Mange tes morts

(Hangman)

5 votes

  • 7/10 Rien d'extraordinaire dans ce roman qui ne se prend pas vraiment au sérieux, mais des personnages attachants et bon moment de lecture au bout du compte.

    13/10/2018 à 16:04 woukou (31 votes, 7.3/10 de moyenne) 3

  • 7/10 Au menu du jour, une histoire bien en chair, une intrigue suffisamment relevée pour tenir en haleine, des rebondissements épicés, qui savent mettre de la saveur dans tout ça, mais un personnage principal qui ne fait pas recette...
    Trop de similitudes flagrantes avec un certain Dexter Morgan, ou certains personnages de Paul Cleave, que l'auteur a le mérite de remercier à la fin du livre, gâtent la réussite pleine et entière de ce premier opus...
    Une enquête à consommer avec modération, finalement pas complètement à mon goût...

    20/09/2018 à 20:43 jackbauer (435 votes, 7.1/10 de moyenne) 5

  • 9/10 Timothy Blake est un homme à part. Trentenaire, toujours fauché, il est consultant pour le FBI. En échange de ses talents extraordinaires d’observation et de décryptage des êtres humains, il a le droit de récupérer des condamnés à mort juste après la soi-disant exécution pour pouvoir les manger. Chacun son vice. Quand le jeune Cameron Hall disparaît, Luzhin, chef du Bureau et avec qui il a noué ce pacte immonde, lui demande de l’aider. Mais rien ne dit que Timothy ne va pas à son tour se faire croquer.

    Ce roman détonne, c’est le moins que l’on puisse dire. Immédiatement, le personnage de Timothy Blake intrigue puis envoûte. C’est un remarquable analyste de l’âme humaine en plus d’un observateur de génie, au point que ses déductions ressemblent parfois à celles de Sherlock Holmes. Mais l’habileté de l’auteur, Jack Heath, ne s’arrête pas là. En plus de ses qualités nécessaires aux forces de police, Timothy est également un cannibale. Il conserve les corps découpés dans le frigo et les sort à chaque fringale. Souvent, il va d’ailleurs récupérer lui-même le condamné à mort au sortir de la fausse exécution. Un personnage complexe, en vérité : ses parents ont été tués lorsqu’il n’avait qu’un an, il a ensuite été souffre-douleur dans un orphelinat, puis a passé plusieurs années dans la rue avant de trouver sa voie, lors d’une rencontre fâcheuse avec celui qui allait, par la suite, détenir un poste-clef au FBI. Timothy vit en colocation avec un type presque plus barré que lui, dealer et toxicomane, trompe ses moments d’ennui en résolvant des énigmes, et cherche surtout à échapper à sa propre avidité de viande humaine. Dit comme cela, un tel scénario ressemble à du grand-guignol. Il n’en est rien. La plume de Jack Heath est absolument remarquable d’intelligence, de malice, de noirceur, voire d’humour et d’ironie. Quelque part entre le Dexter de Jeff Lindsay et le Hannibal Lecter de Thomas Harris, avec un soupçon de Dr House version anthropophage. Un cocktail détonnant qui séduit. L’intrigue est également bien charpentée : au fur et à mesure des chapitres – tous introduits par de courtes énigmes faciles mais addictives, l’histoire prend de l’ampleur, les rebondissements s’accumulent, et le récit prend à de nombreuses reprises des voies inattendues. L’ultime chapitre est d’ailleurs un modèle de cliffhanger : on ne peut qu’avoir hâte de connaître la décision de notre si cher ogre consultant.

    Un ouvrage hautement improbable, aussi exquis que ne l’est la chair humaine pour Timothy Blake. C’est original. C’est efficace. C’est drôle. C’est violent. C’est perturbant. C’est jouissif. Bref, c’est tout bonnement génial.

    12/09/2018 à 17:30 El Marco (1510 votes, 7.5/10 de moyenne) 7

  • 6/10 Si ce roman est bien écrit et se lit agréablement, son principal intérêt n'est pas dans son intrigue policière, relativement maigre et dont les amateurs du genre trouveront rapidement la solution, mais plutôt dans son originalité de son héros. Je ne vais pas divulguer la particularité de celui-ci mais le titre du roman donne plus qu'un indice, une définition.

    De ce fait, ce seront l'humour sordide, noire, qui transforme l'histoire en un grand n'importe-quoi irrévérencieux et donne toute la saveur à ce livre. Ce mélange de dérision, de rebondissements plus incroyables les uns que les autres, et de violence me fait immanquablement penser à Quentin Tarantino.

    Ce n'est que le final qui m'a bien plu. Sans qu'il soit mémorable, on pourrait le deviner mais on se faire surprendre par le dernier twist dans les dernières pages.

    Un bon divertissement histoire de s'aérer l'esprit mais qui nous laisse un peu sur notre faim.

    02/06/2018 à 21:30 QuoiLire (129 votes, 6.7/10 de moyenne) 4

  • 8/10 Qu'est-ce qui ne se mange pas mais se dévore, peut se feuilleter et avoir une belle tranche, et dont le contenu se tourne mais sans jamais bouger ?
    Mange tes morts est un thriller addictif. Quand vous vous réveillez en pleine nuit et qu'il vous prend l'idée d'en relire quelques pages, c'est que vous êtes sacrément dans la panade...
    En lisant la présentation de l'éditeur, j'ai pensé à la BD Chew qui met en scène le détective Tony Chu. Mais en dévorant le roman de Jack Heath, j'ai surtout penser à une autre série de l'éditeur Image Comics et publiée en France chez Glénat Comics, Nailbiter. Pour ne pas spoiler le livre, je vous laisse chercher sur le net les pitchs de ces deux bd, si vous ne les connaissez pas...
    Dans la filiation de personnages cultes de thrillers tels que Dexter Morgan et Hannibal Lecter, Jack Heath donne lui aussi naissance à un anti-héros à la fois fascinant et redoutable.
    Pas commun comme profil mais dans le cadre de cette histoire, on se surprend à plusieurs reprises à éprouver de l'attachement pour ce personnage un peu paumé, pour qui il est impossible de résister à ses pulsions "hors normes". Comme le Dexter de Jeff Lindsay, il trouve le moyen de les canaliser et surtout, de les "monnayer".
    Outre le mystère qui entoure cette enquête de Timothy, j'ai trouvé original l'idée d'insérer des énigmes après chaque chapitre. Étant donné que résoudre des énigmes est l'activité principale qui permet au héros de gagner sa vie (à ne pas confondre avec celle qui lui permet de manger !), c'est original de mettre à contribution le lecteur, avec les réponses à la fin du livre.
    Bref, pour un premier thriller, c'est un sacré challenge que relève Jack Heath avec ce Mange tes morts à la fois jouissif et imprévisible.

    Maintenant, on sa se ronger les ongles en attendant la suite...

    21/03/2018 à 20:50 Fredo (937 votes, 7.9/10 de moyenne) 7