La Fiancée du Nil

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  • 7/10 J’ai lu ce livre au collège, et je pense que c’est un des premiers livres avec lequel j’ai réellement pris beaucoup de plaisir. Je me souviens l’avoir lu d’une traite. L’ambiance de l’Egypte ancienne est superbement décrite. Les personnages sont très touchants. Un très bon livre pour un public assez jeune.

    07/04/2021 à 14:05 mamboo (405 votes, 6.7/10 de moyenne)

  • 6/10 … ou le périple tumultueux du jeune Kamosé dans l’Egypte de Ramsès II. Il voit ses parents dépouillés de leur maison par un soldat, Sétek, revenu de guerre, et à qui le Pharaon a octroyé le droit de se saisir de ces terres. Furieux, Kamosé ira jusqu’à Thèbes pour consulter le cadastre, protégé dans un temple sacré, afin de démontrer l’injustice. Christian Jacq, expert de l’Egypte antique, maîtrise indéniablement son sujet et sait le rendre vivant. Le lecteur assistera donc à de bien jolies scènes, comme le cortège de Ramsès II à bord d’un bateau ou encore une fête agricole, « La Fiancée du Nil », qui donne donc son nom à l’ouvrage. Les mots sont simples mais évocateurs, et il ne faut pas oublier que ce livre de 1996 cible les jeunes lecteurs. Kamosé, en jeune homme enflammé, courageux et obstiné, devra redoubler d’efforts pour parvenir à son objectif. Il deviendra ainsi tailleur et menuisier, puis scribe, grâce à un octogénaire, l’Ancien, maître ès hiéroglyphes. C’est ainsi qu’il parviendra à se rapprocher de la vérité, quitte à aller demander audience auprès du Pharaon lui-même. Dans le même temps, Kamosé va s’amouracher de Nofret, jeune prêtresse de Hathor, une déesse, qui est également la fille du juge Rensi qui saura lui être utile dans ses démarches. C’est un joli portrait de l’Egypte de cette époque, concis, recentré sur l’intrigue, qui débouchera d’ailleurs sur un rebondissement intéressant et imprévu. Il y a aussi un peu du mysticisme et de la spiritualité dans ces mots, notamment lors de l’expérience que vit Kamosé grâce à l’Ancien, le dernier tour de magie de Nofret, ou cette bienveillance des dieux vis-à-vis de notre héros. Je regrette en revanche quelques raccourcis, scénaristiques principalement, probablement liés à la brièveté du roman, un angélisme béat face à la société égyptienne antique malgré quelques références à l’injustice sociale et à la toute-puissance de certaines professions et « castes », une inclination beaucoup trop fleur bleue entre Kamosé et Nofret qui tient de la bluette sans grande âme, et des dialogues parfois attendus et trop apprêtés. En bref, dans l’ensemble, un opus agréable à lire, parfois instructif, dont le maniérisme et une certaine forme d’académisme m’ont parfois dérangé, mais que les jeunes pardonneront probablement.

    01/04/2019 à 17:19 El Marco (2214 votes, 7.4/10 de moyenne) 3