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6/10 Félicitations ! Impressionnant!! Respect !!!
Non, Monsieur Jaenada (à ce stade (et débutant seulement la rédaction de mon ressenti sur ma lecture, je ne sais pas si je vous les adresserais à l’issue de cet avis) ces mots ne vous sont pas destinés. Mais (excusez du peu (oui, c’est très prétentieux et égoïste)) à moi-même.
Je suis parvenu (non sans mal (oh, ne vous inquiétez pas, je n’ai pas souffert (du moins physiquement))) à l’issue des 524 pages que compte votre livre, L'Inconnue du quai de Javel. Cela mérite bien un compliment pour ces quelque 13 heures (je vous épargne les minutes et encore plus les secondes (et ce n’est pas par mesquinerie (on ne se connaît pas (encore ?), je ne pense pas avoir ce défaut (je vous demande de me croire ou de demander à mes collègues de Polars Pourpres)))) passées à lire votre roman-enquête.
Je ne vais pas m’appesantir (même s’il y aurait à dire) sur votre style, sur votre propension (j’allais dire manie (mais pas défaut, non, il ne faut pas exagérer quand même (certains, médisants, diraient que cela comble un vide du fond (un peu comme l’expression populaire « La culture, c’est comme la confiture… »)))) à mettre des parenthèses et sur vos digressions permettant d’allonger votre « histoire » (mais avez-vous pensé une seconde (oui, tiens, parlons-en) à l’impact écologique ?).
Et si on en parlait (pas de l’impact environnemental (finalement, on va essayer de ne pas faire perdre le fil conducteur de mon avis au lecteur)) de cette histoire (enfin, ce n’est pas trop tôt !).
Vous avez décidé de mettre à profit vos talents (si, vous en avez (vous nous rappelez même dans votre livre que vous avez obtenu (excusez du peu) le Prix Femina)) sur le rapport d’enquête de 350 pages menée par les inspecteurs. « Le 6 septembre 1949, une jeune femme est retrouvée morte quai de Javel, à Paris, sans sac ni chaussures, manifestement rhabillée à la hâte puis déposée là par son assassin. Elle est identifiée le lendemain : c'est Louise Cansot, le modèle le plus demandé par les peintres de Montparnasse. Rapidement, quatre suspects se détachent, évidents, presque des archétypes ». (Ceci est un copier-coller d’un extrait de la quatrième de couverture (je préfère qu’il soit indiqué ici, pour qu’il n’y ait pas d’animosité à mon encontre, et que l’on ne me reproche pas une quelconque facilité (après tout, vous avertissez également que vous avez utilisé l’IA (attention, Thélyson Orélien a eu quelques désagréments à ce sujet) pour quelques tournures de phrases))).
Et vous épluchez (non pas les carottes pour une blanquette de veau (votre plat préféré (vous avez également un goût prononcé pour le pamplemousse jaune))) ce rapport d’enquête ainsi que les rapports des juges. Vous constatez que l’inspecteur-chef Ferrière a réalisé un travail rigoureux en explorant toutes les pistes, en interrogeant les principaux suspects, en interrogeant toutes les personnes, même les plus éloignées de Louise. Mais cette enquête reste sans suite.
C’est alors que, comme le Commissaire Maigret (que vous avez pour l’occasion (moi, je me focalise plus sur les « romans noirs » de Simenon) tous lus), vous apportez une autre approche (plus sur la victime que sur les suspects) avec des techniques (heureusement) contemporaines (oui, vive Internet et l’informatique). J’ose avertir les lecteurs de Maigret que l’auteur dévoile quelques intrigues (non, mais vous avez pensé aux lecteurs qui n’ont pas encore lu tous les Maigret ?).
Mais j’ai ressenti une lassitude (et vos digressions et autres parenthèses n’y ont rien changé) due, je le crains, à un manque de profondeur dans les personnages. C’est clinique, froid… Vos remarques et notes d’humour n’ont pas changé mon humeur, contribuant seulement à rendre plus longue ma lecture (oserais-je dire ce supplice ?). Seul le dernier chapitre (que je ne dévoilerai pas) m’a apporté le peu d’humanité et de tendresse que je pouvais attendre.
Vous avez un talent certain, Monsieur Jaenada, par lequel je n’ai pas été touché.
22/10/2026 à 17:48 JohnSteed (855 votes, 7.8/10 de moyenne) 1
