Les stripteaseuses ont toujours besoin de conseils juridiques

(The Whistleblower)

5 votes

  • 9/10 Les stripteaseuses ont besoin de conseils juridiques
    Un titre particulièrement intrigant et attirant qui incite à s’intéresser au roman et à le lire.
    Justin Skynes – le narrateur – est un avocat qui bosse essentiellement ou uniquement comme commis d’office. Il ne subit pas ce job. Excellent avocat, fin procédurier, il l’a choisi !
    Il conseille habilement Mme Nowak qui doit témoigner au procès de son fils, exhibitionniste et récidiviste, en lui suggérant de porter à l’audience un vêtement aguichant. Cela fonctionne. Le juge unique du tribunal est désarçonné.
    Ensuite, il s’occupe d’un gars pris en flagrant délit lors d’un cambriolage d’un magasin spiritueux. Il rencontre Dick Farrell Junior – le procureur adjoint – pour négocier les peines de ses autres clients et d’éviter un procès.
    Peu après, il rencontre un mafieux qui tient une boîte de striptease. 1000 dollar, une heure chaque semaine. Le jeudi entre 17 et 18 heures. Payer cash.
    Un avocat un peu naïf et manipulé. Sa voiture emprunté et transformé/
    Un artisan plombier. Même jour, même heure.
    Une femme. Même jour, même heure.
    Quelques incohérences.
    Toutefois, c’est un excellent roman noir.

    09/08/2026 à 12:30 Max (904 votes, 8.1/10 de moyenne) 3

  • 9/10 Un très bon Levison qui égratigne le système judiciaire américain. Dans ce roman, tout est très bon : l'histoire, les personnages mais surtout la critique d'un système corrompu par ceux qui sont pourtant censés être les représentants de la morale (juges, procureur, flics). Dommage que la fin soit un peu trop rapide car ce roman, sans cela, aurait été parfait.

    20/06/2026 à 15:15 ericdesh (1096 votes, 7.4/10 de moyenne) 3

  • 8/10 La grande force de Iain Levison, dans ce roman comme dans les précédents, est de s’emparer de son sujet sans manichéisme ni démagogie. Sa démonstration passe par la fiction, l’intrigue, les personnages, et surtout par son humour, son sens délicat de l’ironie et de l’autodérision, qui font passer le message sans tomber dans la démonstration lourdingue.
    Il emballe ici le tout dans une belle ambiance de roman noir, avec ses malfrats mal dégrossis, ses motels et ses zones industrielles glauques, son bar à striptease (avec un titre pareil, c’était inévitable) dont les cachotteries en coulisses sont inversement proportionnelles au dénudement des filles qui arpentent la scène…
    Son style est fluide, son propos ramassé en un peu plus de 200 pages, comme d’habitude, et tout est en place pour passer un excellent moment de lecture, vif et intelligent, tout aussi capable de divertir que d’éclairer.

    18/09/2025 à 14:30 Dodger (516 votes, 7.6/10 de moyenne) 2

  • 8/10 Un très bon moment de lecture. Une écriture fluide et plaisante.
    Des personnages attachants. Une histoire originale.
    Même si on se doute des tenants et aboutissants rapidement, on passe un bon moment.

    14/09/2025 à 09:19 calimero13 (1269 votes, 7.5/10 de moyenne) 4

  • 8/10 Un très bon "petit" roman teinté d'humour qui apporte un éclairage critique sur le système judiciaire américain. Inspiré très librement d'un fait divers qui a amené la Cour Suprême à interdire le profilage racial (selon une interview de l'auteur).
    Les ficelles du récit sont parfois un peu grosses, et la naïveté du personnage principal agace parfois, mais c'est sans doute voulu ainsi.
    Le titre français est un beau coup de marketing, il n'a rien à voir avec le titre original que j'aurais traduit par Le lanceur d'alerte.

    01/11/2024 à 10:09 gamille67 (2644 votes, 7.3/10 de moyenne) 6