La Mort viendra, petite

(After dark my sweet)

3 votes

  • 8/10 Dire que Jim Thompson est un génie du petit polar serait enfoncer une porte ouverte, une banalité pour les amateurs du genre. Il a acquis ce titre en offrant des livres où il dépeint différents protagonistes aussi banals qu’originaux. Banals, car Thompson pioche ses héros dans la société américaine profonde, des Monsieur et Madame « tout le monde ». Originaux, car ils sont caustiques et à part. Surtout que Thompson sait les mettre dans des situations assez particulières.
    Ici, une histoire de combine pour mettre en place un enlèvement d’un gosse de riches. Mais avec un ancien boxeur aussi dérangé que gentil, alias Kid Collins, surmonté d’une alcoolique extrême, à la fois allumeuse et sainte nitouche, Fay, et d’un manipulateur, Oncle Bud, rien ne sera banal.

    Sorte de huis clos, raconté par le Kid, La mort viendra, petite est un très bon polar où le talent de Thompson est présent à chaque page.

    22/06/2022 à 19:20 JohnSteed (352 votes, 7.8/10 de moyenne) 5

  • 9/10 Jim Tompson l'ange des traine-misère, des salauds.

    05/01/2021 à 18:58 Max (375 votes, 8.2/10 de moyenne) 1

  • 9/10 Thompson met cette fois en scène trois paumés qui vont devoir collaborer pour organiser un kidnapping : un ancien boxeur atteint de troubles psychiatriques, une veuve qui a sombré dans l'alcoolisme et un escroc minable adepte des coups fourrés. On suit l'histoire à travers les yeux du premier, qui menace de plonger dans une fureur sanguinaire à la moindre vexation. Comme toujours dans les romans de cet auteur, le caractère et la psychologie des personnages sont parfaitement rendus, et notamment la montée de la méfiance des uns envers les autres. Mais pour une fois, tout n'y est pas entièrement noir et dévasté, et le final est particulièrement émouvant.

    01/04/2011 à 19:25 Horatio (288 votes, 7.5/10 de moyenne) 3