Surcouf

574 votes

  • Mister Blueberry

    Jean-Michel Charlier, Jean Giraud

    8/10 Blueberry a quitté l'armée. Fini d'osciller entre son poste de lieutenant de cavalerie, ses postes temporaires de shériff ou ses activités d'agent secret gouvernemental. Dans ce nouveau cycle intitulé Mister Blueberry, il va se consacrer à ce qu'il sait faire de mieux, jouer au poker. On le retrouve à Tombstone, ville-légende du far-west, attablé dans le saloon Le Dunhill avec le riche Strawfield, Doc Holliday, le shérif Virgil Earp et la jolie chanteuse Doree Malone. La partie est interrompue une première fois par la bande des Clanton qui font du grabuge à la prison, puis une deuxième fois par la famille Boone qui a un contentieux avec Blueberry. Pour compléter ce tableau de personnages déjà riche, deux journalistes sont en route pour Tombstone pour rencontrer Blueberry. Ils croisent Wyatt Earp qui est sur la piste de Geronimo.
    Pour ce nouveau cycle les auteurs ont convoqué des figures parmi les plus légendaire de l'histoire de l'ouest. Charlier et Giraud sont toujours aussi habiles l'un comme l'autre au dessin et au scénario. On savoure ces nouvelles aventures concoctées avec toutes les ficelles qui ont fait le succès de la série. Du grand et beau western avec ses décors classiques et une mise en couleurs réussie. Maniant toujours le suspens avec brio, les auteurs laissent le héros dans une situation pour le moins délicate et préoccupante pour le lecteur.

    aujourd'hui à 10:28 1

  • L'Aztèque du charro laid

    Philippe Delepierre

    5/10 Gabriel Lecouvreur est à Guadalajara, capitale de l'état de Jalisco au Mexique. Cet Aztèque du charro laid est un Jeu de mot multilingue intégrant le charro, prototype du mexicain cavalier qui pratique la charreada, sport hippique au cours duquel il démontre son habileté à cheval, sa dextérité au lasso et à la capture de bovins. Très populaires au Mexique, les charreadas sont des fêtes hautes en couleurs.
    On en est loin d'une telle ambiance festive dans cette histoire ou Le Poulpe vient en aide à Rosana qui a bien des soucis dans une intrigue calquée sur les tragiques évènements de Ciudad Juarez. Il doit affronter de très sales types pour qui les filles, surtout jeunes, sont des marchandises indispensables pour les vidéos qu’ils tournent et qui alimentent le sinistre marché du snuffmovie. J'ai trouvé l'histoire très sombre et un brin stigmatisante, peut-être parce que ces affaires de féminicide empoisonnent la vie des mexicains depuis longtemps sans que les choses ne bougent vraiment et que ces violences font en quelque sorte "partie du paysage". La réalité du pays est malheureusement bien sentie et bien décrite mais avec une vague complaisance pour cette violence qui pourrit le quotidien des gens. L'humour sur ce genre de situations est compliqué à manier. Par contre, cet épisode écrit par Pierre Delepierre qui vit au Mexique permet au héros de déguster, sous la plume d'un connaisseur, les nombreuse bières locales, Dos XX, Tecate, Bohemia, Pacifico, Indio et autre Negra Modelo.

    hier à 09:19 1

  • La Chambre des officiers

    Marc Dugain

    9/10 Lecture émouvante pour moi puisque le sort de ces officiers gravement blessés dans leurs corps, dans leurs âmes et dans leurs amour-propres, c'est aussi celle de mon grand-père, mobilisé en 1914, blessé une première fois en 1915 puis gravement en 1917. Perdant une partie du visage avec un éclat d'obus, il est évacué à l’hôpital du Val de Grace ou il subira 11 opérations de reconstruction faciale. On mesure toutes les souffrances, tous les désespoirs, tous les regrets qui habitent ces grands blessés grâce au choix des mots toujours justes de l'auteur. Et parfois, cette petit flamme qui se rallume pour certains, permettant à un brin d'espoir de renaitre. Pour d'autres, les perspectives qui s'ouvrent sont terribles. Et quand un homme rentre du front dans un tel état, c'est la vie de familles entières qui se trouvent percutées violemment. La lecture est très émouvante. Le film tiré du livre est également très réussi.

