En Angleterre, des personnes ayant purgé leur peine peuvent désormais vivre sous une nouvelle identité garantie par les institutions. Malheureusement, ce secret ne semble pas aussi solide que ça quand des individus s’en prennent à l’un d’entre eux qui préfère se suicider en se jetant du haut d’un pont plutôt que de subir une justice expéditive. Emily essaie de renouer avec la normalité auprès de son adolescent de fils, Sam, tandis que Jack peine à se réinsérer dans la société. Seront-ils les prochaines cibles des délations et des représailles ?
On connaît principalement l’auteur M. J. Arlidge pour sa série consacrée à Helen Grace, mais il nous régale également avec cet ouvrage indépendant. On retrouve avec un immense plaisir le style et la mécanique de l’écrivain : des chapitres très courts et nombreux (ici, 141 !), une rythmique imparable, des points de vue qui alternent avec allant, et des engrenages scénaristiques parfaitement huilés. L’histoire est immédiatement prenante et s’appuie sur des faits solides (M. J. Arlidge rappelle au début du livre que neuf personnes bénéficient actuellement de ce système de protection au Royaume-Uni), et cette histoire prend une saveur très particulière en raison de cette vraisemblance. D’ailleurs, les questions naîtront nécessairement dans l’esprit des lecteurs : un fautif a-t-il le droit à une seconde chance ? Certains spécimens incurables méritent-ils d’être éliminés ? Ces interrogations légitimes se manifestent au gré de ces portraits croisés, de proches des victimes comme de leurs bourreaux, où des êtres lucides quant à leurs terribles méfaits et désireux de se racheter côtoient des monstres ignobles pour qui la rédemption n’est pas un objectif. On se souviendra ainsi longtemps de Mike dont la gamine handicapée a été massacrée par deux adolescentes, du destin de Jack ou encore du comportement d’Olivia, une agente de probation.
Un tempo remarquable qui vient souligner un récit exemplaire, bien loin des stéréotypes du genre, avec un large éventail de psychés fracassées, d’individus égarés et de prédateurs à peine ensommeillés. Un thriller de très haute volée où l’aspect policier jouxte de puissantes réflexions humaines.
En Angleterre, des personnes ayant purgé leur peine peuvent désormais vivre sous une nouvelle identité garantie par les institutions. Malheureusement, ce secret ne semble pas aussi solide que ça quand des individus s’en prennent à l’un d’entre eux qui préfère se suicider en se jetant du haut d’un pont plutôt que de subir une justice expéditive. Emily essaie de renouer avec la normalité auprès de son adolescent de fils, Sam, tandis que Jack peine à se réinsérer dans la société. Seront-ils les prochaines cibles des délations et des représailles ?
On connaît principalement l’auteur M. J. Arlidge pour sa série consacrée à Helen Grace, mais il nous régale également avec cet ouvrage indépendant. On retrouve avec un immense plaisir le style et la mécanique de l’écrivain : des chapitres très courts et nombreux (ici, 141 !), une rythmique imparable, des points de vue qui alternent avec allant, et des engrenages scénaristiques parfaitement huilés. L’histoire est immédiatement prenante et s’appuie sur des faits solides (M. J. Arlidge rappelle au début du livre que neuf personnes bénéficient actuellement de ce système de protection au Royaume-Uni), et cette histoire prend une saveur très particulière en raison de cette vraisemblance. D’ailleurs, les questions naîtront nécessairement dans l’esprit des lecteurs : un fautif a-t-il le droit à une seconde chance ? Certains spécimens incurables méritent-ils d’être éliminés ? Ces interrogations légitimes se manifestent au gré de ces portraits croisés, de proches des victimes comme de leurs bourreaux, où des êtres lucides quant à leurs terribles méfaits et désireux de se racheter côtoient des monstres ignobles pour qui la rédemption n’est pas un objectif. On se souviendra ainsi longtemps de Mike dont la gamine handicapée a été massacrée par deux adolescentes, du destin de Jack ou encore du comportement d’Olivia, une agente de probation.
Un tempo remarquable qui vient souligner un récit exemplaire, bien loin des stéréotypes du genre, avec un large éventail de psychés fracassées, d’individus égarés et de prédateurs à peine ensommeillés. Un thriller de très haute volée où l’aspect policier jouxte de puissantes réflexions humaines.