Le Chien des étoiles

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  • 8/10 J'ai lu deux fois ce roman, lauréat du prix littéraire dont j'ai la charge, pour pouvoir animer une rencontre à la médiathèque où je travaille. Le Chien des étoiles est moins "raide" que "Le Démon de la Colline aux Loups" et donc plus facile d'accès. Bien que les personnages n'y vivent pas d'amour et d'eau fraîche, l'espoir semble toujours poindre à l'horizon. Les protagonistes sont attachants, à commencer par Gio et Dolores, et on a peur pour eux. S'il est moins "puissant" que le roman qui l'a fait connaître du grand public, ce nouvel opus de Dimitri Rouchon-Borie est une nouvelle réussite. On retrouve la plume poétique de l'auteur dans ce roman enlevé qui propose au lecteur plus de réflexions qu'il n'apporte de réponses.

    avant hier à 15:05 Hoel (1313 votes, 7.6/10 de moyenne) 1

  • 7/10 J’avais quitté Dimitri Rouchon-Borie avec Le Démon de la Colline aux Loups (l’auteur glissera dans ce roman un petit clin d’œil), un roman sombre, au style coup de poing, percutant, déstabilisant et ravageur.

    Avec Le chien des étoiles, j’ai retrouvé ce style personnel de l’auteur qui cherche à se rapprocher le plus de son personnage principal, toujours décalé et singulier. Ici, il s’appelle Gio. Il sort tout juste de l’hôpital, ayant eu un tournevis planté dans son crâne. Sa famille, issue des « Gens du voyage », souhaite venger cette agression. Et le sang ne peut se venger que par le sang. De cette vengeance, il n’en sortira que des morts, laissant Gio seul qui doit fuir. Il trouvera comme compagnons d’infortune, Papillon, un gamin qui ne parle pas, et Dolores, dont la beauté échauffe les instincts primaires et l’appétit des hommes. Gio souhaite les sauver de ce monde dont il arrive à s’évader, les nuits, en regardant les étoiles.

    On suit pendant 200 pages les pérégrinations de ce trio et leurs mauvaises rencontres.

    Mi roman sombre, mi conte rempli de noirceur, Le chien des étoiles peut aussi bien séduire que rebuter. Aussi déroutant qu’attachant, ce second roman confirme l’univers particulier de l’auteur, à la fois onirique et cruel, et son style à la fois âpre et poétique.

    17/04/2024 à 16:53 JohnSteed (833 votes, 7.7/10 de moyenne) 3