    14/09/2026 à 09:16 3

  • La petite bonne

    Bérénice Pichat

    8/10 Ouvrage surprenant au premier abord par sa construction, rédigé parfois en vers libres très courts, alignés tantôt à droite tantôt à gauche de la page, alternant avec des passages classiques en prose. On comprend petit à petit comment sont assignés ces choix, en fonction des personnages. La petite bonne est une domestique au service de plusieurs familles bourgeoises, dont l'une, les Daniel, est composé de Blaise, gueule cassée de 14/18 et de sa femme Alexandrine, depuis entièrement dévouée à son mari. Lorsqu'elle décide de s'accorder quelques jours de vie sociale en dehors du foyer, elle demande à la petite bonne de s'occuper de son mari quelques jours, elle devra loger avec lui dans la maison. L'auteur décrit alors l'évolution de leurs relations d'abord difficiles tant Blaise est invalide et enfermé dans son mal-être, tant la petit bonne est d'abord gauche avant de percevoir une faille et comment s'y introduire. Chacun va découvrir l'autre, partageant des secrets, des traumatismes, des séquelles de violences. Ce rapprochement va permettre à Blaise de solliciter la petit bonne pour son grand projet. Mais celle-ci, découvrant la nature des intentions de Blaise, va s'attacher à l'en détourner.
    Il faut dépasser les premières pages et s'accrocher un peu devant cette rédaction parfois déroutante avant de rentrer dans les vies des personnages. Le livre est plein de sensibilité discrète et d'émotion contenue, décrivant les vies chamboulées des personnages. Une petit bonne humble et modeste, marié à son homme gentil mais rustre, une femme dont la vie est désormais dédiée à son mari infirme et ce dernier, ancien pianiste cloué sur un fauteuil roulant, amputé avec un visage déformé et ayant perdu le gout de vivre. L'auteur nous fait ressentir les souffrances de chacun, la tension montant lentement quand on comprend ou Blaise veut en venir. Le final inattendu donne les clés de la structure du roman et dévoile la profondeur des trois personnages principaux. Bluffant.

    14/09/2026 à 09:07

  • Légendes d'automne

    Jim Harrison

    9/10 Une plume magnifique au services d'histoires intenses. Ces nouvelles sont parmi les plus belles réussites de "Big Jim", tout particulièrement Légendes d'automne qui donne son titre à l'ensemble. L'auteur parvient à sublimer les paysages, la nature, mais aussi les émotions humaines. Grands espaces, tragédies, monde sauvage, aventure, valeurs humanistes, sentiments, s'opposent à la violence, au crime, à la guerre ou à la bêtise. Un auteur et un livre incontournables.

    09/09/2026 à 09:28

  • La Fille des Templiers, tome 1

    Mireille Calmel

    6/10 Roman historique se situant après l'exécution du grand-maitre templier ordonnée par Philippe le Bel. Beaucoup de personnages historiques dans une ambiance oscillant entre le mysticisme, l'inquisition, la sorcellerie ... Charles IV est à la recherche d'une certaine Flore Dupin qui détient sans le savoir des secrets autour de la sainte-ampoule, flacon contenant l'huile destinée au sacre des rois de France. On n'est pas dans le Rois maudits de Maurice Druon, mais ça se lit facilement, le découpage est habile et la narration fluide. Pour ne pas se perdre entre les faits réels et les faits romancés, il y a un dossier présentant les personnages et une chronologie et quelques images. C'est suffisamment attrayant pour se lancer dans le 2e tome.

