Salut à toi ô mon frère

12 votes

  • 6/10 Sympathique mais je n'ai pas plus accroché que cela. Je savais que l'"intrigue" n'était qu'un prétexte mais j'ai trouvé que le reste (ce sur quoi l'auteur s'est concentré) est un peu tout much : les personnages trop caricaturaux (surtout Adélaïde), l'humour trop lourd, les références (littéraires, cinématographiques,...) trop nombreuses et pas toujours très utiles, et on sent que Marin Ledun est en recherche perpétuelle du bon mot. Cela a fini par un peu m'agacer. Alors certes, cela n'enlève en rien le talent de l'auteur, que le lui reconnais bien volontier, mais je ne suis pas convaincu. Assez bon mais sans plus pour moi. (6,5 plus que 6 ou 7).

    07/04/2021 à 20:22 ericdesh (715 votes, 7.5/10 de moyenne) 2

  • 9/10 L'intrigue policière n'est qu'un prétexte à l'histoire de ce livre, plutôt centré sur la famille nombreuse des Mabille-Pons.
    De multiples références littéraires et cinématographiques ponctuent ce roman de façon assez drôle.
    J'ai adoré cette famille totalement foutraque et déjantée ! Plusieurs fois j'ai pouffé en lisant cet ouvrage. J'y ai retrouvé un peu de l’héroïne de Chabanel, un peu des Enfants des Feuillantines de Garino. Bref, je ne voulais pas les quitter...mais je viens de découvrir, grâce aux Polars Pourpres qu'il y avait une suite aux aventures de Rose..que je vais donc m'empresser de lire !

    01/03/2021 à 09:22 calimero13 (763 votes, 7.4/10 de moyenne) 5

  • 7/10 Dans la famille Mabille-Pons, je demande la mère et le père, respectivement infirmière saugrenue et au farouche engagement politique, et clerc de notaire dont la modération vient tempérer les élans de son épouse. Ils ont six enfants, dont Rose, travaillant dans un salon de coiffure où elle lit des textes pour le grand plaisir des clientes. Mais au sein de cette progéniture, il y a également Gus, adopté, d’origine colombienne, qui vient de s’illustrer lors du braquage d’un bureau de tabac et qui a disparu juste après. Il est le coupable parfait aux yeux de tous, sauf à ceux de sa famille. Et c’est notamment Rose qui prend le sentier de la guerre pour retrouver son frangin et prouver son innocence.

    Huit ans après La Guerre des vanités, Marin Ledun revient dans la ville de Tournon, mais sur un ton bien différent de ses autres ouvrages. En effet, l’auteur, entre autres, des puissants Modus Operandi, Marketing viral, Les Visages écrasés et L’Homme qui a vu l’homme opère un virage osé dans sa bibliographie, en signant cet opus sacrément décontracté et jubilatoire. Des personnages croustillants, qui n’engendrent à aucun moment la mélancolie. Des dialogues cocasses. Des situations drolatiques. De délicieux moments d’humour, d’autant plus réussis qu’ils étaient vraiment inattendus de la part d’un écrivain aussi engagé, et aux écrits habituellement si sombres. On retiendra de nombreux moments très amusants, comme les relations tendues, même si cela n’empêche nullement un profond attachement, entre les Mabille-Pons, ou encore les échanges de SMS entre Rose et le lieutenant Personne, devenu son amant, où le policier se voit opposer à chacun de ses messages des propositions coquines. Dans le même temps, si la forme est indéniablement distractive et réjouissante, l’intrigue déçoit un peu. Elle se réduit même à une portion indigente tandis que de nombreux clichés – certes assumés et répondant toujours aux engagements politiques et sociétaux de Marin Ledun, comme le racisme, la lutte contre les inégalités, les préjugés, etc. – sont véhiculés au gré des chapitres. Mais soyons parfaitement honnêtes : quand s’achève l’ouvrage, on en retient bien plus son souffle de décontraction que son aspect purement policier, et on est sincèrement heureux d’avoir davantage mobilisé ses zygomatiques que ses cellules grises.

