Max

897 votes

  • Les Vacances d'un serial killer

    Nadine Monfils

    8/10 La famille Destrooper – le père Alfonse que l’on surnomme Fonse, Josette dont la poitrine généreuse a séduit Fonse avant qu’elle se marie avec lui, rêve d’un voyage sur le Titanic en compagnie de DiCaprio, ou ailleurs, et leurs enfants - Steven –Seagal, l’aîné et Lourdes - partent en vacances. Direction Blankenberge, la station balnéaire flamande à un coup de fusil de Bruges. Et la pension « Des mouettes rieuses » d’où on peut voir la mer en gaffant si on peut, au-delà du parking un miroir routier.
    Fonse est au volant de sa voiture dont il est fier qui trimbale derrière elle une caravane Wa-Wa. Son épouse coiffée d’un chapeau ridicule occupe le siège du mort. Le frère et la sœur, la banquette arrière.
    Josette( par deux fois avec son curieux galure le fout dans l’œil de son mari. C’est l’accident.
    Ils perdent la Wa-Wa et Mémé Cornemuse, la mère de Josette qui l’occupait.
    Mémé Cornemuse se retrouve à faire du stop et braque un gars qui conduit une chouette bagnole avec l’aide d’un flingue de son défunt mari. Un instant plus tard, elle refroidit la compagne du beau chauffeur. Ce n’est pas de sa faute, elle ne savait pas mordicus que le crucifix-à-ressort était chargé.
    Elle devient la fiancée du type.
    Avant de s’en débarrasser et de rencontrer Biloute.
    Biloute un type dangereux et un tueur qui aime rendre service, comme à sa tata Mirza. Il a bon cœur , croyez-le. Il a tué un type qui avait manqué de respect à Nounours, un pote ! L’amitié c’est sacré. L’amour familial également, il a tué le facteur qui avait balancé dans la flotte la sacoche qui contenait la pension de sa Tata. Puis tard, le boucher qui escroquait tata Mirza. Ensuite, le marchand de légumes. Enfin, la boulangère, qui faisait des misères à sa tante, en tournant autour de tonton.
    « Les vacances d’un serial killer » sont à lire et à prendre entre les 5e et 20e degrés.
    Une famille déjantée. Mémé Cornemuse vaut le détour.
    Nadine Monfils a été style très personnel. J’adore.

    14/06/2026 à 12:23 1

  • Maigret et Monsieur Charles

    Georges Simenon

    8/10 Dernière enquête de Jules Maigret.
    Assis à son bureau, Jules Maigret, bougon, joue avec sa collection de pipes. Quelques heures auparavant, il a été convoqué par le Préfet de Police. Chose rare. L’objet de la convocation : le poste de Directeur de la PJ. A trois ans de la retraite, Jules Maigret, qui a débuté « aux garnis » souhaitent achever sa carrière comme il entend. Et tant pis s’il a froissé ou déçu.
    Le Petit Lapointe lui annonce qu’une certaine Nathalie Sabin-Levesque désire le rencontrer. Son mari, notaire prospère, a disparu depuis un mois. Et, lui confie également qu’il « fugue » régulièrement – quelques jours ou une semaine.
    Accompagné de Lapointe, il débarque au « Chat Botté », rue du Colisée, où le barman lui apprend que Gérard Sabin-Levesque est Monsieur Charles. A « La Belle Hélène », rue Castiglione, Maurice Mocco, le barman, lui apprend qu’il avait jeté son dévolu sur Leila, une entraîneuse. « Au Cric-Crac », rue Clément-Marot, Zoé, une autre entraîneuse, reconnait que Monsieur Charles passait quatre jours dans son studio. Et qu’ils ressemblaient à des vieux amants.
    La quête de Maigret est vaine. Puis, on repêche, au pont de Grenelle, le corps de Gérard Sabin-Levesque - Monsieur Charles.
    Une disparition, enquête de routine, un mort. L’alcoolisme. Un couple disparate. Du classique Simonien.
    Assez bavard, même beaucoup. Des descriptions mini-minimalistes. Maigret semble être dépourvu d’humanité et de compassion. Lucas est quasi absent. Torrence tout-à-fait.
    Le duo Maigret-Simenon est fatigué et usé, (après 75 romans, 28 nouvelles).
    (8, pour ce baisser de rideau)

