L'horreur du métro

(Night Train)

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  • 6/10 Le style épouvante était très à la mode dans les années 1980. Les éditions de poche J'ai lu avait lancé une collection avec de nombreux titres, portée par les premiers succès de Stephen King, Dean Koontz, James Herbert ... Les éditions Pocket avait fait de même. S'il y avait dans le lot pas mal de bouquins très moyens, il y a eu aussi quelques bonnes surprises. L'horreur du métro est un condensé d'épouvante, horreur, fantastique et pas mal de gore. L'idée de départ est maline, il y a quelque chose de pourri au royaume du sous-sol. C'est l'époque ou New-York est une des villes les plus dangereuses du monde, et si à la surface les gens peuvent vivre, se déplacer, c'est grâce à ceux qui bossent en dessous. Personnel du métro, des trains, égoutiers, employés des sociétés de nettoyage, de dératisation, de désinfection auxquels s'ajoutent les sdf, junkies, criminels. Monteleone mélange habilement une histoire horrifique à base d'ésotérisme vaguement druidique avec cette mythologie moderne propre aux États-Unis qui, privés d'histoire antique, transposent les vieux mythes dans leur existence récente. Nous voila donc au cœur des légendes urbaines new-yorkaise, avec des rames de métro disparues, des voies oubliées, des stations abandonnées. Une version moderne des enfers et de l'inframonde ou les humains pénètrent à leurs risques et périls. Les disparitions de pauvres bougres passent inaperçues. Quand il s'agit de travailleurs essentiels au fonctionnement de la cité, cela devient plus problématique. C'est un bouquin intéressant, bien écrit mais déséquilibré, qui commence bien avec toutes les ficelles propres au genre, puis petit à petit traine en longueur. Le thème de la vie souterraine sera repris par plusieurs auteurs et aussi en BD (New-York cannibals de Boucq/Charyn).

    30/04/2026 à 08:53 Surcouf (549 votes, 7.3/10 de moyenne) 1