Power

15 votes

  • 8/10 Passionnant du début à la fin tout en étant extrêmement riche d’un point de vue historique, culturel et même musical – comme souvent chez l’auteur – Power, récent lauréat du Prix Polars Pourpres 2018, est sans doute à ce jour le livre le plus abouti de Michaël Mention.

    22/04/2019 à 13:52 Hoel (804 votes, 7.7/10 de moyenne) 8

  • 9/10 Les qualités de Power ont été très bien écrites dans les votes précédents, je n'ai pas grand chose à rajouter ! Je l'ai lu en deux fois et pourtant ça n'a rien retiré de sa puissance, on imagine le travail monstre pour au final capter autant le lecteur sur cette période de l'histoire, si proche et sur ce mouvement Black Panthers. L'écriture nerveuse et musicale de MIchael Mention n'est comparable à aucune autre, si les sujets traités au fil de ses livres varient, sa plume est reconnaissable en mille. Ici elle sert remarquablement bien l'ambiance de tension, de haine, d'incompréhension, de combat qu'ont vécu les Américains Noirs et Blancs.
    Un livre brillant.

    17/03/2019 à 22:02 Emil (394 votes, 7.3/10 de moyenne) 7

  • 9/10 Passionnant et instructif que cette plongée dans l'histoire américaine. Les chapitres courts et les dialogues nerveux nous entrainent au cœur de cette Amérique qui peine à sortir de cette gangrène qu'est le mépris de la communauté noire, bien que la guerre de secession ait cessé c'est sur, depuis de nombreuses années.

    17/03/2019 à 01:09 charlice (97 votes, 7.6/10 de moyenne) 6

  • 9/10 Quelle période tumultueuse pour les USA que les sixties et seventies! J'ai beaucoup aimé cette immersion dans l'essor et la mort du Black Panthers Party. On évolue dans l'Histoire (avec un grand H) à travers 3 personnages représentants différents points de vue, et c'est très habile de la part de l'auteur pour nous faire vivre cette épopée, sans prendre partie, et éviter ainsi un piège dans lequel il eût été facile de tomber. Ici, on en apprend des tonnes sur l'Histoire américaine, on comprend mieux ce pays, sa construction dans le sang, on traverse des décennies de meurtres de personnages importants, les présidents, mais pas que, Malcom X, Martin Luther King, et beaucoup d'autres... c'est très instructif, sans être un documentaire. On en apprend aussi sur comment le FBI a fait pour étouffer un mouvement de contestation, très violent, eh oui on est aux USA, c'est une lutte armée, et cela raisonne dans notre actualité. Un livre très riche, très rythmé, un livre de rage. Très bon !

    02/03/2019 à 10:23 Polarbear (350 votes, 7.9/10 de moyenne) 7

  • 9/10 Après avoir achevé Power, je me précipite pour découvrir un peu plus l’auteur. Avec un patronyme et un titre comme ceux-ci, je m’attendais à trouver une multitude de sites américains. Mon préjugé était renforcé par le fait que je ne voyais qu’un auteur des USA pour pouvoir aussi bien parler de ce pan de l’histoire du Black Panther Party, cette organisation qui a combattu la ségrégation et le racisme vécus par la communauté afro-américaine dans les 60’s. Alors que ne fut pas ma surprise de constater que Michael Mention est un auteur français et qui plus est avec une œuvre riche depuis la parution de son premier roman en 2008.

    Oui, Michael Mention écrit admirablement comment les Black Panthers se sont créés, ont vécu, mené leurs actions et leur révolution et ont vu leur parti disparaître. Si la première partie du livre « What we want », qui s’attache à retracer l’historique de la naissance du mouvement, fut âpre et lassante, tout s’accélère après. On ne rentre pas dans ce livre. Il nous aspire dans l’histoire grâce à Charlene, militante active et extrême de la première heure du Black Panther Party, Neil, officier de police qui trouve légitime le combat de la communauté noire, et celle de Tyrone, recruté par le FBI pour infiltrer le mouvement.

    Ce roman offre un véritable coup de poing au lecteur, nous balade dans l’histoire des USA. Et ça rocke, ça groove avec les différents morceaux de soul, de funk ou de rock qui rythment le livre que l’on avale sans s’en rendre compte. Une véritable et belle découverte de l'auteur et une lecture passionnante et attachante.

    03/02/2019 à 13:57 JohnSteed (128 votes, 7.9/10 de moyenne) 10

  • 9/10 L’écriture de Michael Mention est immersive et aboutie. « Power » semble extirpé des tripes après y avoir mûri toute une vie. Il ensorcelle, hypnotise et cogne dans la gueule comme un camion dans un mur. Il n’attendrit pas, il révolte et il passionne. Il ne donne pas l’absolution, il raconte.

