Un sombre été

(Der dunkle Sommer: Nur einer weiß, was in jener Nacht geschah)

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  • 9/10 1 € : c’est le prix que Tilda, une Allemande, achète une maison à Botigalli, village sarde désert. 1 €, c’est le prix de la paix, à la suite du drame professionnel et familiale qu’elle a vécu chez elle en Allemagne. C’est le prix de sa reconstruction, de sa nouvelle vie, ici en Sardaigne.
    Bon, Botigalli n’est pas totalement dépeuplé. Y vit encore un homme âgé et grabataire, Silvio, accompagné par son aide à domicile, la discrète signora Cossu. Tilda découvre que Bottigalli a vécu un terrible drame. Depuis, la légende de la Madre Piangente y a pris sa source, et les villages voisins l’entendent hanter Botigalli à la recherche de son enfant volé.

    Enzo est journaliste et visite tous les dimanches Silvio dans sa maison à Botigalli. Il veut lui faire révéler la terrible affaire à l’origine du massacre qui s’est tenu en 1982. Il voit la possibilité d’écrire un roman et de rencontrer le succès.

    En 1982, Franca est une adolescente effrontée et courageuse dans ce Botigalli, où les jeunes suivent la Coupe du monde et les succès de l’équipe nationale italienne. Elle est préoccupée par la disparition depuis le 11 juillet d’une jeune femme, Alessia Bianchi. Elle suspecte que sa bande de garçons qu’elle côtoie y soit impliquée…

    Vera Buck s’inspire de faits réels pour faire de ce roman un polar aussi captivant que terrifiant où les enlèvements crapuleux d’enfants voisinent avec les « mariages réparateurs ». Un livre puissant qui dénonce le système patriarcal ancestral et souligne le courage de ces femmes qui ont voulu dénoncer ces lois italiennes aussi archaïques que déshonorantes.

    aujourd'hui à 14:25 JohnSteed (846 votes, 7.8/10 de moyenne) 1