Bérénice

(Berenice)

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  • 8/10 Le narrateur, Egaeus, nous narre son amour avec sa cousine, Bérénice, qui biffe leurs divergences : lui est physiquement fragile et rêveur, elle enjouée et rayonnante. Puis il en vient à devenir monomaniaque, obsédé jusqu’à la névrose pour les objets qui agrippent sans fin son attention, et Bérénice subit des crises d’épilepsie dégénérant en catalepsies, devenant squelettique. Leur curieuse relation va se poursuivre, même par-delà la mort. Une nouvelle très intéressante – même si certains passages, notamment vers la moitié du texte – m’ont semblé un peu redondantes et recyclant des réflexions un peu inutiles, mais la suite m’a emballé. Et puis, il y a ce final, gothique et morbide en diable, avec une pointe de « Horla » et de fétichisme, férocement décrit, et qui me marquera certainement très longtemps.

    07/06/2020 à 17:56 El Marco (2171 votes, 7.4/10 de moyenne) 1