    27/01/2019 à 15:04 PoisonIvy (287 votes, 7.6/10 de moyenne) 7

  • 5/10 Le sujet abordé est certes très intéressant, à savoir l'épopée du Black Panthers Party dans les années 70. Mais je n'ai absolument pas accroché au niveau du style choisi par l'auteur : écriture très hachée et nerveuse, des dialogues sans contexte, des paroles de chansons,...les personnages principaux sont caricaturaux à l'extrême, et on suit leur parcours sans vraiment y prendre part. Je suis un peu étonné que les votes soient unanimement positifs à ce point.

    14/12/2018 à 08:39 gamille67 (1277 votes, 7.2/10 de moyenne) 6

  • 9/10 Power, un poing, c'est Tout... 
    Une épopée hypnotique et didactique, qui vous laisse KO, abasourdi, les sens dévastés, le Sens de l'histoire galvanisé par ce mouvement tellurique populaire, dont les répliques se font encore sentir aujourd'hui...
    Du plan large, des débuts du Black Power, au focus, sur ces trois personnages-clés, comme autant de marqueurs humains d'un bouleversement des consciences, le style de Michael Mention témoigne à la fois de la fascination d'une époque, vecteur de tous les possibles, et d'un bouillonnement perpétuel, musical, ethnique, intellectuel et politique, propre à une nation engoncée dans ses contradictions...
    L'ADN de la violence traverse le corps du roman, comme il constitue le quotidien de ses protagonistes, et l'auteur restitue toute l'effervescence dramatique qui émane de ce combat disproportionné, en ne préservant aucune communauté...
    Un flot de fièvres et d'émeutes, dont la force et l'intensité n'ont d'égale que leur brièveté ; c'est à un condensé d'Histoire(s) que nous convie Michael Mention, et la résonance de ces actes perdure bien au-delà du simple battement de cœur...

    10/11/2018 à 21:52 jackbauer (499 votes, 7.1/10 de moyenne) 9

  • 10/10 C'est durant une discussion avec l'ami David Smadja consacrée aux comic books, que j'ai finalement su comment j'allais évoquer ce nouveau roman de Michael Mention, Power.

    Avec David, donc, je lui expliquais pourquoi je continuais à lire des comic books : pour retrouver les sensations de lecture que j'ai ressenti à la lecture du tout premier. Cette euphorie et cette fascination qui m'ont embarqué, une fois que j'ai jeté un œil dans ce nouvel univers qui s'offrait à moi.

    Avec ce dixième roman de Michael Mention, j'ai eu exactement la même impression : comme si j'ouvrais un livre pour la première fois, et que je prenais ma première grosse claque.

    Voilà, pour faire simple, Power m'a donné l'impression de revivre mon premier dépucelage littéraire.

    Cela fait quelques années que je lis les romans de Michael Mention, et à chaque fois il m'épate. Avec le talent qu'on lui connait, il parvient une nouvelle fois à repousser le cadre du roman pour offrir à ses lectrices et lecteurs une nouvelle expérience de lecture. Toujours ce rythme, cette cadence, cette musicalité et cette narration qui donnent à son écriture une dimension unique et si particulière.

    Le pouvoir de Michael Mention vous explose à la figure de la première à la dernière page.

    Pas une surprise en soit, tant le bonhomme a de l'or au bout des doigts. La surprise en ce qui me concerne vient du fait que le roman ne soit pas plus plébiscité que ça dans les médias ou par les prix littéraires.

    Power est un livre inclassable, écrit par un auteur inclassable et par une maison d'édition qui se veut de proposer des romans comme tel.

    L'occasion pour moi de dire un grand merci à Michael Mention : à 42 ans, c'est ce roman qui m'a fait redécouvrir le pied que j'ai pris gamin à la lecture de ma première claque littéraire.

    23/09/2018 à 11:44 Fredo (952 votes, 7.9/10 de moyenne) 11

  • 10/10 C'est l'incendie, le grand incendie....
    Power nous embarque dans l'Amérique de 1965 à 1970.
    Le Vietnam,les émeutes,les manifestations pour la Paix et/ou contre la Ségrégation,violences policières,la musique,la drogue,les Kennedy,Malcolm X,Martin Luther King...
    Les USA sont au bord de l'implosion.La communauté noire n'en peut plus,elle ne veut plus subir mais hésite entre la haine et la non-violence où les Black Panther apparaissent comme une nouvelle voie.

