La Légende de Santiago

(La sangre no es agua)

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  • 9/10 Quiñones n'est pas un tendre, la violence c'est son petit lot, normal il est flic à Santiago, il ne reflète que l'image de son pays.
    Tout commence par un chapitre "choc" comme dans les deux précédents bouquins, il aide gentillement le monsieur (qui est en réalité son beau-père) à mourrir pour lui éviter trop de souffrance mais sans lui demander son avis ! Quel être généreux ce Santiago ! Mais voilà une première fissure se fait sentir, la culpabilité. Sentiment qui ne le quittera pas, qui s'ajoutera au déchirement de ne plus être aimé par sa fiancée, à l'inconsideration de ses collègues, à la tristesse de sa mère, à l'apparition d'un demi-frère. Tout ceci, lorsqu'il devra résoudre ses enquêtes, ne l'aidera à faire les choix les plus judicieux, sans compter ses excès de cocaïne volée qui accéléreront sa dégringolade.
    Boris Quercia ne s'embarrasse pas de futilités, l'écriture est séche, vive, les chapitres sont courts, tout va très vite. De l'action il nous en sert à toutes les pages et ce personnage brutal, excessif enchaînant les faux pas est malgré tout super attachant.
    Nous ne retrouvons pas un Santiago au meilleur de sa forme, mais le plaisir de lecture est intact.

    04/12/2018 à 18:23 Emil (380 votes, 7.3/10 de moyenne) 3