Le Silence des nonnes

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  • 8/10 La commissaire Priya Dharmesh est en train de poursuivre ce parcours du combattant administratif pour adopter Lison Ober quand elle reçoit un coup de fil étrange : douze nonnes se sont enfermées dans leur carmel. Sur place, la découverte est vertigineuse : les sœurs se sont entredévorées. La piste d’un produit toxique susceptible de conduire des individus à la folie anthropophage surprend, mais le doute n’est plus permis lorsqu’un autre carnage du même genre se déroule dans une boîte libertine.

    Après La Fille du boucher, Marie Capron est revenue en 2024 avec cet ouvrage qui met à nouveau en scène l’enquêtrice Priya Dharmesh. C’est « une petite bonne femme d’un mètre soixante, d’origine réunionnaise », qui a cinquante-quatre ans, un sacré caractère et qui souhaite adopter l’adolescente qu’on avait découverte dans le précédent tome de la série. On retrouve dans cette histoire ce ton si particulier, où les saillies d’un humour à froid côtoient les moments assez glauques, où les réflexions sévères quant à notre société jouxtent des moments d’une belle et généreuse humanité. L’intrigue est très prenante, avec cette drogue concoctée par les petits-enfants d’un chimiste acoquiné à la French Connection et qui va intéresser des agents prêts à semer une profonde discorde dans le pays. Les chapitres sont nerveux, font alterner les points de vue des divers protagonistes, et il n’y a aucun temps mort à déplorer. Marie Capron nous gratifie de moments forts, comme la découvertes des nonnes ou encore cet épilogue, ouvertement inspiré par l’épisode d’Ulysse et de ses camarades tentant de résister aux appels des sirènes. La tension et la paranoïa des habitants du pays sont habilement rendues et cet ouvrage s’achève sur une note poignante.

    Un roman aussi réussi et audacieux que le précédent, ce qui n’est pas peu dire.

    30/01/2026 à 06:37 El Marco (3790 votes, 7.2/10 de moyenne) 3

  • 9/10 Moi je vous le dis, lire Marie Capron, c’est carrément bon.
    C’est vrai qu’il faut être un peu fêlé aussi, mais personnellement j’ai des aptitudes assez naturelles pour ça, je suis gâté. Enfin quand je dis « Je suis gâté » c’est dans le sens friandise hein, pas dans le sens gâteux, je vous vois venir bande de jaloux.
    Ce deuxième tome, qui reprends les mêmes personnages survivants du premier tome, est de la même veine en moins surprenant si vous avez lu le premier « Priya la fille du boucher », parce que vous vous habituez plus facilement à tous ces massacres. Et quand je dis massacre, je suis gentil là.
    Il y a de tout dans ce bouquin , du trash ,de l’amitié ,des vilains très vilain ,de l’empathie pour nos policiers préférés, des vilaines encore plus vilaines que les vilains , de l’espionnage ,des massacres ,un petit peu de géopolitique vraiment gluante , de la compassion , des fous ,encore un peu de massacre ,l’immonde CIA ,des drogues dures qui n’ont pas encore été inventés idéales si on a des ennemis ,des « remettez moi un peu de trash ,j’ai peur de manquer »,de l’amour pur et délicieux ,des services publics ,comment dire très différend , des rebondissements avec de vrais ressorts ,de l’humour toujours enfin surtout noir, çà dégoupille à tout va mais on aime çà , j’ai du oublier des trucs mais bon c’est tellement différend comme bouquin que c’est peu résumable .
    On est dans du Pulp polar de qualité les enfants, du vrai de vrai à ne pas mettre dans toutes les mains, il y a des risques d’aliénations pour les fragiles, pour les autres vous découvrirez un sacré bon thriller.
    Qui pourrait croire que Marie Capron qui apparait toute jolie, toute menue avec sa petite voix dans des vidéos puissent nous délivrer des histoires, des ambiances et des scènes plus que déraisonnable dans un bouquin super bien construit et inventif qui te prends aux tripes tellement c’est addictif.
    Pour moi une réussite et je désespère d’attendre la suite qui devrait intervenir en 2026, p’tain c’est loin….

    26/07/2024 à 09:22 patoche77 (392 votes, 7.7/10 de moyenne) 5