    Somme de travail colossal pour la contextualisation, reportage au plus près du sujet,roman noir Power c'est tout ça à la fois.
    Un ouvrage coup de poing,percutant et au rythme effréné comme ont vécu Charlène,Neil et Tyrone les 3 voix principales du récit.
    Une période où le système a fortement vacillé sur ses bases,une période où tous les possibles ont été touchés du doigt et pour laquelle on se prend à rêver,à la lecture, qu'ils y soient parvenus.
    On le sait que ça ne sera pas le cas.
    Et pourtant on y croit.
    Encore.
    Toujours.

    Magistral et incandescent

    20/08/2018 à 15:10 Fab (459 votes, 7.9/10 de moyenne) 8

  • 10/10 Comment fait donc cet auteur pour changer de style et d’univers à chacun de ses romans ?
    L’action se déroule de 1965 à nos jours dans une Amérique raciste, les descendants d’esclaves décident de s’organiser pour sécuriser et pacifier les quartiers ghettoïsés. Au début, démarche expérimentale, la réaction pacifiste aux extrémismes doit s’organiser quand le phénomène s’amplifie et devient un fait de société.
    Le contexte historique est illustré au travers des assassinats qui ont marqué cette période à commencer par Malcolm X, puis les frères Kennedy, le pasteur King et tous les autres ainsi que les événements de cette deuxième moitié du XXème siècle. Grâce à cette fresque si bien dépeinte, tout s’éclaire et notamment les origines du Black Panther Party, la lutte pour l’égalité des droits et contre les violences faites aux femmes, au travers de personnages follement attachants ou franchement antipathiques, tous désespérés. Un regard incisif, un récit hyper documenté, une immersion au cœur de la contestation de cette société qui aurait pu réaliser le rêve de fraternité mais qui a mené notre humanité mesquine à ce qu’elle est malheureusement encore aujourd’hui.
    Après l’écologie (bienvenue à Cottons Warwick), la grande criminalité (la voix secrète), les journalistes véreux(le carnaval des hyènes), ce dernier roman choral étonne et captive avec une grande maîtrise du sujet … Où donc va-t-il nous emmener la prochaine fois ?
    Power … mon coup de cœur 2018 !

    04/07/2018 à 11:12 Dany33 (423 votes, 7.9/10 de moyenne) 7

  • 8/10 Power est une expérience à lire et à vivre sans ménagement. Brut, poignant et qui m'a totalement chamboulé tout en m'ouvrant les yeux sur notre monde d'aujourd'hui. Fight the Power!

    28/05/2018 à 20:26 matt3743 (4 votes, 7.8/10 de moyenne) 6

  • 10/10 Dans ce roman magistral, fruit d'un travail préparatoire qu'on imagine colossal et d'un talent exceptionnel, c'est un Michaël Mention au sommet de son art qui nous entraîne dans une époque fidèlement restituée, bouillonnante, effervescente et tout simplement passionnante. Ils s'appuient sur des personnages attachants, devenant tous, à leur insu, pions d'un jeu macabre, d'une manipulation ignoble orchestrée par le FBI. On partage leurs combats, leurs idéaux, leurs rêves, portés par un désir d'égalité encore brûlant d'actualité.
    Power, c'est une véritable démonstration, un sujet (ou plutôt des sujets) maîtrisé(s) de bout en bout, des destins qui se télescopent, des histoires dans le tourbillon de l'Histoire.
    Power, c'est surtout un roman qui devrait être largement lu et partagé. Un immense coup de coeur.

    26/05/2018 à 18:53 LeJugeW (949 votes, 7.5/10 de moyenne) 10

  • 9/10 S’engager dans le nouveau roman de Michaël Mention c’est la caution d’un renouvellement de genre face à ses précédents efforts. Et c’est bel et bien d’un engagement dont il s’agit. Car l’auteur fait montre d’une constante adhésion à son propos littéraire. Il existe un contrat moral entre lui et le sujet abordé. Dans le présent cas, le fond de l’ouvrage étant une photographie d’une époque de révolte américaine, le discours se fonde sur un support politique, communautaire et culturel. Cette période dépeinte de la fin des années 60 et le début des années 70 reste propice au souffle d’affirmation d’identité, à la création dans le paysage musical, en particulier. Et c’est dans ce foisonnement marquant de notre ère moderne que l’auteur nous narre le récit des Black Panthers.

    04/04/2018 à 11:50 chouchou (514 votes, 7.6/10 de moyenne) 9

  • 9/10 "Power", ou la quintessence de la Mention’s touch. Le génie (n’ayons pas peur des mots) de Michaël Mention a besoin de sujets forts comme celui-ci. Il s’en nourrit pour proposer une expérience de lecture à nulle autre pareille.

    04/04/2018 à 06:17 Gruz (299 votes, 7.8/10 de moyenne) 7