    04/09/2026 à 08:53

  • Délivrance

    James Dickey

    7/10 Je connaissais l'histoire à travers le film de 1972 avec John Voight. Quatre copains décident de descendre en canoé la rivière Cahulawassee avant qu'un barrage ne vienne modifier sa vallée. Mais le chef de l'expédition, sportif accompli et à la limite de ce qu'on qualifierai aujourd'hui de "survivaliste", ne connait le cours de la rivière qu'à travers les cartes. c'est sur place qu'ils découvriront les difficultés. Situé au cœur de l’Amérique rurale et profonde, les quatre amis ne devront pas affronter que la nature hostile. Dans ces coins reculés trainent des prédateurs humains dépravés qu'une consanguinité a transformé en danger mortel. Ces deux thèmes sont le fil conducteur du récit. L'affrontement avec une nature sauvage et des hommes qui le sont tout autant. Un récit plein de tension, de suspens, de courage, d'abnégation, de questionnements, de volonté et de solidarité. Contrairement au film, le livre n'a pas pris une ride.

    03/09/2026 à 10:18 1

  • Buffalo Blues

    Keith McCafferty

    8/10 Les éditions Gallmeister publient beaucoup de ces écrivains américains des grands espaces. On retrouve souvent chez eux des références communes, pêche (à la mouche car c'est la plus noble), nature sauvage, paysages grandioses, racines amérindiennes, mythes fondateurs de l'ouest ... Dans Buffalo Blues l'auteur nous amène dans le Montana, aux limites du parc de Yellowstone où vivent les derniers bisons libres. Ceux-ci sont convoités par les indiens pour la chasse traditionnelle et redoutés par les éleveurs de bétail qui craignent des contaminations. Le livre explique très bien tous ces problèmes induits par ce dernier troupeau sauvage. Si on ajoute la convoitise stupide d'individus sans scrupule qui veulent refaire une chasse traditionnelle, les bisons payent un prix fort. L'auteur nous ballade dans ces zones préservées parmi les pécheurs, les indiens, les éleveurs, les responsables de parc ... pour une enquête qui va l'obliger à faire preuve de psychologie et de patience. Il y a de l'humour, un peu de romantisme autour de sirènes, et des confrontations entre protagonistes bien décrites.

    03/09/2026 à 09:56 1

  • Nord sentinelle

    Jérôme Ferrari

    5/10 J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans cette histoire corse. Les personnages ne sont guère attachants et l'histoire banale comme un fait divers. Seuls les passages dénonçant avec humour et efficacité le tourisme de masse ont retenu mon attention. Les participants à ce phénomène, qu'ils soient touristes ou exploitants sont passés à la moulinette dans des passages savoureux.

    02/09/2026 à 09:16 1

  • Comme des hommes

    Élie Robert-Nicoud

    8/10 Excellent roman noir et rural qui mélange les mentalités d'anglais un peu bobos et de périgourdins traditionnels. Les personnages aux caractères bien travaillés se cherchent, se trouvent et se percutent. Jalousies de mâles, coquetteries féminines, rancœurs familiales et propension à picoler sont les ferments qui vont conduire à la catastrophe dans un feu d'artifice final. Le ton est souvent léger et humoristique voire d'un détachement tout britannique ce qui renforce les moments de tension et de violence qui jalonnent l'histoire jusqu'au dénouement.

    02/09/2026 à 09:06

  • Les Naufragés du Wager

    David Grann

    7/10 Ça faisait longtemps que je n'avais pas lu un livre de marine. c'est mon libraire qui m'a conseillé celui la. Comme il est dit précédemment, c'est un récit basé sur un fait réel et des archives et pas une fiction. Le talent de l'auteur est de rendre la lecture attrayante alors que les journaux de bord sont rébarbatifs. Sacré aventure que celle de ces marins coincés plusieurs mois autour du cap Horn, entre les 40e rugissants et les 50e hurlants. Vent, pluie, froid, mer déchainée, tempêtes, scorbut, typhus, ils seront très peu de marin à revoir l'Angleterre. Il y a des passages très intéressants sur les indiens Allakalufs et Onas. Les tensions entre les hommes, avec les officiers sont bien décrites. On n'imagine pas à quel point il faut arriver pour qu'une tentative de survie ne passe pas pour une mutinerie, et combien de précautions ceux qui ont quitté l'ile en premier ont du prendre. C'est une des rares fois ou la Royal Navy ne fera pas pendre ceux qui n'ont pas suivi la capitaine. Un grand livre de mer sur une des régions les plus hostiles de la planète, qu'on peut compléter par la lecture des œuvres du Chilien Francisco Coloanne, notamment Le dernier mousse et Le golfe des peines, dont il est question dans Les naufragés du Wager.

