Richard Elauved, quatorze ans, ne pouvait pas s’attendre à ce que de tels événements se produisent à Ballantyne, le petit village où il vit. C’est d’abord un téléphone qui dévore son camarade Tom avant qu’un autre de ses amis ne se transforme en cigale. Tous ces maléfices semblent tourner autour d’une étrange maison plantée dans la forêt, et il est bien décidé à comprendre ce cauchemar vécu éveillé.
On ne présente plus Jo Nesbo, cet immense écrivain à qui on doit, entre autres, la série consacrée à Harry Hole. Ici, il change radicalement de registre et nous balade dans un univers à la fois épouvantable, fantasmagorique et improbable, saturé de merveilleux et de visions d’horreur, que ne renieraient pas Stephen King ou John Connolly. L’écriture à la première personne rend le récit d’autant plus immersif et immédiat, et l’auteur profite de son style magnifique pour offrir aux divers personnages une belle épaisseur humaine et psychologique. Si l’histoire semble de prime abord particulièrement marquée par le fantastique, les deuxième et troisième parties viennent intelligemment rebattre les cartes et obliger à repenser l’ensemble de l’intrigue. Le procédé décevra probablement certains lecteurs parce qu’il a déjà été exploité par le passé, tant en littérature qu’au cinéma, mais Jo Nesbo rivalise sans mal avec ses prédécesseurs grâce à l’habileté dont il fait preuve ainsi que grâce aux réponses qui cascadent au cours de ces ultimes chapitres.
Un thriller particulièrement fort et manipulateur, porté par une plume admirable.
Richard Elauved, quatorze ans, ne pouvait pas s’attendre à ce que de tels événements se produisent à Ballantyne, le petit village où il vit. C’est d’abord un téléphone qui dévore son camarade Tom avant qu’un autre de ses amis ne se transforme en cigale. Tous ces maléfices semblent tourner autour d’une étrange maison plantée dans la forêt, et il est bien décidé à comprendre ce cauchemar vécu éveillé.
On ne présente plus Jo Nesbo, cet immense écrivain à qui on doit, entre autres, la série consacrée à Harry Hole. Ici, il change radicalement de registre et nous balade dans un univers à la fois épouvantable, fantasmagorique et improbable, saturé de merveilleux et de visions d’horreur, que ne renieraient pas Stephen King ou John Connolly. L’écriture à la première personne rend le récit d’autant plus immersif et immédiat, et l’auteur profite de son style magnifique pour offrir aux divers personnages une belle épaisseur humaine et psychologique. Si l’histoire semble de prime abord particulièrement marquée par le fantastique, les deuxième et troisième parties viennent intelligemment rebattre les cartes et obliger à repenser l’ensemble de l’intrigue. Le procédé décevra probablement certains lecteurs parce qu’il a déjà été exploité par le passé, tant en littérature qu’au cinéma, mais Jo Nesbo rivalise sans mal avec ses prédécesseurs grâce à l’habileté dont il fait preuve ainsi que grâce aux réponses qui cascadent au cours de ces ultimes chapitres.
Un thriller particulièrement fort et manipulateur, porté par une plume admirable.