Brutale

7 votes

  • 4/10 Hervé : Allo JOB, c'est Hervé ! Je t'appelle car pour mon héroïne, j'ai eu une idée mais je trouve ça un peu too much : comme elle courre un tout petit peu, je lui fais faire un entraînement à 20km/h sur un tapis de course pendant 20 minutes. J'ai laissé tombé l'idée mais si ça t'intéresse de la reprendre ...
    JOB : bien sûr, merci.

    Franck : Allo JOB, c'est Franck ! Par rapport à mon futur héros, je lui fais faire de la moto et il roule à 250 km/h régulièrement. Je laisse tomber l'idée finalement mais si ça te dit ...
    JOB : merci, je prends.

    Maxime : Allo JOB, c'est Maxime ! Dis, pour mon futur héros, je pensais qu'il pourrait faire du Krav Maga, se faire quelques petites sorties où il casse la gueule à des gros costauds pour venger les opprimés (un peu à la Dexter) en plus de son boulot de flic hyper borderline qui se trouve comme par hasard en plein coeur des fusillades, mais c'est peut-etre un peu trop, non ?
    JOB : penses-tu, ça passe ... Donc, si t'en fais rien, je veux bien reprendre l'idée ...

    Voilà le petit scénario que j'ai imaginé au cours des 200 premières pages de la lecture de ce roman. En effet, j'ai eu l'impression que toutes les exagérations que d'autres auteurs n'ont pas osé sur leurs personnages ont été concentrés sur ce seul personnage de Lise.
    Et là, pour moi, trop, c'est trop. A plusieurs reprises, je me suis dis : "mais, n'importe quoi ! ".
    J'ai tenu bon pendant plus de 200 pages en me disant que l'intrigue du roman finirait bien par commencer mais l'histoire n'avait pas avancé d'un poil.
    Et clairement, il m'est apparu que JOB mettrait en toile de fond une intrigue quelconque pour servir son personnage plutôt que nous offrir une intrigue travaillée avec un personnage (aussi fort soit-il) qui serve l'histoire.
    C'est pourquoi, j'ai abandonné la lecture de ce roman malgré tout le talent (que je ne dénigre pas) de son auteur. Et, peut-être que j'aurais adhéré à l'histoire et que j'aurais fini par oublier toutes les exagérations énervantes du début mais, clairement, je n'ai pas accroché à ce personnage on ne peut plus caricatural.
    Tant pis pour moi.

    avant hier à 23:36 ericdesh (638 votes, 7.5/10 de moyenne) 3

  • 8/10 Un peu de mal à démarrer ce livre. c’était violent gratuitement. Lise n'était pas vraiment sympathique. Et puis très vite l'histoire a pris du volume. Les fêlures de Lise lui donnaient du relief et la rendait plus sympathique.
    En fait tout le long du ivre j'ai imaginé une bande dessinée par moment en noir et blanc très sombre et à d'autres avec des couleurs violentes.
    je lirai la suite des aventures de Lise avec un grand plaisir.

    17/04/2020 à 16:21 eagle4 (638 votes, 7.3/10 de moyenne) 4

  • 7/10 Si on veut bien mettre de côté l'aspect crédible d'un roman, on prend un plaisir certain à suivre les traces (explosives!!) de Lartéguy; au programme des réjouissances: sexe, drogue, alcool, rock'n roll, grosses cylindrées et gros pistolets. Un polar violent, ça part dans tous les sens mais c'est ultra rythmé. Après avoir failli laisser tomber après 50 pages, j'ai persévéré et j'avoue j'ai bien fait. Sûrement pas le livre de l'année (mais j'ai bien aimé les petits clins d'oeil disséminés dans les pages), mais un bon roman d'action, facile à lire, un peu bourrin; le genre de livre qu'on peut lire sur une plage en été.Une Mention spéciale à la très bonne bande son.

    26/05/2018 à 08:33 Jabba (439 votes, 7.1/10 de moyenne) 9

  • 7/10 Certes un peu violent, mais l'histoire accroche. Et j'aime bien quand les voyous ont un code d'honneur. Ça les rend sympathiques. Le Cramé m'a bien plu! Et j'ai trouvé original qu'il soit fait mention de Mako, un flic héros de polars d'un autre auteur!

