La jeune Chandra Levy quitte sa famille et obtient un poste de stagiaire au Bureau fédéral des prisons : elle s’y manifeste par son intelligence et son professionnalisme. Mais le 1er mai 2001, elle disparaît aussi brutalement qu’énigmatiquement. Une rumeur se met à enfler avant de trouver un fondement solide : elle a eu une relation avec le député Gary Condit. L’homme politique aurait-il été le commanditaire de son enlèvement ? La découverte du corps de la jeune femme un an plus tard relancera les débats.
Hélène Coutard signe ici un autre très bon ouvrage de la collection True crime chez 10-18. Ce fait divers qui a passionné l’Amérique a trouvé un retentissement particulier en raison de plusieurs facteurs : la jeunesse de la victime, le caractère adultérin de sa relation avec Gary Condit, les zones d’ombre et les révélations vécues comme autant de rebondissements, et un puissant battage médiatique lié aux circonstances. L’écrivaine, également journaliste, met en relief le contexte historique avec l’affaire Clinton-Lewinsky ou encore les attentats du 11 septembre. Dès lors, les médias ont réussi à transformer ce cas de disparition puis d’homicide en une sorte de série télévisée pour accrocher l’attention voire les sombres appétits des spectateurs. Au-delà de son traitement, cette affaire aura mis en lumière les errements des forces de police – des battues aux ordres mal interprétés, des prélèvements d’ADN problématiques, des preuves détruites par accident comme avec l’ordinateur de la victime – autant que l’addiction forcenée d’un public en mal de voyeurisme. Le travail de documentation réalisé par Hélène Coutard est très solide, son style soigné, et la brièveté de son ouvrage – à peine plus de deux-cents pages – n’éteint en rien la solidité de son œuvre exemplaire. Ce livre constitue également une radioscopie de la société américaine, avec ses travers moraux, comme le démontrent les exemples que sont ces « 90-days wonders », à savoir « les merveilles de quatre-vingt-dix jours » que sont les jeunes femmes dont l’attrait sexuel ne dépasse guère cette limite.
Un autre très bon ouvrage dans cette collection qui ne cesse de nous ravir.
La jeune Chandra Levy quitte sa famille et obtient un poste de stagiaire au Bureau fédéral des prisons : elle s’y manifeste par son intelligence et son professionnalisme. Mais le 1er mai 2001, elle disparaît aussi brutalement qu’énigmatiquement. Une rumeur se met à enfler avant de trouver un fondement solide : elle a eu une relation avec le député Gary Condit. L’homme politique aurait-il été le commanditaire de son enlèvement ? La découverte du corps de la jeune femme un an plus tard relancera les débats.
Hélène Coutard signe ici un autre très bon ouvrage de la collection True crime chez 10-18. Ce fait divers qui a passionné l’Amérique a trouvé un retentissement particulier en raison de plusieurs facteurs : la jeunesse de la victime, le caractère adultérin de sa relation avec Gary Condit, les zones d’ombre et les révélations vécues comme autant de rebondissements, et un puissant battage médiatique lié aux circonstances. L’écrivaine, également journaliste, met en relief le contexte historique avec l’affaire Clinton-Lewinsky ou encore les attentats du 11 septembre. Dès lors, les médias ont réussi à transformer ce cas de disparition puis d’homicide en une sorte de série télévisée pour accrocher l’attention voire les sombres appétits des spectateurs. Au-delà de son traitement, cette affaire aura mis en lumière les errements des forces de police – des battues aux ordres mal interprétés, des prélèvements d’ADN problématiques, des preuves détruites par accident comme avec l’ordinateur de la victime – autant que l’addiction forcenée d’un public en mal de voyeurisme. Le travail de documentation réalisé par Hélène Coutard est très solide, son style soigné, et la brièveté de son ouvrage – à peine plus de deux-cents pages – n’éteint en rien la solidité de son œuvre exemplaire. Ce livre constitue également une radioscopie de la société américaine, avec ses travers moraux, comme le démontrent les exemples que sont ces « 90-days wonders », à savoir « les merveilles de quatre-vingt-dix jours » que sont les jeunes femmes dont l’attrait sexuel ne dépasse guère cette limite.
Un autre très bon ouvrage dans cette collection qui ne cesse de nous ravir.