La neige était sale

4 votes

  • 8/10 Adaptation d'un "roman dur" de Simenon dont l'action se déroule dans un pays et une ville non précisées, sous l'occupation d'une force armée indéterminée. Il met en scène un personnage très antipathique, et l'histoire est très sombre et tragique. Je ne savais pas que l'auteur avait écrit sur ce thème, une découverte. En fin d'ouvrage, on peut lire deux pages très intéressantes sur le contexte de la vie de Simenon au moment de l'écriture. J'aime beaucoup lire ce genre de BD.

    16/02/2025 à 17:00 gamille67 (2476 votes, 7.3/10 de moyenne) 1

  • 7/10 Sale temps, sale époque.
    Dans les pas de Frank, petite frappe sévissant durant les années d'occupation d'un obscur conflit mondial…
    J'avais peu goûté le roman, estampillé "chef d'œuvre" de Simenon, il en est de même pour la BD. Çà m'a rappelé le roman, son esprit si "gris". Bien retranscrit donc, mais l'ensemble ne m'a pas transcendé, il est vrai que j'ai démarré cette lecture dans un état d'esprit d'avance sceptique.

    01/01/2025 à 18:17 Lucas 2.0 (493 votes, 7.6/10 de moyenne) 3

  • 9/10 proche du personnage Marcel Camus – L’Etranger). Il est indifférent à la guerre, à la résistance, aux privations. Il vit chez sa mère – Lotte – tenancière d’une maison close. Il profite donc de la table et des filles, dont la Grosse Bertha, une brave fille, bonne à tout faire et cuisinière de la Maison.
    Il fréquente Sissy , la fille de son voisin, Gerhard Holst.
    Au bar « Chez Timo » il croise et s’entend avec un certain Kromer. Il vole, tu. Il a du fric à foison et est possesseur d’une carte verte, celle collabo. Pour cette petite crapule tout est parfait, jusqu’au jour, il se fait alpagué. Subissant interrogatoires et passages à tabac.
    Adaptation fidèle du roman de Simenon, servie par les dessins d’Yslaire qui font mouche, retranscrivant parfaitement l’ambiance sombre et simonienne.

    16/02/2024 à 21:17 Max (800 votes, 8.1/10 de moyenne) 2

  • 9/10 Yslaire nous épate une nouvelle fois avec son trait unique qui fait toute la force de ce récit. Tout en nuances de gris et de rose, il trace les affres d’un homme sans merci, en quête de rédemption. Dans une ville où occupation et collaboration passive semblent aller de pair, Franck se la coule douce. Vols, assassinats, agressions, il enchaîne les mauvais coups sans conviction et sans aucune ambition. Mais à force de jouer au caïd, il s’engage sur une pente bien plus dangereuse que prévue…

    27/01/2024 à 21:34 Fab (922 votes, 8/10 de moyenne) 3