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7/10 La lecture des 70 premières pages de ce livre a mis à mal mon côté psychorigide recherchant toujours à mettre des noms sur le style littéraire de mes romans pour pouvoir mieux les appréhender. Je vous avouerais que, même après avoir achevé La Fille du batelier, je suis bien mal barré pour classer ce livre. Polar rural, conte fantastique, livre d’horreur, thriller ? Roman iconoclaste à l’originalité déroutante, La Fille du batelier est un avant tout un roman d’ambiance, à l’atmosphère déroutante dans ce bayou où la sorcellerie prend une part importante dans le déroulé de cette histoire.
Cette histoire est celle de Miranda, jeune femme qui se voit obliger de faire la mule pour des flics véreux et un pasteur qui a sombré dans les ténèbres. Et sa vie va être bouleversée par l’arrivée d’une jeune fille, shootée par la drogue, devant être livrée aux griffes malsaines de cet homme de foi, loin d’être catholique.
Et ce livre est rempli d’autres personnages aussi étranges qu’attirants : Littlefish, un jeune garçon aux mains palmées, que Miranda a sauvé du bayou, alors que, bébé, il avait la gorge tranchée et se noyait dans les eaux noires et tumultueuses ; Iskra, la « sorcière » vivant recluse avec Littlefish et que Miranda considère comme sa mère, elle qui a perdu ses parents. Iskra qui incante l’esprit de la forêt et du bayou dans d’étranges et sombres rituels.
Si j’ai trouvé plusieurs longueurs et soulevé quelques incompréhensions, La Fille du batelier reste un roman séduisant qui mérite, si non de le lire, au moins de s’intéresser à cet auteur qui pourrait faire sensation dans le catalogue de Gallmeister.10/08/2026 à 15:49 JohnSteed (824 votes, 7.7/10 de moyenne) 2
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9/10 Alors âgée de onze ans, Miranda a vu son père s’enfoncer dans les bayous de l’Arkansas. Depuis cette nuit tragique, elle a bien grandi et vit à présent avec Littlefish et la vieille Iskra. Habituée à vivre à la dure, chassant régulièrement avec arc et flèches, elle trempe dans un trafic de drogue dans lesquels sont également impliqués un pasteur aliéné et deux policiers véreux. L’équilibre de ce territoire va rapidement basculer dans la démence et le sang.
Qui a déjà lu l’incroyable Dans la vallée du soleil sait qu’Andy Davidson n’est pas un auteur comme un autre et que ses récits sont hallucinés. On retrouve instantanément sa plume si caractéristique (longues descriptions, dialogues plutôt rares, tirets cadratins inclus dans une syntaxe réinventée) ainsi que son univers atypique. Les personnages étranges voire complètement barrés qui peuplent ce roman sont, une fois de plus, particulièrement marquants, rôdant autour de la propriété de Sabbath House. Il y a Iskra Krupin, la vieille sorcière qui s’y connaît en maléfices ; le nain John Avery ; Littlefish, ce gamin bizarre né de la forêt et doté d’écailles et de doigts palmés ; Miranda, chasseuse émérite qui n’a jamais retrouvé le cadavre de son père ; Billy Cotton, pasteur illuminé qui pleure encore la disparition de son épouse Lena ; le policier Riddle, qui a perdu un œil quand il a essayé de violer Miranda alors qu’elle était encore une gamine. La Nature compose également un protagoniste important dans ce livre, et Andy Davidson livre de magnifiques descriptions des lieux, de la faune et de la flore, avec toujours ces nuances si particulières de noirceur et d’occultisme. D’ailleurs, ce texte est on ne peut plus infernal : on y croise quelques créatures jaillies des replis des bois et de la nuit – l’auteur indique dans ses remerciements s’être inspiré du folklore russe – et l’histoire est absolument fantastique, à tous les sens du terme. De nombreux passages sont mémorables (la confrontation avec les bikers, le final de Cotton, le mot final de cet opus qui apporte une lueur d’espoir) et l’ensemble est tout bonnement fascinant. On ressort de cette lecture désarçonné, essoré, foré par tant de coups de boutoir des ténèbres, captivé par les multiples sortilèges qui cannibalisent ce bayou.
Un roman singulier, peuplé d’âmes égarées, de démons à peine humains et de malheureux pécheurs cherchant la rédemption. Une œuvre redoutable et qui, à défaut de séduire la plupart des lecteurs, saura envoûter les plus exigeants d’entre eux.06/06/2025 à 06:45 El Marco (3900 votes, 7.2/10 de moyenne) 5
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3/10 Pas aimé du tout. Je sens que je deviens allergique aux histoires de sorcières, contes horifiques etc. Abandonné au bout de 150 pages. Quand on ne croit pas aux personnages, c'est impossible de vibrer.
16/09/2023 à 08:30 Polarbear (1030 votes, 7.7/10 de moyenne) 3
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9/10 Un roman noir et horrifique qui surgit du bayou et de ses méandres. Un roman où l'ambiance, l'atmosphère boueuse des lieux, et, de Sabbat House la vénéneuse, trouble et saisit le lecteur.
Les jeunes - Miranda Crabtree et son frère Littlefish, malgré let au-delà de la noirceur qui les entoure, sont particulièrement attachants. Aidés parla vieille sorcière Iskra Krupi. ils luttent contre Billy Cotton, un pasteur dingue, et; Charlie Riddle, le flic corrompu, tordu et associé du pasteur.
Dès l'ouverture, on est happé par l'intrigue qui nous plonge dans l'eau nauséeuse et les fanges du bayou. On ne s'en sort pas intact.19/02/2023 à 23:43 Max (902 votes, 8.1/10 de moyenne) 8
