Spritz, cadavres et chocolats

  1. « Il y a un fort taux de décès parmi vos prétendants. »

    Emma Cordier, trente ans, est une informaticienne dont la vie sentimentale est agitée. Poissarde, elle a une mère qui fait tout pour lui présenter des hommes susceptibles de la rendre heureuse mais ces rendez-vous se soldent toujours par des échecs. En très peu de temps, c’est Emmanuel Gosselin puis Antoine Requier qui sont retrouvés assassinés, tous les deux soupirants de la jeune femme. Elle va devoir prouver son innocence, quitte à aller au-devant de gros risques.

    Ce qui est certain, c’est que ce roman de Juliette Sachs n’engendre pas la mélancolie. Le ton est alerte, le rythme soutenu, l’écriture simple et efficace. L’ouvrage, typique du genre cosy mystery, est avant tout ciselé pour proposer des situations cocasses et d’agréables moments d’humour. La mère de Juliette ainsi que sa grand-mère sont vraiment croustillantes, les réparties entre notre protagoniste et l’inspecteur Laurent Verdin sont amusantes et l’ensemble fonctionne bien. À côté de ces indéniables qualités, il faut bien reconnaître que l’intrigue est plutôt modeste et le final ne réserve guère de surprises. Néanmoins, les amateurs de ce type d’intrigues seront satisfaits et n’en tiendront probablement pas rigueur à l’écrivaine.

    Juliette Sachs propose donc un livre assez convenu, mais qui a comme qualité majeure d’être divertissant, enlevé et sans aucune prétention : entre deux gorgées de littérature noire, il est vrai que cette pétillance et cette légèreté sont appréciables.

    /5