    11/06/2026 à 15:55

  • Une unique lueur

    Fred Vargas

    9/10 Au milieu de la nuit Jean-Baptiste Adamsberg, non loin de Saint-Michel après avoir quitté des amis, tombe sur une scène de crime. La victime est Florence Belleville. Une très jolie jeune femme. A côté d’elle un bouquet d’ancolies. Et un sifflet en or.
    Il a va « hériter » de l’affaire.
    Une intrigue parfaitement construite. Malin.
    Un meurtre qui rappelle un autre vieux de six ans.
    Un tueur qui semble s’inspirer d’un poème de Gérard Nerval.
    Si, on se laisse convaincre et qu’on apprécie à suivre Jean-Baptiste Adamsberg dans le dédale de ses réflexions, ou dans la mise en pile de ses idées, ou encore, participer « aux conciles », on peut embarquer sans aucune crainte dans cette nouvelle enquête.
    Une enquête qui mènera d’Adamsberg et son équipe à faire lien avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall… et un sifflet.
    Adamsberg est toujours aussi attachant. Les personnages secondaires bien campés.
    En résumé, j’ai adoré.

    05/06/2026 à 21:33

  • L'Entomologiste

    Franck Bouysse

    8/10 Premier roman, premier polar de Franck Bouysse. Réédité au Livre de Poche. Edition revue par l’auteur.
    Polar de facture classique.
    Jacques Bélony, un flic, désabusé et dont la vie est cabossé – (dans un accident causé par des pirates de la route, il a perdu sa fille et sa femme n’est plus qu’une épave, claquemurée dans une chambre d’hôpital) – enquête sur un meurtre puis un second.
    Le cadavre du premier est retrouvé recouvert de fourmis de feu. Le second attaqué par des insectes aux mandibules acérées.
    Ces insectes sont des complices originaux du ou des tueurs.
    Jacques Bélony est aidé par une inspectrice fraichement sortie de l’école, et, « un peu sûre d’elle ».
    Les deux flic font appel à un professeur émérite d’entomologie qui a comme aide son meilleur étudiant.
    Ecriture agréable. Le style est là.

    05/06/2026 à 20:38

  • The Painted Crime

    Stefano Martino

    9/10 1947. Los-Angeles. Peter Graham, un vétéran qui a combattu en Alsace, est devenu détective privé. Enquêtes ordinaires, minables : adultères, escroquerie ;; filatures. Il vivote en faisant son job.
    Il a fait une promesse. Retrouver Clark Brow, le frère d’un camarade mort au combat. Et lui remettre sa trompette de jazz.
    Pour mener à bien sa tâche, il est aidé par, Jonathan, un ami et journaliste qui parfaitement les coulisses d’Hollywood.
    Peu à peu, Peter Graham, va plonger dans la noirceur hollywoodienne.
    Stefano excelle.
    Vibrant hommage au polar des années 40 et surtout aux films noirs de cette époque.
    Jonathan a une ressemblance quasi parfaite avec Edward G. Robinson.
    A posséder et surtout à lire.

