L'étendard sanglant est levé

4 votes

  • 10/10 Comme le dit si bien maxime qui s’y connait en adage « plus c’est long plus c’est bon ». Pas toujours vrai mais là en l’occurrence ce n’est pas faux. Ce deuxième tome de la trilogie de Benjamin Dierstein « L’étendard sanglant est levé » comme son prédécesseur est un beau petit pavé, j’y ai donné une petite vingtaine d’heure de lecture mais n’en ai aucun regret. Ce qui n’empêche pas que je n’aime pas les pavés pour autant, disons que j’ai fait une dérogation exceptionnelle pour l’auteur mais bon il me faut avouer sereinement et calmement « putain de bordel mais c’est quoi ce bouquin de ouf ».La suite des aventures des inspecteurs Lienard et Paolini, du mémorable Vauthier et de l’infiltré Gourvennec sont toutes aussi exceptionnelles voir même supérieures sans aucun temps mort ressenti. De même malgré une multitude de personnages et de faits historiques pour la plupart véridique, la compréhension du roman est d’une simplicité inattendue.
    L’histoire commence ou s’était arrêté le premier tome et cette fois ci on balaye les années 80/82, la fin des années Giscard, l’élection de Mitterrand en 81 et donc tous les changements nombreux que cela a apporté bref on passe de la droite à la gauche et cela ne s’est pas fait sans heurts. C’était une époque également ou on aimait les feux d’artifices, çà pétait un peu partout en France mais pas seulement, le problème étant que les artificiers étaient également terroristes dans de multitudes factions d’extrême d’un peu tous les bords. Ces gens avaient de la suite dans les idées, d’ailleurs 45 ans plus tard c’est-à-dire de nos jours, on retrouve les mêmes idéologies dévastatrices.
    L’auteur a eu une idée de génie de romancer l’histoire de nos quatre personnages principaux parmi la vraie histoire avec de vrais personnages et de vrais faits réels, il faut dire que l’époque s’y prêtait bien ou truand, politicien, barbouze, espion s’entendaient à merveille .et cela dans le monde entier. Tu apprends pleins de choses, parfois des qui énervent un peu d’ailleurs, des qui foutent les trouilles bien que tu te dises que les choses ont changé de nos jours …Ben non en fait.
    Ce deuxième roman est une pure addiction et j’espère découvrir le dernier « 14 Juillet » et bien justement avant le 14 juillet, je me referais une nouvelle dérogation .

    06/02/2026 à 19:27 patoche77 (394 votes, 7.7/10 de moyenne) 5

  • 10/10 Passionnant et haletant du début à la fin. Le mélange entre personnages de fiction et personnalités de l'époque est toujours aussi bien réussi tout comme l'intrigue se mêle parfaitement avec les événements historiques. Malgré ses 900 pages, le style de narration et ses différentes formes permettent une lecture très fluide et sans ennui. Un peu d'humour également notamment avec les retranscriptions de dialogues entre certains personnages dont les expression approximatives de VGE.
    Je vais attendre le retour de Lienard, Paolini, Vauthier et Gourv avec impatience.

    23/01/2026 à 14:18 Grolandrouge (1762 votes, 6.6/10 de moyenne) 6

  • 10/10 Je ne pensais pas que ce soit possible, mais apparemment avec Benjamin Dierstein, il faut s'attendre à tout ! Et il réussit le tour de force avec ce 2e tome de surclasser encore Bleus, blancs rouges. Ce mec est plus qu'un prodige, c'est carrément un génie du polar français. Déjà avec sa précédente trilogie, il s'était facilement hissé sur les épaules des plus grands auteurs du noir, mais là, avec cette nouvelle saga, il les a tous terminés !
    Plus rapide, plus fort, plus varié, ce gros volume de quasi 900 pages se dévore avec une gourmandise inattendue tant l'écriture de Dierstein est fluide, percutante et imagée. On se surprend à lire régulièrement 100 à 150 pages d'une traite sans voir le temps passer. Chaque phrase fait l'effet d'une flèche qui se plante en plein milieu de sa cible. Les scènes d'action sont explosives et semblent être directement projetées sur grand écran dans une chorégraphie millimétrée. Quant aux dialogues, ils fusent et claquent, souvent avec une ironie mordante et parfois un humour noir dévastateur. Chaque personnage y possède sa propre voix, parfaitement retranscrite, à tel point par exemple que certaines retranscription d'écoutes téléphoniques - qui, avec des extraits d'articles de journaux, de notes confidentielles ou de rapports de police, ponctuent les changements de chapitres et de point de vue - sont de véritables moments d'anthologie absolument savoureux.
    Entre l'infiltration à haut risque des groupes terroristes d'extrême gauche, les luttes de pouvoir entre services de police qui tentent de survivre à l'arrivée de Mitterrand au pouvoir, les exactions de mercenaires en Françafrique, et le milieu de la nuit parisienne où showbiz, trafiquants, flics, mercenaires, stars, mafieux et politiciens se côtoient et copinent ensemble, Benjamin Dierstein nous offre une reconstitution du début des années 1980 à couper le souffle, comme on ne l'avait jamais ni lue ni vue ailleurs.
    Une fresque absolument grandiose et monumentale, sans temps morts et ponctuée de rebondissements qui sans cesse relancent les différentes intrigues.
    Quand le lecteur tourne la dernière page et se rend compte, sur les rotules, que ce 2ème tome est fini, la seule pensée qui l'obsède alors est : vivement le 7 janvier 2026 pour la parution de 14 juillet, le dernier opus de la trilogie !
    Un tour de force romanesque inédit. Une claque absolument monumentale, grandiose et incontournable !

    24/11/2025 à 20:02 Norbert (325 votes, 7/10 de moyenne) 5

  • 9/10 L’étendard sanglant est levé est de deuxième tome de la trilogie. (Un pavé de 900 qui se lit pages d’une traite.)
    Janvier 1980… 1981. la fin de règne du Monarque. François Mitterrand qui se prépare à une nouvelle élection. Des mouvements sociaux. La guerre des polices. Chaque flic de chaque chapelle défend son pré carré. Sans oublié le SAC
    On croise des protagonistes historiques. On retrouve : Vauthier proxénète et mercenaires – ou l’inverse – qui parcourt l’Afrique et surtout le Tchad, et joue du flingue afin de se débarrasser de rivaux parisiens ; Ragot, flic à la Mondaine – ni vraiment flic - qui fraye avec Vauthier et rencontre Fanfan ; Marco Paoli, flic et faux major de sa promotion, mariée avec à une femme proche de Pasqua, tourmenté par sa religion, par le SAC (entre crime et confessionnal), Lienard, inspectrice, séparée de Ragot, attaché au service de Grossouvre puis de l’Elysée.
    Roman noir et Politique, western urbain, roman qui tient les promesses entrevues dans Bleus, Blancs, Rouges
    Ragot, Lienard, et Paolini manquent encore de profondeur.
    Le prochain tome et dernier, doit corriger ce petit désagrément – promesse de l’auteur.
    Vivement janvier prochain et la parution de « 14 juillet ».

    15/11/2025 à 18:40 Max (874 votes, 8.1/10 de moyenne) 4