transmute) mais qui pousse parfois le bouchon un peu trop loin à mon goût en ce qui concerne l’imagination (par exemple, les ultimes planches avec le type en armure et le monstre aux allures de vers avec les têtes multiples). Ce n’est pas du tout mauvais, loin de là, mais je pense plus simplement que ça n’est pas ma came, voilà tout.

    19/01/2023 à 20:53 2

  • Black-Box tome 4

    Tsutomu Takahashi

    8/10 Reprise des hostilités, à la fois hors et sur le ring. Ryoga en vient à éviter le combat avant le dernier round tandis que Shidoh, exaspéré par ce match où son adversaire s’avère très en deçà de ses attentes, demande sa compagne en mariage au beau milieu de l’affrontement. Mais la suite du combat réserve bien des surprises dans la stratégie suivie par Ryoga (impossible d’en parler sans tout dévoiler), et c’est bien la suite de ce combat qui s’avère presque la plus intéressante (avec une promesse faite entre les deux lutteurs dont on ne sait encore rien, une proposition qu’on ne peut pas refuser… mais que Ryoga va tout de même décliner, la rencontre avec son père au parloir de la prison, etc.). Encore un très bon opus de cette très bonne série, à l’esthétique comme à la psychologie magnifiques et prenantes.

    19/01/2023 à 20:52 2

  • La Selkie

    Fred Vignaux, Yann

    8/10 La petite Louve a été kidnappée et on la retrouve dans une cage aux prises avec une mystérieuse créature, la Selkie, tandis que d’étranges bestioles mais aussi des gamins (les beaux-enfants de la Selkie). Thorgal part donc à la recherche de sa fille, allant à la rencontre de cette curieuse femme. Un tome moins axé sur l’action (même s’il y a pas mal de bastons avec les guerriers autochtones), mais avec davantage de mystérieux, avec les malédictions, la statue érigée à cette femme, etc. Finalement, un peu plus de suspense et d’occultisme, ça offre une sorte d’entracte bienvenue dans cette série qui demeure très chouette à lire et à poursuivre.

    19/01/2023 à 19:54 2

  • Auschwitz

    Pascal Croci

    9/10 Lu peu de temps après sa sortie, mais j'en conserve un souvenir assez précis d'une lecture particulièrement émouvante. Un sujet archiconnu mais une thématique malheureusement impérissable, un graphisme en noir et blanc qui fait parfaitement écho à la douleur vécue par les protagonistes. Un petit bijou à la fois littéraire et historique, probablement l'une des plus belles BD sur ce thème si ma mémoire est bonne.

    19/01/2023 à 07:11 3