L’analyste financier Peter Baldwin a été retrouvé, pendu par les pieds, égorgé et le pénis dans la bouche. Une inconnue a été découverte à ses côtés, gravement blessée. Les deux policiers Wu Ping et Matt Murphy, avec leur collègue Stanley Zhong, tous les trois regroupés dans une cellule d’enquête très particulière baptisée « MP3 », vont commencer à remonter le fil d’une cabale politico-financière de grande ampleur.
Ce premier tome de la série Opium séduit très rapidement. Le style de Eric Zosso est fluide, souvent enjoué, et le rythme ne manque pas. On y découvre deux protagonistes – Stanley Zhong n’apparaissant qu’assez peu – que l’on aura plaisir à retrouver par la suite : Ping, fin gastronome, adepte du thé comme des proverbes, et drogué aux paris de mah-jong, et Matt, richissime, amateur d’alcool et de call-girls, qui va faire de surprenantes trouvailles quant à sa famille. L’histoire est bien troussée et originale, nous faisant naviguer des sphères politiques au milieu de la finance en passant par de sombres pratiques boursières – les spéculations à la baisse sont intelligemment explicitées – et des corruptions à grande échelle. Eric Zosso pose efficacement les fondements d’une série qui réjouit et que l’on a hâte de suivre même si quelques écueils, dans le fond (des clichés quant à certains personnages) comme dans la forme (des répétitions inutiles, des points d’exclamation surnuméraires ou encore quelques dialogues qui sonnent faux), viennent légèrement ternir le tableau.
Un roman à suspense d’une belle tenue, singulier et exotique, qui a en outre le mérite d’être concis et équilibré.
L’analyste financier Peter Baldwin a été retrouvé, pendu par les pieds, égorgé et le pénis dans la bouche. Une inconnue a été découverte à ses côtés, gravement blessée. Les deux policiers Wu Ping et Matt Murphy, avec leur collègue Stanley Zhong, tous les trois regroupés dans une cellule d’enquête très particulière baptisée « MP3 », vont commencer à remonter le fil d’une cabale politico-financière de grande ampleur.
Ce premier tome de la série Opium séduit très rapidement. Le style de Eric Zosso est fluide, souvent enjoué, et le rythme ne manque pas. On y découvre deux protagonistes – Stanley Zhong n’apparaissant qu’assez peu – que l’on aura plaisir à retrouver par la suite : Ping, fin gastronome, adepte du thé comme des proverbes, et drogué aux paris de mah-jong, et Matt, richissime, amateur d’alcool et de call-girls, qui va faire de surprenantes trouvailles quant à sa famille. L’histoire est bien troussée et originale, nous faisant naviguer des sphères politiques au milieu de la finance en passant par de sombres pratiques boursières – les spéculations à la baisse sont intelligemment explicitées – et des corruptions à grande échelle. Eric Zosso pose efficacement les fondements d’une série qui réjouit et que l’on a hâte de suivre même si quelques écueils, dans le fond (des clichés quant à certains personnages) comme dans la forme (des répétitions inutiles, des points d’exclamation surnuméraires ou encore quelques dialogues qui sonnent faux), viennent légèrement ternir le tableau.
Un roman à suspense d’une belle tenue, singulier et exotique, qui a en outre le mérite d’être concis et équilibré.