    01/09/2026 à 13:21 2

  • Terra Nullius

    Victor Guilbert

    8/10 J'avais déjà apprécié Douve. Avec Terra Nullius, l'auteur nous régale avec un personnage principal peaufiné, plus épais, plus consistant, toujours aux prises avec sa bille même si celle-ci roule de façon plus chaotique. L'intrigue est bien sentie, touffue, dense. Une œuvre qui rappelle les styles et les ambiances de Maigret, d'Adamsberg, de Merlicht. Sur la forme, la lecture est très agréable avec une étude des personnages très poussée. Un auteur à suivre.

    01/09/2026 à 11:55 4

  • Stella et l'Amérique

    Joseph Incardona

    8/10 Je me suis régalé avec Stella, sa vertu très petite et son humanité immense. C'est original, enlevé, vif, avec des personnages aux profils très variés, tueurs, prêtres, forains, malades, handicapés, sorcière ... un petit monde décalé dans lequel certains vont laisser des plumes lors de leur rencontre avec Stella ou dans son sillage. C'est plein d'humour noir et rose, on se moque avec justesse des États-Unis, de la religion, du Vatican ... Un roman subversif totalement séduisant.

    01/09/2026 à 11:47 5

  • M'as-tu vu en cadavre ?

    Jacques Tardi

    6/10 Rien à dire sur les dessins, sauf une page ou Tardi a du se tromper de taille de pinceau vu l'épaisseur des traits. J'ai par contre trouvé l'histoire un peu poussive, abondance de personnages au début, un creux en milieu d'histoire avant de finir de façon un peu abrupte. Le plaisir qu'a Tardi à dessiner Paris le pousse à quelques cases sans d'autre intérêt que des décors soignés, au détriment de cases explicatives qui font parfois défaut.

    10/07/2026 à 08:35

  • Casse-pipe à la Nation

    Jacques Tardi

    7/10 Enquête autour de la foire du trône et de son grand 8 ou nestor d’où Nestor Burma a failli être éjecté. La bd mélange légèreté et ton grave, baston et psychologie, beauté et handicap dans une enquête de facture ultra classique. il y a un peu plus d'humour que d'habitude peut-être avec Nestor qui semble volage en l'absence d'Hélène sa secrétaire et qui se met à suivre une jolie brune. Les traits de quelques personnages en rappellent certains déjà vus dans les autres bd de Tardi. On remarque que le trio mère/fille/beau-père revient souvent chez Léo Malet, comme les amitiés liées dans les stalags de 39/45.

    06/07/2026 à 09:05 2

  • Madelaine avant l'aube

    Sandrine Collette

    7/10 Roman noir, rural et historique qui doit se passer aux alentours du XIV/XVe siècle puisque l'épidémie de peste noire est encore dans les mémoires, avec une société encore largement féodale dans laquelle le statut des paysans n'est guère éloigné du servage. Le roman est très descriptif, avec de longs développements sur les conditions de vie dans un petit hameau reculé, soumis à l'autorité d'un seigneur, mais dépendant surtout de la nature et de ses caprices saisonniers, trop de pluie, trop de chaleur, trop de gel. Tout ce qui altère les récoltes est une catastrophe et augmente les difficultés au quotidien, la faim, le froid, la maladie. En 260 pages, il ne se passe que trois ou quatre évènements qui viennent perturber le cours des choses, et pas dans le bon sens. L'écriture de Sandrine Colette est centrée sur les épreuves que doivent endurer les personnages quand aux lois de la nature s'ajoutent parfois la violence des hommes. J'ai trouvé toutefois moins d'intensité dans ce livre que dans ses autres ouvrages mais son style reste remarquable.