    28/05/2026 à 13:27 1

  • L'Île au trésor

    Robert Louis Stevenson

    9/10 Une île, une carte, un trésor, deux camps (les pirates d’un côté et de l’autre le chevalier, le docteur, ainsi que les hommes rester loyaux).
    Un vieux loup de mer, mystérieux et armé d’une longue vue, et, d’un coffre débarque à l’auberge « L’Admiral-Benbown tenue par la famille Hawkins. Ce marin, grand buveur de rhum, meurt d’une crise d’apoplexie.
    Sans le coffre, Jim et sa mère trouve de l’argent, des documents soigneusement empaquetés. Ils s’enfuient de l’auberge quand des pirates – dont Chien noir et le pirate aveugle - se ruent dans la chambre du Loup de mer…
    Parmi les documents : une carte qui mène à un trésor. Au trésor du Capitaine Flint.
    Le chevalier, qui ne sait pas tenir sa langue et très le meilleur de tireur, affrète « l’Hispanolia », une goélette de trois pas et engage un équipage. Et le capitaine Alexander Smollett, strict, sans cesse critique et insatisfait de ses hommes.
    Dont, Long John Silver, unijambiste, rusé. Il est l’un des protagonistes principaux de l’aventure, une sorte de père pour Jim, le maître et de coq et chef des mutins.
    Jim Hawkins est le principal narrateur. Le docteur le second et celui du Fortin, sont de le d’expédition. Ainsi que les domestiques du Chevalier.
    « L’île au trésor » : un roman d’aventure et le LIVRE des Pirates !
    (Re)Lu, dans la nouvelle traduction de jacques Mailhos, paru dans la collection Litera de Gallmeister.

    12/05/2026 à 13:59 2

  • Le labyrinthe grec

    Manuel Vazquez Montalban

    7/10 Carvalho, détective un peu cynique et désabusé, vieillissant, évitant Charo, sur deux affaires, un Grec et une fille d'un certain Brando... sans aucune complaisance pour ces contemporains et l'Espagne.
    Dans Barcelone, une bonne année avant l'ouverture des Jeux Olympique, qui construit après avoir détruit et en oubliant ou abandonnant une partie de son passé, ses quartiers pauvres.

    04/05/2026 à 13:34

  • Le Dixième homme

    Graham Greene

    8/10 En France, dans une prison pendant l’occupation. Trente otages.
    Les allemands exigent que ces otages désignent les trois d’entre eux qui seront fusillés à l’aube, en représailles d’actes de sabotage. L’un des hommes qui a été tiré au sort offre sa fortune, ses biens dont sa maison.
    Quatre ans plus tard, cet homme est de retour chez lui. La maison est désormais occupée par la mère et la sœur de l’otage pauvre qui a accepté le marché.
    Un court roman noir où chacun joue sa vie à la courte paille, et, où, on était égoïste – voire lâche – avant la guerre, on le reste pendant et après, sans aucun remord.
    Lu, dans la nouvelle traduction de Claro.

    29/04/2026 à 18:34 2

  • Le Troisième homme

    Graham Greene

    8/10 Vienne. Juste après la guerre. Invité par son ami de jeunesse, Harry Lime un peu escroc et trafiquant, Rollo Martins, un écrivain mineur de western, débarque dans la capitale autrichienne.
    Harry Lime meurt mystérieusement. L’écrivain est mis sur surveillance par la police britannique d’occupation.
    Rollo Martins se met à enquêter. Des meurtres la contrarient.
    Roman noir et sombre.

    29/04/2026 à 18:30 1

  • Sweet Jayne Mansfield

    Roberto Baldazzini, Jean-Michel Dupont

    8/10 La tragique destinée de Vera Jayne Palmer - Jayne Mansfield - mise en dessin. On garde toujours en mémoire son 115 d'et pour certain le regard inquiet de Sophia Loren en 1957, au moment où elle le posait sur la poitrine de l'actrice. Mais on oublie - c'est toujours facile - que Jayne Mansfield , La Blonde Explosive, avait un quotient intellectuel de 163, parlait cinq langues, jouait du piano et était une violoniste. Une Playmate et une femme intelligente.
    Sa courte vie, jusqu'à sa mort en 1967 près de Slidell , en Louisiane. Son chauffeur encastrant la Buick Electra dans un camion à deux vingt-cinq. les années 60 n'auront été qu'une chute inexorable : enchainant les Strip-teases dans des cabarets sordides, se laissant tripoter par des chanteurs qui débarquaient de leur lointain Liverpool vivant coincée entre entre amants et ami violent.
    Une très bonne découverte. Des dessins que j'ai beaucoup appréciés.

