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8/10 Il y a des titres de livres que l’on peut qualifier de beau, voire magnifique, et accrocheur. Je trouve que celui-ci créé une belle émotion : il est beau, tristement beau même.
A l’image de cette histoire dans laquelle nous plonge l’auteure australienne, celle d’Inti Flynn. Cette jeune biologiste œuvre à la réintroduction des loups dans les Highlands écossais pour le compte de la fondation WolfTrust. C’est peu dire que ce projet suscite des préoccupations de la part de la population locale et notamment des chasseurs et des éleveurs de moutons.
On s’attache à Inti que la vie n’a pas épargné. Souffrant de synesthésie visuo-tactile, ayant vécu loin de sa mère avocate australienne, et de son père disparu au Canada, Inti s’occupe également de sa sœur jumelle, ne s’exprimant que par signes. On découvre la vie, que j’ai trouvé passionnante, des loups, et on suit le mystère des plus troublants (le meurtre d’un éleveur de la main de l’homme ou des griffes des loups ?).
Charlotte McConaghy continue à écrire sur, son thème de prédilection, la nécessité pour l’homme de préserver la nature (ici la contribution des loups, en la matière) même si ici je suis resté perplexe sur cette fin qui laisse le pouvoir à l’Homme (même si j’ai bien compris la logique, mais moins la morale).
Ce roman/polar écologique, un thème qui se développe à une vitesse impressionnante, vaut pour son personnage principal, (une femme aussi anti-héros qu’exemplaire, aussi attachante qu’effrayante, aussi humaine que sauvage) que pour sa construction (les temporalités magnifiquement gérées dont les mystères seront dévoilés à la fin). Charlotte McConaghy n’a pas fini de faire parler d’elle. Pour mon plus grand plaisir.26/10/2026 à 13:27 JohnSteed (855 votes, 7.8/10 de moyenne) 4
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10/10 Quelle lecture ! Wouah ! J'ai adoré : la thématique autour du loup, les personnages, l'intrigue, l'ambiance, l'Ecosse, le titre du livre que je trouve magnifique. Magnifique.
18/10/2026 à 10:56 Ssarlotte (670 votes, 7/10 de moyenne) 6
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10/10 L’Australienne Charlotte McConaghy nous transporte en Écosse, dans la forêt d’Abernethy, au pied de la chaîne de montagnes des Cairngorms. Une région d’éleveurs de moutons choisie pour un programme de réintroduction des loups en Écosse pour évaluer leur impact concret sur la régénération de l’environnement.
Évidemment la cohabitation des éleveurs et des loups, et leurs défenseurs, ne va pas se faire sans heurts.
Un récit hybride qui transporte le lecteur très loin et sur plusieurs terrains. On peut le lire comme une anticipation, un thriller à énigmes, un message écolo brillant et bluffant ou bien une forte histoire à propos de la résilience des liens familiaux à travers la gémellité et les VSS.
Je me suis fait totalement embarquer par cette plume, cette puissance qui émane du récit et des personnages (qu'ils soient humains ou non), par ce que pouvait être réellement l'une des 2 sœurs et par la manifestation de l'affection neurologique dont souffre l'autre: la synesthésie visuo-tactile (vous découvrirez ce que c'est en lisant 😉)
L'ensemble donne un roman noir, parfois des plus sombres, dans lequel l’autrice va tisser et entremêler plusieurs fils narratifs aussi prenant l'un que l'autre.
14/08/2026 à 10:17 Fab (1098 votes, 8.1/10 de moyenne) 7
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8/10 Beaucoup de thèmes sont abordés dans ce livre, à tel point qu’il est sans doute un peu inclassable.
Les amateurs de polars y trouveront, à mon humble avis, quand même leur compte. Surtout avec cet incipit assez direct qui laisse perplexe : « On avait huit ans le jour où papa m'a coupée en deux, de la gorge jusqu'au bas du ventre ».
La grande idée de départ du livre est la réintroduction des loups dans un milieu naturel pour « sauver » celui-ci.
Une équipe de spécialiste est envoyé en Ecosse sur une terre d’élevage pour faire passer la pilule aux autochtones et superviser cette réintroduction tout en intervenant le moins possible. Ce programme repose sur les épaules d’Inti, personnage principal, original, touché par une très étrange particularité neurologique, un syndrome de « synesthésie Visio-tactile ». Inti ressent tout ce qu’elle voit, physiquement dans son propre corps. Cette caractéristique de son personnage principal permet à l’auteur d’écrire de magnifiques pages pleines de sensualité sur la nature, la beauté du monde ou « nature writing » si on veut utiliser un terme à la mode. Mais pas seulement, nous avons également une façon assez originale d’aborder le thème de la violence, sur la douleur infligée aux autres, sur les sentiments d’humiliation et d’impuissance qui peuvent en naitre.
L’angle de la violence pour aborder l’autre grand thème du livre, le féminisme, les relations inégales entre hommes et femmes.
Difficile d’être originale pour ce thème actuellement repris de partout, on frôle actuellement une surdose qui peut malheureusement desservir la cause. Evidemment le traitement de ce sujet n’est pas révolutionnaire mais néanmoins très bien amené et je n’ai pas été lassée.
Ce livre est riche, les deux thèmes principaux dont je viens de parler ne sont pas les seules directions que prend le livre, nous y trouvons des réflexions sur la gémellité, sur notre responsabilité collective dans la dégradation de nos milieux naturels, sur la spiritualité, sur l’importance que nous accordons à la justice et notre comportements face à ce que nous percevons comme injuste, sur le rapport dominant – dominé et même sur l’amour (eh oui ! Cet éternel thème sur lequel il reste tant à dire ou à répéter).
L’auteur a beaucoup à dire et nous pouvons lui reprocher de tout vouloir traiter en même temps au risque de ne pas être assez bien comprise et laisser le lecteur dans une certaine confusion par moment. Pour ne rien simplifier, le récit se fait également sur une multi-temporalité, complexe mais compréhensible.
Il en reste, une histoire racontée captivante ainsi que ce style « sensoriel » et poétique de l’auteur, un bon moment de lecture n’est-ce pas ce qui importe le plus ?
09/01/2026 à 14:46 Alice (371 votes, 7.6/10 de moyenne) 7