    02/07/2026 à 08:47 2

  • Micmac Moche au Boul'Mich

    Nicolas Barral

    8/10 Comme annoncé sur la couverture, la bd se situe dans l'univers graphique de Tardi, et sur cet aspect, c'est une réussite. Barral maitrise totalement son sujet. Les personnages comme les décors semblent sortir de la main de Tardi, même si Barral instille son propre style, avec parfois un trait plus fin pour des dessins plus clairs. L'adaptation du roman de Léo Mallet est tout aussi réussie, avec une histoire bien noire de chantage, de secrets de famille et les dessous de la vie étudiante. Barral fait quelques clins d’œils en donnant à quelques uns de ses personnages des visages connus, on reconnait notamment l'acteur Bernard Fresson, le chansonnier Jean-Roger Caussimon et un autre gars dont le nom m'échappe.

    29/06/2026 à 08:50 1

  • L'Arbre à bouteilles

    Joe R. Lansdale

    8/10 C'est avec cet arbre à bouteille, titre étrange, que j'ai découvert Joe R. Lansdale et ses héros redresseurs de torts Leonard et Hap. La lecture est décoiffante, rafraichissante, distrayante. Le bouquin passe de l'humour à l'action, de l'amitié à la bagarre le tout sur des dialogues percutants et des descriptions réussies alors que le fond de l'intrigue est bien sombre ou s’emmêlent racisme, religion, secrets de famille et un état du Texas assez peu attrayant.

    24/06/2026 à 11:18 4

  • Le Bois d'ébène

    François Bourgeon

    8/10 L'album nous ramène en mer à bord de la Marie-Caroline, navire négrier. C'est une suite de drames et d'évènements tragiques. La révolte des esclaves est matée mais au prix fort. L’aventure maritime reprend ses droits et tempête, fortune de mer, accidents, blessures, viols, début de mutinerie, punitions s'enchainent. Les officiers sont décimés et le jeune Vignebelle se retrouve commandant, secondés par les vieux loups de mer de l'équipage, Bout-de-Bois et l'insondable cuistot Grisoux. Pour ne rien arranger, Hoël croise une vieille connaissance du Foudroyant, vaisseau de guerre dont il avait tué le commandant dans le premier tome. Cahincaha, le bateau arrive aux Antilles. Isa découvre l'esclavage et les conditions de vie dans une plantation. Mary doit rentrer en Angleterre et Hoël doit fuir car il a été reconnu par des officiers de marine. L'occasion d'un dernier twist très bien amené par l'auteur qui boucle avec brio cette excellente série. (Un nouveau cycle de 4 albums sera publié à partir de 2009).

    15/06/2026 à 08:39 1

  • L'Heure du serpent

    François Bourgeon

    8/10 Suite de la partie africaine de l'aventure. Isa déjoue les pièges tendus par les dirigeants français du comptoir de Judas mais aussi du roi Kpengla qui n'aime pas que les femmes se mêlent des affaires d'hommes et que son commerce d'esclaves soit perturbé. L'austère capitaine Boisbœuf se révèle un allié précieux comme Rousselot, médecin du bord. La magie vaudou utilisée contre Hoel est mise en échec. La rupture entre Mary et Smolett est consommée. La sélection des esclaves, tache d'une effroyable d'inhumanité, échoie à Rousselot sous le regard horrifié d'Isa. La seconde partie de l'album qui nous ramène en mer à bord d'un navire négrier est mouvementée qui commence par une révolte des esclaves. Abus d'autorité, assassinats, mauvais traitements, vengeances, ... la croisière ne s'amuse pas du tout. Seule Mary arrive à nous tirer un sourire grâce à sa bonne humeur et son franglais. D'autant qu'elle noue une nouvelle romance avec le très jeune lieutenant Vignebelle qui va devoir grandir très vite et faire face à de périlleuses situations. Les éléments psychologiques et les mœurs de l'époque, ou l'esprit des lumières commence à poindre, sont très bien amenés et illustrés par l'auteur. Encore un tome très accrocheur de cette excellente série.

    12/06/2026 à 09:43