    28/04/2026 à 22:16 1

  • Les femmes de la Série Noire

    Natacha Levet, Benoît Tadié

    8/10 Les femmes de la série noire
    Les femmes de la « Série Noire », masculine en diable, sortent de l’ombre grâce à Natacha Levet enseignante et chercheuse à l’Université de Limoges, spécialiste du roman noir français, et, de Benoit Tadié, professeur de littérature américaine à Paris Nanterre.
    Ces femmes sont Dolorès Hitchen, Gertrude Walker, Marty Holland, Maria Fagyas, des écrivaines, aujourd’hui oubliés mais qu’il faut redécouvrir.
    C’est aussi Germaine Gibard, la créatrice de la couverture mythique de la « Série Noire, jaune et noire. Ce sont également des secrétaires, chevilles ouvrières de la maison d’édition ; des agentes littéraires, efficaces, tenaces et compétentes, des traductrices sans véritables contrats et fort mal payées.
    En résumé, des femmes mises à l’honneur… lors du 80eanniversaire de la collection.
    Très instructif.

    28/04/2026 à 21:06 1

  • Un Regard d'adieu

    Ross MacDonald

    8/10 Le détective Lew Archer a été flic pendant quelques années. Écœuré par la corruption qui chez les flics de Long Beach, il a créé son agence et s’est spécialisé peu à peu pour les affaires délicates et complexes.
    « Cet air d’adieu » - dans une nouvelle traduction de Jacques Mailhos, qui vient de paraître dans la collection Totem de Gallmeister – est aussi familiale, complexe et délicates que les quatorze précédentes.
    Lew Archer est engagé, par l’entremise de l’avocat John Truttwell, par Larry et Irene Chhalmers. Il doit retrouver leur fils Nick (un « peu » « beaucoup » instable mentalement, et faire la lumière sur un cambriolage.
    Des meurtres.
    Un premier qui a eu lieu quinze auparavant. Et, sur lequel le sheriff toujours en poste, enquête encore.
    Lew Archer chemine, marche vers la vérité.
    Très bien construit, très bien ficelé.
    Je reconnais que je suis partial, je suis un fan de Ross MacDonald. Pour ma défense je me défausse sur James Curley qui l’appréciait bien avant moi ; sur James Ellroy qui lui a rendu hommage en lui dédicaçant un de ses romans, puis sur The New York Time Book Review : le détective privé américain immortalisé par Hammett, raffiné par Chandler, porté à son apogée par MacDonald…

    28/04/2026 à 20:11 2

  • Killing me softly

    Jacky Schwartzmann

    9/10 Il est un tueur à gage efficace qui a toujours honoré ses contrats. « Pas un accroc ».
    Marié, une fille, la vie tranquille d’un cadre ou d’un agent secret au service d’un ministère. La vie ordinaire d’un fonctionnaire de l’état.
    Cependant, cependant… il a rencontré pour la première fois sa future épouse qui était enceinte en honorant un contrat (abattre le compagnon de cette dernière). Il apprendra quelques années plus tard, qu’elle la commanditaire du meurtre…
    Notre tueur peaufine son nouveau contrat (un vieillard dans une EHPAD pour richards, qui ne peut se déplacer qu’en utilisant son déambulateur, un pédophile. La victime et « client », prof, est de la partie. Il veut émasculer le type. Notre tueur doit s’y résoudre. C’est une clause du contrat !
    Madjid Müller se pointe à la maison de retraite à Besançon, embarque le vieux. Mais, rien ne se passe comme prévu. La cible tue le prof.
    Tout se complique les médias et la police enquête sur l’enlèvement du patriarche de la 200e de France.
    En plus d’être un tueur à gage hors pair, Madjid Müller, marqué par le passé de sa famille (L’un Nazi l’une FL, devra devenir un stratège pour éviter les ennuis et que son petit royaume s’écroule.
    Humour noir, décalé, grinçant, cynique avec en toile de fond, la vieillesse.
    Un très bon polar de Jacky Schwartzmann

    28/04/2026 à 12:49 5

  • Exils(s) islandais

    Eva Björg AEgisdóttir, Jérôme Loubry

    7/10 Ecrit à quatre mains Eva Björg Æfisdóttir, romancière islandaise et Jérôme Loubry, auteur français), né lors d'une rencontre Quai polar.
    Vera est en pleine campagne électorale afin de devenir maire de Reyjavik. Lors d'une soirée à l'ambassade de France, une journaliste d'investigation française s'effondre et meurt. Une allergie mortelle.
    Vera et son mari - Andri – lorsqu'ils étaient étudiant Lyon ont croisé pour la première fois Pascal, l'ambassadeur.
    A Lyon, l'inspecteur Dutrieu est mis au placard et expédié en Islande. Il est reçu par l'ambassadeur qui pense que ce flic lyonnais est venu enquêter sur la mort de Camille, la journaliste. Durieu va enquêter.
    Un bon polar, bien ficelé et assez sombre. Efficace.

