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6/10 Depuis que je suis entré dans l’univers de R.J. Ellory, je suis avec intérêt chacune de ses sorties littéraires. C’était avec Seul le silence, un livre qui m’avait subjugué, à l’époque. J’apprécie chez l’auteur britannique son approche des différentes thématiques, toujours variées et originales, la psychologie des personnages, le cadre historique toujours bien documenté… Je ne suis peut-être pas un fan inconditionnel mais un lecteur intéressé. Alors Les Invisibles ?
Rachel Hoffman sort tout juste de l’école de police de Syracuse, en ce mois de février 1975, lorsqu’elle se voit enquêter sur le meurtre d’une institutrice, Caroline Lassiter, retrouvée dans son lit, en position de repos, avec une feuille dans sa main, dans laquelle il était écrit : « TOI QUI ENTRES ICI, ABANDONNE TOUT ESPOIR ». Ce meurtre va être le début d’une série où La Divine Comédie de Dante va être le fil conducteur. Alors que le meurtrier va être retrouvé mort, cinq ans plus tard une nouvelle série de meurtres se déroulent à New-York avec pour toile de fond des extraits du manuscrit de Dante. Rachel est appelée pour faire la lumière sur ce qui ne peut être le fait que d’un copycat.
Et 5 ans plus tard, d’autres meurtres avec le même mode opératoire. Et toujours Dante, les 7 péchés capitaux en toile de fond… Rachel Hoffman sait qu’elle est liée par l’auteur de ses meurtres, à une époque où la notion de serial-killer est à ses balbutiements, et où les profileurs commencent juste à se former au sein du FBI, agence gouvernementale dans laquelle Rachel va être incorporée, comme une suite logique pour résoudre cette affaire, trouver la vérité et surtout comprendre, si cela est possible, les motivations du tueur.
Je ne vais pas y aller par quatre chemins, Les Invisibles m’a profondément déçu. Si le sujet du serial killer est, je trouve, « démodé » voire « épuisé », il est d’autant plus pour moi « épuisant ». Je ne prends plus aucun plaisir à lire ce genre de polars. Pourtant, j’espérais, sous la plume de R. J. Ellory, retrouver un peu d’intérêt voire d’originalité dans ce sujet de tueurs en série. Malheureusement, je n’y ai trouvé qu’un traitement commun si ce n’est stéréotypé. Et reprendre toute l’historique des tueurs en série aux Etats-Unis ne m’a pas passionné, l’émergence des profileurs et leur formation en analyse comportementale, quelque peu ennuyé. En plus de cela, la signature du tueur en série par des messages extraits de La Divine Comédie de Dante ne m’a aucunement surpris, et m’a conforté dans ma lassitude du sujet. Ajouter à ces aspects négatifs la longueur du livre, ce n’est pas du plaisir qui a émergé à l’issue de cette lecture mais plutôt du soulagement. Pourtant, il faut le lui reconnaître, l’auteur écrit toujours bien : c’est fluide, l’enquête est sans faille, et les personnages courageux et pugnaces, attachants.06/07/2026 à 11:28 JohnSteed (812 votes, 7.7/10 de moyenne) 5
