Dans la gueule de l'ours

(Bearskin)

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  • 7/10 C'est l'histoire d'un homme en fuite, poursuivi par des tueurs d'un cartel mexicain, qui se réfugie en tant que garde dans une réserve naturelle des Appalaches et se retrouve confronté à du braconnage, et à des bikers dealers de meth. Ce premier roman de l'auteur ne révolutionne pas le genre, mais il est dans l'ensemble plutôt réussi. Je regrette un peu le manque de rythme (c'est lent et ce n'est que sur la fin que le récit s'emballe un peu), et des zones d'ombre non expliquées à la fin de l'histoire. Un roman qui intéressera néanmoins les amateurs de nature writing, sans forcément les enthousiasmer à l'excès.

    17/10/2020 à 09:23 gamille67 (1739 votes, 7.3/10 de moyenne) 5

  • 9/10 Je lis assez rarement des nouveautés. Je préfère lire des livres quand ils sont sortis en poche, achetés bien souvent d'occasion. Pour apporter ma contribution modestement, à la relance de l'économie des librairies privées, après le confinement, je me suis promis d'acheter des livres de l'année. Après consultation de mes Blogs littéraires préférés, je me suis donc procuré ce roman, et bien m'en a pris, je me suis régalé.
    James A. McLaughlin a été récompensé avec ce roman du prix Edgar Allan Poe du premier roman en 2019, ce qui est quand même une bonne référence.
    Il s'agit d'un thriller écologique où l'auteur casse un peu les codes du thriller calibré traditionnel. Ici, Rice, le héro a un passé criminel et a aux fesses des tueurs de Cartel mexicains. Dans une recherche de rédemption, et l'idée de se faire oublier, il endosse un poste de gardien de Réserve naturelle dans les Appalaches. Or, alors qu'il vit quasiment en ermite, il doit faire face au fléau du braconnage. Des ours sont massacrés pour leurs pâtes et leur vésicule biliaire, pour alimenter le marché chinois très lucratif (la Chine ayant vu disparaître la population d'ours en quelques années). L'auteur est photographe,fin observateur de la nature, et cela se sent, ou se lit avec délectation pour ma part. La tension est constante tout au long du récit, Rice, se fond littéralement dans la nature, fait face à la populace locale qui voit d'un œil mauvais son intrusion, les affrontements sont très violents. La nature fait renaître l'instinct de chasseur primaire chez Rice. J'ai pensé à L'appel de la forêt de Jack London. Le passé rattrape notre héro, bien entendu, et la fin est palpitante. Du nature writing sauvage, violent très bien écrit.
    J'en fait d'ors et déjà un candidat sérieux pour PP découvertes 2020.

    28/05/2020 à 10:55 Polarbear (553 votes, 7.8/10 de moyenne) 10