    24/10/2017 à 11:01 calimero13 (676 votes, 7.4/10 de moyenne) 6

  • 8/10 Quand on lit un livre de 400 pages en moins de 2 jours, je pense que l’on peut dire sans peine avoir été séduit par ce livre.

    Pour une fois les commentaires-critiques apposés en quatrième de couverture ne sont pas mensonges ou effets d’annonces commerciales.

    Car Brutale est bel(le) et bien un très bon thriller qui nous fait penser à des films comme Police Python 357 ou l’Inspecteur Harry : l’héroïne, garçon manqué, est de ces policiers prêts à franchir les limites de la légalité pour faire respecter la loi ou venger les siens.

    Si l’écriture n’est pas du niveau d’un Franck Thilliez pour d’un Maxime Chattam, un peu plus simple, plus directe, elle se prête parfaitement à ce roman dont l’histoire défile à 200km à l’heure. Tantôt une scène de crime, une attaque, une traque, une poursuite sur les chapeaux de roues, un combat…. le temps de réflexion pour l’héroïne est réduit tout comme les pauses pour le lecteur.

    Un livre à dévorer toutes affaires cessantes.

    Et comme j’aime bien relever les petites erreurs narratives, de mise en page, typographiques ou autres dans un livre, Brutale a un petite anomalie dans la couverture : l’héroïne apparaît sur celle-ci comme blonde, alors que dans le livre ses cheveux sont dits noire corbeau.

    13/02/2017 à 19:49 QuoiLire (208 votes, 6.6/10 de moyenne) 6

  • 7/10 Jacques-Olivier Bosco fait le "JOB" avec ce personnage de Dexter au féminin; c'est efficace, ça brûle le pavé, on croise de bons gros psychopathes tendance sadique, des représentants des forces de l'ordre à la moralité parfois douteuse, une héroïne bien barrée et grave borderline...
    Pourtant, quand Bosco lâche la poignée des gaz de sa grosse mécanique, l'emballement cède la place à plus de circonspection... L'impression d'un agencement idéal voulu par l'auteur, qui répondrait au cahier des charges du genre, un polar bling-bling, comme un de ces blockbusters à gros budget, calibrés et saturés d'effets spéciaux, auquel il manquerait un supplément d'âme...
    Le gros paradoxe, c'est que, malgré toutes ses aspérités, j'ai eu du mal à accrocher au personnage de Lise Lartéguy... Comme si la thérapie de choc qu'elle entreprend pour canaliser la Bête qui sommeille en elle anesthésiait toute velléité d'empathie vis-à-vis de sa personne...

    31/01/2017 à 20:19 jackbauer (556 votes, 7.1/10 de moyenne) 9

  • 8/10 Prenez tout d'abord un personnage hyper-violent, bestial, à la sauvagerie innée.
    Enracinez cette violence au plus profond de son être, assimilée à de la méchanceté pure (cf les violences faites à son petit frère, enfant).
    Canalisez-la avec des sorties nocturnes sanglantes et/ou de la drogue.
    Protégez-la avec un papa-poule super flic (tiens ça me rappelle le clan Morvan de Lontano/Congo Requiem chez Grangé) qui fait trafiquer votre dossier psychologique pour vous permettre de poursuivre votre parcours dans la police.
    Introduisez de façon paradoxale une dose non négligeable d'humanité et de détestation de l'injustice, faisant de vous un flic plus que borderline mais attachant (tiens, ça me rappelle Mako de Laurent Guillaume).
    Secouez le tout avec une intrigue qui mêlera trafic de vierges, fusillade sur l'autoroute, la Tchétchénie, la France, la Corse, la banlieue parisienne, combats à mains nues (tiens, j'ai pensé à Paola Barbato...) etc... et vous obtenez une version 2017 survitaminée du Nikita de Luc Besson.
    Les amateurs de thriller pur et dur seront sans nul doute conquis. Ceux, comme moi, n'appréciant pas/plus particulièrement ce genre le seront aussi, tant cette Lisa Lartéguy alias la Bête, le Monstre, "Brutale" est un personnage de roman hyper charismatique.

    24/01/2017 à 12:03 LeJugeW (1128 votes, 7.4/10 de moyenne) 11