    25/04/2026 à 12:47 1

  • Nulle part sur la terre

    Michael Farris Smith

    9/10 Interstate I-55. Deux êtres cabossés l'empruntent. Une jeune femme à pied avec sa fille de 10 ou 11 ans avec. Elle transporte avec elle un sac poubelle où il y a tout ce qu'elle possède. Un homme, dans un bus, juste sorti de prison après avoir purgé une peine de onze ans.
    Ils vont finir par se croiser.
    Très bon polar, noir teinté un peu d'espoir.

    21/04/2026 à 13:38 2

  • 14 juillet

    Benjamin Dierstein

    9/10 Troisième dernier tome de la saga « Bleu, Blanc, Rouge ». au total environ trois mille pages.
    Le mandat sombre et trouble mandat et certainement le plus médiocre du de la Ve - celui du Monarque – VGE, pour débuter, à celui de François Mitterrand pour le clap de fin.
    Sur fond de guerre au Liban, la montée de l’extrême droite, le terrorisme, et la guéguerre de polices, on retrouve protagonistes réels (Ministres (dont Defferre, Hernu, Maurois) ; d(autres hommes politiques (Pasqua, Grossouvre), et, fictifs. Khadidja Ben Bouazzaan ancienne membre du FLN et son subordonné Gourv, ancien flic et ancien infiltré. Vauthier, mercenaire usé et fatigué tel un maréchal d’empire la veille de Waterloo, Proxénète et Empereur des nuits parisiennes sur le déclin, séparé de Fanfan. Christian Ragot flic à la mondaine et demi sel. Marco Paolini, « 1er de sa promo », flic et membre du SAC, qui prit Dieu et entrevoyant surout le diable après avoir participé à des assassinats. Et Jacquie Lienard…
    Il ne reste pas grand-chose de la promo de 1978. Ragot aura des problèmes avec Vauthier. Paolini avec certains membres de sa famille, des flics véreux et truands. Lienard, un flic et une femme sans grands scrupules. Elle couche avec son amant pendant que l’épouse de ce dernier se trouve à l’étage avec ses enfants. Elle est seule, égoïste, ambitieuse. Prête à tout pour parvenir à ses buts. C’est-à-dire se taire, cacher des informations, accepter les comprissions, et, tenter de gommer que son parrain n’était le flic vertueux et résistant et que ses parents des proches des Nazis pendant la guerre. Une belle carrière vaut bien quelques oublis.
    Les avis sont mitigés parmi les critiques littéraires. Pierre Poirette reconnait un travail documentaire « effrayant » en s’interrogeant sur la création littéraire. Arnaud Viviant concède que « c’est bien fabriqué » et estime que l’auteur « n’est pas un styliste ni le futur Manchette ». Jean-Marc Proust est beaucoup plus enthousiaste. « C’est halenant et c’est un vrai polar ».
    Pour ma part, sincèrement, j’estime que c’est un très bon polar.

    19/04/2026 à 15:47 5

  • L'Homme de Londres

    Georges Simenon

    8/10 Octobre 1933. Louis Maloin est un aiguilleur de nuit à Dieppe-Maritime. Pendant son service, il est témoin, à l’arrivée d’un vapeur de Newhaven, d’une bagarre entre deux hommes. L’un des deux qui qui tient une valise est assommé et tombe dans le port. La victime – l’homme à la valise – est Teddy Baster. Le meurtrier est Pitt a - L’homme de Londres.
    Louis Maloin déserte le poste d’aiguillage, fouille les eaux du port où la victime a disparu. Il repêche la valise.
    Après l’avoir ouverte, sécher tant bien que mal les billets de banque – des Livres Sterling, il planque valise et se qu’elle contient dans son armoire.
    Il est en possession d’une véritable fortune. Et tout bascule pour Louis Malouin, employé anonyme.
    George Simenon excelle toujours lorsqu’il se penche sur les petits gens, honnêtes sans doute comme chacun, et, broyé peu à peu par leur « toute puissance », leur destin, jusqu’au drame/
    L’enquête policière et la traque de L’homme de Londres ne sont que secondaires dans ce bon roman dur.

