Ces Orages-là

4 votes

  • 8/10 Clémence est un petit bout de femme que l’on remarque à peine. Timide, réservée, mais courageuse. Du courage, il en a fallu pour s’enfuir et fuir la relation toxique d’avec son compagnon Thomas. Une idylle pour son entourage, mais une terreur pour Clémence.

    Elle s’est trouvé une petite maison, où elle peut se cacher. Loin de Thomas, et de son emprise qu’elle subissait. Elle sait que cette cachette est éphémère. Elle est encore faible, un rien pourrait la ramener à Thomas, et toute cette folie recommencerait. Elle se doute que Thomas fera tout de son côté pour la retrouver, la ramener et faire d’elle sa chose, son jouet. Pourtant, elle veut se reconstruire, avoir des projets comme avoir sa propre boulangerie, son métier. Et son voisin, Gabriel, un homme plus âgé, saura écouter et encourager Clémence…

    Un livre poignant, au thème tristement d’actualité que Sandrine Collette traite admirablement, avec subtilité et sensibilité. Une écriture profonde et un style qui sied à ce petit bout de femme à la fois hésitante, emplie de doute mais aussi de volonté.

    09/01/2022 à 14:59 JohnSteed (536 votes, 7.7/10 de moyenne) 6

  • 8/10 Ce roman est une belle définition de ce qu’est la résilience, ce qui se cache au fond de chacun d’entre nous: la force parfois insoupçonnée de se redresser après la chute.

    Ployer sous le poids d’un déluge et puis se redresser grâce à une éclaircie parce que c’est l’après qui comte, c’est la reconstruction après la destruction.

    24/01/2021 à 11:55 PoisonIvy (346 votes, 7.7/10 de moyenne) 6

  • 7/10 Pas mon meilleur Collette...

    14/12/2021 à 15:57 media kris (15 votes, 7.3/10 de moyenne)

  • 7/10 La belle plume de Sandrine Collette, qui, avec sa sensualité exacerbée, nous fait ressentir jusqu'au fond des tripes les émotions des personnages et l'atmosphère des lieux qui les entourent. Mais pour la première fois, elle utile un procédé stylistique original qui consiste à ne pas toujours terminer ses phrases, à les laisser en suspension sur un "qui" ou un tiret comme si elle confiait au lecteur le soin de le faire à sa place. D'ailleurs, cela pourrait en agacer certains qui.
    Moi, grande admiratrice de l'auteure, j'ai bu ses paroles mais ce court roman ne m'a pas pleinement remplie. Il est minimaliste dans son intrigue et pour tout dire, il ne s'y passe pas grand chose tant l'accent est mis sur les souffrances intérieures de Clémence, la nouvelle "héroïne" malmenée de Sandrine. On sait que sa relation de trois ans avec Thomas l'a détruite et on le comprend lors d'une scène de torture psychologique absolument éprouvante. Mais Thomas reste un fantôme et son histoire avec Clémence, le quotidien de leur couple est tout juste ébauché pour notre plus grande frustration. L'attachant Gabriel est aussi trop peu mis en avant.
    Après les époustouflants "Les larmes noires sur la terre", "Juste après la vague" et "Et toujours les forêts" pour lesquels j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps , son dernier titre qui emprunte une nouvelle fois au champ lexical de la nature m'a nettement moins remuée et je ne suis pas sûre qu'il réconcilie avec l'auteure ceux qui, déjà, n'accrochaient pas à son style et à son univers. Un livre qui va probablement encore plus diviser les lecteurs...

    08/03/2021 à 19:01 Ironheart (809 votes, 7.4/10 de moyenne) 7