    Un bon moment de détente littéraire, ponctué de nombreuses références littéraires, cinématographiques et musicales, qui démontre une autre facette du talent de Marin Ledun. On retrouvera d’ailleurs bien volontiers la suite des aventures de Rose dans l’ouvrage La Vie en Rose.

    15/03/2020 à 07:53 El Marco (2222 votes, 7.4/10 de moyenne) 6

  • 8/10 Une lecture jubilatoire d’une histoire d’une famille complétement loufoque et barrée. Et Marin Ledun, comme nous à le lire, a pris énormément de plaisir à écrire ce livre : c’est drôle, aux expressions subtiles, rempli d’un humour aussi raffiné que cynique. Alors certes, l’intrigue n’est pas très recherchée mais on l’aura bien compris, elle n’est que prétexte pour se lâcher. Un peu d’humour dans ce monde de brutes et d’abrutis ne nuit pas à la santé. Allez, c’est ma tournée !!!

    16/10/2019 à 18:11 JohnSteed (263 votes, 7.7/10 de moyenne) 6

  • 8/10 Le livre est porté par la loufoque famille de Rose, uniquement composée de membres très hauts en couleurs. Les dialogues sont savoureux, notamment ceux basés sur les références musicales et cinématographiques. L'histoire, pétrie de bons sentiments, un peu facile et manichéenne, a moins d'intérêt que les rencontres entre tous ces personnages picaresques qui font vivre joyeusement cette histoire très contemporaine.

    02/09/2019 à 11:02 Surcouf (241 votes, 7.1/10 de moyenne) 5

  • 8/10 Retour à Tournon en Ardèche, huit ans après "La Guerre des vanités"... mais quel retour ! Diamétralement opposé, tant l'humeur de ce nouveau roman est à l'humour et à l'amour, oui oui ! Hommage assumé à la famille déglinguée des Malaussène créée par Daniel Pennac ("Au bonheur des ogres" et ses suites), "Ô toi ô mon frère" est une pépite de rigolade foutraque, où l'intrigue importe moins (même si elle fonctionne) que la manière dont les personnages la font voler en éclat.
    Mais modèle ne rime pas forcément avec copie sans imagination ; Marin a son ton bien à lui, ses propres références culturelles, plus rock et contemporaines, qu’il déroule façon tapis rouge (musique, cinéma, littérature, il y en a pour tous les goûts !), et une manière tout à fait personnelle de mener son intrigue en lui lâchant la bride, en lui faisant prendre des virages aussi serrés qu’inattendus (dont l’un où Rose, hospitalisée, découvre avec euphorie les joies de la morphine…), et en la pimentant d’une histoire d’amour délicieuse, piquante et irrévérencieuse.
    Pour autant, on est bien chez Marin Ledun, et la comédie laisse volontiers de la place au regard engagé de son auteur, à un discours social toujours aussi percutant et salutaire.
    Bref, c'est inattendu, c'est très bon, c'est à lire !

    26/11/2018 à 09:50 Dodger (445 votes, 7.7/10 de moyenne) 6

  • 8/10 Avec cette comédie stupéfiante et virevoltante, Marin Ledun nous livre un opus familial décalé et je découvre un auteur aux prises de positions féministes (ce qui ne m'étonne tellement pas, à la réflexion !). J'étais habituée aux livres de l'auteur qui sentent la poudre et la clope, en voici un qui fleure la vie ordinaire, les sms et les beaux yeux du lieutenant Vert-Peche (Lieutenant Personne, quelle idée de génie dans tout ce que cela permet de sourires grammaticaux et de cocasserie) ordinaire cela dit, mais pas tant que ça, tant le lot de petits crimes du quotidien vient assaisonner le débat. On part d'un délit de sale gueule qu'on fait mijoter en milieu rural pour arriver à un plat plutôt élaboré aux multiples saveurs. C'est piquant et drôlement mené, original et bien foutu.

