Dernier avertissement

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  • 9/10 Léo Garcia, jeune artiste, prend trop tard conscience de son erreur : il s’est laissé offrir une très belle somme par la critique d’art et collectionneuse Alexandria Zenatoff en échange de sa peinture intitulée « Dernier avertissement ». Cette œuvre, militante, contient les germes d’un virus qui est en train de détruire Kemokhobinsk, un village de Sibérie. Est-il déjà trop tard ?

    Jean-Christophe Tixier signe ici un polar pour la jeunesse particulièrement fort. L’histoire intrigue et surprend, et se fonde sur un pitch très original : une œuvre d’art peut-elle se montrer engagée puis se montrer létale ? Le germe toxique, issu du permafrost et obtenu grâce à Marie, sa copine, est en effet exploité afin de dénoncer les risques liés au dérèglement climatique et attirer l’attention de tous sur les ravages d’une telle éventuelle catastrophe. Ce livre singulièrement court – une quarantaine de pages – s’illustre par sa concision et sa vélocité, d’autant que le message qu’il véhicule est brillant. Le suspense est solide, la réflexion qu’il engendrera dans l’esprit des jeunes auquel se destine cet ouvrage sera instructrice, et l’ensemble s’avère aussi nerveux que nécessaire, avec un titre hautement symbolique.

    On ne peut donc que chaudement recommander ce roman de la taille d’une nouvelle, édifiant et atypique, dont on peut juste regretter la brièveté alors qu’il portait amplement en lui la possibilité d’en faire un opus bien plus long et ainsi percutant.

    04/03/2026 à 06:54 El Marco (3804 votes, 7.2/10 de moyenne) 1