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9/10 J’avais encore en tête l’adaptation cinématographique de 1964 – que j’ai adorée et que j’ai revue un bon nombre de fois – et quand j’ai attaqué ce livre, les premières pages m’ont confirmé que ce roman avait très fidèlement été transposé : la charrette poussée par Virrel avec le cadavre de la femme, la confrontation avec l’officier venant en face, le passage au sanatorium après la blessure à la main de Dhéry, la rencontre avec Jeanne, etc. Même certains dialogues et autres formules ont directement été transposées dans le film (« Ma femme avec ses longues jambes, elle a l’air d’un lis »). Bref, je n’ai pas boudé mon plaisir au gré de cette histoire si touchante, si désarmante d’humanité de voir ces malheureux pris au piège d’une guerre et d’événements qui les dépassent, où certains moments plus décontractés viennent aérer un récit d’une rare densité, d’une poignante puissance littéraire. De saynètes en saynètes, la vision de la Seconde Guerre mondiale à travers le prisme de braves gars (principalement Maillat) et se concluant de la même manière que le long-métrage (« Alors, toutes les étoiles s’éteignirent d’un seul coup. Et Maillat ne sut même pas qu’il était en train de mourir. »). Pour ma part, une lecture salvatrice et émouvante autant qu’une bouleversante madeleine de Proust pour ce germe littéraire qui a donné ce film que j’adule.
26/12/2025 à 07:40 El Marco (3769 votes, 7.2/10 de moyenne) 2
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9/10 Juin 1940. Le terminus de ma débâcle française. Une roulotte.
La vie d’un groupe de soldat prix dans le piège de la Poche de Dunkerque : Serge Maillat, sergent ; Pierson, le prêtre ; Dhéry, le combinard du groupe ; Alexandre, ingénieur et le cuisinier – tous du 110e RI. Un certain Pinot flanqué de son fusil mitrailleur MAC 24, les rejoint.
Serge Maillat est le principal protagoniste. Il fait plusieurs rencontres cocasses, insolites, dramatiques – sauvant notamment une jeune fille de deux soldats-violeurs ; ou croisant un soldant transportant une femme morte jusqu’à la mairie.
Pendant ce temps l’opération Dynamo s’organise côté anglais.
Premier roman de l’auteur et Prix Goncourt 49. Entre les moments détente et la réalité de la guerre
Pour l’anecdote, le curé de l’époque de Zuycoote avait brûlé en public, interdit la vente et avait mené une enquête parmi ses ouailles pour savoir quelles « folles ou égarées » avaient servi de modèles. Puis avait contesté le prix reçu par l’auteur.
Quand on a rien vécu de l’intérieur…
Un excellent roman. En fait un coup de maître.26/04/2025 à 15:46 Max (865 votes, 8.1/10 de moyenne) 2
