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7/10 « Un joyau rare, un thriller littéraire immersif et fascinant » dixit Paula Hawkins, peut-on lire sur la couverture du livre. Un bandeau alléchant qui pousse à ouvrir et se pencher sur cette histoire de 500 pages sur la disparition de Barbara Van Laar qui, en cet été 1975, participait à la colonie de vacances situé au camp Emerson, la propriété de sa fortunée famille.
C’est le début de cette histoire que d’autres lecteurs ont qualifié de « suspense efficace », et d’un « roman plutôt mystérieux ». Dès lors, je me suis attendu, à juste titre, à une histoire haletante, à une véritable course contre la montre dans cette recherche désespérée de cette jeune adolescente, en proie à ce milieu hostile qu’est cette forêt. Et de Dieu des Bois ? A la lecture du titre du livre, je m’imaginais voir surgir un serial-killer voire pire : un revenant assassiné à tort qui venait se venger de sa mort en enlevant des enfants, voire en se nourrissant de leur innocente âme… Oui, un « thriller » récompensé du prestigieux Grand Prix Policier des lectrices de Elle – 2025 devait m’apporter tous les ingrédients du genre.
Mais, c’est plutôt l’histoire d’une famille, les Van Laar, dont les générations ont fait fructifier leur richesse dans les affaires et qui ont fait l’acquisition de cette grande propriété dans les Adirondacks. Une famille qui a connu un drame inqualifiable en la disparition de leur jeune petit garçon, Bear, dont on n’a jamais retrouvé le corps. Un drame que toutes les générations de la famille ont souhaité traiter et vivre de manière nonchalante pour ne pas ternir leurs affaires.
Une histoire familiale racontée sous le prisme de la disparition de Barbara et alternativement sur différentes périodes.
Passé la déception de ne pas être en présence d’un thriller « immersif et fascinant » « au suspense haletant et intenable », il m’a fallu une centaine de pages pour apprivoiser cette histoire et apprécier finalement ma lecture. C’est peut-être le courage et l’intuition de Judyta Luptack, la première femme policière du Pays, et le côté « punk » de Barbara qui m’ont le plus séduit dans cette histoire. Oui, au final, ce sont surtout certains personnages qui m’ont marqué et non l’histoire en elle-même.aujourd'hui à 16:39 JohnSteed (800 votes, 7.7/10 de moyenne)
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8/10 Suite aux critiques positives de deux précédents lecteurs, je me suis lancé dans la lecture du « Dieu des bois » de Liz Moore. Bien m’en a pris car j’ai vraiment bien aimé ce roman plutôt mystérieux, où on ne sait au final pas vraiment à quoi s’attendre. Un savant mélange des genres avec comme décor la région des Adirondacks, une nature omniprésente, une forêt dense, une atmosphère oppressante et en bonus la disparition énigmatique d’une jeune fille dont le frère a déjà disparu 15 ans auparavant dans les mêmes bois. L’intrigue va faire alterner différentes temporalités et de nombreux personnages et il faut être vigilant si on ne veut pas s’y perdre nous aussi. L’autrice sait y faire et nous tient en haleine avec son écriture ciselée qui distille lentement, au compte-gouttes les indices qui viennent éclairer les zones d’ombre de la riche famille Van Laar et de ces mystérieuses disparitions. Un roman qui fait la part belle à la solidarité féminine et questionne sur la place et la condition des femmes dans un milieu où les hommes exercent leur pouvoir sans concession. Un seul bémol, une fin un peu rapide qui aurait à mon sens pu être davantage développée au regard de la qualité du reste du roman.
07/01/2026 à 18:06 barde63 (223 votes, 7.6/10 de moyenne) 3
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8/10 Si Le Dieu des Bois est un grand thriller, c'est avant tout un grand roman, d'une finesse et d'une intelligence rares.
Sur une base classique de disparition d'adolescente lors d'une colonie de vacances nichée au coeur des Adirondacks, sur la réserve privée d'une puissante famille de banquiers, Liz Moore parvient à esquiver tous les codes habituels du roman noir tout en tissant la trame d'une intrigue à plusieurs niveaux absolument passionnante. Elle jongle avec plusieurs temporalités et alterne les points de vue avec une fluidité exemplaire, sans jamais perdre son lecteur - aidé, il est vrai, par une frise chronologique qui permet de situer chaque nouveau chapitre. Sa plume ciselée et évocatrice donne naissance à des personnages tout en contrastes, avec une réelle épaisseur, auxquels on s'attache et qu'on a plaisir à voir évoluer pour certains. De même, elle parvient à dépayser totalement le lecteur, à l'immerger au coeur de cette forêt sans pour autant l'ensevelir sous des descriptions de nature writing - qui, personnellement, ont tendance à vite m'ennuyer.
Outre une mécanique du suspense très savamment dosée et maîtrisée, Liz Moore nous parle aussi notamment du carcan patriarcal dans les années 1960-70, du fossé social entre classes dirigeantes et classes populaires, de sororité et d'émancipation féminine. Mais toujours avec une grande subtilité, sans faire de leçons ou de militantisme. Elle nous livre avec Le Dieu des Bois un roman éblouissant qui transcende les genres. Une merveille.
Notez le nom de Liz Moore car, si elle a déjà explosé aux Etats-Unis, le Grand Prix des lectrices de Elle qu'elle vient de recevoir en France confirme s'il en était besoin qu'elle fait d'ores et déjà partie des grands talents avec lesquels il faudra désormais compter.
Inutile de dire que je vais me ruer sur son précédent thriller, La Rivière des disparues, adapté en série par HBO et disponible sur Max.07/12/2025 à 21:11 Norbert (325 votes, 7/10 de moyenne) 5
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8/10 En construisant son récit sur plusieurs temporalités, Liz Moore entretien un suspense efficace qui ne faiblira pas sur ces 500 pages.
Mais la force du DIEU DES BOIS réside surtout dans ses personnages, tous suffisamment développés pour les rendre tangibles.
Les dialogues sont bien tenus, à l'image d'une écriture de qualité et bien dosée entre une description en mode nature writing et l'avancée de l'enquête policière ; le tout favorisant pleinement l'immersion.
Et contrairement à bon nombre de thriller (même si ce roman, bien plus riche dans ses thématiques - entre drame familial, critique sociale et patriarcale, solidarité et entraide féminine - est plus que ça), le roman préfère semer les fausses pistes que d'enfiler des twist finaux.
Je comprends mieux pourquoi l'éditer Buchet Chastel s'y est intéressé : un thriller captivant, avec des personnages bien campés, ET bien écrit, c'est tellement rare que ça ne se refuse pas.05/12/2025 à 07:07 schamak (138 votes, 6.2/10 de moyenne) 6