    11/04/2026 à 11:54 1

  • M comme menace

    David Peace

    7/10 Deux nouvelles inédites composent cette édition hors commerce de Rivages/Noir:
    "M" ou M "comme menace " raconte les disparitions et les meurtres de petites filles de Souris-Ville. Deux points de vues. le meurtrier et l'inspecteur. Tandis que les rats se manifestent et se lancent sur la piste du serial killer. Un texte violent.
    "L'année du cochon".
    Un frère séparé de sa femme est reparti vivre chez sa mère. Sa jeune soeur; 17 ans, qui a un rencard avec un prof de dessin de Tokyo pour être son modèle, refuse de l'écouter.
    Maï ne rentre pas. le frère, impulsif et bourre-pif, se lance à la recherche de sa soeur et remonte la piste du professeur de dessin, propriétaire d'un coupé Mazda neuf.
    Un texte sans temps mort. Une ambiance sombre. La plus intéressante.

    29/03/2026 à 09:50

  • Projet terreur

    Jean Libert, Gaston Vandenpanhuyse

    7/10 L’équipage d’un bombardier RB-47, qui vient de franchir le méridien du 60e degré de longitude Est et survole l’Afghanistan non loin de la base de Baïkonour, capte sur l’un des récepteurs des signaux de différentes intensités.
    Quelques jours plus tard, Francis Coplan – Mr Manceau – est à Bonn pour rencontrer un de ses homologues allemands, afin de confronter leurs « fiches » sur les agents répertoriés, les espions infiltrés.
    Coplan à la stupéfaction découvrir dans la collection allemande la fiche d’un collègue - Villard. Grâce à subterfuge il parvient à l’exfiltré. Villard l’informe, sur le retour vers Paris que les Russes construisent à Baïkonour un étrange radar qui ne sert à rien.
    Une « visite » à Baïkonour comme journaliste scientifique, une réunion à l’Otan, une action-commando sur le terrain. Pour éviter qu’une bombe russe anéantisse la moitié de la terre.
    Une très bonne intrigue, bien documentée.
    Paul Kenny – Gaston Vandenpanhuyse et Jean Libert – est un auteur solide qui ne déçoit pas. Francis Coplan l’un plus importants agent du service di renseignement de collection Espionnage, du Fleuve. Chaque mission : entre 170 000 et 200 000 exemplaires. Un chiffre a donné des sueurs froides aux auteurs des « écuries » Gallimard, Grasset et autres.

    11/03/2026 à 21:55

  • Terminus plage

    Alain Wagneur

    8/10 Le commissaire Zamanski, ancien de PJ, placardisé dans le sud-ouest : enquête sur l’incendie d’un hôtel - La Capitaineri- de la paisible station balnéaire Blainville, quinze mille âmes qui a fait un mort. Un belge. Ren2 Mertens.
    L’affaire est classée mais Zamanski a des doutes. Il continue d’enquêter, avec le lieutenant Laurence Fuzier ; cheveux courts et une allure de garçon manqué. Qui le conduira jusqu’à Ostende.
    Au même moment, Jean-Claude, fonctionnaire aux affaires sociales, débarque chez sa mère à Limoges. Son père a disparu depuis une quinzaine de jours/
    Le père, ancien flic, s’est reconverti en détective privé. Filoches, chantages, et autres magouilles.
    Jean-Claude Bertin part à sa recherche… à La Rochelle.
    Les deux affaires vont se rejoindre.
    Le dénouement/ Dans une ville e banlieue parisienne, aux abords d’un pavillon.
    Un polar original bien construit et efficace.

    11/03/2026 à 12:55