    05/06/2018 à 21:13 clemence (319 votes, 7.7/10 de moyenne) 7

  • 9/10 Huit ans après « la guerre des vanités », l’auteur retourne dans sa région natale … même mentalité étriquée, mêmes a priori, … mêmes embouteillages.
    Mais le ton adopté pour ce dernier roman est tout autre que celui auquel Marin Ledun nous a habitués avec les sujets basques et landais. On sent qu’il a pris beaucoup de plaisir à créer cette nouvelle tribu, héritière de mai 68 et du flower power. Adélaïde, la cheffe de meute, après avoir fait trois enfants a décidé avec Charles son compagnon d’agrandir la famille en adoptant trois orphelins Colombiens. Gus le petit dernier de quinze est victime du délit de « sale gueule » est fait les frais d’une série de preuves trop évidentes. Heureusement qu’il y a Personne, oui c’est le nom de l’enquêteur ce qui est jubilatoire avec la syntaxe que cela induit …
    Sa famille hors norme tellement sympathique dans ses excès, va faire bloc pour défendre Gus, face aux poncifs locaux.
    Truffé de références littéraires, musicales, cinématographique, … ce petit bijou d’impertinence est un plaidoyer pour la tolérance et contre le racisme « ordinaire », le tout dans la bouche de la narratrice Rose, « perle féministe » !
    Le virage dans le style de l’auteur n’est pas sans rappeler celui de Gilles Legardinier abandonnant lui aussi le thriller pour la « série des chats ». Il n’en demeure pas moins que l’intrigue est intéressante et présente tous les arguments pour une pause humoristique entre deux romans plus sanglants car ici, point de morts ni d’hémoglobine ou alors si peu … et rien que pour le plaisir !

    03/06/2018 à 15:55 Dany33 (512 votes, 8/10 de moyenne) 4

  • 8/10 Quel plaisir de retrouver Marin Ledun dans une ébouriffante comédie policière! C'est drôle, burlesque mais ce livre constitue également une radiographie de notre société qui nous fait froid dans le dos. Un vrai régal de lecture!

    29/05/2018 à 18:33 matt3743 (4 votes, 7.8/10 de moyenne) 8

  • 9/10 Salut à toi ô mon frère est une lecture totalement jouissive, enthousiasmante de drôlerie, tout en étant connectée à notre réalité. Marin Ledun étonne et détonne, ça fait un bien fou ! IRRÉSISTIBLE !

    24/05/2018 à 07:06 Gruz (299 votes, 7.8/10 de moyenne) 5

  • 9/10 Un vrai plaisir de retrouver la plume de Marin dans ce nouveau livre. Quel moment de lecture !!! J'ai adoré les joutes verbales dans cette famille déjantée mais tellement attachante. Le rythme est époustouflant, le personnage central de Rose nous entraine dans une quête de vérité sur fond de thèmes sociaux et saupoudrée d'un humour caustique "aux petits oignons" !!! Et puis les références cinématographiques, littéraires, musicales : un vrai bonheur ! Mon seul regret : seulement 276 pages !!!!

    10/05/2018 à 20:48 Luzlïa (164 votes, 7.8/10 de moyenne) 9

  • 8/10 Marin nous a habitués aux écrits sociaux, politiques, ou purement et simplement sombres. On rentre là dans un exercice de style dont il ne nous avait pas habitués, bien qu’en interlignes de l’humour, du burlesque pointaient. Comme précisé par l’éditeur, et donc assumé, l’auteur se livre, ouvert, à un effort de la trempe de Daniel Pennac, époque Malaussène. Sans « traîtrise », sans le goût de la resucée, il nous expose un roman tel une soupape de respiration, pour expulser un pan algique de son existence qu’il combat par la dérision mais pas que…

    30/04/2018 à 11:06 chouchou (554 votes, 7.6/10 de moyenne) 10